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samedi, 25 novembre 2006

Et si le Pen n’avait pas ses signatures ? Ce serait, « une révolte, Sire, non, une Révolution… » (propos d’un ministre de Louis XVI s’adressant au Roi)

medium_images.7.jpgLa situation de Le Pen est très difficile, et il ne semble pas qu’il s’agisse d’une manipulation médiatique. Il peine à trouver ses 500 signatures, ce qui n’est pas étonnant quand, dans le même temps, Villiers et Laguiller ont les mêmes difficultés.

La pression du système est en effet terrible. Le conformisme est une obligation. Le politiquement correct, la norme. Les maires, signataires potentiels, se retrouvent à un an du renouvèlement de leurs mandats. Nul besoin de pressions officielles. La pression que l’intérêt, l’ambition, la peur, ou la lâcheté exercent sur eux est plus puissante que tout.

Nous vivons en réalité dans un Etat totalitaire soft. Il est vrai qu’on n’y massacre pas les opposants, on se contente de les empêcher de s’exprimer et de les condamner à la mort politique : amendes, persécutions, peines d’inéligibilité.

On modifie les modes de scrutin au gré des intérêts de la Nomenklatura  : une République bananière doublée d’une tyrannie qui se prétend démocrate et se veut donner des leçons à ses opposants et au monde entier.

De plus, une tyrannie cynique. Certains naïfs ont cru que les récentes déclarations d’Accoyer (Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale), proche de Sarkozy, estimant qu’il serait anormal que Le Pen ne puisse se présenter, faute de signatures, assuraient sa candidature.

Nous sommes en réalité dans le domaine de la manipulation et du double langage.

En réalité, Sarkozy a compris que la colère des électeurs de Le Pen serait terrible à son encontre s’il apparaissait responsable d’une éventuelle non-candidature de Le Pen.

Un nombre significatif d’électeurs se vengerait en votant sans état d’âme pour Ségolène Royal, afin de faire chuter le « salaud intégral », pour reprendre l’expression de Sartre. D’où la volonté de Sarkozy de ne surtout pas apparaitre comme ayant la moindre responsabilité dans cette situation. Il envoie Accoyer en mission de propagande, mais transmet dans le même temps les consignes interdisant aux maires proches de l’UMP de signer pour d’autres candidats que lui. CQFD…

Son intérêt est évidemment que Le Pen ne puisse être candidat, sans toutefois en porter la responsabilité, dans l’espoir de récupérer une partie de son électorat et de se retrouver en position avantageuse pour le deuxième tour.

On peut aussi considérer que les chiraquiens ont tout intérêt à ce que Le Pen soit candidat, histoire de plomber sévèrement « le traître ». Mais il est sans doute plus facile et plus efficace pour eux, experts en manipulations et maîtres es médias, de faire croire que c’est par la volonté de Sarkozy que Le Pen n’a pu avoir ses signatures.

Revenons à Le Pen. Je ne partage pas toutes ses analyses, et notamment son « nationalisme intégral ». Que pèse la France seule sur les plans militaire, diplomatique, et économique ? Mon espérance est l’Europe de la puissance, pas certes celle de Bruxelles. Je souhaite une Europe respectueuse des Nations, des Peuples et des Régions. Surtout pas une Europe « jacobine » dont la capitale serait Bruxelles.

Mais je considère qu’il serait inouï, scandaleux, mais digne des méthodes anti-démocratiques du système, que Le Pen ne puisse être candidat.

J’exprimerai le moment venu mon choix pour l’élection présidentielle. Je choisirai en tous cas le candidat le plus rebelle au système et j’en expliquerai les raisons.

En attendant, j’invite tous ceux qui disposent d’un parrainage d’élu à permettre à Jean-Marie Le Pen, qui fut présent au deuxième tour de la précédente élection présidentielle, d’être candidat à l’élection de 2007.

Si tel n’était pas le cas, le peuple n’aurait que le choix entre la révolte et la révolution.

Robert Spieler

01:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : spieler, alsace, france, droite nationale, le pen, fn, strasbourg | |  Facebook

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