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jeudi, 19 février 2009

Revue de presse : Feu de poubelle à Strasbourg...

1533304622.jpgpar Coclés

La Droite strasbourgeoise

 

L'information parue ce jour dans les Dernières Nouvelles d'Alsace serait d'une triste banalité si elle ne mettait en vedette l'un des adjoints au maire de Strasbourg.

 

Éric Elkouby est en effet adjoint au maire délégué aux foires et marchés, tâche particulièrement angoissante au moment où c'est toute l'économie de marché qui semble vaciller sur ses bases.

 

Il est également collaborateur et suppléant du député Armand Jung, un cumul qui frise l'excès et pourrait expliquer des conduites de décompensation, fussent-elles aberrantes et accessoirement délictuelles.

 

Samedi dernier donc, jour de la Saint-Valentin, après une journée de dur labeur monsieur Elkouby est raccompagné au centre ville par son député qui l'abandonne céans à sa solitude. Il fréquente l'un ou l'autre bar puis, éméché, il se défoule en se livrant à quelques dégradations sur le mobilier urbain et un chantier de construction. Pris sur le fait, ce qui d'emblée exclut la préméditation chez un contrevenant doué d'un minimum de raison, il est interpellé puis gardé à vue jusqu'à ce que ses amis l'extraient dimanche après-midi de sa geôle. L'adjoint que l'on imagine volontiers contrit a pris soin de s'excuser et a indemnisé ses victimes. La procédure judiciaire suit son cours.

 

Politiquement, si l'adjoint fautif se trouve suspendu de certaines de ses responsabilités, il demeure adjoint au maire, la municipalité ne désirant pas se passer de ses compétences et de sa force de travail pour d'aussi vulgaires broutilles.

 

Pour une municipalité très "gauche divine" qui ne perd jamais une occasion de sermonner son monde, cette anicroche a comme un goût amer. Les faux dévots doivent donc voler au secours de Tartuffe et comme il est logique c'est Armand Jung qui monte au front, patelin, pour empiler les circonstances atténuantes. Car enfin, quoi que socialiste, l'adjoint maintenu n'en est pas moins homme et, partant, tragiquement faillible. " Que ceux qui n'ont jamais eu un coup de blues, plaide l'ami député, de surcroît le jour de la Saint-Valentin, lui jettent la première pierre". Pire que celle du coureur de fond, la solitude de l'élu démocratique est, en effet, un drame insoupçonné qui laisse trop souvent indifférents ses égotistes électeurs. Il est donc opportun que le prix du dévouement citoyen leur soit ici rappelé.

 

Second argument présenté par la défense "une charge de travail importante" qui suggère que même à gauche le "travailler plus" sarkozyste est susceptible de dégâts inattendus.

 

Si Armand Jung avait bien voulu s'en tenir là son argumentaire, aussi bouffon soit-il, n'aurait pas dépassé les limites de la décence et, de faits répréhensibles mais sans grande gravité jusqu'à un plaidoyer téléphoné qui paie naturellement son tribut à l'amitié politique, tout serait resté dans la norme du genre.

 

Mais, hélas le député n'a pu s'empêcher d'en rajouter une louche, mine de rien, en passant. Et cette louche ajoute de l'obscène à la bouffonnerie.

 

Pour disculper son suppléant il évoque "les agressions verbales très violentes dont il avait fait l'objet le 31 décembre dans son bureau d'adjoint de l'Elsau et qui l'ont marqué durablement".

 

On se souvient que ce jour là des associatifs "musulmans" avaient rudoyé l'adjoint et, s'emportant, n'auraient pas hésité à proférer à son encontre des injures homophobes et antisémites. Mais l'affaire est controversée et la justice ne s'est toujours pas prononcée sur ces imputations.

 

On ne sait donc pas si ce jour là monsieur Elkouby fut traité de "cosmopolite anglo-saxon" mais recourir à ce rappel fait pour le moins songer aux misérables arguments présentés par Bernard Kouchner devant la représentation nationale pour ne pas avoir à répondre aux graves accusations du livre de Pierre Péan.

 

Toutes proportions gardées, car l'affaire strasbourgeoise demeure microscopique, c'est la même tactique d'évitement consistant à agiter le spectre de l'antisémitisme pour museler l'argument rationnel et contraindre les rieurs au repli honteux qui est ici mise en oeuvre. Comme Péan sensé se taire après qu'on ait fait peser sur lui le pire des soupçons, les opposants à l'actuelle équipe municipale sont ainsi priés de s'abstenir de jouer leur rôle tandis que tous ceux que réjouissent les mésaventures des pères-la-pudeur seraient contraints au mutisme sous peine de se voir leur hilarité suspectée de complaisance avec l'innommable.

 

Franchement, ce chantage là est de trop et il pourrait bien se retourner contre ses initiateurs en laissant à penser aux esprits faibles que certaines appartenances valent brevet d'immunité.

 

 

 

22:14 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | Tags : strasbourg, alsace, éric elkouby, ndp, marche pour la vie, synthèse nationale, lvci, politique | |  Facebook

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