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samedi, 31 mai 2008

Message de Robert Spieler à la Lega Nord...

1411221803.jpgA l'occasion du grand rassemblement de la Ligue du Nord (dont quatre de ses membres sont entrés dans le gouvernement italien) organisé ce samedi à Bergame auquel participent près de 100 000 personnes, Robert Spieler a adressé le message suivant à nos camarades. Ce message est passé ce matin sur la radio padanienne.

 

Chers amis de la Lega Nord, Chers camarades,

Je salue Umberto Bossi que j’ai eu la joie de rencontrer à Strasbourg.

Je salue mon ami Mario Borghezio (en médaillon), formidable militant et combattant, je salue tout ceux qui se réunissent dimanche en ce lieu sacré de la lutte identitaire padanienne.

Je vous annonce la création dimanche à Paris de la Nouvelle Droite Populaire. La NDP rassemble des militants et cadres nationalistes, régionalistes et identitaires qui ont compris la nécessité d’unir les forces et les énergies face aux menaces qui pèsent sur l’Europe.

Nous disons non à l’invasion de l’Europe par une immigration meurtrière pour nos identités.

Nous disons non à l’islamisation de nos peuples, non à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ! Nous disons non à la dictature de la mondialisation déployée par Bruxelles, non au Traité de Lisbonne, non aux banquiers cosmopolites qui prétendent diriger l’Europe en fonction de leurs intérêts financiers. Nous disons non à la soumission économique, culturelle et militaire aux Etats-Unis.

Nous voulons la libération de nos peuples et la libération de l’Europe !

Les militants de la Nouvelle Droite Populaire saluent avec admiration les valeureux combattants padaniens.

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jeudi, 29 mai 2008

La Nouvelle Droite Populaire pour le réveil du peuple

2040898889.jpgLes déroutes électorales qui accablent notre famille politique depuis 2007 ont suscité des réactions qui, bien qu’étant très diverses, sont révélatrices d’un coup de blues général.

Au sein de mouvements constitués comme dans les milieux associatifs ou intellectuels, l’ambiance est plutôt morose.  La fibre militante de nombreux d’entre nous qui ont toujours voulu contribuer à la défense de nos idées, s’est ratatinée au gré des querelles, des disgrâces et des anathèmes qu’on se balance copieusement à coups de communiqués fratricides.

Dommage !

Et surtout contre productif, alors qu’il est plus que jamais nécessaire de resserrer les rangs, d’admettre des remises en question, de rattraper le temps perdu pour ceux qui peuvent ainsi se retrouver après de longues années d’éloignement, de réfléchir sur l’ardente nécessité de concentrer nos efforts sur les valeurs fondatrices et tangibles que nous voulons donner en héritage aux générations futures.

La Nouvelle Droite Populaire nous donne l’occasion de participer à un rassemblement fédérateur. Il doit offrir à des personnalités dont les sensibilités peuvent différer dans certains domaines, comme l’idée de Nation et d’Europe (des axes de réflexion qui doivent justement nous permettre d’avancer) d’agir pour entreprendre l’indispensable refondation de notre famille politique.

Une page s’est tournée. La pérennité d’un parti autocratique et héréditaire est une vue de l’esprit. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui l’ont compris.

Si Nicolas Bay, Secrétaire Général du MNR, a choisi d’aller se prosterner sur le perron de Saint-Cloud pour faire allégeance à Marine, c’est son affaire. Et c’est au MNR de se dépatouiller avec ça. Rien ne nous empêche d’être simple adhérent ou responsable d’un mouvement et de mettre nos compétences au service de la NDP, avec l’idée qu’il s’agit pour l’instant d’un socle destiné à préparer et à réinventer un mode de fonctionnement plus propice à la défense de nos idées, dans le respect des uns et des autres et dans la collégialité.

J’ai décidé de participer à l’aventure, une belle aventure où la camaraderie et l’amitié sauront servir nos idées. La mienne étant de voir notre peuple se réconcilier avec son histoire, retrouver la fierté de ses racines, renouer avec l’âme chrétienne qui a  porté notre civilisation,  pour se tourner vers l’avenir avec espérance.

Chantal Spieler

23:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : nouvelle droite populaire, chantal spieler, politique, front national, mnr | |  Facebook

lundi, 26 mai 2008

L'actualité de Hans Jann...

