vendredi, 03 juillet 2009

L’Iran, la France, la démocratie et l’ennemi principal...

Robert Spieler 4.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Il paraît que les résultats des élections iraniennes ont été truqués au profit d’Ahmadinejad. C’est tout à fait probable, même si les manifestations de la jeunesse évoluée de Téhéran en faveur de son rival Moussavi ne traduisent sans doute pas les inclinaisons de l’Iran rural qui reste largement archaïque et ultra conservateur.

 

La position politique ou émotionnelle de l’Europe, qui soutient Moussavi, est tout simplement absurde. Obama l’a très justement relevé. Il n’existe en réalité guère de différence, en politique étrangère, entre les deux hommes, issus des mêmes terreaux islamistes, Moussavi ayant été le bras droit de Khomeiny durant de longues années. Peut-être éviterait-il certaines provocations verbales de son adversaire, mais pour le reste, c’est blanc bonnet et bonnet blanc…

 

L’Iran est il l’ennemi de l’Europe ?

 

L’Iran est un grand pays, issu d’une grande civilisation. Son malheur est qu’il fut conquis par l’islam. Ceci dit, l’Iran ne menace pas l’Europe, contrairement à la Turquie dont la prétention à vouloir intégrer l’Union européenne serait mortelle pour nous.

 

L’Iran veut acquérir les attributs d’une grande puissance, dont l’arme nucléaire, destinée par définition à n’être jamais utilisée. Et alors ? Que les Etats-Unis, la France ou Israël, qui disposent de l’arme, s’autorisent à vouloir empêcher un pays majeur de l’acquérir procède d’une arrogance certaine. L’Iran est sans doute l’ennemi des Etats-Unis et d’Israël, mais certainement pas l’ennemi principal de l’Europe.

 

L’ennemi principal de l’Europe

 

S’il fallait désigner des pays réellement dangereux, par leur instabilité ou la folie de leurs dirigeants, il conviendrait de citer le Pakistan et la Corée du Nord, qui disposent tous deux de l’arme atomique. Encore que… S’il venait à Kim-Jong-Il l’aimable fantaisie de vouloir envoyer un missile nucléaire en direction du Japon, celui-ci serait probablement intercepté et la Corée du Nord vitrifiée. Le Pakistan représente un danger d’une nature différente. Il est très improbable, si les islamistes en prenaient le contrôle, qu’ils puissent se servir de l’arme atomique. Il semble, en effet, selon certaines sources, que Washington disposerait des clés permettant de verrouiller le dispositif atomique du Pakistan. Ceci dit, la fabrication de bombes dites « sales », c'est-à-dire de bombes classiques diffusant des matières radioactives, pourrait être à la portée de terroristes islamistes disposant des ressources d’un Etat nucléarisé.

 

S’il me fallait désigner l’ennemi principal de la France et de l’Europe, pour reprendre le concept développé par Carl Schmitt et Julien Freund, je citerais sans hésiter la Turquie.

 

Sa volonté, encouragée par les Américains, d’intégrer l’Union européenne, procède d’une redoutable et sournoise entreprise de conquête que les Turcs n’ont pu mener à terme au XVIIème siècle, grâce à l’héroïsme des combattants européens devant Vienne. Ce qu’ils n’ont pu réussir hier, ils le peuvent aujourd’hui, grâce à  l’appui de la honteuse clique de collabos qui dirige l’Europe.

 

La bombe démographique conquérante de la Turquie est infiniment plus dangereuse pour l’Europe que la bombe atomique iranienne…

 

A propos de la démocratie en France

 

L’Iran n’est certes pas une démocratie modèle. Mais ceux qui s’autorisent, en France, de donner des leçons de démocratie au monde entier le font avec une impudeur et une arrogance insupportables. Voilà un système qui interdit la représentation de 40% des Français, qui met en place des modes de scrutins qui varient au gré des intérêts de la coterie de gauche et de droite qui se partage le pouvoir, en charcutant allègrement les circonscriptions ou les cantons, si nécessaire. Un système qui ne sollicite pas l’avis du Peuple ou qui n’en tient pas compte les rares fois où il est consulté. Un système qui refuse d’organiser des référendums sur des sujets capitaux, tels l’immigration ou l’intégration de la Turquie. Et qui s’étonne que le Peuple, sollicité par référendum sur un sujet sans intérêt, ne réponde pas à la question posée, mais dise non à cette parodie de démocratie, en sanctionnant ceux qui l’ont organisée.

 

La République Française est décidément une république bananière où des élites se reproduisant par clonage disposent de tous les pouvoirs, politiques, judiciaires et médiatiques.

Une république bananière et donneuse de leçons…

 

Pas de collaboration avec le Système ! Rassemblement et résistance !

 

samedi, 27 juin 2009

Pour l’écologie, pour le nucléaire...

V3ZCZDCAO3JEFQCABCUWDWCAUS8NUQCAW71YASCAU6E9X8CAIX4ZWECA5MR4KLCAR569TYCAW0NJ0ICABSOCGZCASKKHEDCARHKHPDCAY0QE66CAQ9A6PKCA99KHGECA7XSHLZCAUCRGQ6CAR2SCZ2.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Chacun s’accorde pour constater que les réserves de pétrole de la planète baissent dangereusement. On évoque quelques dizaines d’années avant qu’elles ne soient taries. La réalité est sans doute moins catastrophique. Outre le fait qu’il existe des réserves, mais dont l’extraction plus difficile entraînerait une augmentation importante du prix du pétrole, le réchauffement planétaire (une réalité, même si on peut mettre sérieusement en cause la responsabilité de l’homme dans cette situation : ce sera l’objet d’un prochain article) a des conséquences curieusement positives. Des réserves colossales de pétrole gisent au fond des océans, notamment sous le continent arctique. Selon une étude récente du USGS (United States Geological Survey), la zone arctique recèlerait jusqu’à 90 milliards de barils de brut. Or la fonte de la banquise en facilitera l’extraction. Le pétrole reste une ressource énergétique valable…

 

Mais le nucléaire est et sera la source d’énergie majeure pour les prochains siècles. Les écologistes prônent  des solutions alternatives, au prétexte que le nucléaire serait dangereux. Balivernes… Remplacer le nucléaire par des éoliennes, pour n’évoquer que cet exemple, reviendrait à en couvrir chaque hectare de France. Et encore, cela ne suffirait pas.

