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lundi, 31 mars 2008

Fitna, le film

samedi, 29 mars 2008

A LIRE EN CETTE FIN DE SEMAINE :

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Le Choc du Mois n°21, avril 2008, 6,50 €, chez votre marchand de journaux...

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mardi, 11 mars 2008

Elections municipales : le camp identitaire laminé ? Ce n’est qu’une épreuve.

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Un bel exercice d’humilité nous est aujourd’hui infligé. Et c’est très bien ainsi. Car après tout, nous l’avons un peu cherché.

Je ne parle pas des militants qui, partout en France et particulièrement à Strasbourg, n’ont pas ménagé leur peine : nuits de collage, présence permanente sur le terrain, leur ardeur combative dans un contexte de défaite annoncée force l’admiration.

Se contenter de désigner des coupables, en l’occurrence ceux au sein du FN qui ont plombé ce scrutin, procèderait d’une esquive indigne et réductrice des causes de cette magistrale déculottée si nous devions, ce faisant, décliner notre part de responsabilité.

Mais puisqu’il faut en parler tout de même, commençons par les manquements écrasants du « parti de référence », le FN, ou plutôt de ses nouveaux responsables auto proclamés au mépris de toute gouvernance démocratique. J’ai entendu Marine Le Pen se gargariser de scores plus miteux les uns que les autres, à commencer par le sien (sensée arriver en tête à Hénin Beaumont pour emporter la mairie, c’est la ratatinade avec 15 points de moins que son rival divers gauche). Avec cette arrogance qui la caractérise, elle affirme avec une désinvolture qui frise l’indécence, que les scores de ces élections municipales démontrent que le FN est en voie de redressement (!) La tartuferie et la dérobade ne font certainement pas bon ménage avec l’image de futur chef charismatique dont elle drape son égo ultra boursouflé et avec laquelle elle bassine le bon peuple depuis quelque temps.

Quid de l’absence évidente d’implantation locale et du refus borné d ‘envisager des alliances indispensables avec des candidats identitaires implantés ? Quid de la dispersion des idées phare du camp national, sacrifiées sur l’autel de la respectabilité dans un salmigondis idéologique désarticulé et illisible ? Valmy et Argenteuil auront servi de bois de chauffage pour cette crémation des fondamentaux, que l’UMP s’est empressée de reprendre à son compte pour ne rien en faire si ce n’est de capter un électorat déboussolé.

Dans cette perspective accablante d’échec, que fallait-il faire ? Y aller ou pas ? Trop tard pour y répondre.

A Strasbourg, par exemple, on a pédalé dans la choucroute. Robert Spieler, qui savait bien qu’il serait loin d’atteindre son score des dernières municipales (9,2 % pour sa liste et 7,5% pour celle du FN) aurait « sauvé les meubles » s’il n’avait pas été entravé par la liste du Front. Une liste FN inutile menée par un inconnu parti recruter ses colistiers dans les maisons de retraite de la ville dans le seul but de satisfaire les exigences de Jean-Marie le Pen, prêt à tout pour empêcher Alsace d’Abord de conserver sa légitimité identitaire en Alsace. La dynamique identitaire n’avait aucune chance de sortir la tête hors de l’eau dans ces conditions, avec pour ne rien arranger, la bipolarisation du scrutin rendue inévitable par le basculement annoncé de la mairie à gauche.

A Nice, même bazar. La liste de Philippe Vardon aurait pu résister à la débâcle avec tout de même l’espoir de franchir la barre des 10% dans une ville où le camp national devrait normalement se situer dans une fourchette de 25 à 30%, si là aussi la liste FN n’avait pas accompli son travail de sape. Les militants du FN niçois étaient eux-mêmes pour la plupart favorables à une liste commune avec Nissa Rebella. Pour toute réponse, ils ont eu droit à la visite d’un émissaire envoyé de Paris par le « paquebot » pour monter en catastrophe cette liste nuisible.

Quelques cas isolés tout de même de satisfaction, que j’ai le plaisir de saluer : Jacques Bompard vient d’emporter pour la troisième fois la mairie d’Orange. Avec un score de 60% au premier tour, c’est un plébiscite mérité pour sa remarquable gestion municipale. Il sera aussi réélu sans souci Dimanche prochain au conseil général et son épouse est en passe de gagner la mairie de Bollène au deuxième tour. Nos amis Christian Baeckeroot et Philippe Eymery, dans des circonstances particulièrement difficiles, obtiennent deux sièges pour chacune de leurs listes à Tourcoing et à Dunkerque.