E Strossburjer Spatz macht Protescht…

(Un moineau strasbourgeois se révolte)

772533361.jpgUn beau poème de Hans Jann (Jean Dentinger), paru dans le n°1 de la revue « Elsa », en novembre 1969. Poète, écrivain, chanteur et compositeur, Jean Dentinger fut, dans les années 70/80, un fanal de l’identité alsacienne.

Il réalisa même un film, consacré à l’identité alsacienne. Jeus l’occasion de le présenter, dans les années 75, dans le cadre du Cercle Kleber. Je lance un appel sur ce blog. Quelqu’un sait-il où retrouver ce film ? J’aimerais que nous le rediffusions.

Je reviens au poème. J’ai tenté de traduire la première strophe, qui exprime bien (déjà en 1970 !) la réalité.

Quant au « Spatz », qu’évoque le texte, c’est le moineau, et, par extension, l’insoumis, le rebelle, l’insolent ; celui qui nargue les puissants (les chats, notamment). Quant au « Dreckspatz », littéralement le moineau qui se vautre dans la crasse, on pourrait le traduire par « une espèce de salopiaud », avec une forte nuance de sympathie pour son esprit rebelle.

 

Es isch nimm scheen in so’re Stadt,

Ke Baim meh, Stein nur, alles glatt,

Statt Baim hesch jetzt e Fernsehmascht,

Kummsch nie meh uf e grüener Ascht.

In so’re Stadt isch’s nur e Hatz.

Füer uns , e Spatz, isch do ke Platz.

Traduction :

C’est vraiment plus terrible, dans cette ville,

Plus d’arbres, tout est minéralisé, tout est lisse,

Des mats de télévision, plutôt que des arbres,

T’arrives plus à trouver une branche verte où te poser,

Dans cette ville, tout est stress,

Pour nous, les rebelles (les Spatz), il n’y a pas de place.

 

Robert Spieler

18:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Tags : strasbourg, robert spieler, synthèse nationale, nouvelle droite populaire, alevis, turquie | |  Facebook

dimanche, 25 mai 2008

Nouvelle Droite Populaire ! Mobilisation des énergies ! Rassemblement ! Unité !

805284796.JPGLa Nouvelle Droite Populaire, qui sera portée sur les fonts baptismaux, dimanche 1er  juin, est issue d’un constat : l’échec programmé du Mouvement National, qui s’est transformé en petite boutique familiale, a entraîné une sorte de « nervous breackdown », pour reprendre le titre d’une chanson des Rolling Stones des années 70. Un effondrement nerveux de l’électorat, où l’habileté du bonimenteur Sarkozy n’a fait que surfer sur une triste réalité : un corpus idéologique vidé de ses fondamentaux, des comportements médiocres et arrogants, des provocations (que je ne condamne pas, car la liberté de parole doit être totale), qui vont de pair avec des appels aux « branches de l’arbre France ». Comprenne qui pourra…

Ceux qui, comme moi, côtoient de près le Vlaams Belang, sont stupéfaits par les différences comportementales. Au Vlaams Belang, il existe une chaleur, une sincérité, un vrai respect des militants. Les dirigeants, qui sont « Primum inter Pares » (les premiers au sein d’égaux), sont comme des poissons dans l’eau parmi leurs militants. Pas garde du corps, pas de culte du chef, une modestie comportementale, un esprit d’amitié et une chaleur combattante…

Nous devons nous en inspirer et jeter à la poubelle de l’histoire les modes de fonctionnement périmés.

Ce qui signifie : respect absolu des différentes sensibilités, nationalistes, identitaires, régionalistes, catholiques, ou non, autour d’un tronc commun qui a pour nom : défense intransigeante ne nos identités régionales, nationale et européenne.

Et une règle intangible : le respect des militants et des électeurs. Les cadres et dirigeants sont à leur service, et non l’inverse.

Le retrait de la vie politique de Bruno Mégret confirme la nécessité de constituer ce grand rassemblement des énergies. Je l’ai bien connu et apprécié. Il fut, en même temps que moi, député à l’Assemblée nationale, et le directeur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 1988. Je faisais alors partie de l’équipe d’organisation : c’était un remarquable organisateur doué d’une capacité conceptuelle exceptionnelle et d’une vive intelligence.

Je sais que beaucoup l’ont critiqué, lui reprochant de les avoir menés dans une aventure sans issue. Mais avait-il le choix ? Je crois que non. Et, après tout, personne n’était obligé de le suivre… J’espère qu’il reviendra de son exil, il a sa place parmi nous.

