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vendredi, 31 décembre 2010

Voeux pour 2011...

Robert Spieler 6.jpgUne année de combats et de victoires, voila ce que nous vous souhaitons !

La raison nous dit que tout est perdu. La décadence européenne est telle qu’il ne semble exister aucune espérance. Mais pourtant… L’Histoire le démontre. Dans les pires phases de déclin, des peuples guidés par des héros ont su se relever. Ils étaient épuisés, meurtris, humiliés et trahis par leurs élites. Et pourtant… Un jour, par la grâce de guides qui surent les éveiller et permettre à la longue mémoire de rentrer en résonance avec leur triste quotidien, ces peuples se rebellèrent. Et entamèrent leur combat pour leur libération. Et c’est ainsi que la France et l’Europe se relèveront.

 

Rassemblement, unité et résistance ! Vive la Victoire !

 

Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

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lundi, 27 décembre 2010

Mouvements nationalistes en Europe : les raisons de leur pèlerinage en Israël...

2979.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2979 - 17 décembre 2010)

 

La récente visite en Israël d’une délégation de représentants de mouvements nationalistes européens nous donne l’opportunité d’analyser la situation de ces mouvements dans leurs pays respectifs et leurs motivations à entreprendre une telle démarche. Cette délégation fut reçue à la Knesset, déposa une gerbe au mur des Lamentations, se rendit sur la frontière séparant Israël des territoires palestiniens, visita une escadrille de chasse et fut reçue par diverses personnalités, dont le ministre du Likoud Ayoob Kara et le rabbin Nissim Zeev, député du mouvement extrémiste Shas, tous partisans du Grand Israël et refusant l’évacuation des colonies de Cisjordanie. Le rabbin Nissim Zeev est connu pour ses positions modérées quant à l’homosexualité puisqu’il propose, ni plus, ni moins, de traiter les homosexuels comme des drogués en les enfermant dans des centres de soin et de réhabilitation…

 

La délégation, composée notamment de Filip Dewinter (Vlaams Belang), Heinz-Christian Strache, président du Fpöe autrichien et Andreas Moelzer, député européen Fpöe, René Stadtkewitz et Patrick Brinkmann (Allemagne), publia une « Déclaration de Jérusalem » où l’on peut lire ceci : « Nous avons vaincu les systèmes totalitaires comme le fascisme, le national-socialisme et le communisme. Maintenant nous nous trouvons devant une nouvelle menace, celle du fondamentalisme islamique, et nous prendrons part au combat mondial des défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme ». Ce voyage fut suivi de près et relayé par le site allemand très islamophobe et pro-israélien PI (Politically Incorrect) qui s’empressa de diffuser les vidéos mettant en valeur Strache et Moelzer portant la kippa ou les déclarations très favorables à Israël, formulées par les différents participants. J’y reviendrai dans la conclusion, mais examinons l’environnement des différents mouvements ayant participé à ce voyage, et tout particulièrement celui de l’Allemagne, riche d’enseignements.

 

L’Allemagne ou la dictature du politiquement correct.

 

Si une récente étude a placé la France en queue des pays européens pour ce qui concerne les libertés démocratiques, c’est surtout grâce à un système électoral assurant un plus grand pluralisme, grâce à la proportionnelle, que l’Allemagne ne se retrouve pas à la place de la France. Pour le reste, l’Allemagne est soumise à un terrible drill idéologique, à une obligation permanente d’auto flagellation, à un maelström de repentance, relayés par les medias, les autorités morales et politiques et par leurs instruments.

