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vendredi, 02 avril 2010

Les limites du régionalisme politique…

Robert Spieler10.jpgNous publions ici, avec l’aimable autorisation de notre confrère Flash, l’entretien que Robert Spieler a accordé à ce journal au sujet du régionalisme politique en Alsace. Cet article, paru avant les élections régionales, a aussi été publié dans le dernier numéro de la revue Synthèse nationale.

 

Vous êtes le fondateur du mouvement régionaliste Alsace d'abord que vous avez quitté il y a deux ans. Parlez-nous de vos succès, de vos échecs et des enseignements que vous en tirez.

 

J'avais été député du Front national et, je dois dire irrité par l'évolution de plus en plus jacobine et anti européenne de ce mouvement, j'avais créé Alsace d'abord en 1989 dans le but de proposer aux alsaciens une alternative régionaliste, pro européenne et identitaire au Front national. Tout en respectant la nation, je crois en la nécessité de renforcer les compétences des régions, notamment dans les domaines des langues régionales, de l'environnement, de la politique de développement économique, etc.

 

Aux élections régionales de 1992, nous avions réussi l'exploit, avec peu de moyens et des équipes très faibles, de dépasser la barre des 5% et d'obtenir deux élus. Ce succès inespéré était dû à notre campagne massive d'affichage de la fameuse alsacienne portant un voile islamique. Nous eûmes deux élus. Aux élections de 1998,  j'avais été très fier d'avoir réussi à débaucher des maires, dont certains de poids, issus du RPR et de l'UDF. Je ne devais pas tarder à m'en mordre les doigts. Leur présence nous obligea à gommer les références trop marquées au combat contre l'islamisation et à tout discours à connotation "d'extrême droite". Nous progressâmes légèrement, obtenant trois élus, grâce à d'excellents résultats dans leurs  zones d'influence, mais régressions dans les trois quarts des cantons alsaciens. J'ajoute que l'un des maires élu s'empressa de retourner au RPR.

 

J'en ai tiré une leçon : la présence dans une équipe d'un seul élément de poids "modéré" entraine toute l'équipe vers un discours aseptisé, par une sorte de chantage permanent, fût-il non exprimé directement.

 

Le ralliement, par la suite, à Alsace d'abord des élus du MNR permit de clarifier notre discours en le radicalisant. Christian Chaton fut élu, grâce à une triangulaire, conseiller général du canton de Saintes-Marie-aux Mines .Christian Chaton était un radical, issu du PFN, mais sa radicalité devait se dissoudre peu à peu dans l'espérance illusoire d'être réélu.

 

Les élections de 2004 permirent une forte progression (9,42%), sans obtenir d'élus, la barre minimale ayant été relevée par le Système de 5 à 10% des voix. Ce fut catastrophique pour Alsace d'abord qui perdait ses élus et surtout ses moyens de fonctionnement. Dés lors, deux stratégies s'affrontèrent. La mienne, qui allait dans le sens du rapprochement avec toutes les forces nationales et identitaires, avec un discours anti-Système et résolument anti-immigration et celle de Jacques Cordonnier, qui défendait un positionnement de droite autonomisante, raisonnable, tournant le dos à tout " extrémisme" et recherchant la respectabilité. Ce dernier prônait la création d'une fédération régionaliste avec le bloc identitaire. Cette solution me paraissait absurde, car il n'existe en France quasiment pas de mouvement régionaliste identitaire avec qui s'allier dans d'autres régions. J'avais moi-même imaginé que nous pourrions éventuellement établir une sorte de partenariat avec un mouvement national, sur le modèle allemand de la CSU bavaroise qui fait équipe au niveau fédéral avec la CDU. Mais un tel mouvement national acceptant la dimension régionaliste et européenne n'existait pas en France.

 

Je me suis résolu à en tirer les conclusions. Vu le mode de scrutin en France, Alsace d'abord n'a guère de perspective et je n'avais aucune envie de cantonner mon combat à la défense du grand tétras (coq de bruyère des Vosges) ou à la dénonciation des exactions de Turenne en Alsace et dans le Palatinat  il y a quatre siècles. J'ai donc décidé de créer avec Roland Hélie, Pierre Vial et François Ferrier notamment, la Nouvelle Droite Populaire qui défend au niveau national la dimension identitaire régionale, nationale et européenne. La NDP a établi  un partenariat avec le MNR et le Parti de la France et présente des listes aux élections régionales sous le sigle "Non aux minarets" en Lorraine et en Franche-Comté. Elle soutient en y participant les listes présentées par Carl Lang en Haute et Basse Normandie, Picardie et région Centre et participe activement à l'organisation de la résistance européenne, aux côtés du Vlaams Belang, du Fpöe autrichien, de la Lega Nord, de nos amis catalans et allemands notamment. Nous luttons pour la survie de nos peuples. Nous n'avons pas le choix. L'ennemi est devant nos portes. Il est dans nos murs.

 

Le rassemblement de toutes les forces  régionales, nationales, européennes, identitaires est d'une ardente nécessité. Résistance et victoire!

 

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