Dans un contexte politique désastreux, la défense de nos idées est aujourd’hui cadenassée par l’absence d’unité dans notre famille politique. Ce constat amer doit peut-être nous amener à reconsidérer la nature de notre engagement pour certains d’entre nous, en attendant (mais pas seulement, en ayant aussi la volonté d’y participer) la nécessaire recomposition du « canal politique » de notre camp qui devra bien surgir et le plus tôt serait le mieux : l’action politique ne peut pas se passer d’une structure politique. Et une structure politique, ce n'est pas une cour orientale !

Mais l’action politique s’accompagne aussi d’une démarche métapolitique, celle qui consiste à faire adhérer le plus grand nombre à nos idées par d’autres voies, complémentaires et indispensables. L’action sur le terrain, culturelle, sociale, musicale, a des vertus pédagogiques indispensables à la promotion du message identitaire. La conscience identitaire d’un trop grand nombre de nos compatriotes se caractérise par un vide abyssal qui laisse toute sa place à l’obsession matérialiste, à un individualisme contre nature, à une conception existentielle basée sur l’instant présent. Des bouts de chiffons idéologiques peu propices au sursaut et à la reconquête. On a du travail ! Et si l’action de terrain nous paraît aujourd’hui encore trop confidentielle, c’est justement là que nous avons du travail.

Chantal Spieler

Solidarité Alsacienne

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LIQUEFACTION ET RECONSTRUCTION

1866371387.jpgUne vague rose au bout du compte bien pâle, une UMP entamée mais pas défaite, un Modem en position d’arbitre dans de nombreuses villes, un PC qui résiste, une extrême gauche en embuscade… Ainsi tourne, tourne, tourne le carrousel défraichi du système, doucement, régulièrement, sans à coups ni heurts.

Pour le Front National, en revanche, la grande glissade vers le précipice continue. Après l’insuccès de la Présidentielle, la déroute des Législatives, c’est un troisième échec en onze mois qu’enregistre avec ces Municipales et ces Cantonales le lepénisme résiduel, illustrant d’une nouvelle page jaunie cette chronique d’un effondrement annoncé.

Impossible désormais, quelles que soient les rodomontades de circonstances qui constituent un passage obligé des soirées électorales, de nier la réalité de la marginalisation à marche forcée du Front National. On aimerait pouvoir écrire que le FN est en voie de PCisation tant cette pente semblerait douce, dans la mesure où les communistes peuvent encore s’appuyer sur leur implantation locale – la preuve vient d’en être donnée -, leurs réseaux et leurs forces militantes sinon intactes, en toute hypothèse maintenues.

Rien de tel au FN malgré le courage, l’abnégation de ceux qui, sur le terrain, dans les nuits de collages et les journées de boîtage, continuent d’entretenir la petite flamme qui vacille de mois en mois.

Je ne suis pas de ceux qui reprochent à Jean-Marie Le Pen d’avoir tant misé sur la Présidentielle qui constitue, à l’évidence, la mère des batailles comme le veut l’esprit des institutions de la Vème République. Encore faut-il en admettre la logique et en accepter les conséquences. La logique, c’est que si tout procède de la Présidentielle, les échecs accumulés depuis le printemps dernier découlent du grave revers personnel subi par le candidat à la magistrature suprême. Il s’agit donc de le dire et de le reconnaître. Ce qui ne l’a pas été. Mais, au-delà de cette vérité d’évidence, comment ne pas voir que le Front, qui n’a finalement jamais été autre chose qu’une écurie présidentielle, paye aujourd’hui les dividendes du mépris affiché par son président à l’égard des élections locales, avec pour conséquences l’absence de tout maillage territorial et une existence politique réduite aux apparences. C’est bien cette absence d’implantation, et non les difficultés financières, qui explique le si faible nombre de listes présentées dans les villes grandes et moyennes, tout comme le fait qu’un canton renouvelable sur deux n’ait pas été pourvu.

