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jeudi, 04 janvier 2007

Identité, Identitaire, Réponse de Robert Spieler

medium_europe.jpgVoici une réponse faite à l’un des lecteurs de mon blog, je vous la livre en guise de débat. Elle porte sur la notion même d’Identité ( lire le post « bonne année »)

Je suis un défenseur de l'identité alsacienne, française et européenne de ma région.  Je ne veux pas d'une Alsace turque, d'une France algérienne ni d'une Europe africaine.

Comment définir l'identité?

Je crois qu'il y a plusieurs définitions qui se complètent  plus qu'elles ne sont contradictoires.

- L'identité est d'abord, qu'on le veuille ou non, ethnique. La cohésion ethnique d'une Nation facilite évidemment cette conscience identitaire. Je suis totalement opposé à la modification structurelle de notre peuple que l'immigration a entraînée. Je n'accuse pas les immigrés mais ceux qui, dans un souci de profit à court terme, les ont fait venir massivement en France.

- L'identité est aussi culturelle et affective. Pour paraphraser Barrès, l'identité, c'est la conscience d'un passé commun et la gestion affective des cimetières où gisent tous ceux qui sont morts pour cette "idée" qu'est la Nation française ou européenne (selon la définition de la Nation d'avant 1789. Je ne parle pas de l'Etat-Nation,  calamité inventée par la Révolution, et cause de toutes les guerres civiles européennes qui ont entraîné l'affaiblissement dramatique de notre civilisation). Oui, pour moi, la Nation a avant tout une dimension affective et je conçois fort bien qu'il n'y ait pas contradiction entre l'attachement à sa terre, à sa province, à la Nation française, et à l'espérance d'une Europe de la puissance. Il peut certes y avoir hiérarchisation de son adhésion à ces concepts, mais  pas forcément contradiction.

Mais c'est aussi la conscience et l'espérance d'un avenir commun. Dès lors, toute personne, quelle que soit son origine peut se reconnaître dans cette espérance. Quand je dis "avenir commun", je ne parle pas d'aides sociales, de sécu ou de retraites. Je parle  d'une profonde adhésion à nos valeurs européennes.

Je ne crois pas que l'islam soit soluble dans l'identité européenne. Et je ne crois pas qu'une immigration non européenne massive le soit.

Il y a bien sûr des exceptions. Parmi nos militants, en Alsace, je ne citerai que deux exemples : celui d'un jeune et brillant étudiant marocain, présent à toutes les soupes de Solidarité Alsacienne  et qui souhaite ardemment obtenir la nationalité française et s'intégrer à nos valeurs. Et celui d'une de nos amies d'origine turque, mais chrétienne, qui combat avec acharnement le projet d'intégration de la Turquie à l'Union Européenne.

Si tous les Français et les Européens avaient  leur courage et leur détermination, sans doute ne serions nous pas là où nous en sommes, au bord du précipice.

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

 

00:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : europe, identité, identitaire, politique, france, droite | |  Facebook

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