 

L’argument « Tchernobyl », quant à lui, n’est plus recevable. Les règles de sécurité dans les centrales nucléaires sont telles qu’il y a bien plus de risques, pour un Français, d’être visé personnellement par un missile nord-coréen, à la demande expresse de Kim-Jong-Il, que d’être mortellement irradié par l’explosion d’une centrale nucléaire.

 

La France a su, félicitons-nous en, assurer grâce au nucléaire son indépendance énergétique. D’autres pays, travaillés par l’« énergétiquement correct », n’ont pas fait de même. Le plus bel exemple de tartufferie, d’hypocrisie presque grandiose, est celui de l’Allemagne. Travaillés par les lobbies anti nucléaires, les Allemands, qui ne font jamais les choses à moitié, ont décidé de réduire, sinon d’éradiquer le nucléaire. Cela leur pose quelques problèmes : un déficit énergétique important. Qu’à cela ne tienne ! L’Allemagne achète l’énergie qui lui manque. Où ? En France ! Fabriquée comment ? Grâce au nucléaire…

 

Les sectes vertes contre-attaquent. Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts, grande « vainqueure » (j’adore le terme « vainqueure » dans l’article du 23/6/09 de Libé), oppose, contre toute réalité, un argument définitif : « On a 80 ans maximum de réserves en uranium devant nous, ce n’est absolument pas une solution durable ». Même Libé reconnait que cet argument est faux. Sans vouloir entrer dans des détails techniques, la technologie des « neutrons rapides » (tout à fait maîtrisée en France avec Phénix, mis en service en 1974) permet de bénéficier d’au moins 4 000 ans de réserves, si l’on ne considère que le seul stock d’uranium naturel conservé en France. De quoi voir venir…

 

Soyons pour l’écologie, soyons pour le nucléaire : même des militants ardents de la défense de la planète, tel Arthus-Bertrand (dont la diffusion du film, Home, est soupçonnée avoir « boosté » les résultats de Cohn-Bendit aux Européennes) sont partisans du nucléaire… C’est dire…

 

mercredi, 24 juin 2009

Sarkozy nomme un pro-turc aux Affaires européennes

De l’art de se moquer du Peuple…

 

pierrelellouche264.jpgLe choix de Pierre Lellouche, qui milite activement pour l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne, au secrétariat d’Etat aux Affaires Européennes procède d’une « houtspa » (culot monstre, en hébreux) assez stupéfiante.

 

Voilà ce que déclarait Lellouche : « Nous serions fous de dire non à la Turquie. Ce serait une erreur stratégique majeure. L’objectif de l’Union n’est pas de fabriquer un club chrétien » (ben, voyons…). Avec cela, pro-américain, pro-israélien, pro-OTAN, ayant soutenu l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis…

 

Il fallait oser nommer un tel oiseau. Sarkozy a osé…

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire 

A LIRE : SYNTHESE NATIONALE N°14

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Le numéro 14 de Synthèse nationale paraîtra demain.

 

Au sommaire :

 

Notre Europe ? l’Europe des Peuples !

 

- L’éditorial de Roland Hélie, directeur de la revue.

- Après les européennes, perspectives pour le mouvement national et identitaire… par Robert Spieler

- Pourquoi l’Europe en est-elle là et quel avenir lui proposer ? par Franck Abed

- Où en est l’Afrique du Sud ? par Jean- Claude Rolinat

- L’ Oncle Sam est –il moribond ? par Pieter Kerstens

- Chères, très chères banlieues… par Arnaud Raffard de Brienne

- La Droite nationale en Norvège par Lionel Baland

- Cologne, 9 mai 2009, le congrès anti-islamique européen… par Lionel Baland

- Un entretien avec Pierre Vial sur son engagement avec la Nouvelle Droite Populaire

- Voyage au cœur du continent blanc : l’Antarctique… par François Ferrier

- Lorsque l'islam apparaît... Dr Jean-Claude Perez

 

Les rubriques de Patrick Parment, Philippe Randa, Ursule Minoret-Levrault,Vincent Valois, Nicolas Tandler

 

120 pages d’actualité en rupture avec la pensée unique… le numéro : 12,00 Euros

 

AVEZ-VOUS PENSE A VOUS ABONNER ?

 

Abonnement : 1 an (6 numéros) : 50,00 Euros (soutien : 100,00 Euros) Chèque à l’ordre de Synthèse nationale

 

Bulletin d'abonnement à SN

 A retourner à :

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

(correspondance uniquement)

dimanche, 21 juin 2009

A propos de l'article : « Faut-il interdire la burqa ? Non, c'est l'islam qu'il faut interdire en France ! »

Commentaires de Robert Spieler, suite aux nombreuses réactions :


J'ai reçu de nombreuses réactions positives quant à mon article.

 

Un ami, Ph. R., pour qui j'ai beaucoup d'estime, me met en garde : « Tu risques un procès. Tu aurais dû faire la distinction entre islamisme et islam pour éviter d'éventuels ennuis judiciaires ». Je lui ai répondu que je refusais de faire une telle distinction qui n'a aucun sens. Le Coran, qui contient des versets d'une extrême violence, est sensé être la parole d'Allah et ne peut en aucun cas être interprété, contrairement à la Bible. L'islam est islamiste par nature...

 

Un autre lecteur (de Paris) me dit : « Tu qualifies l'islam de secte ». Je lui réponds : l'islam est une religion, certes, mais, pour reprendre la formule d'Ernest Renan, « une religion est une secte qui a réussi ».

 

Quant à d'éventuels « ennuis judiciaires », je mets au défi les organisations musulmanes ou collaborationnistes de m'attaquer. J'y répliquerai avec joie.

 

Un autre de mes correspondants, F.L., m'écrit:  « Ne craignez-vous pas de finir comme Théo Van Gogh ou Pim Fortuyn si vous vous en prenez ainsi à l'islam ? ». Je lui ai répondu que la peur était un sentiment qui m'était totalement étranger. Quant aux menaces : Me ne frego ! (je m'en fous ! ).

 

Et, après tout, les combattants de Poitiers, ceux de la Reconquista, ceux qui empêchèrent devant Vienne l’invasion turque de déferler sur l’Europe ont-ils craint  de prendre des risques ? De toute façon, avons-nous encore le choix ?

 

Robert Spieler

samedi, 20 juin 2009

Faut-il interdire la burqa ? Non ! C'est l'islam qu'il faut interdire en France !

314782035.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire



Quelle laïcité ?