Que le FN en soit venu à se féliciter des quelques 10% obtenus à Marseille ou des 12% de son Secrétaire général à Perpignan est suffisamment significatif pour qu’il ne soit pas nécessaire d’insister et le relativement bon résultat enregistré par Michel Guiniot à Noyon, grâce à une implantation réelle due à un travail constant et une approche crédible, tout comme celui de Dominique Martin à Cluses ne peuvent évidemment pas faire oublier les minuscules 4,5% obtenus par Madame Schénardi dans une ville aussi importante que Nice. C’est également le remarquable travail d’implantation – et rien d’autre - de Steeve Briois et de ses équipes qui explique les 28,5% d’Hénin-Beaumont, un Steeve Briois finalement desservi par la médiatisation de sa deuxième de liste.

Loin du « redressement » annoncé dès 20H30 par Jean-Marie Le Pen, ce double scrutin aura témoigné de la liquéfaction du FN.

Pour ne pas avoir envoyé les signaux nécessaires à son électorat traditionnel, ce « peuple de droite », droite nationale, droite sociale, droite populaire, droite des valeurs et des convictions, mais droite tout de même, qui, en avril dernier s’était laissé séduire par Nicolas Sarkozy et qui, la déception venue, n’a opéré aucun début de commencement de retour vers un parti qu’il a quitté le jugeant « fatigué, usé, vieilli », le Front National s’est condamné à la marginalisation. Pour ne pas avoir su, ni voulu, réfléchir aux raisons de ce désamour, pour s’être aveuglé  des mirages populistes, ouvriéristes et même parfois tiers-mondistes, pour avoir brouillé les cartes et oublié sa vraie nature, le Front disparait peu à peu du champ utile de la politique française.

Une page se tourne qui ne se rouvrira pas. Les querelles qui ne manqueront pas de survenir dans une perspective de succession finiront de faire se consumer une structure frappée par le phénomène mystérieux de l’auto-combustion. C’est ainsi, et c’est ainsi que va la vie…

La droite nationale a pourtant, j’en ai la certitude, de beaux jours devant elle. Il est hors de question de la regarder disparaître, assis au bord du chemin, regardant les photos sépia des bons moments envolés, succombant à je ne sais quelle nostalgie, antichambre du renoncement.

Ses analyses, ses propositions, ses solutions n’ont rien perdu de leurs pertinences et une majorité de nos compatriotes partagent nos vues, comme l’a montré la dernière Présidentielle.

Laissons donc les morts enterrer les morts.

Il nous faut nous organiser. Il nous faut repartir. Il nous faut rassembler. Il nous faut réinventer.

Nous ne resterons, certes, pas inertes. Et tant pis si Rome n’est plus dans Rome.

Jean-François Touzé

vendredi, 07 mars 2008

Texte du discours d'Anne Kling à Strasbourg, mardi soir lors de la réunion de Strasbourg d'abord :

629620267.jpgMes Chers Amis,

Le thème que nous avons choisi pour notre campagne, c'est, vous le savez, la rupture.

La rupture dans les actes et pas dans les mots ! Car nous vivons dans un système politique et médiatique qui se repaît de mots, plus exactement qui se repaît de mirages et de contrefaçons.

Nous en avons eu un exemple magistral l'an dernier, car c'est sur un mirage que Sarkozy a été élu. Il a réussi à tromper une fraction importante de l'électorat en lui faisant croire qu'il allait justement rompre avec le système. Que lui, apporterait les réformes de fond que le peuple français attendait avec de plus en plus d'impatience.

Nous, nous savions parfaitement que ça ne pouvait être qu'un mirage, qu'étant lui-même une créature du système - toute sa carrière en témoignait - il était bien le dernier à pouvoir répondre à des attentes aussi fortes,  qu'il a su par contre très habilement exploiter.

La désillusion est aujourd'hui à la hauteur des illusions et des espoirs qu'il avait fait naître : brutale et sans appel.

Voilà le contexte dans lequel se déroulent ces élections municipales et cantonales et il est facile de mesurer sur le terrain - dans tous nos contacts avec nos concitoyens - l'écoeurement d'une bonne partie de la population, son ras le bol complet et son divorce de plus en plus manifeste d'avec une classe politique qui ne la représente plus et qui n'est là que pour se mettre au garde à vous devant les ordres de Paris. Ou de bruxelles.

