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mardi, 08 mai 2007

Strasbourg, 8 mai :

medium_PICT0037.JPGJeune Alsace et Alsace d’Abord rendent hommage aux combattants alsaciens et européens morts dans ces guerres absurdes qui ont ruiné notre civilisation.

Une commémoration a eu lieu en présence d’une centaine de militants, dont la moitié de jeunes, sous une pluie battante devant le magnifique et émouvant monument aux morts de Strasbourg, représentant une mère alsacienne tenant dans ses bras ses deux fils qui se donnent la main, tombés l’un sous l’uniforme français, l’autre sous l’uniforme allemand.

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Un hymne à la réconciliation européenne.

Aux côtés d’une rangée de militants tenant les drapeaux Rot un Wiss (rouge et blanc) de l’Alsace identitaire, le secrétaire général départemental de l'UNC (Union nationale des combattants), le Général Voelckel, Commandeur de la Légion d’Honneur et Robert Spieler, Président d’Alsace d’Abord, prenaient la parole.

Le Général Voelckel devait rappeler le sort des malgré-nous, ces soldats alsaciens obligés de combattre sur le front de l’Est et qui, prisonniers des soviétiques, moururent massivement dans les camps de concentration comme Tambov, sans que le gouvernement français de De Gaulle n’ose intervenir fermement pour leur libération, par crainte de déplaire à ses alliés soviétiques. Le Général Voelckel devait ensuite poser la question de fond : « mais qu’a fait l’Europe de sa liberté ? » Inféodée aux Etats-Unis, faible et soumise aux lobbies mondialistes, que pèse aujourd’hui cette Europe des nains de Bruxelles ?

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Robert Spieler rappelait les raisons de cette guerre abominable et décrivait la responsabilité de Clémenceau dans le déroulement de la première guerre mondiale et de ses conséquences. Le refus de Clémenceau de conclure une paix séparée en 1916 avec l’Autriche-Hongrie, entraîna quelques centaines de milliers de morts supplémentaires. La haine de Clémenceau à l’encontre de l’Empire avec pour conséquence son démembrement, ainsi que les conditions humiliantes du traité de Versailles, préparèrent l’arrivée au pouvoir d’Hitler.

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Mais Robert Spieler devait aussi analyser les conséquences de l’après-guerre : 40.000 alsaciens déportés au Struthof, à Metz Queuleu et même en Bretagne sur la foi de dénonciations, la plupart fausses. Il n’y eut en définitive que 8.000 condamnations. Des familles honorables furent brisées, réduites à la misère. L’enseignement de l’allemand fut strictement interdit. A la germanisation fanatique des années 40-45, succéda une francisation tout aussi fanatique. On envisagea même la déportation hors d’Alsace de villages entiers qui avaient exprimé une sympathie trop marquée pour une Alsace allemande. Dans les trams strasbourgeois fleurissaient des affiches « Il est chic de parler français » et les petits alsaciens qui parlaient leur langue dans les cours d’école se retrouvaient humiliés avec un bonnet d’âne.

Les conseils généraux finirent par réagir et obtinrent en 1947 la possibilité d’un enseignement de deux heures d’allemand par semaine, à condition que les maîtres fussent d’accord. 50% d’entre eux refusèrent, alors que 85% des parents le souhaitaient.

Les drapeaux Rot un Wiss qui fleurissaient en Alsace depuis le XVIII ème siècle et qui illustrent les dessins de Hansi disparurent. Le magnifique chant « O Strassburg, o Strassburg, du wunderschöne Stadt » disparut lui aussi. Personne n’osait plus arborer ce drapeau, chanter cet hymne que des autonomistes pro allemands avaient chanté.
Mais le drapeau tricolore ne fut-il pas arboré par le régime de Pétain et par la milice ? Et la Marseillaise chantée par les collaborateurs de l’ordre nouveau ? Ni le drapeau tricolore ni la Marseillaise n’avaient pour autant disparu au lendemain de la guerre.

Nous avons décidé de réhabiliter notre héritage culturel. Dorian chanta « O Strassburg » devant une haie de drapeaux Rot un Wiss, puis nous déposâmes une gerbe de roses rouges et blanches au pied du monument aux morts.

Hommage à tous nos morts. Hommage à nos libertés.

Vive l’Alsace.

Robert Spieler

21:30 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Tags : commémoration, politique, alsace, 2007, spieler | |  Facebook

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