J’appelle les militants, les cadres, les intellectuels de la mouvance nationale, régionaliste et identitaire, à se rassembler autour de la Nouvelle Droite Populaire.

Constituons ensemble le mouvement de résistance et d’espérance, ancré dans la tradition et projeté dans la modernité.

    Robert Spieler

 

lundi, 19 mai 2008

Un entretien avec Robert Spieler sur l’engagement politique dans les années 70…

Propos recueillis par Catherine Robinson et publié dans la dernière livraison (n°8, mai-juin 2008) de la revue Synthèse nationale.

 

 

2039747112.JPGRobert Spieler est né en 1951 à Sarreguemines, en Moselle. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques. Il a été responsable des ressources humaines, puis consultant en recrutement de cadres.

 

En 1969, il adhère à Ordre nouveau ; en 1974, il s’inscrit au Parti des forces nouvelles ; en 1981, il fonde le Forum d’Alsace, le plus important club d’opposition de la région, qui organise des dîners-débats avec des personnalités aussi diverses que Philippe Malaud, Alain Griotteray, Serge Dassault ou Raymond Barre… En 1984, il crée Alsace Renouveau. En 1985, Alsace Renouveau rejoint le Front national. En 1986, il est élu Député et Conseiller régional Front national. Il démissionne ensuite du FN pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord, qu’il préside. De 1989 à 2001, il est conseiller municipal de Strasbourg. En 1992, il est élu Conseiller régional Alsace d’Abord avec 6 % des voix. En 1998, il est  réélu Conseiller régional avec un pourcentage de 7,2 %. En 2004, il obtient 9,4 % des suffrages aux Régionales, mais n’est pas élu du fait de la modification du mode de scrutin.

 

Il vient de démissionner de la présidence d’Alsace d’Abord pour contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces nationalistes, régionalistes et identitaires face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, et il vient de s’engager avec détermination dans l’organisation de la Nouvelle Droite Populaire, qui sera créée dimanche 1er juin à Paris et qui se veut un « rassemblement des énergies ».

 

Robert Spieler est marié, il a cinq enfants.

Dans vos jeunes années, vous avez eu un engagement au sein de ce qu’il est convenu, à tort ou à raison, d’appeler la Droite radicale. Quelle a été la nature de cet engagement ? Quelles ont été alors vos activités ? Vos responsabilités ? Dans quel cadre, dans quel mouvement ou organisation avez-vous milité ? A quelle époque ?

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J’ai en effet débuté très jeune dans l’action militante. J’ai adhéré à Ordre nouveau en 1969 à sa création, alors que j’étais encore lycéen en terminale. Dès que je fus étudiant, je fus nommé responsable d’O.N. à Strasbourg. Responsable et seul militant à vrai dire. Une anecdote amusante : O.N. m’avait livré un stock d’exemplaires de son journal, intitulé Pour un ordre nouveau. Ne doutant de rien, inconscient du danger, je m’en fus tranquillement les vendre seul devant le Resto-U., où quinze gauchistes de la Ligue communiste vendaient Rouge. J’en fus, à ma stupeur, rapidement expulsé…

 Par la suite, j’ai constitué une équipe et nous avons pu démarrer une vraie démarche militante. J’ai connu le local de la rue des Lombards (le siège mythique d’Ordre nouveau à Paris – NDLR) et aussi Hilaire Cholet, militant infatigable que j’aimais bien, qui « tenait la maison » et qui, plus tard, devait prendre d’assaut Saint-Nicolas-du-Chardonnet au cri de « Au nom du Christ-Roi ! ».

Après la dissolution d’O.N. en juin 1973, j’ai rejoint le Front national première mouture, qui avait été créé à l’initiative d’Alain Robert et d’O.N. et qui était allé chercher une personnalité quelque peu oubliée, Jean-Marie Le Pen, pour le présider. Très vite, les relations se tendirent entre l’équipe d’O.N. (Roland Gaucher, François Brigneau, Alain Robert, etc…) et Le Pen. Le FN explosa et nous créâmes, en novembre 1974,  le Parti des forces nouvelles (PFN) : époque exaltante, car nous disposions à Strasbourg d’un gigantesque local, un immeuble de 400 m2, avec une imprimerie et un salarié. La folie ! Nous vivions presque en communauté. Nous dînions et, pour certains, dormions sur place. Une formidable ambiance de camaraderie.

