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lundi, 28 avril 2008

Création du Comité d’initiatives pour une NOUVELLE DROITE POPULAIRE...

Communiqué de presse :

 

Dimanche 27 avril, s’est réuni à Paris le bureau national du Comité d’initiative pour la refondation créé le 29 mars dernier par une quarantaine de responsables et d’élus nationaux, identitaires et régionalistes.

 

A l’issue de cette réunion, il a été décidé la transformation de ce comité en Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire.

 

Cette structure n’est pas un parti politique et n’a pas vocation à accroître les divisions existantes. Elle est au contraire une instance de rassemblement et de mobilisation des énergies pour oeuvrer à la refondation de la droite nationale, régionaliste et identitaire. On pourra la rejoindre sans cesser d’adhérer à un parti ou à une organisation existante.

 

Les principes fondamentaux du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire sont les suivants :

 

1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.

2 - Défense des identités régionale, nationale et européenne.

3 - Application de la préférence nationale et européenne.

4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.

5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.

6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.

Le Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire organisera le dimanche 1er  juin prochain à Paris une Convention nationale constitutive destinée à définir ses premiers axes de campagne et à mettre en place les structures de cette force de rassemblement.

Le Bureau provisoire du Comité d’initiatives pour une Nouvelle Droite Populaire comprend, dans l’ordre alphabétique, François Ferrier (Conseiller régional de Lorraine, Président du groupe Identité et Tradition), Roland Hélie (Directeur de la revue Synthèse nationale), Annick Martin (Vice-présidente du MNR), Yann Phélipeau (membre du Bureau national du MNR), Robert Spieler (Fondateur d’Alsace d’Abord, ancien député), Jean-François Touzé (Conseiller régional d’Ile-de-France, Président de Convergences nationales) qui en est le coordinateur, et Jean-Philippe Wagner (Conseiller régional de Lorraine).

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Bon courage à Alsace d’abord...

Ma démission de toutes mes fonctions au sein d’Alsace d’abord a amené la désignation d’un nouveau président, Jacques Cordonnier, auquel je souhaite plein succès.

J’ai été, je suis et je reste un régionaliste de raison. Mais, je considère que les menaces qui pèsent sur notre civilisation et qui ont pour noms, immigration non européenne et mondialisation, exigent une réponse qui soit aussi nationale et européenne, et pas seulement régionale.

Le centralisme parisien est inefficace, néfaste et ringard au vu de l’évolution institutionnelle de tous les pays européens. Il n’en n’est pas pour autant l’ennemi principal, ni la menace prioritaire qui pèse sur nos identités.

C’est pourquoi j’ai décidé d’unir mes efforts à ceux d’autres cadres politiques qui ont pour objectif de rassembler les énergies au niveau national autour de l’initiative pour une Nouvelle Droite Populaire qui verra le jour dimanche 1er juin à Paris.

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lundi, 21 avril 2008

Robert Spieler s'entretient avec Zur Zeit...

746330436.jpgEntretien avec Robert Spieler publié dans le magazine autrichien Zur Zeit dirigé par Andréas Moelzer, député européen du FPö, le parti de la droite nationale et populaire autrichienne.

 

Robert Spieler, vous combattez depuis des années contre la main-mise de Paris sur l’Alsace. Qu’avez-vous pu obtenir ?

 

Nous combattons, en France, dans des conditions très difficiles. Le système électoral est le plus antidémocratique d’Europe et change au gré des intérêts des partis du système.

 

Songez que la résultat à atteindre pour avoir des élus au Conseil Régional (le « Parlement alsacien ») a été porté récemment de 5 à 10% des votants, pour empêcher des partis régionalistes, mais aussi le Front national, d’avoir des élus, ou de peser politiquement. Alsace d’Abord a eu la plus forte progression de tous les partis alsaciens, passant de 6,7 à 9,5%, mais n’a obtenu aucun siège, alors que nous en avions 3 aux élections précédentes.

 

Nous sommes dans une république bananière qui me fait penser au Zimbabwe, quant au fonctionnement de notre « démocratie ». Je suis cependant fier d’une réussite : je pense avoir réussi à convaincre beaucoup de militants nationalistes, qui étaient très hostiles à l’idée de Région forte et d’Europe de la Puissance de la justesse de mes idées, qui ne sont pas en opposition avec le respect de la Nation, que je ne confonds pas avec l’Etat-Nation , invention meurtrière de la Révolution Française. Les périls majeurs se nomment aujourd’hui immigration, invasion et islamisation de l’Europe. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la présidence d’Alsace d’Abord afin de contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces régionalistes, nationalistes et identitaires, au niveau national.