 

Il est ainsi tout à fait frappant que l’hymne national allemand soit amputé de ses deux premières strophes. L’hymne débute par ces paroles écrites par le poète von Fallersleben en 1841 :« Deutschland, Deutschland über alles » (Allemagne, avant tout, avant toute chose au monde), ces paroles ne faisant nullement référence à un gigantesque empire d’une domination allemande universelle mais à l’attachement des Allemands à leur Patrie. De plus, si ce chant fut entonné sous Hitler comme sous Guillaume II, il n’était pas l’hymne officiel du IIIème Reich qui lui préférait le Horst Wessel Lied, l’hymne  du Parti. Et pourtant, au lendemain de la guerre, les deux premières strophes disparurent. La deuxième glorifie, il est vrai « les femmes et la foi allemande, le vin et le chant des Allemands », paroles hautement subversives. Non pas qu’il soit interdit de les chanter… Mais l’autocensure a fait qu’il n’est convenable de ne chanter que la suite, « Unité et Droit et Liberté sont les gages du bonheur ». Ceux qui s’autorisent à braver cet interdit non formulé ouvertement, tel le NPD, parti ultra nationaliste, se voient derechef accusés d’être des néo-nazis.

 

Malheur à ceux qui transgressent les bornes admises du langage. L’ex député CDU (le parti de la chancelière Merckel) de Saxe, Henry Nitzsche, en sait quelque chose. Pour avoir osé dire à la tribune du Parlement « Je me bats pour Dieu et la Patrie », il fut illico expulsé de son parti. Cette référence à Dieu et à la Patrie résonnait, paraît-il fâcheusement, aux oreilles délicates de certains et évoquait « les heures les plus sombres » de l’Histoire. Ne cherchons pas à comprendre… Henry Nitzsche a depuis créé un mouvement en Saxe et obtenu 12 mandats municipaux et 20% des suffrages lors des dernières élections au Parlement. Son nom : « Travail, Famille, Patrie ». Cela n’a pas dû améliorer son cas…

 

Le député CDU René Stadtkewitz vient, quant à lui, d’être mis à la porte de son parti pour avoir reçu Gert Wilders à Berlin dont il est maire d’arrondissement. Trop islamophobe. Mais peut-être son pèlerinage à Jérusalem avec la délégation européenne lui vaudra-t-il un Grand Pardon, d’autant qu’il vient d’expulser du petit parti qu’il vient de créer (die Freiheit) un adhérent dont il a découvert qu’il avait été présent sur une liste du NPD en …1985.

 

Le climat général en Allemagne est assez stupéfiant. Ayant participé à plusieurs réunions et manifestations à l’invitation du mouvement « Pro-Köln », contre la construction d’une gigantesque mosquée à Cologne, j’ai pu mesurer l’intense pression que les résistants allemands subissent et qui les amène à des concessions de langage ou de comportements que nous n’accepterions jamais en France. Tous (sauf le NPD qui n’hésite pas à aller loin dans ses propos et dans son imaginaire) craignent comme la peste d’être qualifiés de « nazis », et insistent sur la dimension « démocratique » de leur combat, expulsant sans ménagement de leurs rassemblements ceux qui auraient une apparence vestimentaire par trop marquée. Cela n’empêche au demeurant nullement les adversaires de pratiquer une violence physique et orale incroyable. Lors d’une manifestation qui avait eu lieu, il y a deux ans, à Cologne, en présence de Filip Dewinter, Mario Borghezio de la Lega Nord, Harald Vilimsky, secrétaire général du Fpöe, et où je représentais la Nouvelle Droite Populaire, nous dûmes faire face à un véritable déchaînement venant d’une extrême gauche militarisée, entraînée, très nombreuse qui attaqua le bateau où devait se tenir la conférence de presse, brisant les verrières et forçant le capitaine à larguer les amarres. Nous dérivâmes ainsi plusieurs heures sur le Rhin, survolés par un hélicoptère, encadrés par deux vedettes de la police et un bateau pompier, avant de pouvoir accoster. Le lendemain, il nous fut impossible de rejoindre la place centrale de Cologne, à proximité de la gare, où la manifestation devait avoir lieu. Un train protégé par la police devait nous amener à destination. La ligne avait été sabotée durant la nuit et, de plus, la police nous informa qu’elle était dans l’incapacité d’assurer notre sécurité : une police pourtant massivement présente. Près de 10.000 policiers mobilisés !

 

Le rôle trouble de la police allemande : infiltrations, provocations.

