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samedi, 31 mars 2007
Jeune Alsace répond à Louis Aliot (FN)
Pour Louis Aliot, la notion d’identité se résume à quelques mots vagues et abstraits. La France, la République, l’Etat, la francophonie, la laïcité. En voyant dans les revendications régionalistes de ses concitoyens une menace contre « République », il réduit de fait l’identité nationale à l’héritage révolutionnaire de 1789. En reprenant à son compte le dogme jacobin, pur produit de la tradition messianique de la République universaliste des “droits de l’homme”, il ne distingue pas toute la charge destructrice que ce concept renferme. Pour M. Aliot, il n’y a point de patries charnelles. Seul prime le principe de l’unicité de la République. Certes, dans sa réponse à Robert Spieler, il précise sa position et invoque les racines helléno-chrétiennes de la France sans en dire plus. Mais, l’identité helléno-chrétienne n’est pas le propre de la France, elle est commune à toute l’Europe. Or, le FN ne veut pas entendre parler d’Europe. Surtout, nous lui rappellerons la définition plus complète que le général De Gaulle donna de l’identité française : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture greque et latine, et de religion chrétienne. »
Pour nous autres, identitaires, la notion d’identité renvoie au contraire aux principes de la filiation et de la transmission, à un socle de traditions populaires et orales, à des coutumes et des mœurs, à une gastronomie et une certaine façon de fêter la vie, d’honorer les morts, de regarder le monde et aussi surtout de le conter… ce qui renvoie donc forcément à une langue ! Une langue qui chante le monde à son image, avec sa poésie propre et une tonalité particulière. Nous sommes ici loin de la conception universelle, froide et désincarnée de l’identité défendue par Louis Aliot. Nous pensons que c’est le principe identitaire qu’il faut universaliser et non le principe “individualiste” jacobin qui constitue l’un des principaux carburants de la mégamachine à tuer les peuples. Dans le fond, sa vision de la France est profondément progressiste et constructiviste, très proche de celle que s’en font les bureaucrates bruxellois ou les énarques qui grouillent dans nos ministères. Elle reprend à son compte, sans le dire, la définition bourgeoise, individualiste et rousseauiste d’un pacte passé entre un Etat et un individu. Aliot refuse donc l’idée d’une fédération des peuples de France comme il refuse l’idée d’une fédération des peuples européens. Sa France ne doit être qu’un Etat-nation. Elle se définit donc par son territoire, son administration et une langue obligatoire. Pas une de ces langues vivantes, affranchies, informelles, bouillonnantes et spontanées qui expriment une identité vivante et qu’à Paris on qualifie, en se pinçant le nez, de : « dialectes ». Non ! La sienne est obligatoire et réglée comme un code civil, mise en boite et codifiée par des académiciens ampoulés. Une langue on ne peut plus administrative donc. Certes, certains évoqueront le génie dont témoignent les mille trésors de la littérature française. Mais cette littérature-là, aussi riche soit-elle, reste d’abord d’essence universelle. Expression classique qui tend vers un art abouti, elle n’est aucunement le véhicule de traditions vivantes ou organiques. Elle tend à figer dans le marbre ce que l’homme a de profondément universel. Une langue qui statufie.
