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jeudi, 29 avril 2010

A propos de morale et de politique : réponse de Robert Spieler au « Salon Beige »

L’excellent site catholique « Salon beige » nous a fait l’amitié de faire paraître l’annonce du Conseil national de la Nouvelle Droite Populaire, qui se tiendra samedi 8 mai à Paris, et a mis en ligne une partie du texte d’orientation idéologique et organisationnelle dont je suis l’auteur. Je les en remercie même s’il marque, ainsi que plusieurs lecteurs, son désaccord quant à mon refus de voir le Politique subordonné à la Morale. Je déclarais en effet : « La NDP entend ne pas se mêler des problèmes de morale ou de certains faits de société. Elle refuse que la morale prenne le pas sur le Politique et prône la liberté de conscience dans ce domaine. ».      

 

Certains lecteurs du Salon Beige répliquent en écrivant : « Alors quid de la défense de la famille naturelle et de l'enfant à naître ? ». Je respecte leur opinion.

 

Je n’ai évidemment jamais songé à mettre en cause la famille (étant père de 5 enfants), qui est le fondement de la société. L’opinion que j’exprime ci-dessous est purement personnelle et n’engage pas la NDP, de même qu’une opinion divergente, partagée par certains de mes amis du mouvement, ne l’engagera pas davantage. D’où mon souhait de laisser une totale liberté de conscience quant à certains faits de société.

 

Osons évoquer l’avortement, le droit de mourir dans la dignité (certains parleront d’euthanasie), et l’homosexualité.

 

L’avortement est un drame épouvantable. Un drame scandaleux car il prive l’Europe d’une partie de sa substance. Je suis partisan d’une audacieuse politique nataliste en France et en Europe. Il est urgent de repeupler l’Europe. Mais autant il faut aider les femmes à refuser l’avortement de confort, notamment par une politique vigoureuse de soutien à l’adoption, y compris par des incitations financières, autant j’accepte l’avortement thérapeutique. Si la vie d’une femme est en jeu, celle-ci doit être absolument et prioritairement protégée.

 

Pardon à ceux qui pensent que la vie est sacrée, mais affirmer qu’une petite fille de huit ans, violée et attendant des jumeaux, doit aller au terme de sa grossesse, au nom du respect de la vie, ma parait être une monstruosité moyenâgeuse. Le cas s’est présenté, il y a quelques mois en Amérique latine, suscitant à juste titre la polémique.

 

Parlons aussi de ce que certains appellent l’« euthanasie », un mot affreux qui renvoie aux « heures les plus sombres de l’Histoire » (encore que la Suède socialiste l’ait pratiquée durant 50 ans). Je considère que c’est mon droit de décider, si nécessaire, du jour de ma mort. Je comprends que l’on ne soit pas d’accord, mais c’est ainsi.

 

Pour ce qui concerne l’homosexualité, je refuse le mariage homosexuel et la prétention d’une culture homosexuelle qui viserait à devenir une norme. Mais je considère que ce qui se passe dans les alcôves entre adultes consentants ne regarde qu’eux. Pour tout dire, je préfère un homosexuel nationaliste ou identitaire à un hétérosexuel de l’UMP.

 

Pour conclure, je n’impose absolument rien à personne. Je respecte et admire même ceux qui, au nom de leur foi, ont une opinion différente de la mienne. Je les connais et sais que ce sont souvent de formidables combattants, prêts à mettre leur peau au bout de leurs convictions. Mais je leur demande de respecter une vision différente.

 

Nous nous retrouvons, me semble-t-il, sur l’essentiel : la défense intransigeante de l’identité et la détermination nos racines celtes, germaniques, gréco-romaines et chrétiennes de l’Europe. Et demain, nous serons côte à côte pour la nécessaire Reconquista.

02:04 Publié dans Politique | Lien permanent | |  Facebook

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