 

La police allemande a, lors des manifestations de la Résistance, un comportement parfois étrange. Face à des groupes ultra violents d’extrême gauche, elle se montre souvent laxiste, laissant approcher les gauchistes au contact des patriotes, ce qui ne manque pas de susciter des heurts. Par ailleurs l’on est étonné de l’apparence de certains policiers : cheveux longs, boucles d’oreilles… Trois militants alsaciens furent, à peine arrivés sur le lieu d’une manifestation, mis en état d’arrestation. Motif : l’un portait un des gants renforcés (autorisés en France, interdits en Allemagne), l’autre des chaussures renforcées (idem), le troisième une croix celtique (interdite en Allemagne). Si la police se montre parfois très partisane, cela tient au fait que les patrons des forces de police, tant au niveau de la commune que du Land (la Région), sont nommés par le pouvoir politique. C’est ainsi que le chef de la police de Cologne avait déclaré la veille de la manifestation qu’il n’y avait « pas de place pour les idées brunes et nauséabondes dans sa ville ». Inutile dans ces conditions de s’étonner de l’inefficacité de la police à nous protéger.

 

La police politique, une réalité allemande.

 

Le mouvement nationaliste et identitaire allemand a beaucoup de difficultés à surmonter ses divisions. Quand un mouvement et une dynamique émergent, quelques mois suffisent pour que les divisions s’installent. Pourquoi cette fatalité allemande ? Il existe en Allemagne le « Verfassungsschutz », littéralement « le service de la protection de la Constitution » qui est une police politique chargée d’infiltrer, de surveiller et de manipuler les groupes perçus comme déviants par rapport à la norme du politiquement correct. Il va sans dire que ce sont les groupes d’ « extrême droite » qui en sont les cibles prioritaires. Une de leur méthode privilégiée est de semer la perturbation, la division, la zizanie  au sein de la structure ciblée. Leurs agents sont très difficiles à identifier. Ce sont souvent les plus radicaux, des purs et durs, apparaissant comme des idéalistes dévoués à la cause. Extrêmement bien formés à la manipulation et à la psychologie, ils se comportent comme des poissons dans l’eau. Leur objectif : détruire par autodestruction la cible. Le lecteur peut imaginer qu’il s’agit là d’un de ces délires complotistes et paranoïaques dont le milieu nationaliste est friand. L’exemple de la manipulation dont le NPD a failli être victime il y a une quinzaine d’années devrait l’amener à réfléchir.

 

Le NPD se retrouva sous le coup d’une procédure de dissolution initiée à la demande des autorités. Les accusations ? Le NPD était néo-nazi, raciste, violent, dangereux et représentait une menace pour la République fédérale. Les tribunaux étaient sur le point de prononcer la dissolution du mouvement lorsque l’enquête prouva qu’une proportion importante des dirigeants du NPD étaient… des policiers infiltrés et que celui qui proposait les actions les plus violentes était lui-même un policier. Du coup, la procédure de dissolution fut annulée. Quelques années auparavant, un livre avait paru, accusant même Adolf von Thadden, fondateur du NPD, qui avait remporté des succès importants dans les années 1970, d’avoir été un agent du MI6, les services de renseignement anglais. Adolf von Thadden était décédé depuis quelques années et ne pouvait plus répondre à ces accusations destinées d’évidence à semer le trouble dans le camp national.

 

Comment se protéger des accusations d’être des néo-nazis ? Facile, il suffit de se dire pro israélien.

 

C’est du moins le raisonnement pas forcément pertinent ni efficace qui tente certains. Il est vrai qu’en Allemagne, critiquer Israël, si peu que ce soit, est le signe évident d’un antisémitisme rabique… Le matraquage mental et le racket que subit l’Allemagne, sommée de payer encore et encore à Israël, a cependant fini par agacer quelque peu les Allemands qui, dans un récent sondage, se révèlent être les plus hostiles à Israël parmi les citoyens des pays européens.

 

Il n’empêche. On découvre avec stupeur dans les manifestations anti-mosquées organisées par l’extrême droite « démocratique » allemande des exaltés brandissant le drapeau israélien et des pancartes où ils se définissent comme « Chrétiens avec Israël ».