On en a eu récemment encore un exemple grandeur nature avec l'affaire du traité européen, mensongèrement rebaptisé « mini » histoire de faire passer la pilule et adopté sans tambour ni trompettes par les soi disant « représentants du peuple » derrière le dos de ceux-là mêmes qui l'avaient rejeté.

Mes Chers Amis, ne croyez pas vos journaux habituels lorsqu'ils vous parlent de droite et de gauche pour qualifier ces partis bien installés dans le fromage de la république, qui se passent et se repassent le pouvoir, en faisant semblant de s'opposer sur des points mineurs. C'est juste un leurre, une attrape destinée à faire croire aux gens qu'ils ont le choix, qu'ils vivent encore en démocratie et dans un pays libre. Alors que c'est faux. C'est un leurre car tous ces partis sont exactement sur la même longueur d'ondes. Ils obéissent tous aux mêmes mots d'ordre et sont bien d'accord entre eux pour ne surtout jamais évoquer les vrais problèmes du pays. Ceux-là même que nous, nous avons mis au c'ur de notre campagne, car même s'ils sont tabous, ils existent très fortement et pèsent très lourdement sur notre pays, menaçant à la fois ses finances, sa cohésion et son identité : ces problèmes, c'est une immigration massive non européenne  et l'islamisation de notre pays qui en est la conséquence directe. Vous pouvez facilement observer l'un et l'autre dans tous les quartiers de notre ville.

On ne le répétera jamais assez : l'islam n'est pas une religion de la sphère privée comme les autres religions concordataires. C'est une vision globale du monde qui rejette toute séparation du politique et du religieux, qui véhicule des valeurs et des choix parfaitement incompatibles avec les valeurs et les choix qui ont fondé notre civilisation européenne.

Ce qui est son droit le plus strict. Mais pas chez nous. Car chez nous, nous avons un autre modèle à proposer, qui, lui, est le fruit de notre histoire et de notre culture. Et qui n'a ni à se soumettre à l'islam, ni à lui faire des concessions.

Voilà les problèmes vitaux qui se posent à nous, et plus encore, qui se poseront à nos enfants. Et que les partis du système ne veulent surtout pas évoquer. Car étant responsables - et coupables - de la situation, que pourraient-ils bien dire ? la rivière du début est devenu fleuve. Le fleuve est devenu torrent, de plus en plus incontrôlable et ingérable.

Soyez-en convaincus, mes chers amis, la solution, si solution il peut encore y avoir, ne pourra venir d'aucun parti du système dont le seul et unique combat est de s'accrocher au pouvoir coûte que coûte.

Elle ne viendra pas davantage d'un parti qui s'est réduit comme une peau de chagrin, au service exclusif d'un clan familial, un parti qui ne cesse de moduler et d'édulcorer son discours pour tenter, de façon totalement illusoire, de se faire accepter par le système. Ce parti, vous l'aurez reconnu sans qu'il soit utile de le nommer ici.

Non, la solution ne pourra venir que d'un rassemblement  identitaire ayant le courage de s'opposer frontalement au système et de le dénoncer pour ce qu'il est : immigrationniste, mondialiste, n'ayant que le mot de démocratie à la bouche, mais se gardant bien d'en faire une réalité. Voilà ce qui nous distingue radicalement de tous ceux qui briguent vos suffrages en ce moment : notre refus absolu de voir Strasbourg, mais aussi l'Alsace, la France, l'Europe, s'islamiser dans un avenir plus ou moins proche.

A ceux qui vous déclareraient que c'est trop tard, que de toute façon le mal est fait et qu'il n'y a plus rien à faire qu'à se résigner - et à payer, encore et toujours -  répondez que ce que l'histoire a fait, elle peut le défaire. Dans l'histoire, rien n'est définitif. Rien n'est irrémédiable. A condition cependant que nous soyons très nombreux dans ce pays à en être conscients et convaincus et que vous soyez encore plus nombreux à apporter votre soutien sans faille à ceux qui mènent et qui mèneront ce combat difficile

Lorsque l'on a compris cela, il est clair que s'abstenir - comme trop de nos concitoyens sont tentés de le faire - est un véritable crime contre notre identité. Car n'oublions pas que d'autres, eux, ne s'abstiendront pas et occuperont en masse le terrain qui aura été déserté. Et qu'ils décideront à notre place.

