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mercredi, 10 mai 2006

La lâcheté de la classe politique face aux insultes de Bouteflika.

Le Président algérien Bouteflika vient une fois de plus de dépasser les limites de la décence. Après avoir été soigné au Val-de-Grâce  nonobstant ses insultes répétées en toute impunité à l’encontre de la France, accusée de façon récurrente de racisme, de colonialisme, d’exploitation éhontée du Peuple algérien, celui-ci réitère son exigence : la France doit demander pardon. Pardon pour la colonisation de l’Algérie, pardon pour son exploitation.
Aucun responsable politique n’a manifesté son indignation. Il est vrai que Chirac rêve de signer un traité d’amitié avec l’Algérie, qui serait sans doute le couronnement de sa présidence…
J’ai toujours pensé que la colonisation avait été une grave erreur.
Prétendre apporter la civilisation aux « races inférieures », comme l’exprimait Léon Blum à la tribune de l’Assemblée Nationale procède d’une insupportable arrogance. Oui, la colonisation fut à l’origine une idée de « gauche », soucieuse de diffuser les Lumières et les Droits de l’Homme à l’humanité entière avec ce que cela implique de mépris pour les autres cultures et les autres civilisations. Nous voyons aujourd’hui les conséquences sur notre terre.
L’Algérie n’est certes pas restée française, mais la France elle, est en passe de devenir algérienne ou africaine.
La France a-t-elle exploité l’Algérie ? Non, ce fut l’inverse.
Un récent travail universitaire analysé par Bernard Lugan dans l’excellente « Nouvelle Revue d’Histoire » le détaille. En 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait 20% du budget de l’Etat Français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education Nationale, des Travaux Publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !
Grâce au dévouement du corps médical, la population doublait tous les 25 ans, alors que depuis 1935, l’Algérie n’était plus en mesure de nourrir sa population. Les Français payaient pour les Algériens, fussent ils encore Français…
Comme le relève Bernard Lugan : « Quels intérêts la France avait-elle à défendre en Algérie pour s’y ruiner avec une telle obstination ? Economiquement aucun ! »
Même si l’abandon de l’Algérie fut mené de façon de façon honteusement cynique par De Gaulle, abandonnant les pieds noirs après leur avoir juré « Je vous ai compris », abandonnant de façon ignominieuse les Harkis au couteau des bouchers, il avait raison quand il disait à Peyrefitte « Je ne veux pas que Colombey-Les-Deux Eglises devienne Colombey-Les-Deux-Mosquées. »
Comment De Gaulle aurait il répliqué à l’arrogance  du nain d’Alger ? Rêvons un peu… Comme Charles X …?
 

10:20 Publié dans France | Lien permanent | |  Facebook

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