 

De quel poids pèsent aujourd’hui les langues allemande et alsacienne dans votre région ? Le risque existe-t-il d’une folklorisation du dialecte ?

 

Le dialecte alsacien est très majoritairement pratiqué dans les zones rurales, mais peu à Strasbourg, ville cosmopolite. 60% des Alsaciens le comprennent et un tiers le parle couramment. Ce n’est malheureusement plus le cas des jeunes générations. Le dialecte, qui ne s’écrit pas, si ce n’est phonétiquement, a besoin de la langue allemande, comme les branches de l’arbre ont besoin des racines. Or l’enseignement de la langue allemande, en Alsace, se heurte à de puissants fanatismes. Les syndicats de gauche, d’une part, au nom du refus de l’élitisme, et de l’égalitarisme républicain , et d’autre part les forcenés anti-allemands, de gauche et de droite, nostalgiques des guerres civiles européennes, que nous appelons les « Hourrah Patrioten ». Moins de 5% des enfants alsaciens ont la possibilité de suivre une filière bilingue dès l’école maternelle. La propagande électorale en allemand était prise en charge par l’Etat. Ce n’est plus le cas depuis peu. Le quotidien régional « Les Dernières Nouvelles d’Alsace » a une édition en allemand qu’il envisage de supprimer. Oui, le risque de folklorisation, et même de disparition de la langue régionale est grand.

 

Les identités alsacienne et française sont-elles contradictoires ?

 

L’identité alsacienne est à la fois française et alémanique. Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux appartenances qui ne peuvent qu’être enrichissantes dès lors qu’elles s’expriment dans un respect mutuel, ce qui est loin d’être le cas.

 

Quelles mesures faudrait-il prendre afin de préserver la culture alsacienne ?

 

La première décision à prendre concerne la sauvegarde de la langue régionale (alsacien dans son expression orale, allemand dans l’écrit). L’enseignement bilingue français/allemand doit être généralisé. La Région Alsace doit être maîtresse de ses décisions dans les domaines tels l’enseignement des langues, l’histoire régionale, mais aussi la formation des enseignants et la désignation des chefs d’établissements, qui ne doivent plus relever de l’Etat. Nous voulons aussi une télévision régionale donnant à la langue alsacienne toute sa place, alors, qu’aujourd’hui, on ne lui accorde que des miettes. Il est enfin nécessaire que les collectivités (Région, communes, etc…) soutiennent prioritairement et massivement la culture enracinée, et non la pseudo-culture américanisée et africanisée qui s’exprime par exemple dans le rap, dont Ray Charles disait lui même que ce n’était pas de la musique, mais du bruit. La culture enracinée doit se développer dans la tradition, mais aussi la modernité, et non dans le folklore, qui n’est que la bonne conscience d’une culture qui se meurt.

 

Quel rôle l’Alsace devrait-elle jouer en France ? Quel degré d’autonomie l’Alsace peut-elle obtenir dans une France ultra-centralisée ?

 

La France est le pays le plus centralisé d’Europe. Toutes les décisions importantes sont prises par des hauts fonctionnaires parisiens. Les régions ne disposent d’aucune autonomie. A titre d’exemple, l’Alsace a la droit de financer les murs des lyçées, et de choisir la couleur de la moquette et du papier peint, mais n’a rien à dire quant au contenu des programmes d’enseignement. Et l’ouverture, ou la fermeture, d’une maternité, en Alsace, ce sont de hauts fonctionnaires parisiens qui en décident. Bref, L’Alsace a besoin, ainsi que la France, de recouvrer ses libertés et de se défaire du carcan étatique.

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Anvers : Rencontre avec nos amis du Vlaams belang...

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Dimanche 20 avril s'est déroulé à Anvers, en Flandre, le traditionnel Vlaams Nationaal Zangfeest, c'est à dire la fête du chant flamand. Plus de 6 000 personnes ont assisté à ce rassemblement au cour duquel de nombreux artistes ainsi que des fanfares et des groupes de danse se sont produits. Il faut noter l'exceptionnelle performance du grand orchestre Brassband Scaldis, qui comprend plus de 50 musiciens, et des 70 choristes du Zangfeestkoor, qui entonnèrent de nombreux chants populaires et nationalistes flamands. Cette manifestation prouve, s'il en était encore besoin, la vitalité du mouvement culturel flamand.