La loi du 15 mars 2004, en application du principe de laïcité, interdit aux « élèves des écoles, des collèges et des lycées publics le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ». On l'a compris : interdiction, sur une terre chrétienne, de porter des croix. La loi, qui n'évoque que « l'appartenance religieuse », n'interdit pas, en revanche, le port des insignes des nouvelles religions de la décadence.

 
Un élève portant à la boutonnière le sigle de Sos-Racisme, celui de la Licra ou qui se présentera dans l'uniforme des dégénérés des banlieues ne sera pas sanctionné. Ces déguisements et la loghorrée primitive qui les accompagne mériteront même le respect du aux « différences ».


La loi n'interdit pas l'expression de son appartenance religieuse ou sectaire dans la rue. Certains, dont André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux, souhaitent interdire le port de la burqa (qui recouvre intégralement la tête et le corps des femmes musulmanes) et du niqab (qui laisse apparaître les yeux), au prétexte que ces signes seraient l'expression visible des fondamentalistes et des intégristes. Mais est-ce là le vrai problème ?

 
Soyons tolérants...

 
Respectons toutes les fantaisies pseudo-religieuses, quelles qu'elles soient, dès lors qu'elles restent d'aimables fantaisies. Après tout, les adorateurs de la banane rose, les admirateurs de Seigneur Raël, les sectateurs du Grand Bonsai ou ceux de Krishna ne représentent aucun danger pour la société, si ce n'est celui de nous faire mourir de rire. Certains, tel le Dalaï-lama - merci Tintin -, bénéficient même, nonobstant leur niaiserie (ce sourire ! ces banalités !), d'une haute respectabilité.

 
Quant à l'Eglise de la scientologie, dont il est beaucoup question actuellement, on lui reproche d'avoir suborné quelques esprits faibles en leur soutirant leurs économies. Mais n'est-ce pas le cas des régimes minceur miracles, de l'imposture qu'est la psychanalyse ou même de religions respectées qui usent des même expédients ?

Si la crédulité, la bêtise, la naïveté et la superstition devaient être punies, les trois quarts de l'humanité seraient en prison...


Camille Flammarion, grand astronome du début du vingtième siècle, écrivit plusieurs livres consacrés aux tables tournantes, au corps astral et à l'apparition de spectres lors de séances spirites : un grand astronome, certes, auteur de « l'astronomie populaire », mais la dupe d'une bande d'illusionnistes et d'escrocs. Son exemple m'a toujours laissé songeur quant à la prétention de scientifiques ou d'intellectuels de renom de se mêler d'exprimer leurs avis définitifs dans des domaines autres que ceux où ils excellent.


Soyons humanistes, mais pas avec les dingues...


La secte du Temple Solaire, qui promettait un voyage sans retour vers Sirius (promesse tenue), le Mandarom, dont les statues gigantesques du gourou antillais Gilbert Bourdin « embellissaient » la Provence (il pratiquait, lui, l'initiation de très jeunes filles), les « Enfants de Dieu » (dont le gourou, David Moïse, prônait le « fishing », c'est-à-dire la prostitution gratuite destinée à obtenir des conversions), toutes ces sectes, dont je pourrais multiplier les exemples, ont été interdites car, décidément, « too much ».


Imaginons une secte qui prônerait la supériorité de l'homme sur la femme, pire, qui autoriserait l'homme à battre sa femme, qui exigerait de tuer les apostats, d'exterminer les athées, qui inciterait à violenter les juifs et les chrétiens, dont le gourou aurait épousé une petite fille de huit ans...

 
Nul doute qu'une telle secte susciterait l'horreur et serait immédiatement interdite...


Conclusion : Ce n'est pas la burqa qu'il faut interdire, c'est la présence de l'islam sur notre terre !

 

dimanche, 14 juin 2009

Samedi 13 juin, s'est tenu à Paris le Conseil national de la Nouvelle Droite Populaire...

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Samedi 13 juin, s’est tenu dans les salons d’un grand Hôtel parisien le 2ème conseil national de la Nouvelle Droite Populaire.

 

Au programme de cette journée de travail : l’étude des résultats des élections européennes et la stratégie à mettre en place pour le renouveau national et identitaire. Des interventions passionnantes de François Ferrier (la crise sociale), de Jean-Claude Rolinat (20 raisons de refuser l’entrée de la Turquie dans l’Europe) et de Pierre Vial (pourquoi nous combattons). Roland Hélie évoqua l’organisation générale du mouvement, sa structuration et son développement. Il présenta la campagne militante sur le thème « Produisons européen avec des travailleurs européens ! » que la NDP mènera tout au long de l’été.

 

Robert Spieler conclut cette réunion par une analyse générale de la situation de notre famille politique et par la proposition d’organiser cet automne des assises du renouveau (cf. article de Robert Spieler : Que faire ?).

 

Au cours de ce Conseil national, les nombreux responsables locaux de la NDP purent s’exprimer longuement. Notons les remarquables interventions de Luc Pécharman, responsable NDP de Flandre Artois Hainaut, de Jean-Marie Cojannot, responsable du Vaucluse, de Jean-Louis Meilhac, de l’Hérault, de Guy Lebas, de la Normandie. Saluons aussi la présence de Marie-Paule Darchicourt, conseillère régionale du Nord Pas-de-Calais, qui fut candidate sur la liste de Carl Lang aux élections européennes, et d’Yves Darchicourt, celle de Nicolas Tandler, responsable de la NDP en Ile-de-France, ainsi que celles de cadres venus de Provence, de Lorraine, de Perpignan, des Yvelines, de Seine-et-Marne, d’Alsace et de Bretagne… Remercions aussi pour leur présence Franck Abed, Président de Génération FA8, René Delacroix, Président de l’Alliance pour la résistance nationale, et Olivier Grimaldi, Président du Cercle Franco-hispanique.

 

Quel avenir pour le combat national et identitaire ? Que faire ?

Photo 093.jpgLes résultats des élections européennes, où le Front national confirme sa descente aux enfers, posent la question de l’avenir de ce mouvement et de la nécessaire construction d’une nouvelle espérance.

 

Le Front national à l’agonie.

 

Jean-Marie Le Pen

 

L’Histoire retiendra la formidable dynamique que Jean-Marie Le Pen, grâce à ses exceptionnelles qualités d’orateur et de débateur, a su insuffler au mouvement national. Courageux, tant physiquement qu’idéologiquement, Le Pen est un formidable compagnon de bordées, un remarquable chef de bande. L’Histoire retiendra aussi un immense gâchis.