 

L’idée d’un pèlerinage de l’extrême droite européenne en Israël : son origine

 

Ce projet a été formulé il y a un an environ par un curieux personnage, Patrick Brinkmann, qui fait partie de la délégation qui vient de se rendre en Israël. Ce milliardaire germano-suédois, âgé de 45 ans, qui dispose d’une fortune importante réalisée après la vente de mines d’or dont il était propriétaire en Amérique du sud, s’est mis en tête de jouer un rôle dans l’extrême droite européenne. Après avoir contacté sans succès dans un premier temps les groupes les plus radicaux et même envisagé de prendre la présidence du NPD, il s’orienta vers des objectifs plus raisonnables et établit des relations suivies avec des mouvements tels la Pro Bewegung allemande, le Vlaams Belang, le Fpöe, etc…, en soutenant financièrement de façon relativement modeste diverses revues ou initiatives tout en laissant l’imagination de ses interlocuteurs divaguer dans les millions voire les milliards. Sa conviction était qu’il fallait éradiquer tout soupçon d’antisémitisme dans le camp national et que, pour ce faire, un pèlerinage en Israël s’imposait. Ayant quelques ambitions aux élections communales de Berlin, il commença à mettre ses analyses en application, expliquant que s’il se rendait à Yad Vashem, c’était non pour faire du tourisme, mais pour pleurer. Personne n’imaginait que ce pèlerinage puisse avoir lieu. Et  pourtant…

 

Les raisons qui ont guidé la décision des Allemands, des Flamands et des Autrichiens

 

Dans le cas des Allemands, il y a d’évidence une recherche de respectabilité et le souhait d’être enfin reconnus comme de vrais « démocrates » et non comme des extrémistes, fruits d’une lourde Histoire. Un véritable cordon sanitaire isole tous ceux qui ne se situent pas strictement dans la ligne du politiquement correct. On l’a encore constaté récemment avec l’affaire Tilo Sarrazin, personnalité éminente, membre du SPD et qui fut voué aux gémonies pour avoir écrit que l’intégration des Turcs ne fonctionnait pas et que l’Allemagne courait à la catastrophe. Même des mouvements patriotiques allemands, tels les Republikaner et la Pro-Bewegung, qui fusionneront en mars prochain pour fonder un nouveau rassemblement et qui ne furent pas invités à être du voyage, ont exprimé leur soutien à cette initiative. Gageons qu’il est très improbable que cette stratégie de soumission puisse réussir. Leurs adversaires et les médias ne manqueront pas de rappeler que l’extrême droite européenne a en fait rencontré en Israël l’extrême droite raciste israélienne. Quant aux électeurs allemands, dont nous avons relevé la faible sympathie pour Israël, il est peu probable qu’ils gardent, au moment de voter, un souvenir ébloui de cette initiative.

 

Le Vlaams Belang, quant à lui, est actuellement dans une phase difficile. Après trente ans de progression constante, la chute aux dernières élections du Parlement flamand a été sérieuse, perdant plus du tiers de ses électeurs. 21 sièges au lieu de 32, 2 députés européens au lieu de 3. Cela entraîne bien sûr les sempiternelles frustrations, reproches et tensions qui suivent les échecs électoraux. En l’occurrence, Filip Dewinter ne porte aucune responsabilité dans cet échec. La faute en incombe à l’émergence d’un nouveau mouvement indépendantiste, le NVA dont le leader, Bart  de Wever  est très populaire et médiatique et aussi à un certain épuisement de l’électorat, las d’attendre la victoire. Philippe Dewinter peut-il obtenir grâce à ce voyage la complaisance des medias flamands qui sont très hostiles au Vlaams Belang ? Il est sérieusement permis d’en douter.

 

Le seul à pouvoir retirer, avec un cynisme total, un vrai avantage à avoir entrepris ce pèlerinage, est Heinz-Christian Strache, le leader du Fpöe. L’ancien parti de Haider connaît une progression fulgurante. Un récent sondage place Strache en tête des souhaits des Autrichiens pour le poste de Chancelier. Il peut réussir là où Haider avait échoué en 2000 devant la pression internationale, et notamment celle d’Israël. Alors que les élections l’avaient placé en situation d’obtenir cette fonction, le hourvari général l’en avait empêché. Il n’est pas certain cependant que les Américains et les Israéliens oublient la sympathie manifestée à la Russie par H-C Strache lors d’une rencontre, le 15 juin 2010, avec des dirigeants russes. Strache déclarait : « Les Etats-Unis cherchent à abuser des Etats en tant qu’instrument de leur politique afin de provoquer une guerre froide. Nous ne devons pas devenir les satellites de Washington ».