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Ce fut l'occasion, pour une vingtaine de Français d'assister à cette magnifique fête identitaire. A l'issue du spectacle, une réception privée fut offerte par les organisateurs aux invités officiels. Robert Spieler, fondateur d'Alsace d'abord, et Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, retrouvèrent, dans une ambiance particulièrement chaleureuse et amicale, les principaux dirigeants du Vlaams belang dont leur ami Filip Dewinter, porte parole du mouvement.

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L'entretien qui s'en suivit avec le nouveau président du Vlaams belang, Bruno Valkeniers, permit de faire le point sur la situation du camp national et identitaire et de présenter à nos amis flamands les projets politiques qui nous tiennent particulièrement à coeur.

Remercions notre chère Hilde de Lobel, député du VB, pour son accueil toujours aussi attentionné.

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mercredi, 16 avril 2008

Revue de presse : LIBE STRASBOURG

Libé Strasbourg  

876083128.jpgPOLITIQUE - Ancien député de Front national, Robert Spieler a décidé de quitter la présidence du mouvement régionaliste d'extrême droite Alsace d'Abord, qu'il avait fondé en 1989. Après son résultat médiocre aux municipales à Strasbourg (2,17 %, contre plus de 9 % en 2001), Robert Spieler souhaite "participer à titre personnel et de façon très active au Comité d'initiative pour la refondation" (une tentative de rassemblement de l'extrême droite hors du FN), dont une première réunion a eu lieu fin mars, avec, entre autres, Bruno Mégret (MNR), et l'ex-membre du bureau politique du FN, Jean-François Touzé.

Cette nouvelle orientation est-elle une conséquence de votre mauvais score aux municipales ?
L'analyse que j'ai faite du résultat des dernières élections, c'est que toutes les stratégies ont échoué. Dans l'électorat, il y a une sorte de nervous breakdown : les personnes n'y croient plus, à force de divisions et de tensions entre les uns et les autres. Le FN s'est effondré et ne représente plus une espérance. Pour en redonner une, ça passe par une structure en forme de fédération, plutôt que par un parti qui fleure bon le culte du chef.

Vous renoncez à la défense du "régionalisme" ?
Je reste membre de base d'Alsace d'Abord, je reste fidèle à mes idées régionalistes et européennes, même si je prône au niveau national l'union de toutes les sensibilités face aux périls qui montent dans notre société : immigration, islamisation, paupérisation. Ce sont des enjeux qu'il faut traiter de manière beaucoup plus large que les idées régionalistes.

Mais qu'est-ce qui vous rapproche de Bruno Mégret ?
Mégret et Touzé, c'est un peu pareil. Il y a quelques mois, ils étaient dans une démarche assez nationale. L'un et l'autre ont évolué vers le respect de l'idée régionale. On peut être partisan de la petite région tout en respectant l'idée de nation - je dis nation, pas Etat - et en prônant l'Europe de la puissance.

C'est quoi, "l'Europe de la puissance" ?
Villiers et Le Pen disent qu'ils sont partisans de la nation. Or, ce qu'ils défendent, c'est l'Etat-nation. Moi, je prône l'affaiblissement des Etats-nations, avec le glissement des questions militaires et diplomatiques vers l'Europe.

Vous n'avez pas encore prononcé le mot "identitaire", que vous utilisiez beaucoup ces deux dernières années...
J'aime bien ce mot parce qu'il définit assez bien ce que nous sommes, même si les Identitaires ont une démarche différente de la notre.

Recueilli par T.C.

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UN PRINTEMPS ITALIEN...

772533361.2.jpgLa victoire des droites italiennes ne nous réjouit pas seulement en ce qu’elle est une défaite de la gauche.

Elle est surtout emblématique d’un succès acquis et possiblement durable dès lors que les droites savent se rassembler dans leurs multiplicités, l’acceptation de leurs différences et l’affirmation de leurs convictions y compris radicales. A cet égard le remarquable résultat obtenu par la Ligue du Nord qui double son score par rapport au scrutin de 2006, montre s’il en était besoin que les thèmes du refus de l’islamisation ou de la défense des identités européennes alliés à une volonté d’aller de l’avant sont mille fois plus porteurs que le fantasme intégrationniste, la frilosité jacobine et l’enfermement nostalgique très en vogue sous nos contrées.

Il est également significatif que les premiers mots du nouveau Président du Conseil aient été pour déclarer la guerre à l’immigration et à l’insécurité englobées dans le terme « armée du mal ».