 

Le Pen n’a pas, malheureusement, la carrure d’un homme d’Etat. Il n’a que rarement su prendre de la hauteur, ses capacités apparentes de rassembleur étant davantage dues à la dynamique victorieuse des années 1980 qu’à des qualités naturelles. Humiliant ses fidèles, odieux avec son entourage, comme il sait être charmeur avec ceux qu’il a consenti de séduire, ne supportant pas la moindre contradiction, pratiquant sans mesure la préférence familiale…

 

S’entourant de médiocres et suscitant, exigeant même la médiocrité de comportement, la flatterie et la soumission, jugeant les hommes à l’aune de leur servilité à son égard, il était inévitable que des personnes de qualité, à la fidélité d’airain, finissent par le quitter. Cette ambiance de cour orientale ne pouvait que finir par insupporter les moins rebelles.

 

On me rétorquera, à raison, que bien des leaders politiques, de droite ou de gauche, sont caractériels, odieux, arrogants avec leur entourage. Certes… J’ai le souvenir d’un déjeûner-débat que j’avais organisé, il y a plus de 25 ans, dans le cadre du club d’opposition Forum d’Alsace, avec Raymond Barre, ancien premier ministre. Raymond Barre humilia publiquement un brave chef d’entreprise alsacien, quelque peu hésitant dans son élocution et son accent, qui lui posait une question qu’il avait perçue, à tort, comme critique. « Vous feriez mieux d’apprendre d’abord à parler correctement le français ». Consternation chez la centaine de chefs d’entreprise présents… Daniel Hoeffel, qui fut son ministre alsacien, me confia que Raymond Barre avait les mêmes comportements en conseil des ministres et que ce fut la raison fondamentale pour laquelle il ne fut pas élu, faute de relais fidèles, à l’élection présidentielle. Mais Raymond Barre avait, lui, quels que soient ses défauts, une stature d’homme d’Etat.

 

Le Pen me fait penser à Jean Mantelet, fondateur et président de Moulinex, qui usa cinq successeurs désignés avant de mener son entreprise, qu’il dirigeait toujours à 85 ans, à disparaître. Comme Jean Mantelet, Le Pen ne peut en réalité concevoir, au plus profond de lui-même, que le FN lui survive.

 

Marine Le Pen

 

La désignation de sa fille, Marine, comme successeur signifie la fin du FN. Ayant tous les défauts de son père, à l’exception d’une certaine aisance médiatique, elle constitue un précipité d’arrogance, de haine pour ses adversaires, de mépris pour ceux qui la soutiennent, doublé d’une vacuité idéologique totale. Marine Le Pen est un redoutable adversaire du camp national et identitaire. Sarkozy l’a compris…

 

Stirbois, Mégret, Gollnisch

 

Certains exprimeront l’immense regret que Jean-Pierre Stirbois ait disparu trop tôt. Stirbois était un combattant remarquable. Mon amitié avec Roland Hélie s’est forgée au contact de Jean-Pierre Stirbois, dont Roland était très proche. Aurait-il pu empêcher la dérive monégasque de ce mouvement ? Certes, Le Pen le respectait, le craignait même. Mais Stirbois, comme Mégret, n’aurait pu empêcher l’inévitable, inscrit dans les gènes du Front national.

 

Beaucoup critiquent Mégret de les avoir mené vers une aventure incertaine. Mais avait-il le choix ? Et, après tout, rien ne les obligeait de le suivre. Ayant fait partie de l’équipe d’organisation de la campagne présidentielle de 1988, pilotée par Bruno Mégret, je puis témoigner de ses exceptionnelles capacités d’organisation et de sa vive intelligence.

 

L’élection de Bruno Gollnisch, très courageux et même audacieux dans l’expression de ses convictions, peut donner l’illusion à certains que la partie n’est pas perdue et que Bruno pourra, lors d’un prochain congrès, revendiquer avec succès la présidence du FN. Illusions… Ses amis les plus fidèles ont quitté ce parti. Il est impossible de l’emporter face au Front familial.

 

Le Front national est devenu une petite structure familiale, scotchée à des résultats allant de 4 à 6% des suffrages, suffisants pour envoyer 3 élus au parlement européen, insuffisants pour peser à toute autre élection. Le FN n’aura quasiment plus d’élus dans les conseils régionaux, obérant ainsi lourdement sa capacité à réunir les 500 signatures de maires et conseillers régionaux, nécessaires pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Sauf si Sarkozy décide que tel est son intérêt. Après tout, n’a-t-il pas fourni 70 signatures à Le Pen à la dernière élection présidentielle, lui permettant in extremis d’être candidat ?

 

Que faire ? 

 

Nécessité d’une révolution organisationnelle, idéologique et comportementale.

 

- Une révolution organisationnelle

 

Le camp national et identitaire doit rompre radicalement avec les vieux schémas. Le Führerprinzip, le culte du chef, doit être jeté aux poubelles de l’histoire. Nous devons construire une organisation de résistance qui fonctionne sur un mode confédéral. Avec Carl Lang et le Parti de la France, avec Annick Martin et le MNR, la Nouvelle Droite Populaire a ouvert le chemin d’une nouvelle démarche. Nous avons appris à travailler ensemble aux élections européennes, nous nous sommes retrouvés côte à côte à Cologne pour dire non à l’islamisation de l’Europe, nous développons des projets communs. Peu importe que nous ne soyons pas d’accord sur tout. Nous sommes d’accord sur l’essentiel. L’ennemi est à nos portes, l’ennemi est dans nos murs. Annick Martin a raison de prôner une construction, et non une reconstruction. Espérer amender le FN de l’intérieur ou reconstruire un FN bis serait une grave erreur et procèderait d’une totale illusion. Jean-Claude Rolinat, quant à lui, cite fort justement, pour illustrer l’organisation confédérale, l’exemple des Etats-Unis où le Wyoming, petit Etat, pèse autant que la Californie. Nous devons réunir demain tous les mouvements, groupes, clubs politiques ou culturels, militants de valeur, pour construire une nouvelle espérance, dans l’égalité et la réconciliation.

 

- Une révolution comportementale

 

Nous devons apprendre le respect pour ceux qui, dans notre famille, ne partagent pas toutes nos idées. Je me sens plus proche d’un nationaliste identitaire français que d’un européiste mondialiste. Pierre Vial, présent récemment à la messe organisée à Saint-Nicolas du Chardonnet en hommage à Sébastien Deyzieu, a montré la voie. Respect, amitié et camaraderie. Après tout, nous nous retrouverons tous demain sur les mêmes barricades.