 

Conclusion.

 

Quel intérêt les Européens ont-ils à se mêler des affaires du Proche-Orient ? Les Palestiniens, les Iraniens et même les Talibans ne portent aucune responsabilité dans l’invasion que subissent la France et l’Europe. Il est permis de ne pas être d’accord avec Filip Dewinter quand celui-ci déclare : « Vu qu’Israël est le poste avancé de l’Ouest libre, nous devons unir nos forces et combattre ensemble l’islamisme ici (en Israël) et chez nous (en Europe) ». C’est ici, sur notre terre d’Europe que nous devons mener la nécessaire Reconquista, pas en Israël,  en rassemblant toutes les forces de la Résistance nationale et européenne ! Nos soldats n’ont pas vocation à mourir, ni pour Washington, ni pour Tel Aviv.

 

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lundi, 20 décembre 2010

Le CRIF, un lobby au cœur de la République...

2978.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2978 - 10 décembre 2010)

 

Anne Kling est l’auteur de deux excellents ouvrages, La France Licratisée (2006) et Révolutionnaires juifs (2008) qui ont obtenu un grand succès. Succès mérité car son analyse de la puissance du lobby est imparable. Basée sur les revues et les sites internet des diverses officines, elle est servie par une langue claire et un style enlevé, qui rendent la lecture de ses ouvrages agréable et passionnante. Anne Kling récidive avec un livre consacré au CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, qui dispose d’une puissance considérable, parlant d’égal à égal avec les dirigeants politiques au plus haut niveau et exprimant des désidératas qui sont autant d’ordres que s’empressent d’exécuter ceux qui les reçoivent. Préfacé par Jean-Yves Le Gallou, le livre évoque les origines de l’officine, l’importance des années Mitterrand, l’ « invention » des dîners du CRIF, ses objectifs et décrit avec force l’incroyable activisme et l’influence totalement disproportionnée du lobby sur la vie politique française.

 

La naissance du CRIF.

 

Il faut remonter aux années d’avant-guerre et à une forte immigration juive de 140.000 personnes, en provenance d’Europe de l’est, les Juifs français étant au nombre de 190.000, pour comprendre les raisons de la création du CRIF en 1944. Cette immigration suscita des réactions violentes au sein de la communauté juive. Jacques Helbronner, alors vice-président du consistoire, accusera en 1936 les réfugiés juifs d’être « de la racaille, le rebut de la société, des éléments qui n’auraient pu être d’aucune utilité chez eux ». Emmanuel Berl, en 1938, dans un numéro de « Pavés de Paris », parlera d’une « immigration de déchets » et d’une « véritable catastrophe pour la France ». Ces amabilités devaient laisser des traces au sein de la communauté juive et entrainer la création durant la guerre d’une organisation juive à forte connotation communiste, qui allait contester le rôle prééminent de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF), accusée de collaborer avec Vichy, et entraîner la création clandestine, en septembre 1944, à Lyon du Conseil Représentatif des Israélites de France. Le CRIF était né.

 

La montée en puissance du CRIF.

 

Le CRIF joue un rôle relativement modeste jusque dans les années 80, se contentant de défendre les intérêts de la communauté, la scène étant occupée par la LICRA qui elle, au nom de l’antiracisme, entend favoriser l’immigration musulmane massive. C’est l’arrivée en France d’un brillant activiste israélien, Avraham Primor, chargé par l’Etat d’Israël de redynamiser et politiser une communauté juive jugée trop timorée, qui va changer la donne. Araham Primor a pour mission de « réorganiser la communauté juive de France afin qu’elle occupe la place politique que lui confère son importance ». Voilà qui a le mérite de la clarté.