Tâchez de le faire comprendre autour de vous.

D'avance, je vous en remercie.

jeudi, 06 mars 2008

Portraits de candidats identitaires : Robert Spieler

991770547.jpgLu sur NOVOpress :

Rencontre avec Robert Spieler, candidat à l’élection municipale de Strasbourg.

Novopress : Pouvez-vous vous présenter et retracer votre parcours militant ?

Robert Spieler : Militant identitaire dès l’âge de 17 ans, j’ai rejoint à sa création, le PFN (Parti des Forces Nouvelles). J’ai créé en 1981 Forum d’Alsace qui devint le plus important club d’opposition en Alsace. Nous avions invité à des dîners-débats des personnalités aussi diverses que Raymond Barre, Serge Dassault, Philippe Malaud, Alain Griotteray, etc. Je me suis vite lassé de ces mondanités et ai éprouvé la tentation du retour à l’action politique en créant en 1984 Alsace Renouveau, que l’on peut considérer comme une première mouture d’Alsace d’Abord.

Nous avons obtenu des résultats honorables aux cantonales de 1985 (8 % des voix dans deux cantons strasbourgeois), face à un FN émergent qui obtint le double.

Jean-Pierre Stirbois m’a proposé de rejoindre le FN et de mener les listes FN aux élections régionale et législative de 1986. Je fus élu député et conseiller régional. J’ai participé activement à l’organisation de la campagne présidentielle de 1988 aux côtés de Bruno Mégret.

J’ai quitté le FN en 1989 pour créer Alsace d’Abord. Aux élections régionales, nous obtînmes 5,8 % des voix en 1992 avec deux élus, 7,2 % en 1998 avec trois élus et 9,5 % en 2004, le tripatouillage du mode de scrutin portant la barre à 10 % nous empêchant d’avoir des élus.

J’ajoute que j’ai siégé sans discontinuer au Conseil Municipal de Strasbourg de 1998 à 2001 où notre liste obtint 9,2 % face au FN (7,5 %).

Novopress : Quelle est votre liste ? Quels en sont les axes de campagne principaux ?

Robert Spieler : La liste Strasbourg d’Abord que je mène aux côtés d’Anne Kling, présidente de Défendons notre identité, et du Général Alain Voelckel, ancien conseiller régional, est une liste de rassemblement identitaire.

J’ai tendu la main au Front national, main que ses responsables locaux et nationaux ont refusée. Ils présentent une liste dont la moyenne d’âge doit approcher les 75 ans et qui est composée en grande partie de parachutés, dont la tête de liste et son épouse qui figure en deuxième position.

Jean-Louis Wehr, figure historique du FN à Strasbourg, et tête de liste de ce mouvement aux dernières municipales, a appelé au rassemblement et était présent à ma conférence de presse. Cet appel a été suivi d’effets puisque Marylène Heitz, conseillère régionale du FN, a rejoint notre liste et y figure en 4ème position.

Je signale aussi que j’ai reçu le soutien du MNR de Bruno Mégret, de Bernard Antony, président de Chrétienté solidarité, de Jean-François Touzé, Conseiller régional FN d’Ile-de-France et président de Convergences Nationales ainsi que de la revue Synthèse nationale et du réseau européen Les Villes contre l’islamisation.

Quant aux axes de campagne, nous développons la lutte contre l’insécurité, l’islamisation de notre ville, l’augmentation vertigineuse des impôts locaux et de la dette qui a été multipliée par quatre depuis les dernières municipales. Nous prônons aussi l’idée d’un district européen, regroupant la Communauté urbaine de Strasbourg et la région voisine allemande de l’Ortenau Kreis, qui permettrait à Strasbourg d’acquérir une véritable dimension de capitale rhénane. Nous voulons aussi le rétablissement d’une véritable démocratie à Strasbourg, mise en coupe réglée par le comportement tyrannique et arrogant du tandem Keller-Grossmann qui dirige encore provisoirement la ville. Démocratie signifie aussi pour nous la généralisation du référendum d’initiative populaire pour les grands sujets qui concernent nos concitoyens.

Novopress : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans cette bataille électorale ?