 

- Une révolution idéologique

 

Le reproche majeur que nous pouvons faire au Front national est de ne pas avoir su ni voulu user des moyens importants dont il disposait pour forger une véritable école de cadres. La formation idéologique doit être la première étape du renouveau. Certains, dont je suis, prônent l’Europe de la puissance, seule à pouvoir permettre de peser face à l’impérialisme américain, la puissance de l’Asie et l’invasion musulmane. Discutons-en. Abordons le sujet de la nécessaire Reconquista de notre terre. Posons-nous la question : Quand l’inondation ravage votre immeuble, qui sont, quels sont les responsables ? Est-ce l’eau qui dévale les étages, celui qui a ouvert les robinets, ou celui qui a ordonné de les ouvrir, et interdit de les refermer ?

 

Abordons aussi le sujet identitaire par excellence qu’est l’écologie, que nous n’avons pas le droit de laisser aux mains de nos adversaires.

 

Organisons les Assises du Renouveau national et identitaire.

 

Je propose l’organisation d’Assises du Renouveau national et identitaire, à la rentrée, en présence de tous les mouvements, associations et militants, sans exclusive, souhaitant participer à la construction de la Résistance nationale et européenne. Désunis, nous sommes faibles, unis, nous serons forts.

 

Espérance et Résistance !

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

mercredi, 10 juin 2009

Elections européennes : retour sur les résultats...

par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Un triomphe pour Cohn-Bendit, une victoire pour Sarkozy, un échec cinglant pour Bayrou et Martine Aubry, la ringardisation de Villiers et du FN.

 

Le triomphe de Cohn-Bendit.

 

Les transferts importants de suffrages, tant du PS que du Modem, vers les écologistes expliquent ce triomphe. Les bobos des villes (cf les résultats impressionnants de certains arrondissements de Paris, où Cohn-Bendit écrase le PS et aussi l’UMP) ont voté massivement pour des listes qui ont eu le mérite d’aborder la question européenne et qui sont incarnées, au niveau national, par un homme qui dépasse largement ses concurrents en termes d’aisance et de charisme médiatiques. La diffusion sur France 2, deux jours avant le vote, du film écologiste « Home » d’Arthus-Bertrand, fort bien réalisé, a créé une ambiance, un « buzz » favorable aux préoccupations environnementalistes qui a fait basculer massivement des électeurs indécis. Il est aussi bien plus chic, dans un dîner, de dire que l’on a voté Cohn-Bendit plutôt que Bayrou ou Aubry. Ceci dit, la chaîne publique, qui n’a rien à refuser à Sarkozy, a délibérément choisi de programmer ce film la veille du scrutin, avec comme conséquence mécanique d’affaiblir le PS. Elle s’en défend en prétendant que la décision avait été prise il y a un an et qu’elle ignorait la date des élections européennes. Elle se moque du monde. Les élections européennes ont toujours lieu début juin…

 

L’effondrement de Bayrou.

 

Le problème de Bayrou est qu’il est persuadé d’avoir un destin. Las, il n’a pas la stature, ni la « gueule » d’un destin. Son électorat est par ailleurs composé, pour reprendre la formule d’Abel Bonnard, de « modérés, modérément courageux ». Les modérés n’aiment ni les invectives, ni les coups bas, ni l’opposition frontale au Pouvoir. Bayrou ne sera jamais président, si ce n’est de son parti, condamné à se réduire comme peau de chagrin. Même le talentueux polémiste (et excellent connaisseur de la chanson française) Jean-François Kahn, tête de liste du Modem dans la région Est, n’aura pas réussi. C’est que le produit vendu n’est pas bon et ne correspond pas aux attentes des acheteurs potentiels. Un flop en termes de marketing…

 

La victoire de Sarkozy.

 

Cette victoire est certes relative, puisqu’on peut considérer, pour se consoler, que 70% des Français ont voté pour d’autres listes. Le raisonnement est quelque peu spécieux. L’UMP a certes bénéficié de la faiblesse de ses adversaires, mais la victoire n’en est pas moins réelle. L’habileté manœuvrière et le cynisme de Sarkozy, qui pratique l’ouverture à gauche tout en s’exprimant contre l’entrée de la Turquie dans l’U.E., autorisant cependant la poursuite des négociations, gesticulant sur des thématiques sécuritaires, « enfume » littéralement les électeurs. Sarkozy bénéficie aussi de l’insigne médiocrité de ses adversaires et de la propagande diffusée par des médias complaisants. Nul besoin d’un ministère de l’Information, comme ce fut le cas sous De Gaulle. Aujourd’hui, les vassaux précèdent les désirs de leur maître…

 

Le lourd échec du PS.

 

Englué dans ses divisions, les querelles d’ego et l’inanité de son programme qui s’exprime en phrases sentencieuses et creuses, le PS n’est plus, depuis longtemps, un parti proche du peuple. Son électorat, largement composé de fonctionnaires, de bobos et d’apprentis bobos, est d’une solidité et d'une fidélité relatives. La faiblesse de Bayrou aurait pu cependant permettre au PS de s’ériger en opposant n° 1 de l’UMP sans l’irruption tonitruante de Cohn-Bendit. Le PS n’a cependant pas d’inquiétude majeure à avoir quant aux prochaines échéances, dès lors qu’il saura réaliser son unité. Pour ce qui concerne l’élection présidentielle, Cohn-Bendit a d’ores et déjà annoncé qu’il ne serait en aucun cas candidat, témoignant d’une lucidité certaine quant à ce qu’est une élection présidentielle et ce que sont des européennes.

 

Une extrême gauche qui n’émerge pas.

 

On aurait pu imaginer que la crise sociale et économique pouvait représenter un puissant vecteur de développement de l’extrême gauche. Rien de tel. Le NPA de Besancenot (étrange idée de changer le nom de son mouvement la veille de l’élection) se situe sous la barre des 5%. Le Front de gauche (PC et Mélenchon) dépasse les 6%. Difficile d’être révolutionnaire et d’avoir des visées électoralistes. Difficile de mobiliser un éventuel électorat issu de l’immigration, quand celui-ci se fiche des élections. Difficile de mobiliser les « petits blancs » sur la thématique intégrationniste et collaborationniste. Proudhon, au secours…

 

La ringardisation souverainiste : MPF et FN.

