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dimanche, 10 juin 2007

Tsunami bleu et marginalisation du FN...

Comme je l’avais prévu, ces élections législatives donnent, en Alsace et partout en France, une victoire écrasante, au premier tour, à l’UMP et ses alliés. Tous les pouvoirs seront demain entre leurs mains.

Pour quoi faire ? Sarkozy a déjà commencé à reculer sur le problème de la Turquie. Commençons à lister dès aujourd’hui ses reculades par rapport à ses promesses électorales qui, après tout, n’ont engagé que ceux qui y croyaient.

Il n’existe pas ou peu de contre-pouvoirs en France, qui à bien des égards est, par son système électoral, un des pays les moins démocratiques d’Europe.

Demain, il est à craindre que ce soit la rue qui fasse office de contre-pouvoir et que la chienlit s’installe lentement mais sûrement.

L’abstention particulièrement important traduit, elle, au-delà des effets mécaniques liés aux résultats de la présidentielle, un manque de confiance envers la classe politique et une attente non-satisfaite qui ouvre un champ d’action à des initiatives nouvelles.

Quant au Front National, ces élections signent sa mort programmée. Il est tout de même incroyable qu’un parti doté d’une assise électorale solide, notamment en Alsace, s’effondre aussi brutalement.

Les causes résident tout d’abord dans le départ, au fil des années, des meilleurs cadres et militants, écœurés par le despotisme et le népotisme régnant dans ce mouvement.

Comment gagner (ou ne pas perdre) quand, au lieu de rassembler, Marine Le Pen et le Secrétaire Général Louis Aliot insultent à longueur d’émissions les idées et les dirigeants régionalistes ou identitaires, les « groupuscules », les « cathos-tradis de Bernard Anthony », et humilient publiquement Bruno Mégret et tant d’autres qui avaient cru en la sincérité de l’appel au rassemblement patriotique ?

Sans compter les annonces de purges à venir au sein du mouvement.

Les « cathos-tradis » forment une communauté soudée, nombreuse, courageuse et engagée, qui s’est depuis toujours montré d’une fidélité sans faille à l’égard de Le Pen. Ils l’ont brutalement et définitivement abandonné.

Le FN ne se remettra pas d’un désastre humain, électoral mais surtout financier (il perdra près de 60% de son financement public). Les règlements de compte vont se poursuivre jusqu’à ce qu’il se retrouve vidé de sa substance.

L’hypermarché va se transformer en petite épicerie familiale.

Le combat politique pour la défense de nos identités continue. J’annoncerai dans les tous prochains jours, avec d’autres responsables du combat identitaire, une initiative destinée à redonner de l’espérance à tous ceux qui en France veulent poursuivre l’action.

 

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

 

23:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, politique, alsace, france, législatives, jean-marie le pen, ump | |  Facebook

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