Se faisant une idée conceptuelle de la France, Louis Aliot n’imagine pas qu’un Français puisse alors parler deux langues. Celle qui donne accès à la grande Culture, et une autre, humble, par laquelle survivrait une culture enracinée et orale, celle-là même que l’on ne trouve pas dans les encyclopédies, ni les traités universitaires. Une culture qui se transmet difficilement encore aujourd’hui, de génération en génération, grâce à l’amour et au dévouement des nombreux parents alsaciens. En interdisant les dialectes, la France s’est coupée de ses racines les plus profondes, d’où remontait une véritable sève de vie. Ce que ne veut pas reconnaitre Louis Aliot, c’est que la conception qu’il se fait de l’identité française, dans les faits, n’existe pas. Il dit que la république a continué le travail des rois. Mais la France de l’Ancien Régime regardait ses provinces comme autant de patries charnelles. Après avoir décapité le Roi et proclamé crânement la France une et indivisible, les révolutionnaires, ivres d’utopies, usant de la terreur, ont rompu la quiétude d’un équilibre fait de tolérance et de libertés locales. Depuis, le France ne vit plus en paix. Elle s’échine à se forger une identité toute créée. Ainsi est née l’idée de l’Etat-nation qui mettra l’Europe à feu et à sang. Depuis, la seule manière de se vivre au monde en tant que Français est de puiser dans sa part d’universel. Voilà deux siècles que la France se vide de sa sève, arase, rabote, défriche, retourne, aplatit, taille, mesure, coupe, recoupe et surcoupe encore. Et ceci, seulement afin d’exister dans l’illusion d’une identité nationale une et indivisible, produit de l’idéologie des droits de l’homme. Si les mots ont encore un sens, cette France-là, celle de Louis Aliot, appelons-la Paris ! A coup de lois, de décrets et de mensonges, mobilisant policiers, gendarmes, déracinant préfets, instituteurs et fonctionnaires, maniant le bâton, les horions et la menace, Paris a cherché dans l’uniformisation à imposer sa propre idée de la France. Funeste erreur et vains efforts ! L’identité n’émerge que du mouvement de la liberté et de la spontanéité. Les peuples naissent uniquement par un acte d’amour volontaire et libre, jamais d’un viol. Aujourd’hui la France est sans doute le pays le plus individualiste du monde. Tous les corps intermédiaires qui garantissaient une vraie subsidiarité démocratique de proximité ont disparu. Comment ne pas voir dans ce divorce entre la France d’en haut et la France d’en bas le résultat concret de deux siècles de jacobinisme intransigeant !
Quiconque voyage en Europe se rend immédiatement compte que la France réunit en elle tous les maux les plus noirs de notre époque. Si la France aujourd’hui est au cœur du déclin européen, si elle est le pays le plus frappé par la crise de civilisation que traverse l’Occident, si elle semble cumuler en elle toutes les tares du monde moderne, si elle a toujours abrité les scories idéologiques les plus mortifères, bref, si la France semble si mal en point, aux avant-postes du désastre européen, nous autres identitaires pensons qu’elle ne le doit qu’à ce refus précis de se reconnaître tout simplement comme une fédération de peuples et de patries charnelles. Et c’est bien sur ce refus-là que prospère le discours immigrationniste et cosmopolite. Puisqu’on refuse aux Français toute identité réelle et ethnique, tout le monde peut se dire Français. L’argument est imparable. En se situant sur le terrain glissant d’une identité nationale abstraite, addition de principes creux et conceptuels, Louis Aliot (même si c’est à son insu) fait ainsi le lit du discours immigrationniste et mondialiste. En plaçant les revendications identitaires bretonnes et musulmanes sur le même plan, non seulement il ne fait qu’ajouter de la confusion à la confusion, mais ce faisant, il trahit surtout son électorat.
Reconnaître les identités bretonne, alsacienne, corse, niçoise et avec elles, celles de toutes les régions de France. Leur donner tout l’espace nécessaire à leur épanouissement et leur rayonnement. Accorder aux régions une large autonomie. Voilà la seule voie qui vaille pour le redressement de notre pays. Toutes les autres alternatives nous condamnent à jouer le jeu de nos ennemis. Nous autres, identitaires, nous refusons de jouer ce jeu dont nous sortirons forcément perdant. La France ne pourra se retrouver qu’en puisant dans ses racines les plus profondes de son histoire. La France n’a pas d’autre identité que celles de ses régions. En une phrase, pour résumer mon propos, il n’existe pas d’autre façon pour un Alsacien d’être Français que de vivre pleinement son identité alsacienne.
JEUNE ALSACE
00:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, fn, politique, régionalisme, présidentielle, Jean-Marie Le Pen
jeudi, 29 mars 2007
Robert Spieler répond à Louis Aliot
17:05 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert spieler, alsace d'abord, alsace, strasbourg, 2007, présidentielle
Louis Aliot répond à Robert Spieler
Nous publions la réponse de Louis Aliot (source) , Secrétaire Général du Front National, suite à la lettre ouverte de Robert Spieler à Jean-Marie Le Pen (voir note précédente).