Mais la victoire des droites italiennes est aussi la victoire des libertés. Je me réjouis de voir remis en avant cette thématique dont nous fûmes, ici en France, au sein du mouvement national, dans les années 80 les plus acharnés défenseurs. Ceux de nos amis qui se souviennent d’un meeting en 1982 à la Mutualité sous l’égide du Rassemblement pour la Patrie et les Libertés, annonciateur des succès qui allaient venir l’année suivante savent de quoi je parle.

Alors ne boudons pas notre plaisir, fût-il transalpin… Il y a des printemps qui parfois en annoncent d’autres. Encore faut-il en préparer les conditions. C’est ce que nous allons faire sans nous retourner.

 Jean-François Touzé

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A propos de Grünewald, de Darwin et d'Aleister Crowley...

1661219779.jpgJe recommande la lecture de la revue "L'Histoire" (dossier, Février 2008) qui consacre un dossier interressant à Darwin, dont le titre est: "Dieu contre Darwin"

 

Elle évoque notamment "la controverse d'Oxford", en 1860, qui mit face à face le "créationniste" Samuel Wilberforce, évêque d'Oxford, et le darwinien Thomas Huxley. Wilberforce demanda à Huxley s'il descendait du singe par son grand-père ou sa grand-mère.

 

Réponse du darwinien: "Je prétends qu'il n'y a pas de honte pour un homme à avoir un singe pour grand-père. Si je devais avoir honte d'un ancêtre, ce serait plutôt d'un homme: un homme à l'intellect superficiel et versatile qui, au lieu de se contenter de ses succès dans sa propre sphère d'activité, vient s'immiscer dans des questions scientifiques qui lui sont totalement étrangères".

 

Un autre article passionnant est consacré à Grünewald, que l'on présente comme le peintre du prodigieux retable d'Issenheim. On y apprend que personne ne sait vraiment qui est l'auteur de ce chef-d'oeuvre absolu, réalisé au début du 16ème siècle et que l'on peut admirer au musée d'Unterlinden de Colmar. Le nom de Grünewald est une pure invention d'un érudit du 17ème siècle, Joachim von Sandrat.

 

Dans de précédents numéros, L'Histoire a analysé le mensonge historique que l'historien romain Suétone a formulé dans "Les Douze Césars", au sujet de Néron. Jamais Néron ne donna l'ordre de faire flamber Rome, ni ne jouit du spectacle en jouant de la lyre et en déclamant des poëmes.

 

Suétone, qui appartenait au parti aristocratique, opposé au parti populaire, dont Néron était le chef, se vengea en diffusant ces calomnies qui sont encore considérées comme des vérités aujourd'hui.

 

Un autre mensonge historique, qu'a évoqué L'Histoire, est "la Grande peur de l'An Mil", qui n'a jamais existé.

 

Comme quoi, la relecture est une ardente nécessité dans le domaine de l'Histoire. ce qu'ont bien compris d'éminents historiens, la plupart de gauche, qui se sont révoltés récemment contre les "lois mémorielles" et la prétention qu'a l'Etat de dicter les pensées et les analyses des historiens...

 

Dans un registre plus anecdotique et bizarre, Philippe Randa et sa maison d'édition Francephi viennent de faire paraître "Le livre de La Loi", d'Aleister Crowley, qui fut décrit par certains comme "le plus grand, le plus inquiétant et, peut-être, le seul magicien du XXe siècle occidental". Je ne crois pas une seconde à ce genre de fantaisie baroque, mais le fait que Churchill ait dit que Crowley était "le personnage le plus immonde du Royaume-Uni" me donnerait presque envie de lire ce livre.

Robert Spieler

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samedi, 12 avril 2008

Robert Spieler : Comité d'Initiative pour la Refondation

Communiqué de Robert Spieler :

 

1515713536.jpgJ’ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d’Alsace d’Abord et de quitter la présidence du mouvement que j’ai créé en 1989 avec Jacques Cordonnier.

 

Je souhaite en effet participer à titre personnel et de façon très active au Comité d’Initiative pour la Refondation.

 

Les menaces qui pèsent sur notre civilisation exigent une réponse appropriée qui passe par une refondation de la droite populaire et de conviction et le large rassemblement de toutes les énergies. Les résultats décevants de toutes les listes municipales se réclamant de notre famille politique démontrent que la désunion nous affaiblit et qu’unis, nous serions plus forts.