Robert Spieler : La nécessité de défendre une Alsace alsacienne, une France française et une Europe européenne, et de permettre aux Strasbourgeois de dire NON à Strasbourg capitale d’un islam conquérant. Songez que le “Parti des Musulmans de France” présente une liste à Strasbourg. Quel symbole !

Nous sommes les seuls à avoir la crédibilité et la détermination pour mener efficacement ce combat.

Novopress : Qu’est-ce pour vous qu’un élu identitaire ?

Robert Spieler : Un élu identitaire est un élu qui défend sa terre, sa civilisation, et qui refuse sans concession la perspective de la submersion de l’Europe.

Un élu identitaire sait désigner l’ennemi principal: le Système mondialiste, relayé par tous les partis de gauche comme de droite, qui est responsable de l’immigration massive que nous subissons.

Un élu identitaire ne collabore pas avec le Système. Il le combat avec une détermination sans faille : droite et gauche, c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Novopress : Quelle serait votre première mesure si vous étiez élue à la mairie ?

Robert Spieler : En plus des mesures évidentes qui découlent du programme énoncé précédemment, je proposerai, si je suis élu maire, à toutes les forces identitaires, régionales, nationales et européennes de tous les pays européens de se rassembler à Strasbourg pour une grande réunion qui sonnera symboliquement le lancement de la Reconquista.

Propos recueillis par Olivier Turino pour Novopress France

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mercredi, 05 mars 2008

Intervention de Robert Spieler au cercle de la Cathédrale sur le thème de l'Europe

mardi, 04 mars 2008

Texte du message de soutien de Jean-François Touzé à Robert Spieler :

2140448465.jpgVoici le texte du magnifique message adressé à Robert Spieler par Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France (FN) et président des clubs Convergences nationales à l'occasion de la réunion publique de Strasbourg d'abord.

 

 

Mesdames Messieurs, Chers Amis Alsaciens,

 

Dans l’impossibilité d’être présent parmi vous ce soir, et croyez bien que je le regrette, je tiens néanmoins à adresser à Robert Spieler et à ses colistiers un message d’amitié et de sympathie militante.

 

Il y a, dans la vie en générale mais plus encore dans la vie politique, des moments où chacun sent bien que l’essentiel est en jeu.  Je crois que nous sommes entrés depuis quelques mois dans l’une de ces périodes qui exigent de tous la conscience des réalités, le détachement des intérêts particuliers ou claniques, la volonté de servir en dépassant les égoïsmes et les enfermements partisans. Cette ascèse politique qui nous est demandée ne se résume évidemment pas aux quelques jours qui nous séparent du premier tour de ces élections municipales qui constituent, certes, un enjeu majeur, mais s’inscrivant dans un tout qui n’est finalement rien d’autre que la défense de notre civilisation, de notre mode de vie, et peut être après tout, de notre vie tout court.

 

Comme ce fut souvent le cas dans notre histoire, Strasbourg prend désormais valeur de symbole. L’insécurité, les difficultés sociales et économiques, la submersion migratoire, la montée de l’islamisation y sont en effet si emblématiques que votre ville si chère à nos cœurs d’Européens et de Français se retrouve, une fois de plus, en première ligne d’un combat vital.

 

Et c’est parce que l’essentiel est en jeu, que nous autres, qui avons, ancrés dans nos âmes, dans nos esprits et dans nos corps, la foi en ce que nous sommes tels que l’histoire et le destin nous ont faits avec la fierté de nos racines et l’ambition de notre devenir, nous, Alsaciens, Français et Européens, n’avons pas le droit au doute.

 

C’est parce que l’essentiel est en jeu que nous ne pouvons accepter les mauvaises actions, les mauvaises pratiques, qui consistent à jouer le jeu mortifère de la politique politicienne et des calculs partisans.

 

Je le dis tout net et je le dis avec tristesse pour mes camarades militants du Front National dont je sais la sincérité et la droiture de l’engagement : c’est une mauvais action que celle de présenter une liste dont chacun sait qu’elle n’est que de circonstance. Prendre aujourd’hui le risque de la dispersion des voix n’est pas seulement une ânerie politique. C’est une faute, c’est une erreur, c’est un calcul misérable qui sera, je le crois, jugé comme tel à la fois par les électeurs strasbourgeois et par tous ceux, où qu’ils se trouvent, qui se reconnaissant dans cette famille politique à plusieurs visages mais à un seul cœur qui est la droite nationale et identitaire.