 

L’objectif est de créer un « lobby juif » tel qu’il existe aux Etats-Unis. Cela suscite la fureur du baron Guy de Rotschild, dirigeant historique de la communauté qui se voit contesté par une nouvelle génération d’activistes, tel Henri Hajdenberg, fondateur du Renouveau Juif qui sera élu président du CRIF en 1995. En attendant, les insultes pleuvent drues. Le baron Guy, fou de rage, déclare : « Je n’admettrai pas, en tant que responsable auprès du gouvernement français, la création d’un lobby juif par des marginaux soutenus par une racaille ! ». Mais ce sont bien ces « marginaux » qui allaient l’emporter et faire du CRIF l’organisation devant laquelle viennent se justifier la plupart des responsables politiques, économiques, médiatiques et institutionnels de France.

 

L’arrivée de Théo Klein à la présidence de l’officine en 1983 et les années Mitterrand vont donner au CRIF les orientations qui sont encore les siennes aujourd’hui. Le CRIF s’engage dans le soutien sans faille à Israël. Il est vrai que Théo Klein a tout pour rassurer Israël. Il a la nationalité israélienne et a milité dans les rangs du parti socialiste Rafi de Ben Gourion. Son objectif « Que la communauté juive de France se dote d’une politique qui exprime pleinement sa solidarité avec Israël, son peuple… ». C’est Théo Klein qui va « inventer » le dîner annuel du CRIF qui deviendra au fil des années le rendez-vous incontournable de la communauté juive organisée avec la « République ». Les bonnes habitudes sont prises dès le premier dîner, en 1985, qui voit Théo Klein apostropher Laurent Fabius et le réprimander vertement, l’accusant de légitimer le Front national en introduisant la proportionnelle. La lutte contre l’antisémitisme qui, comme nul ne l’ignore, « gangrène notre pays », est évidemment en toute première ligne, Roger Cukiermann, qui succède à Henri Hajdenberg à la présidence du CRIF en 2001 souhaitant en faire une grande cause nationale et allant jusqu’à déclarer : « Les Juifs sont les sentinelles de la République et des valeurs de la République. Nous sommes à l’avant-garde. Quand on s’attaque aux juifs, peu de temps après, on s’attaque à la liberté, à la démocratie ». Fermez le ban, et tenez-vous le pour dit…

 

Le CRIF, combien de divisions ?

 

Le CRIF se considère comme le partenaire privilégié et incontournable du gouvernement. Il n’a aucune raison d’en douter puisque le président de la République l’a dit et redit : «  Le CRIF que vous présidez est un interlocuteur essentiel de l’Etat ». Mais que pèse ce « partenaire essentiel de l’Etat » ? Quelle est sa représentativité ? La population juive de France est de l’ordre de 600.000 personnes, soit un peu moins de 1% de la population totale. Le CRIF a admis en l’une ou l’autre circonstance représenter environ 100.000 personnes, soit 1/6ème de la communauté, chiffre probablement exagéré. Les 60 associations membres de l’officine et très diverses par leur nature et leur importance ne représenteraient ainsi que 0,02% et plus probablement 0,01% de la population française. Parmi les associations membres, relevons à titre anecdotique l’association Naguilah, qui rassemble « les juifs aveugles » en leur proposant « une nouvelle manière de voir (sic…), par la découverte des richesses de l’identité juive », ABSI Keren Or, qui milite « pour le bien-être des soldats israéliens » et « à la gloire de Tsahal » et le Mouvement juif libéral de France, dont le fondateur est le père du rabbin Gabriel Fahri qui s’était déclaré victime d’une agression antisémite en janvier 2003 et qui verra au cours de l’enquête le rabbin passer de l’état de victime à celui de suspect. La justice rendra cependant une ordonnance de non lieu…

 

Le fait que le CRIF soit archi minoritaire au sein de la communauté n’empêche pas le président actuel, Richard Prasquier, avec une incroyable houtspa (culot monstre en hébreu), de déclarer lors de la meurtrière opération Plomb durci que « 95% de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et ce qu’entreprend son armée ». Devant le tollé, il nuancera son enthousiasme. Il aurait dû se contenter d’évoquer « la grande majorité des juifs de France »…

 

Les priorités du CRIF.