 

Régionalistes, identitaires, partisans de l’idée de Nation ou d’Europe de la puissance doivent demain se retrouver dans un même élan. Je suis partisan du rassemblement des énergies, en dépassant les différences, et refuse la tentation illusoire de la respectabilité, tout autant que le repliement sur ses vérités et les crispations groupusculaires.

 

J’ai décidé de participer à l’initiative de rassemblement qui verra le jour le samedi 1er juin à Paris, lors d’une Convention nationale.

 

Une première réunion, destinée à préparer cette Convention a eu lieu le 29 mars, en ma présence et celle d’une quarantaine de cadres, dont une quinzaine de conseillers régionaux. Parmi les participants : Roland Hélie, Directeur de la revue Synthèse Nationale, Jean-François Touzé, conseiller régional FN d’Ile de France, Bruno Mégret, Président du M.N.R., Annick Martin, vice-présidente du M.N.R., François Ferrier et Jean-Philippe Wagner, conseillers régionaux de Lorraine, François Dubout, conseiller régional du Nord Pas de Calais et « tombeur » de la municipalité communiste de Calais lors des dernières municipales.

 

Fidèle à mes convictions, j’entend incarner dans ce rassemblement la sensibilité régionaliste.

mardi, 08 avril 2008

Revue de presse : La Russie sera-t-elle la dernière carte de l'Europe ?

Paru dans Le Figaro
04/04/2008
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Par Paul-Marie Coûteaux. Le député européen, directeur de l'Indépendance, rentre de Moscou, où il a découvert un pays en pleine expansion, qui devrait devenir un partenaire privilégié de l'Union européenne.

«Quelle ville ! Mon dernier rendez-vous était à 2 heures du matin», s'étonne mon voisin du vol Moscou-Paris, homme d'affaires français qui ne tarit pas d'éloges sur le nouvel eldorado russe. Il n'est pas seul à s'émerveiller : de ce journaliste d'un grand groupe de communication français qui crée une radio bientôt devenue la seconde à Moscou à cet entrepreneur des BTP découvrant à chaque voyage de nouveaux potentiels sibériens, combien sont ébahis par le décalage entre le discours ambiant sur la Russie, systématiquement dépréciatif, et sesinnombrables promesses, ses capacités d'accueil, le dynamisme des entrepreneurs russes et la faveur réservée aux Français, écho à la vieille amitié franco-russe aujourd'hui en déshérence politique.

Aux yeux des divers maîtres de notre opinion publique, tout fait balle contre la Russie : la répression décrite comme féroce du terrorisme islamique, tchétchène ou autre, le rôle des mafias, le portrait d'une jeunesse vaguement houligane et livrée à la drogue, et par-dessus tout l'image dictatoriale de Poutine, chanson sur laquelle on a brodé à l'infini à l'occasion de l'élection du «dauphin» Medvedev, comme si un dictateur quittait de lui-même le pouvoir. Étonnante litanie de reproches contre un peuple qui soutient à l'évidence la politique de M. Poutine (lequel a, en huit ans, multiplié le pouvoir d'achat moyen par six) et paraît tout entier mobilisé au service de la prospérité de la «mère patrie»enfin un peuple qui ne se déteste pas lui-même : serait-ce son crime ?

Alors que la Russie est l'un des pays les mieux dotés en matières premières de toutes sortes, et le plus étendu du monde (sa superficie utile s'accroît à mesure des progrès techniques comme du dégel des mers septentrionales), alors qu'elle pourrait être le poumon inespéré d'une Europe anémiée, privée de perspective et de plus en plus dépendante pour ses approvisionnements essentiels, alors que la partie orientale de notre continent possède ce qui manque à sa partie occidentale et réciproquement, alors que, en un mot, les coopérations seraient naturelles dans de multiples domaines (y compris politiques et culturels), l'opinion est entretenue dans de récurrentes préventions. C'est au point qu'un magazine a fait sa couverture sur «la nouvelle menace russe» après une élection présidentielle dont il est à croire qu'on rêverait dans certains cercles qu'elle ait déstabilisée l'équipe dirigeante et rendu notre voisin aux épouvantables désordres des années Eltsine, dites «démocratiques» mais honnies par les Russes il est vrai qu'Eltsine et ses boys formés aux États-Unis furent utiles à nos alliés américains. Au reste, une démocratie occidentale qui transforme les courses présidentielles en drainage de «dons» et s'assoit sur les résultats de référendums populaires n'a plus guère de leçons à donner, d'autant moins à un pays qui l'a expérimentée pour le pire, qui a ses voies et traditions propres et n'entend pas, lui, se renier.