14:40 Publié dans Politique, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spieler, fn, 2007, présidentielle, aliot, le pen, alsace
mercredi, 28 mars 2007
Lettre ouverte de Robert Spieler à Jean-Marie Le Pen
Louis Alliot, Secrétaire Général du Front National vient de déclarer (Mots croisés lundi 26 mars sur France 2 41-42èmes minutes) : « L’indivisibilité, c’est le refus du communautarisme. Aujourd’hui, malheureusement, la République est en train d’éclater parce que tout le monde se regroupe en communautés ; les Musulmans, les Juifs, les Catholiques, et cela prend même des relents géographiques et culturels : les Bretons, les Alsaciens, les Basques et les Catalans. Au fond de ce processus, il y a la fin de la République »
« Des relents géographiques et culturels »! Après les odeurs dont parlait Jacques Chirac, nous voici, nous, Alsaciens, réduits à un odorat nauséabond.
Il se trouve que les Chrétiens forment une communauté qui a forgé notre civilisation. Les Alsaciens, les Bretons, les Basques et les Catalans ont apporté leur contribution culturelle à la richesse de notre peuple.
Je n’ai aucun mépris pour la religion musulmane, mais permettez-moi de considérer que nous sommes ici chez nous, et que nous ne pouvons pas comparer des peuples et des identités enracinées sur notre sol avec des peuples et des religions importées.
Je tiens aussi à exprimer mon indignation quant aux propos tenus par Marine Le Pen il y a quelque temps sur le bilinguisme qui constitue pour elle une menace pour la République.
Après les Girondins et les libéraux, plus tard, Charles Maurras, Maurice Barrès ou Auguste Comte, sauront dénoncer le corset totalitaire du pouvoir central pour défendre le nécessaire principe fédératif et l’enracinement régional indispensables à l’épanouissement de l’individu.
On ne peut pas impunément mépriser les identités régionales au nom de la « République une et indivisible ». C’est le meilleur moyen d’organiser la division entre les français alors que l’urgence est ailleurs.
Je souhaite en toute amitié que vous exprimiez, en tant que candidat à l’élection présidentielle, votre position quant à la richesse de nos identités régionales.
Je vous en remercie.
Bien cordialement,
Président d'Alsace d'Abord
00:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fn, 2007, politique, france, alsace, présidentielle, le pen
dimanche, 25 mars 2007
Le bilinguisme maltraité en Alsace
Le bilinguisme français allemand est gravement mis en cause par le rectorat en Alsace, qui ne respecte pas l’application des textes sur lesquels l’Education Nationale s’est engagée.
C’est ainsi que des collégiens de Barr qui ont suivi un cursus de douze années bilingues ne peuvent plus, faute de professeurs, poursuivre leur formation bilingue en seconde. L’Education Nationale prend prétexte d’un manque de moyens.
En Corse par contre, quatorze postes d’enseignants ont été crées rien qu’en 2006 pour 250.000 habitants note le politologue Alfred Grosser (La Croix) qui avance l’explication suivante : « Il n’y a pas d’attentats en Alsace ».
Si c’est lui qui le dit…
Robert Spieler
21:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bilinguisme, politique, alsace, ump
Dieudonné, Soral, Le Pen et les Pygmées
Amusant voyage au Cameroun de Madame Le Pen et de Dieudonné chez les Pygmées menacés de « génocide » par la déforestation.
A noter cette pensée puissante de Soral : « Vous pensez que Nicolas Sarkozy sera sensible au sort des Pygmées dont il est très proche par la taille ! »
J’ai beaucoup de respect pour les Pygmées, mais encore davantage pour les petites gens de notre peuple. Et pour nos cultures, nos langues et traditions régionales menacées, elles aussi de disparition.
Robert Spieler
21:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poliotique, front national, jean-marie le pen, soral, dieudonné, présidentielle
jeudi, 22 mars 2007
Keller, Grossmann : 6 ans ça suffit !
A un an des élections municipales, il est temps de faire un bilan de l’action du tandem.
Les strasbourgeois ont eu droit à un certain nombre de réalisations qui peuvent apparaître comme positives, et même prestigieuses (cité de la musique, patinoire, etc...).
Le problème est que ces réalisations de prestige sont l’arbre qui cache la forêt des incompétences, des arrogances et du mépris du tandem pour les strasbourgeois.