Mais le PFN, infiniment plus dynamique que le FN dans les années 70, devait péricliter, du fait d’une dérive « régimiste ». Certains dirigeants du PFN avaient considéré qu’il était pertinent de se rapprocher de la droite du RPR, en l’occurrence de Charles Pasqua. Pour ma part, je suis alors parti vers d’autres aventures.

Avez-vous vécu cette période comme un état de guerre, une expérience, un véritable engagement politique ? Ou était-ce un état d’âme lié aux circonstances ? Au fond, quelles étaient vos motivations ?

772533361.jpgC’était avant tout un sentiment de révolte contre le système. Dès mon plus jeune âge, je me suis senti naturellement du côté des « réprouvés ». J’ai suivi avec passion, à l’âge de 10 ans, les événements d’Algérie sur le transistor de mon père. Non pas que je fusse Algérie française, ce qui ne correspondait pas du tout aux convictions de ma famille. Mais je sentais le souffle de l’aventure, de l’épopée et de l’injustice.

Deux épisodes m’ont marqué : l’attentat du Petit-Clamart, que mon oncle annonça avec un air grave à mon père. Je m’en souviens comme si c’était hier. Et un autre épisode qui me choqua profondément : nous, qui n’avions pas la télévision, allions la regarder le dimanche après-midi chez une cousine de ma mère. Je me souviens d’un flash spécial annonçant l’arrestation du Général Salan et la joie, que j’avais ressentie comme indécente, de notre cousine qui avait un fils qui combattait dans un bureau en Algérie… Cela me scandalisa. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai fait mon éducation politique seul, sans mentor. Minute et Rivarol, que je découvris vers l’âge de 16 ans, y contribuèrent cependant  puissamment.

J’étais en terminale dans une petite ville de Lorraine lors des événements de Mai 68. Cette chienlit me révulsa. Je rejoignais Ordre nouveau. dès sa création.

J’aimais la volonté de rupture et de révolte de ce mouvement. L’ambiance de combat, de camaraderie et de mépris à l’encontre de « l’esprit bourgeois » : je lisais Wernert Sombart, Nietzsche, Ernst Von Salomon, Céline et Robert Brasillach. Ma voie était définitivement tracée.

Quand vous repensez à cette époque, quel est chez vous le sentiment dominant ? Quel est le meilleur souvenir que vous en avez gardé ? Et quel est le pire ?

772533361.2.jpgJ’en garde le souvenir d’une formidable espérance, d’une ambiance chaleureuse, d’une liberté fantastique et d’un esprit de combat fraternel.

Mes meilleurs souvenirs ? Ce sont les soirées de collages d’affiches, suivies de soirées communautaires. La fête, les chants, le rire, l’amitié, la chaleur militante. Certes, nous avions parfois la gueule de bois le lendemain.

Mon pire souvenir ? Un collage d’affiches qui tourna mal. Nous étions dix et nous nous trouvâmes nez à nez avec une vingtaine de gauchistes armés de barres de fer. Ce fut la panique. Nous allâmes nous réfugier honteusement près du Commissariat.

Je me suis juré que plus jamais je ne reculerai et nous n’avons plus jamais reculé. Nos adversaires le savent…

Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur le jeune homme que vous étiez alors ? Avez-vous le sentiment d’avoir surtout perdu votre temps ou d’avoir acquis une expérience qui vous a profité par la suite ? Quelles leçons en tirez-vous ? 

J’ai plutôt de la sympathie pour le jeune homme que j’ai été et je lui pardonne les erreurs qu’il a pu commettre… L’expérience que j’ai acquise jeune m’a bien sûr considérablement servi dans mon action ultérieure : coller des affiches, créer un tract, le diffuser, organiser et animer des réunions, faire des communiqués de presse, organiser des conférences de presse, etc… La meilleure université du militant est celle du terrain. Il n’en existe au demeurant pas d’autre. Quand je vois des jeunes UMP qui, à 17 ans, se promènent déguisés en futurs ministres, je rigole…

Par rapport à ce qu’a été cet engagement de jeunesse, diriez-vous que vous poursuivez toujours aujourd’hui le même combat, ou bien vos activités (et vos idées) actuelles ont-elles pris une autre direction ? Entre hier et aujourd’hui, y a-t-il continuité ou discontinuité ?

Je vous répondrai par ce verset : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».

 

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dimanche, 18 mai 2008

Décès de Ferdinand Moschenross.

 Salut Ferdinand !

