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jeudi, 31 mai 2007

Législatives : un Etat-Sarkozy et l’effondrement du FN...

Les résultats des législatives ne font guère de doute. Le triomphe de Sarkozy à la Présidentielle, son habileté à constituer un gouvernement (car c’est bien lui qui l’a constitué et non le Premier Ministre, comme le prévoit pourtant la Constitution), qui a déstabilisé le PS et les centristes, rendent probable une tonitruante victoire de l’UMP aux législatives, d’autant que les tendances de la Présidentielle sont toujours amplifiées au scrutin qui suit.

Cette victoire donnera tous les pouvoirs à Nicolas Sarkozy et, dans un système verrouillé, sans contre-pouvoirs, il est probable que la contestation à l’encontre de l’Etat-Sarkozy s’exprimera tôt ou tard dans la rue.

Quant à François Bayrou, qui a échoué dans son entreprise, le voici abandonné par la plupart de ses amis et confronté à la réalité de la nature humaine quand celle-ci entend tintinnabuler l’or, le pouvoir et les prébendes.

Ne peuvent résister à Mammon que ceux qui disposent d’une foi sans faille et d’une vision idéologique d’airain. Je pense (j’espère) que la plupart des lecteurs de nos blogs font partie des combattants que l’adversité renforce dans leurs convictions et que la victoire ne rend ni arrogants ni prétentieux.

Quant aux socialistes, englués dans leurs divisions, ils peuvent craindre de ne disposer que d’un groupe croupion au sein l’Assemblée Nationale.

Le FN est dans une situation dramatique dont il est probable qu’il ne se relèvera pas. J’ai déjà eu l’occasion d’analyser dans de précédents articles parus sur mon blog les raisons programmées de l’échec de Jean-Marie Le Pen. Je n’y reviendrai pas.

Mais la conférence de presse de Le Pen et Aliot, relayée par Le Monde du 31 mai, laisse pantois.

Ils annoncent – à 10 jours des législatives – que la moitié des Secrétaires Départementaux seront virés pour incompétence. Même si le talent ne caractérise sans doute pas certains responsables (mais à qui la faute ?), admettons qu’il existe des moyens plus pertinents pour mobiliser les troupes. Sont menacés aussi ceux qui « ont jeté des peaux de banane » sous les pas de Marine Le Pen lors des dernières élections régionales d’Ile-de-France. Décidément…

Les associations de Bernard Antony, les « cathos-tradis », et le MNR de Mégret, sont traités de groupuscules dont le FN doit se défaire. Mégret, qui a joué le jeu, cyniquement ou pas, peu importe, de l’Union Patriotique et qui a apporté des signatures à Le Pen (dont plusieurs ne furent volontairement pas déposées au Conseil Constitutionnel, idem pour celle de Christian Chaton, Conseiller Général d’Alsace d’Abord), appréciera…

Connaissant Bernard Antony, j’imagine son état d’esprit, et les consignes de vote qu’il diffusera dans ses réseaux d’influence qui ne sont certainement pas groupusculaires.

Carl Lang, qui lui, défend l’idée d’un « congrès d’Epinay » de la droite nationale et identitaire, a vu Le Pen le renvoyer élégamment dans ses cordes en taxant cette idée de « connerie ».

Mais l’attaque la plus étrange d’Aliot vise ceux qui « se cachent derrière le drapeau du FN pour combattre le « lobby juif » ». Aliot souhaite s’en « débarrasser ». Diantre ! Des noms !

Bref, de pitoyables agressions publiques, non pas à l’encontre de l’adversaire, mais à destination des militants, des responsables de leur propre parti.

Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre.

L’effondrement prévisible du FN aux législatives aura pour conséquences une crise financière insurmontable et un « remake » de « règlements de compte à OK coral ».

Le Pen, Marine Le Pen et Aliot finiront par laisser le FN au niveau de ce qu’il fut dans les années 70.

Un cycle se clôt. Un nouveau cycle commence.

 

Robert Spieler

19:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, identitaire, régionalisme, alsace, strasbourg, politique, ump | |  Facebook

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