Les strasbourgeois doivent se souvenir que c’est sous le règne de Keller et Grossmann que :
_ le projet de grande mosquée de Strasbourg a été voté et subventionné par les impôts des strasbourgeois à hauteur de 610.000€
_ l’insécurité est restée maîtresse de nos quartiers
_ Strasbourg est lourdement menacée dans son statut de capitale européenne
_ le TGV va arriver à Strasbourg, mais à quel prix pour les usagers et les strasbourgeois ? (voir à ce sujet le dernier tract d’Alsace d’Abord)
Notons aussi que la majorité des fonctionnaires de la CUS (Communauté Urbaine de Strasbourg) est en état de révolte à l’encontre du Maire et du Président de la CUS du fait du comportement de ces derniers à leur égard: tant d’arrogance, tant de mépris, tant d’humiliations…
Oui, décidément, 6 ans ça suffit !
16:00 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert spieler, strasbourg, politique, droite nationale, 2007, keller, grossmann
Le congrès en images
01:55 Publié dans Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spieler, alsace, strasbourg, le pen, 2007, fn, présidentielle
mercredi, 21 mars 2007
Enorme succès du 8ème congrès d’Alsace d’Abord
Samedi 17 mars a eu lieu le 8ème congrès d’Alsace d’Abord.
Après une période de flottement en terme d’organisation, nous avons décidé de réorganiser le mouvement afin de nous faire franchir une nouvelle étape dans notre développement.
L’année 2006 nous a permis de renforcer considérablement nos équipes de jeunes, qui aujourd’hui, autour de Fabrice Lauffenburger et de Nicolas de Lamberterie, sont particulièrement nombreuses et dynamiques.
Près de 200 congressistes étaient présents, dont la moitié de jeunes : un grand succès.
Jacques Cordonnier proposa l’élection d’un Conseil d’Administration renforcé qui passe de 3 à 14 membres, permettant ainsi la représentation de toutes les sensibilités du mouvement et une meilleure couverture géographique de l’Alsace.
Les congressistes ont réélu président Robert Spieler à l’unanimité, ainsi que Christian Chaton vice-président, Jacques Cordonnier secrétaire général, Michel Schwartz trésorier, et aussi Fabrice Lauffenburger, Président de Jeune Alsace, Nicolas de Lamberterie porte-parole de Jeune Alsace, etc… (voir liste complète sur le site Alsace d’Abord).
Des prises de parole de haute tenue de Jacques Cordonnier, développant l’échec des élites alsaciennes, de Christian Chaton, insistant sur l’importance de l’implantation locale et la préparation des prochaines échéances électorales, de Fabrice Lauffenburger et de Nicolas de Lamberterie pour Jeune Alsace sur le thème du rôle de la jeunesse dans le combat identitaire, de Chantal Spieler (Solidarité Alsacienne) qui développa la nécessite de l’engagement social, de Roland Vernizeau qui exigea plus de pouvoirs pour les régions, et enfin d’Agnès Harnist, qui exprima avec passion et talent la nécessite du bilinguisme, un atout pour l’Alsace.
De nombreuses délégations amies de France et d’Europe étaient présentes ou nous avaient envoyé des messages de sympathie.
Nos formidables amis du Vlaams Belang, avec Frank Creyelman, sénateur, et Hilde de Lobel, députée, nous apportèrent le soutien de ce parti frère. Philippe Claeys, député du Vlaams Belang au Parlement Européen, nous fit parvenir un message d’encouragement.
D’autres amis du FPOE autrichien, du Südtiroler Volkspartei et de la Lega Nord firent de même.
Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse Nationale, et grand ami d’Alsace d’Abord, expliqua que pour l’immense majorité des militants nationaux de France le danger n’était pas le bilinguisme et les langues régionales, comme semble le croire Marine Le Pen, mais l’immigration extra-européenne massive.
Fabrice Robert, au nom du Bloc Identitaire, développa avec brio la solidarité nécessaire de tous les identitaires et exposa les méthodes d’action nouvelles expérimentées avec grand succès par les identitaires depuis plusieurs années. Nous avons aussi reçu la visite de Philippe Vardon, candidat identitaire aux législatives pour Nissa Rebella, et des JI Lorraine.