 

L’erreur de Villiers fut d’abandonner son sigle MPF, relativement connu, pour Libertas, totalement inconnu. Le discours anti-européen, fût-t-il justifié pour ce qui concerne cette Europe des nains de Bruxelles, ne rencontre plus qu’un faible écho chez des Français bien conscients que les enjeux économiques et sociaux liés à la crise, les enjeux diplomatiques et ceux de la Défense ne peuvent être résolus à l’échelle du seul hexagone.

 

Le FN, quant à lui, continue d’asséner des slogans absurdes et irréalistes, tels le retour au franc et l’abandon de l’euro. Un discours ringard et passéiste. Le FN atteint un étiage de l’ordre de 6% des suffrages, qui lui permet  de conserver trois élus au Parlement européen, contre sept auparavant, mais  lui interdit d’espérer, vu le mode de scrutin imposant d’atteindre la barre des 10%, une espérance de succès aux prochaines élections régionales. La quasi disparition de conseillers régionaux et les départs massifs des derniers cadres de valeur empêcheront ce mouvement de réunir les 500 signatures de maires et de conseillers régionaux pour présenter un candidat à l’élection présidentielle. Sauf si Sarkozy le décide. Pourquoi le ferait-il ? Aider Marine Le Pen à représenter un Front familial et résiduel pourrait empêcher, dans son esprit, l’émergence d’une résistance nationale et identitaire puissante. La vacuité idéologique, l’hystérie comportementale, une exceptionnelle capacité à diviser, l’insulte comme vade-mecum politique, qui caractérisent Marine Le Pen, sont de puissantes qualités pour la stratégie de Sarkozy, qui ne verrait au demeurant que des avantages à ce qu’elle soit élue maire d’Hénin-Beaumont, ce à quoi l’UMP (et le PS) s’emploient en présentant des têtes de liste particulièrement médiocres.

 

Caton l’Ancien concluait tous ses discours, devant le Sénat de Rome, par cette formule : « Delenda est Cartago », Carthage doit être détruite, pour que Rome vive. Oui, Carthage doit être détruite.

 

- Lisez l’analyse particulièrement intéressante de Coclés sur le site Synthèse Nationale, concernant les élections européennes.

- Lisez aussi, vendredi prochain, l’article de Robert Spieler : « Que faire ? »

Dans le magazine Flash : UNE ENQUETE SUR LA PLACE DE LA FRANCE DANS L'EUROPE...

flash_logo_pc[1].JPGDans sa dernière livraison, le journal Flash (*), que dirige avec brio Jean-Emile Néomet, vient de publier une remarquable enquête réalisée auprès d'une vingtaine de personnalités de la "droite de conviction" sur la place de la France dans l'Europe. Nous vous proposons ici la contribution que Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, a apportée à ce dossier :

Quelle France pour l’Europe ?

Pour les partisans de l’Europe de la Puissance, la question mérite en effet d’être posée. Que représente la France seule sur les plans militaires et diplomatiques ? Peu de choses face à l’impérialisme américain, la montée en puissance de l’Asie et la menace islamiste. La faiblesse entraîne tôt ou tard la vassalisation. Je respecte l’idée de Nation, dans le sens que celle-ci avait avant 1789. Je n’ai par contre aucun respect pour l’Etat-Nation jacobin ultra centralisé, invention meurtrière de la Révolution Française et cause de dizaines de millions de morts dans des guerres civiles européennes imbéciles.

Je pourrais adhérer au concept d’Europe des Nations, très en vogue chez les souverainistes, si le mot Nation était pris dans son acception première. Mais évoquer l’Europe des Nations dans le sens Europe des Etats-Nations revient à rejeter toute espérance d’une Europe de la Puissance. La construction d’une telle Europe, identitaire, forcément identitaire et partenaire de la Russie, implique la création d’une Europe militaire et diplomatique, et donc d’un transfert de compétences des Etats vers l’Europe. L’Europe des nains technocratiques de Bruxelles est bien sûr à l’opposé de celle que nous devons bâtir. Notre Europe doit être, selon le principe de subsidiarité, respectueuse des identités nationales et provinciales et ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas. Je refuse évidemment la création d’un Etat-Nation européen centralisé, sur le modèle jacobin français.

Les provinces, quant à elles, doivent être maîtresses dans les domaines où elles sauront gérer mieux, plus efficacement que les Etats. C’est déjà le cas dans la plupart des Etats européens, et la France apparaît à bien des égards comme le dernier dinosaure de l’Europe. C’est aux régions et aux provinces, et non aux Etats ou à l’Europe, de gérer la politique d’enseignement des langues régionales, d’environnement ou de développement économique. Ce n’est pas à des hauts fonctionnaires parisiens  de décider de l’ouverture ou la fermeture d’une maternité dans telle ville alsacienne ou picarde.

Certains me rétorqueront avec horreur que je prône des abandons de souveraineté de la France. Oui, et alors ? Veulent-ils une France faible et vassale des Etats-Unis ou une Europe puissante, respectueuse des identités qui la composent ?

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

 

(*) A Paris, Flash est en vente à la Librairie Primatice, 10, rue Primatice dans le XIIIème (métro Place d'Italie)

lundi, 08 juin 2009

Elections européennes : l’après FN a commencé…

vague3_modifié-1.jpgCommuniqué de Robert Spieler,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Les résultats du Front national, qui chute de 7 à 3 députés, constituent un revers grave pour ce mouvement. L’hypermédiatisation de Marine Le Pen par les médias du Système lui a permis de sauver quelques bijoux de famille. D’évidence, Nicolas Sarkozy a ordonné d’aider celle qui représente, par ses comportements et sa vacuité idéologique, un obstacle puissant à toute entreprise de rénovation de son parti et un garant de division du camp national et identitaire. Sarkozy a décidé de conserver, si possible, un FN familial scotché à 5 / 6 % des suffrages, qui ne représente plus la moindre menace pour le Système.

 

Les résultats prévisibles obtenus par les listes de Carl Lang, soumis à une totale censure de la part des médias nationaux et de certains médias régionaux, sont honorables si l’on songe à ce que furent les résultats bien inférieurs du FN avant que ce mouvement n’émerge dans les années 1980.