 

Je crois et nous croyons à la France , parce qu’elle a été forgée par l’histoire et qu’elle est bien plus qu’un Etat-Nation de par sa dimension spirituelle unique au monde.

 

Je crois et nous croyons à nos petites patries charnelles qui sont l’alpha et l’oméga de nos appartenances individuelles et collectives.

 

Je crois et nous croyons à cette Europe qu’il nous faudra bien construire ou reconstruire dans sa dimension civilisationnelle et sa volonté de puissance.

 

Je crois et nous croyons en cette civilisation d’équilibres que nous avons hérités du monde hellénique et de nos racines chrétiennes.

 

Il se peut qu’une partie de ce combat immense que nous devons mener se joue ici à Strasbourg car ces élections municipales doivent être l’occasion d’abord de permettre à notre famille politique d’être présente à la municipalité où, nous en avons tous la certitude, Robert et ses amis, feront le travail que vous attendez d’eux avec tout le courage et l’enthousiasme au service de leurs concitoyens dont nous les savons capables, mais aussi parce que Strasbourg peut être l’occasion d’une cristallisation au sein de la droite nationale et identitaire de cette volonté de rassemblement qui nous habite, de cette unité nouvelle, au-delà des structures actuellement établies, qu’il va bien nous falloir organiser pour mener enfin efficacement les combats de demain.

 

Il nous faut sortir du contingent et entrer dans le nécessaire. Le contingent c’est l’action politique menée pour des intérêts personnels, claniques ou partisans, c'est-à-dire l’action –ou plutôt en l’espèce l’INACTION- de l’ensemble des listes concurrentes.

 

Le nécessaire c’est le combat que mène Robert Spieler depuis plus de trente ans en Alsace et à Strasbourg, avec constance et courage, incarnant pour nous une légitimité dont nul autre ne peut se prévaloir.

 

Tu sais, Robert, que tu as, en plus de mon amitié et de mon estime, mon soutien plein et entier dans cette bataille d’importance.

 

Hauts les cœurs. L’avenir nous appartient.

lundi, 03 mars 2008

LETTRE OUVERTE A CEUX QUI RISQUENT D’HESITER DIMANCHE PROCHAIN : VOTER FRONT NATIONAL OU VOTER STRASBOURG D’ABORD ?

Strasbourg, le 2 mars 2008

 

 

Chers Amis,

 

Une fois de plus, les municipales sont là, une fois de plus, elles verront la dite « extrême-droite » aller divisée au combat. Sachez que cette situation ubuesque et débile n’est pas de notre fait, que nous en sommes les premiers atterrés. Sachez également que contrairement aux affirmations mensongères de Christian Cotelle dans les DNA de hier, nous avons fait toutes les avancées nécessaires pour aboutir à une liste d’union.

 

C’était la voie de la sagesse, celle de l’intelligence politique. Jean-Louis Wehr, que vous connaissez tous, pourra témoigner de ses efforts répétés et opiniâtres en ce sens et de notre volonté d’y parvenir.

 

Mais nous nous sommes tous heurtés à une fin de non-recevoir totale de la part du Front national, responsables nationaux et locaux parfaitement unis pour refuser la main tendue et même toute discussion préalable : les locaux craignant fort que leur minuscule pouvoir ne s’en trouve menacé, les nationaux poursuivant d’une haine éternelle ceux qui ont un jour refusé de se mettre au garde à vous.

 

Certains membres du FN ont cependant répondu positivement à notre appel au rassemblement et notamment Marilène Heitz, conseillère régionale, qui figure en 4ème position sur notre liste Strasbourg d’abord.

 

Le FN porte donc, seul, la responsabilité écrasante de faire le jeu du système au pouvoir – droite/gauche parfaitement interchangeables -  trop heureux de ces guerres intestines qui constituent pour lui une véritable assurance-vie. Si les intérêts vitaux de notre pays, son avenir, la défense de son identité, étaient réellement les priorités du Front national, agirait-il ainsi ?

 

Il nous a condamnés à aller désunis au combat. Nous le déplorons profondément mais n’avons d’autre choix que de lutter de notre côté pour défendre nos convictions qui sont aussi les vôtres. Et en tout premier lieu, pour lutter contre l’islamisation de notre pays, sujet sur lequel le FN se montre plus que discret.