À l'évidence, la stigmatisation de la Russie a pour Washington et l'Otan l'avantage de reléguer dans les ténèbres extérieures un pays qui pourrait bien, s'il redressait sa démographie (à quoi s'emploie «l'ultranationaliste» Poutine), devenir l'une des premières puissances du monde. L'objectif est de séparer ce prometteur voisin d'une Europe de l'Ouest qu'il est ainsi beaucoup plus aisé de tenir sous contrôle. Divide ut regnes, la formule impériale est connue, mais il est désolant que les «élites» ou plutôt les oligarchies européennes tombent dans le piège il semble d'ailleurs que les géostratèges de Bruxelles s'ingénient à nier la composante orthodoxe de notre continent comme le montre, outre la russophobie de commande, l'époustouflante affaire du Kosovo où Bruxelles n'hésite pas à jouer contre elle la carte musulmane… C'est que l'enjeu est immense : qu'on s'imagine une «grande Europe» allant de Brest à Vladivostok comprenant une Sibérie qui n'est pas moins européenne que la Turquie et qui, libérant nos États, nos entreprises et nos peuples des carcans bureaucratiques de la vieille Union européenne, nous permettrait de participer librement à sa mise en valeur, comme nos partenaires russes le réclament.

Or, si l'Europe droguée à l'atlantisme ne se réunifie pas, si elle ne recouvre pas son indépendance et la conscience de ses intérêts à long  terme face aux vraies menaces, celles d'un monde dont le centre est en train de quitter ses rivages, en un mot si nous ne comprenons pas que la Russie est pour le XXIe siècle notre meilleure carte, alors celle-ci se tournera vers d'autres alliances. Il faut écouter le récit des voyageurs du train Moscou-Pékin, il faut voir ces grandes villes sibériennes transformées en immenses chantiers aux mains de capitaux chinois, japonais ou arabes, il faut scruter les programmes du trop méconnu «groupe de Shanghai» (alliant notamment Chine, Russie, républiques d'Asie centrale et Iran (voir sur ce sujet le général Pierre-Marie Gallois in «Les Cahiers de L'indépendance» n° 4) pour sentir que l'Europe en général et la France en particulier doivent d'urgence repérer le futur pivot du monde, déjouant ainsi une marginalisation géopolitique annoncée et comme voulue par ses oligarchies.

(...)

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dimanche, 06 avril 2008

Eurodistrict : Roland Ries rejoint les propositions de Robert Spieler

J'ai, en 1989, été un des tout premiers à développer, lors de la campagne des municipales l'idée d'un District européen regroupant la Communauté Urbaine de Strasbourg et la région allemande voisine de l'Ortenau, l'objectif étant de donner à Strasbourg une véritable dimension européenne : un District bénéficiant d'une large autonomie et disposant de compétences élargies sur les plans de l'urbanisme, du développement économique et culturel et de la politique de l'environnement; un District disposant de compétences tant financières que politiques, propres.

J'ai tenté de développer cette thématique lors de la récente campagne des municipales de Strasbourg, sans relai ni succès, il est vrai, les media qui décident de ce qu'il convient d'aborder ayant fait de la pollution et du logement seuls le centre de la campagne, problèmes certes importants, mais...

Je reconnais que seul Roland Ries, aujourd'hui maire socialiste de Strasbourg, a abordé ce sujet, rejoignant totalement mes analyses.

Aujourd'hui, dans un article paru dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, il annonce sa détermination à réaliser ce projet, le comparant dans la forme, à ce qu'est le Washington DC, un Etat américain disposant d'une large autonomie.

Je le félicite de cette initiative que je soutiendrai bien sûr totalement.

Pour ce qui est de ma remarque en introduction : j'ai pensé pendant longtemps que nous avions été les premiers à proposer le District.

Et bien non... Mon ancien collègue socialiste au Conseil Régional, Jean-Louis Hoffet, m'a récemment confié que son père, Frédéric Hoffet, auteur de "Psychanalyse de l'Alsace" (ouvrage majeur, qui, me dit-il, va être réédité prochainement), était "l'inventeur" du projet dans les années 50. Cela déchaîna la fureur des "Hourra Patrioten" et de tous les nostalgiques alsaciens des guerres civiles européennes.

J'imagine que Robert Grossmann, dans son berceau, en frétillait déjà de rage.


Robert Spieler

15:27 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Tags : strasbourg, alsace, robert spieler, synthèse nationale, politique, france, presse | |  Facebook