 

La démarche de partenariat de combat entreprise par le Parti de la France, la Nouvelle Droite Populaire et le MNR doit être poursuivie et renforcée. Il serait tout à fait erroné et contre productif de se placer dans une perspective de reconstruction d’un FN bis. Nous devons proposer un socle idéologique clair et rénové, en rupture avec les errements du FN. Cette rupture passe par le refus de toute collaboration avec le Système, une lutte intransigeante pour la Reconquista de notre terre, le rejet du libéralisme mondialiste et la création d’une Europe de la puissance, partenaire de la Russie, respectueuse des identités des Nations et Provinces qui la composent.

jeudi, 04 juin 2009

ELECTIONS EUROPEENNES : ANALYSE ET PREVISIONS

Par Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

spieler-2.jpegLes élections européennes auraient pu être l’occasion d’une riche réflexion et d'une confrontation d’idées sur le thème : Quelle Europe voulons-nous ? Une Europe identitaire de la puissance, une Europe des Nations (en langage décodé : une Europe des Etats-Nations), l’Europe zone de libre-échange, ou pas d’Europe du tout ? Il n’en a rien été. Une campagne médiocre, des candidats médiocres : qui peut sérieusement dire ce qui différencie l’UMP du PS quant à leur projet européen ? Les élections européennes permettent aux partis dominants de caser les recalés du suffrage universel, les ex-ministres et les amis méritants. Le découpage en absurdes grandes régions, ne correspondant à aucune réalité charnelle, renforce le désintérêt des électeurs. L’abstention sera massive, probablement supérieure à 60%, au plus grand profit de l’UMP et du PS, dont l’électorat plus âgé se rend aux urnes, contrairement à un électorat jeune ou protestataire.

Que valent les sondages ?

Les sondages, pour ce qui concerne les partis protestataires, dont le FN, sont particulièrement difficiles à manier. Tel est aussi, paradoxalement, le cas pour les partis dominants du Système. Une abstention massive rend de plus les prédictions totalement aléatoires. Les sondés du FN " mentent " en effet, ou, du moins, hésitent à dire la vérité quant à leur futur vote. Le résultat brut du FN, c’est-à-dire non " corrigé ", est donc sous estimé. Le problème est inverse pour l’UMP et le PS. Leurs résultats bruts sont supérieurs à la réalité, car il est confortable pour un sondé de se sentir dans une certaine respectabilité. Le sondé dira, pour l’exprimer simplement, qu’il vote UMP, alors que son intention est de voter FN. Ajoutons que les sondages par téléphone, ce qui est le cas de la grande majorité des sondages, renforcent ce phénomène. Ceci, les sondeurs, qui ne sont pas forcément tous malhonnêtes ou manipulateurs, le savent. Pour tenter d’atteindre des résultats proches de la réalité, ce qui est leur intérêt professionnel, ils vont " redresser ", corriger les résultats bruts en fonction des résultats de sondages et d’élections précédentes, avec une bonne dose de " pifomètre ". Ils créditeront le FN de plusieurs points supplémentaires, et inversement diminueront les résultats de l’UMP et du PS. Inutile de préciser qu’un tel redressement est impossible s’il n’existe pas d’historique, ce qui est le cas par exemple des listes de Carl Lang ou de Dieudonné. Cette prévision devient totalement hasardeuse dès lors que l’abstention, qui concerne en priorité l’électorat jeune et/ou protestataire, est massive. Dernier point à relever : pour un échantillon de 1 000 personnes interrogées, le taux mathématique d’erreur est de plus ou moins 2%. En d’autres termes, une liste créditée de 5% se situerait en réalité entre 3 et 7%.

Quels résultats électoraux prévisibles ?

Il s’agit d’un exercice quelque peu audacieux, mais tentons le en toute objectivité.

Les vainqueurs probables : UMP et PS

Pour les raisons susmentionnées (abstention considérable, électorat plus âgé et/ou captif, moins sujet à la tentation de l’abstention), il est probable que les résultats de ces deux partis dépasseront largement ce qu’indiquent les sondages. Il n’est pas impossible que l’UMP approche, voire dépasse les 30%, le PS pouvant espérer 25%, voire davantage. A noter que l’UMP a tout fait pour mener une non-campagne. Ce n’est pas un hasard, évidemment, l’abstention lui étant hautement profitable.

Les perdants probables : FN, Villiers et Besancenot

Il est probable que le FN, crédité de 7 à 8,5% dans les derniers sondages, se situera largement sous ces chiffres. La faute à une abstention considérable et à des corrections de sondages beaucoup trop optimistes pour ce parti faiblement idéologisé et très affaibli. Que l’électorat populaire et protestataire se mobilise, et le succès est assuré, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle qui porta Le Pen au second tour. Qu’il aille à la pêche, ce qui sera probablement le cas, et l’échec est assuré. Le résultat national du FN sera probablement plus proche de 5% que de 7%, lui assurant un nombre très restreint d’élus. Marine Le Pen sera-t-elle élue ? C’est loin d’être sûr. Et, pourtant, le Système aura tout fait pour qu’elle le soit. Que d’émissions de télé, de radio, d’articles de journaux… Le point d’orgue est cet incroyable article dithyrambique paru dans Libération, mardi 2 juin, avec une jolie photo champêtre sous-titrée : " La vice-présidente du FN est perçue comme la grande blonde, la fille sympa ". Si c’est Libé qui le dit… Autre perdant probable : Villiers. En dehors de lui, ce qui n’est pas encore certain, aucun candidat de Libertas ne sera élu. Et puis, pour quoi faire ? Villiers aurait pu incarner une rupture. Il l’aurait voulue. Il l’avait dit, sincèrement, à ses amis, la veille de la présidentielle : " Jamais, je n’appellerai à voter Sarkozy ". Le lendemain, il confirmait. Le surlendemain, il se reniait. Entre temps, un coup de fil. " Tu appelles à voter Sarkozy, sinon tu perds la présidence du Conseil Général de Vendée ". Démocratie, pouvoir et vanité, quand vous nous tenez… Quant à Besancenot, le " jeunisme " de son mouvement, le NPA, l’étonnante erreur marketing qui consiste à modifier son sigle avant les élections l’amèneront sans doute à un résultat décevant et inférieur à celui du Front de Gauche de Mélenchon et du PC. Restent le Modem et les listes écologistes de Cohn-Bendit. Que dire d’elles ? Rien…Non, vraiment rien…