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Avec la disparition de Ferdinand Moschenross, c’est un personnage haut en couleur, une figure majeure de l’autonomisme alsacien qui nous quitte. Je l’ai bien connu dans les années 70, où, étudiant, je fréquentais assidûment sa librairie, située sur les quais, à Strasbourg, en face du Palais des Rohans. J’ai collé quelques affiches avec lui, au Neudorf, quand il fut candidat à l’élection cantonale, contre sa bête noire, qui était André Bord.

 

Il fit partie du mouvement fondé par le Docteur Iffrig (qui mettait à la porte les visiteurs médicaux s’exprimant en français), autour de la revue Elsa, très radicale dans son autonomisme. Il était à la tribune du Palais des Fêtes, en 1971, lors d’une grande réunion autonomiste, qui fut perturbée par quelques membres de l’Action Française, qui entonnèrent « La Marseillaise » (des royalistes, qui chantent « La Marseillaise », ça m’a toujours étonné), et par des membres du SAC, la milice gaulliste, qui eux diffusèrent le « Horst Wessel Lied » avec un magnétophone.

 

Il avait développé une parano certaine. C’est ainsi, qu’un jour où je discutais avec lui dans sa librairie, je vis y entrer un client à l’allure parfaitement banale. « Que voulez vous ? » demanda Ferdinand d’un ton fort peu amène. Le client, surpris par cet accueil désagréable, bafouilla : « Euh, je cherche… tel livre ». « Y’a pas », fut la réplique qui amena le client à repartir, stupéfait, aussi vite qu’il était entré. Et Ferdinand, de me dire : « S’esch a Spitzel (un espion) ». Sur le coup, j’en rigolai, mais devais reconnaître, plus tard, qu’il avait quelques raisons de réagir ainsi. Sa vitrine était régulièrement brisée par le SAC, qui lui vouait une haine féroce.

 

Mais Ferdinand, provocateur né, était aussi un homme très courageux. L’UDR, le parti gaulliste avait organisé, en 1972, son Congrès national à Strasbourg, en présence de Michel Debré, Maurice Couve de Murville, etc… J’étais présent, au Wacken, à l’invitation d’un de mes amis, membre de l’UJP, le mouvement des jeunes gaullistes. Lors du discours de Debré, un brouhaha dans la salle… Ferdinand, qui avait réussi, Dieu sait comment à y pénétrer, jetait à la volée des tracts représentant une Alsacienne expulsant à coups de pieds dans le derrière Michel Debré de l’Alsace. Scène filmée par l’unique caméra présente et prise en photo. La violence du SAC se déchaîna : le caméraman et le photographe se virent retirer leurs films, et Ferdinand emmené dans une voiture banalisée au siège du SAC, à Brumath. Là, il fut attaché à une chaise, et bourré de coups de poing et de pied. « Et ils visaient les c… », me raconta-t-il.

 

Au milieu des années 70, alors que j’étais membre du PFN (Parti des Forces Nouvelles), je fus invité, avec un ami, à me rendre chez le responsable du SAC, à Brumath. Celui-ci s’absenta quelques instants, de la pièce où nous discutions, pour revenir avec un paquet qui s’avéra contenir… une dizaine de bâtons de dynamite ! Et de nous proposer de faire exploser la librairie de Ferdinand ! Nous refusâmes bien sûr ce cadeau empoisonné, mais cela m’a donné à réfléchir sur ces têtes brûlées ou tout simplement, sur des gamins immatures qui se laissent entraîner vers l’irréparable par des provocateurs.

 

Ferdinand ne reculait devant aucune provocation. C’est ainsi que Marcel Rudloff candidat aux élections cantonales dans les années 80 eut la stupeur de voir Ferdinand, assis , seul, à la tribune de la salle que Rudloff avait réservée pour sa réunion électorale. Ferdinand avait entre temps annulé la salle au nom de Rudloff, pour la réserver à son nom. Marcel Rudloff en fut quitte de transférer sa réunion.   Voilà quelques souvenirs en hommage à un homme courageux, ne reculant devant rien, convaincu de la justesse de ses idées, et militant acharné de l’identité et de la langue alsacienne.

 

Salut, Ferdinand !  

Robert Spieler

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LANCEMENT DE LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE EN ALSACE...

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Vendredi 16 mai, en soirée, s'est tenue la première réunion alsacienne de la Nouvelle Droite Populaire. Devant une soixantaine de militants et de cadres locaux, Gabriel Bastian et Christian Fischer, responsables alsaciens du Mouvement national républicain,  Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, Robert Spieler, ancien député du Bas-Rhin, et Jean-François Touzé, coordinateur national de la NDP, présentèrent le nouveau mouvement.

