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mercredi, 16 avril 2008

A propos de Grünewald, de Darwin et d'Aleister Crowley...

1661219779.jpgJe recommande la lecture de la revue "L'Histoire" (dossier, Février 2008) qui consacre un dossier interressant à Darwin, dont le titre est: "Dieu contre Darwin"

 

Elle évoque notamment "la controverse d'Oxford", en 1860, qui mit face à face le "créationniste" Samuel Wilberforce, évêque d'Oxford, et le darwinien Thomas Huxley. Wilberforce demanda à Huxley s'il descendait du singe par son grand-père ou sa grand-mère.

 

Réponse du darwinien: "Je prétends qu'il n'y a pas de honte pour un homme à avoir un singe pour grand-père. Si je devais avoir honte d'un ancêtre, ce serait plutôt d'un homme: un homme à l'intellect superficiel et versatile qui, au lieu de se contenter de ses succès dans sa propre sphère d'activité, vient s'immiscer dans des questions scientifiques qui lui sont totalement étrangères".

 

Un autre article passionnant est consacré à Grünewald, que l'on présente comme le peintre du prodigieux retable d'Issenheim. On y apprend que personne ne sait vraiment qui est l'auteur de ce chef-d'oeuvre absolu, réalisé au début du 16ème siècle et que l'on peut admirer au musée d'Unterlinden de Colmar. Le nom de Grünewald est une pure invention d'un érudit du 17ème siècle, Joachim von Sandrat.

 

Dans de précédents numéros, L'Histoire a analysé le mensonge historique que l'historien romain Suétone a formulé dans "Les Douze Césars", au sujet de Néron. Jamais Néron ne donna l'ordre de faire flamber Rome, ni ne jouit du spectacle en jouant de la lyre et en déclamant des poëmes.

 

Suétone, qui appartenait au parti aristocratique, opposé au parti populaire, dont Néron était le chef, se vengea en diffusant ces calomnies qui sont encore considérées comme des vérités aujourd'hui.

 

Un autre mensonge historique, qu'a évoqué L'Histoire, est "la Grande peur de l'An Mil", qui n'a jamais existé.

 

Comme quoi, la relecture est une ardente nécessité dans le domaine de l'Histoire. ce qu'ont bien compris d'éminents historiens, la plupart de gauche, qui se sont révoltés récemment contre les "lois mémorielles" et la prétention qu'a l'Etat de dicter les pensées et les analyses des historiens...

 

Dans un registre plus anecdotique et bizarre, Philippe Randa et sa maison d'édition Francephi viennent de faire paraître "Le livre de La Loi", d'Aleister Crowley, qui fut décrit par certains comme "le plus grand, le plus inquiétant et, peut-être, le seul magicien du XXe siècle occidental". Je ne crois pas une seconde à ce genre de fantaisie baroque, mais le fait que Churchill ait dit que Crowley était "le personnage le plus immonde du Royaume-Uni" me donnerait presque envie de lire ce livre.

Robert Spieler

00:49 Publié dans Livre | Lien permanent | |  Facebook

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