Du côté des rebelles : Carl Lang et Dieudonné

Carl Lang a osé la rupture. Il faudrait le talent du Rebatet des " Décombres " pour raconter cette course aux abymes d’un mouvement qui pouvait représenter la renaissance française et européenne. Caton l’Ancien concluait tous ses discours devant le Sénat de Rome par cette formule : " Delenda est Cartago ", " Carthage doit être détruite ", pour que vive Rome. Carl Lang, avec ses amis du MNR et de la Nouvelle Droite Populaire, a choisi Rome contre Carthage. Sur le plan électoral, il serait tout à fait illusoire d’espérer que la liste de Carl Lang puisse obtenir un résultat significatif à ces élections. Mais cela n’a aucune importance. Ces résultats ne seront que la première pierre d’une nécessaire renaissance. Quant à Dieudonné, les lobbies anti racistes l’ont créé politiquement, misant sur son talent pour combattre le camp identitaire. Le Golem de la légende juive de Prague, créé par un rabbin démiurge, échappa à son créateur, semant la terreur dans le ghetto. Dieudonné s’est retourné contre les lobbies qui ont voulu l’instrumentaliser. Etrange personnage… Sans doute le plus rebelle de tous. S’il atteint 3% des suffrages, ce qui est probable, nous assisterons à un tsunami émotionnel. Bref, on rigolera…

jeudi, 21 mai 2009

Robert Spieler sur Radio Courtoisie...

Robert Spieler est invité 

par Martial Bild

mercredi 27 mai à 18 h 00

sur Radio Courtoisie


Radio Courtoisie

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Paris et Ile-de-France, 95,6 | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8.

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mercredi, 20 mai 2009

FPÖ : « Non à l’adhésion de la Turquie et d’Israël à l’Union Européenne »

Synthèse nationale

 

PICT4883.JPG« Le FPÖ met son veto à l’adhésion de la Turquie et d’Israël » à l’Union Européenne. C’est un slogan du parti identitaire autrichien, fondé par Jörg Haider et dirigé aujourd’hui par Heinz-Christian Strache. Des dirigeants du FPÖ, dont son secrétaire général Harald Vilimsky, étaient présents récemment à Cologne aux côtés de Filip Dewinter, porte-parole du Vlaams Belang, et de Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, pour dire non à l’islamisation de l’Europe.

 

Ce slogan suscite l’émoi de la presse autrichienne et des responsables politiques de gauche. Le chancelier social-démocrate, Werner Faymann, a dénoncé cette rhétorique, et annoncé une « campagne d’information antifasciste » dans les écoles. Le tabloïd Kronen-Zeitung en fait ses grands titres. Pour le président de la communauté juive d’Autriche, Ariel Muzikant, la frontière entre l’expression d’un populisme de droite et un extrémisme à relents encore plus nauséabonds est devenue floue. Le quotidien Le Monde du 20 mai titre : En Autriche, les signes d’une radicalisation de l’extrême droite s’accumulent. Et de conclure l’article par cette phrase destinée à réveiller les consciences et à susciter l’horreur : « On observe depuis des années la percée d’un mouvement néo-nazi, le FBJ, qui drainerait environ 250 personnes ». Vous avez bien lu : environ 250 personnes au conditionnel…

 

Pourquoi tant d’émotion ? Il est évident que si le FPÖ s’était contenté d’exprimer son refus de l’intégration de la Turquie dans l’U.E., cela n’aurait ému personne. Mais refuser l’intégration d’Israël…, laisser entendre qu’Israël n’a rien d’une nation européenne, voilà « des relents nauséabonds ». Israël, pas davantage que l’Algérie ou le Sénégal, ne sont Européens et n’ont vocation à rejoindre notre Europe.

 

Décidément, Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.

mardi, 19 mai 2009

Dieudonné, le Golem...

p1010485.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

 

L’apparition de Dieudonné dans le débat des élections européennes sème l’effroi dans la classe politique et chez les lobbies. Ils ont donné vie à un monstre qui leur a échappé.

 

La légende juive praguoise du Golem raconte que le rabbin Yehuda-Leib insuffla la vie à une créature faite d’argile, en usant de la magie kabbalistique et en inscrivant EMET, l’un des noms de Dieu, sur son front. Cette créature échappa à son maître, semant la terreur dans le ghetto praguois. L’écrivain autrichien Gustave Meyrink en fit un excellent roman fantastique, publié en 1915, qui connut un énorme succès et continue d’être réédité.

 

Dieudonné, qui fut pendant longtemps un porte-parole apprécié de la multiculturalité et de l’antiracisme, allant jusqu’à se présenter contre Marie-France Stirbois à Dreux, vient de placer sa liste aux élections européennes sur le terrain de l’anti-sionisme et de la lutte contre l’influence sioniste en France.

 

Ainsi, la créature a échappé à ceux qui s’illusionnaient en être les maîtres. L’émotion est intense, l’indignation glapissante. Quoi ?! Une liste anti-sioniste ? Peut-on, doit-on l’interdire ? Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, pour qui anti-sionisme signifie bien sûr antisémitisme, déclare à Radio J : « Dieudonné est antisémite 100% de son temps ». Ce à quoi Alain Soral, qui fait équipe avec Dieudonné, réplique : « Même Adolf Hitler, quand il caressait son chien, avait des baisses d’antisémitisme. Dans son bunker, Adolf Hitler n’était antisémite que 97% de son temps ». Et Soral, toujours aussi provocateur, de rajouter : « De quoi se plaint Bernard-Henri Lévy ? Regardez notre liste blanche, black, beur. Nous avons réalisé ce qu’il souhaitait ».

 

La présence sur la liste Dieudonné du leader islamiste du Centre Zahra, d’une jeune femme voilée, de noirs, de militants d’extrême gauche, d’une des fondatrices des verts et aussi de militants nationalistes en fait un étonnant patchwork. La kippa sur le gâteau, si j’ose m’exprimer ainsi, est le soutien d’un rabbin ultra orthodoxe et… anti-sioniste.

 

Il est probable que la liste Dieudonné, qui apparaît comme la plus rebelle, la plus anti-système, va faire un malheur en Ile-de-France. Les démiurges de l’antiracisme auront récolté ce qu’ils ont semé.

 

Le Parlement européen vient de modifier son règlement intérieur pour interdire à Jean-Marie Le Pen de présider la séance inaugurale, dans l’hypothèse où il serait élu. Le Parlement va-t-il compléter son règlement en précisant que la première séance ne saurait être présidée par un Golem, fût-il noir ?

 

Ce serait l’aboutissement logique de la mascarade antiraciste qui risque de se conclure (pour nous) par un gigantesque éclat de rire.