Un intéressant débat suivi ces exposés et la soirée se termina, comme il se doit, par un sympathique dîner à base de viande de cochon.

L'aprés-midi, les responsables de la NDP avaient tenu, dans un célèbre restaurant strasbourgeois, une conférence de presse (photo).

Nous publions ci-dessous la dépêche que l'agence Reuters a consacré à cette réunion :


1982652457.jpgSTRASBOURG, 16 mai (Reuters) - Plusieurs anciens cadres du Front national entendent mettre à profit le déclin électoral du parti de Jean-Marie Le Pen et la déception supposée des électeurs de Nicolas Sarkozy pour fédérer l'extrême droite au sein d'un nouveau parti.

"Jamais les idées que nous défendons, c'est-à-dire les idées de la droite nationale et de la droite identitaire n'ont été mieux partagées par nos compatriotes", assure Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et ancien membre du bureau politique du FN.

Or, "il n'y a plus aujourd'hui d'offre politique crédible pour défendre les idées qui sont les nôtres", a ajouté lors d'une conférence de presse, vendredi à Strasbourg, celui qui est coordinateur national de la "Nouvelle droite populaire" (NDP), nom du futur mouvement.

Une convention de 200 cadres doit jeter les bases de cette structure fédérative le 1er juin à Paris, avant un congrès fondateur en décembre. On pourra y adhérer tout en restant membre d'un autre parti,

Y participeront des personnalités représentatives de différentes mouvances d'extrême droite comme Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, Bruno Megret, président du Mouvement national républicain ou Robert Spieler, fondateur du mouvement régionaliste Alsace d'abord dont il vient de quitter la présidence. Tous trois ont été un moment ou l'autre membres du FN.

La Nouvelle droite populaire sera "ouverte à la réalité régionale et à la réalité européenne". Pour autant, "il ne s'agit pas de renoncer à ce que nous sommes", affirme Jean-François Touzé.

Les fondamentaux du futur mouvement restent ceux, classiques de l'extrême droite tels que "refus de l'immigration et de l'islamisation", application de la "préférence nationale et européenne" ou "réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation".

Au plan économique, la NDP prônera la "libération des énergies".

Dépêche reprise entre autres dans Le Figaro et dans le Journal du Dimanche

Source : Synthèse nationale

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Revue de presse : Robert Spieler / Oui à la Nouvelle droite populaire

772533361.5.jpgL'ancien président d'Alsace d'abord, Robert Spieler, participe à la création de la Nouvelle droite populaire (NDP) qui réunira une convention constitutive le 1er juin à Paris et tiendra son premier congrès en décembre. Hier soir une réunion d'organisation se tenait à Strasbourg en présence de Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France, coordinateur national de la NDP, ancien membre du bureau politique du FN. « Le FN, dit-il aujourd'hui, est dans une spirale d'échec, mais jamais les idées que défend la droite nationale identitaire n'ont été autant partagées ». A savoir, refus de l'immigration et de l'islamisation, défense des identités nationale et régionales, préférence nationale et européenne, construction d'une Europe politique fidèle à ses racines helléniques et chrétienne. « C'est sur ces idées que Nicolas Sarkozy a été élu. La marginalisation de la droite nationale n'est donc pas une fatalité, alors que les mouvements nationaux se développent partout en Europe, au Danemark, en Suisse, en Autriche, en Italie », dit Jean-François Touzé. La NDP est une « nouvelle offre politique » qui se distingue des partis nationalistes et d'extrême droite traditionnels par une « grande tolérance à l'idée européenne. Il y a quelques années, c'était impensable. Cette évolution est une victoire des régionalistes », dit Robert Spieler. Le MNR de Bruno Mégret soutient la création de la NDP qui n'est pas un parti mais une fédération.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace, édition du 17 mai 2008

La page des DNA

jeudi, 15 mai 2008

Dimanche 1er Juin : PREMIERE CONVENTION NATIONALE DE LA N.D.P.

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Plus d'infos : NDP infos

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vendredi, 09 mai 2008

Sur vos agendas :

Vendredi 16 mai, à 18 h 00,

à Strasbourg

Réunion de présentation

de la

Nouvelle Droite Populaire

Avec :

Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale

Robert Spieler, ancien député

Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile-de-France et coordinateur national de la NDP

 

Renseignements, réservations : robert.spieler@club-internet.fr

Un dîner amical suivra cette réunion...

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