 

Voilà ce que nous tenions à vous faire savoir à quelques jours du scrutin. Afin que, quel que soit le choix que vous ferez dimanche, il soit effectué en toute connaissance de cause.

 

Bien cordialement,

 

Robert SPIELER et  Anne KLING

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La soupe au porc à nouveau interdite à Strasbourg

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Samedi 1er mars. L’équipe de Solidarité Alsacienne s’installe comme à son habitude place de la gare à Strasbourg pour proposer une soupe au lard aux SDF du quartier.

Nous n’avons pas encore sorti la marmite, rien n’est encore prêt, Robert Spieler présent commence à accueillir les premiers venus, nos jeunes militants partis chercher nos amis sdf ne sont pas encore revenus, mais nous avons déjà de la visite :

Un commissaire et deux inspecteurs, suivis de deux fourgons garnis de policiers en tenue viennent me voir. Le commissaire prend un air terrible pour m’asséner l’article je ne sais plus combien du code pénal et m’explique que je n’ai pas déclaré à la Préfecture cette « manifestation ». C’est donc un délit. J’ai beau essayer de lui expliquer que la « manifestation » en question n’est qu’une simple distribution de soupe aux sans-abri, que nous n’avons pas caché de pains de plastic dans nos provisions et que ça serait bien qu’il s’en retourne gentiment dans son commissariat pour nous oublier un peu, rien ne peut le détourner de son « importante » mission.

Il s’énerve le commissaire et m’explique que si je ne remballe pas tout de suite, ce n’est pas une ou deux heures au commissariat qui m’attend, mais une nuit en garde à vue. J’avoue que la perspective de la compagnie des petites dames de la nuit et autres alcooliques aussi peu repentis que bruyants ne me séduit pas plus que ça. Et je n’ai pas que ça à faire, nous sommes en pleine campagne électorale et nous devons organiser ce soir-là avec les responsables de Strasbourg d’Abord les collages et tractages de la semaine. Nous rangeons. La police partie, nous servons tout de même quelques repas à partir du coffre de la voiture ou en « service ambulant ».

Je ne sais pas pourquoi, alors que nous avons passé tout l’hiver sans embrouille d’aucune sorte avec les forces de l’ordre, le Préfet décide soudainement de s’intéresser à nouveau à nous.

Dès lundi, je vais aller à la Préfecture déclarer docilement notre prochaine distribution de soupe. Interdiction ou pas, nous reviendrons quand même et cette fois-ci il ne sera pas question de céder. Car après tout, nous sommes dans notre bon droit et rien ne doit interdire à une association caritative d’oeuvrer dans la rue.

C’est notre troisième hiver dans la rue. Vous vous souvenez que le premier hiver avait été particulièrement agité : interdictions préfectorales à répétitions (j’étais emmenée au commissariat toutes les semaines) au prétexte que notre action était discriminatoire et que les agités de la LCR venaient régulièrement nous houspiller, ce qui constituait un trouble à l’ordre public. Tout le monde s’en est mêlé : Catherine Trautmann, Fabienne Keller, la Licra, le Mrap, Sos-racisme, les verts, la Lcr et d’autres encore. Louis Schweitzer, patron de la Halde y a vu là une urgence et s’est saisi de l’affaire pour nous poursuivre en justice.

Un bazar pour rien. L’année suivante, et cette année encore, comme nous n’avions pas cédé une seule fois, les chevaliers blancs de l’anti-racisme avaient fini par se lasser et ont disparu soudainement de notre vue. Et c’était très bien ainsi. Pas l’ombre d’un képi à l’horizon, nous n’avions même pas besoin de faire de déclarations officielles, nous étions finalement tolérés. Jusqu’à samedi.

Ce que le nouveau Préfet du Bas-Rhin ne sait sans doute pas, c’est que nous avons la tête dure et que les intimidations policières ne nous font ni chaud ni froid. Et puis nous l’avons promis à nos amis sans-abri furieux d’être privés d’une soirée amicale avec nous : nous reviendrons et nous resterons.

Chantal Spieler 

Solidarité Alsacienne

00:03 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Tags : strasbourg, alsace, politique, robert spieler, solidarité, synthèse nationale, sdf | |  Facebook