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mercredi, 10 juin 2009

Dans le magazine Flash : UNE ENQUETE SUR LA PLACE DE LA FRANCE DANS L'EUROPE...

flash_logo_pc[1].JPGDans sa dernière livraison, le journal Flash (*), que dirige avec brio Jean-Emile Néomet, vient de publier une remarquable enquête réalisée auprès d'une vingtaine de personnalités de la "droite de conviction" sur la place de la France dans l'Europe. Nous vous proposons ici la contribution que Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, a apportée à ce dossier :

Quelle France pour l’Europe ?

Pour les partisans de l’Europe de la Puissance, la question mérite en effet d’être posée. Que représente la France seule sur les plans militaires et diplomatiques ? Peu de choses face à l’impérialisme américain, la montée en puissance de l’Asie et la menace islamiste. La faiblesse entraîne tôt ou tard la vassalisation. Je respecte l’idée de Nation, dans le sens que celle-ci avait avant 1789. Je n’ai par contre aucun respect pour l’Etat-Nation jacobin ultra centralisé, invention meurtrière de la Révolution Française et cause de dizaines de millions de morts dans des guerres civiles européennes imbéciles.

Je pourrais adhérer au concept d’Europe des Nations, très en vogue chez les souverainistes, si le mot Nation était pris dans son acception première. Mais évoquer l’Europe des Nations dans le sens Europe des Etats-Nations revient à rejeter toute espérance d’une Europe de la Puissance. La construction d’une telle Europe, identitaire, forcément identitaire et partenaire de la Russie, implique la création d’une Europe militaire et diplomatique, et donc d’un transfert de compétences des Etats vers l’Europe. L’Europe des nains technocratiques de Bruxelles est bien sûr à l’opposé de celle que nous devons bâtir. Notre Europe doit être, selon le principe de subsidiarité, respectueuse des identités nationales et provinciales et ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas. Je refuse évidemment la création d’un Etat-Nation européen centralisé, sur le modèle jacobin français.

Les provinces, quant à elles, doivent être maîtresses dans les domaines où elles sauront gérer mieux, plus efficacement que les Etats. C’est déjà le cas dans la plupart des Etats européens, et la France apparaît à bien des égards comme le dernier dinosaure de l’Europe. C’est aux régions et aux provinces, et non aux Etats ou à l’Europe, de gérer la politique d’enseignement des langues régionales, d’environnement ou de développement économique. Ce n’est pas à des hauts fonctionnaires parisiens  de décider de l’ouverture ou la fermeture d’une maternité dans telle ville alsacienne ou picarde.

Certains me rétorqueront avec horreur que je prône des abandons de souveraineté de la France. Oui, et alors ? Veulent-ils une France faible et vassale des Etats-Unis ou une Europe puissante, respectueuse des identités qui la composent ?

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

 

(*) A Paris, Flash est en vente à la Librairie Primatice, 10, rue Primatice dans le XIIIème (métro Place d'Italie)

08:21 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : flash, robert spieler, ndp, europe, politique | |  Facebook

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