Xavier Guillemot, Président de l’Idée Bretonne, nous transmit un message de Yann Fouéré, vieux combattant de l’identité bretonne et européenne, auteur du célèbre ouvrage « L’Europe aux 100 drapeaux ».
Enfin, Pierre Vial, président de Terre et Peuple, nous envoya lui aussi un message particulièrement chaleureux. Sans oublier ceux de Jean-Yves Le Gallou (directeur de Polemia), Jean-Claude Rollinat (journaliste à Présent et premier-ajoint au Maire de Jaulnes), et de Catherine Gravlic, journaliste à Monde et Vie.
Robert Spieler conclua le congrès. Il insista sur la nécessite de sauver nos provinces et notre Europe de l’invasion immigrée, en insistant sur le fait que le taux de natalité catastrophique de l’Europe conduit immanquablement à sa disparition : le taux de natalité français, dont certains se gargarisent, est dû non à la renaissance française, mais aux naissances maliennes et africaines sur notre terre. Seule une politique nataliste vigoureuse et incitative privilégiant les européens de souche pourra nous sauver du désastre.
Nous sommes le dos au mur. Et que représente la France seule sur le plan militaire et diplomatique. Nous voulons la Grande Europe, « pas celle des nains de Bruxelles, bien entendu », nous voulons la création d’une zone économique incluant la Russie, protégeant ses frontières et empêchant des pays tels la Chine ou bien les fonds de pension américains de tuer nos emplois.
L’échéance présidentielle amena Robert Spieler à exprimer le refus d’Alsace d’Abord de soutenir officiellement un candidat : aucun ne défend nos idées régionalistes et européennes.
Jean-Marie Le Pen a le mérite d’être le candidat le plus opposé au système, celui dont les positions sur l’immigration sont les plus proches de nôtres. Nous regrettons cependant son jacobinisme et son refus de voir reconnaître le rôle des régions. Et nous sommes particulièrement scandalisés par les propos de sa fille Marine expliquant que les plaques bilingues à l’entrée de nos villages et le bilinguisme « constituent un danger pour l’unité de la République »…
Quant à François Bayrou, dont certains positions sur les régions rejoignent les nôtres, comment ne pas oublier qu’il fut un élément moteur du système depuis 15 ans et qu’il vient de se déclarer favorable au droit de vote des immigrés non-européens aux élections locales.
Sarkozy, enfin, peut être considéré comme l’adversaire principal. Il pratique avec talent le double langage et le triple mensonge : n’oublions pas que c’est lui qui a fait modifier le mode de scrutin des régionales, empêchant Alsace d’Abord d’être présent au Conseil Régional, malgré une progression de 50% des suffrages nous amenant à frôler la barre des 10%. N’oublions pas que c’est lui qui a supprimé la double peine, empêchant un criminel étranger d’être expulsé après avoir purgé sa peine. « Je pourrais multiplier les exemples », continua Robert Spieler. « Nous ne voulons pas d’un état Sarkozy qui durera 10 ou 20 ans ».
A chacun de réfléchir et de choisir en conscience.
En conclusion, Robert Spieler lança un appel à toutes les forces identitaires (associations, mouvements, personnalités, etc) pour constituer une Fédération des Identitaires et des Régionalistes organisée en réseau et ayant vocation à peser sur l’avenir de la France.
Pour conclure la soirée, un dîner avec 70 militants nous permit de confirmer cette amitié et cette convivialité qui font notre force.
Des chants de nos provinces européennes furent entonnés, et notamment O Strassburg, O Strassburg, du wunderschöne Stadt (voir la vidéo), qui fut « La Marseillaise » alsacienne avant d’être « oubliée », ainsi que le drapeau Rot un Wiss, au lendemain de la dernière guerre.
C’était magnifique !

Le lendemain, Christian Chaton, conseiller général de Sainte-Marie-aux-Mines, nous organisa une visite des mines d’argent, avant que nous ne clôturions ce week-end par un déjeuner dans une ferme auberge de son canton.
Un congrès inoubliable et un succès formidable !
Robert Spieler
16:15 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace d'abord, alsace, strasbourg, 2007, spieler, politique, droite nationale
Robert Spieler invité du journal de France 3 Alsace
Cliquez ici (à partir de la troisème minute)
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