 

Anne Kling relève que les activités du CRIF s’ordonnent autour de trois axes qui en réalité ne forment qu’une seule et même colonne vertébrale visant la sauvegarde des intérêts du peuple juif, en Israël et dans la diaspora.. En premier, le soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et à son gouvernement. Toute critique à l’encontre d’Israël se voit de plus en plus ouvertement assimilée à de l’antisémitisme. En deuxième, l’entretien de la mémoire des évènements survenus au peuple juif durant la seconde guerre mondiale, et bien sûr en corollaire, le rappel incessant de la culpabilité de la France à cet égard. En troisième, la lutte contre toute forme d’antisémitisme et d’antisionisme, personne n’ignorant bien sûr, qu’antisémitisme et antisionisme sont en réalité des synonymes…A ces priorités, il convient de rajouter un objectif qui n’est certes pas inscrit dans les statuts, mais qui est présent à travers toute l’action du CRIF : la promotion d’une société multiethnique et le soutien à un fantaisiste islam dit « républicain ». Le soutien obsessionnel à l’Etat d’Israël passe quant à lui, aux yeux du CRIF, par l’entretien tout aussi obsessionnel du souvenir de la shoah. L’objectif est d’imposer l’idée, la croyance qu’Israël n’est pas un Etat comme un autre et qu’il a, de ce fait, le droit à des comportements qui ne seraient admis chez aucun autre.

 

Dans cette incroyable opération de manipulation des esprits, le CRIF et Israël ont bénéficié de l’appui majeur de Jacques Chirac, en 1995. Jacques Chirac fait ce qu’aucun chef d’Etat français, fût-il socialiste, n’avait accepté de faire : accéder à la demande récurrente des lobbys dont le CRIF, et reconnaître la culpabilité de la France dans la shoah. A la grande joie du CRIF, Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, lira le 30 septembre 1997 à Drancy une déclaration proclamant : « Devant l’ampleur du drame et le caractère inouï du crime, trop de pasteurs de l’Eglise ont par leur silence offensé l’Eglise elle-même et sa mission. Aujourd’hui, nous confessons que ce silence fut une faute… ».

 

La grande joie du CRIF s’explique aussi par le tsunami d’espèces sonnantes et trébuchantes que font pleuvoir ces repentances.

 

Le CRIF s’émeut considérablement de la vague d’antisémitisme que connaît la France. La lutte contre l’antisémitisme est son cheval de bataille, sa raison de vivre, son objectif sacré, certes avec une forte dimension hystérique… Que faire ? Le CRIF réagit en créant, avec d’autres institutions juives, un Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). Cette officine travaille « étroitement avec les autorités », dont bien sûr le ministère de l’Intérieur. Aussi incroyable que cela paraisse, le recensement des actes antisémites en France et leur publication sont à l’heure actuelle non du ressort du ministère de l’Intérieur, mais du Service de Protection de la Communauté Juive. Les chiffres livrés par cette officine font évidemment état d’une forte augmentation d’ « actes antisémites ».

 

Certains, naïvement ou tout simplement lucidement, s’autorisent, tel le sociologue et directeur de recherche au CNRS, Laurent Mucchielli, à commettre des écrits hautement subversifs. Il évoque avec une rare insouciance le discours « rituel » du CRIF. Et puis, dit-il,  « Il n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France ». Mais est-il fou ou complètement fou ? Il aggrave son cas, si tant est que cela soit possible, en dénonçant « une incapacité du CRIF à prendre ses distances avec l’Etat d’Israël ». La réplique ne tarde pas : « Le jeune sociologue » (bon, il a 42 ans, mais ceci est une formule destinée à le présenter comme inexpérimenté) « s’est aventuré sur un terrain dangereux. Dangereux pour tous les Français de toute origines ». Ah bon ? Dangereux sans doute surtout pour l’officine, dont on sait aujourd’hui, comme dans le conte d’Andersen, que le roi est nu, et qu’asséner et répéter des mensonges ne saurait constituer la vérité.

 

Le CRIF au quotidien : la samba des carpettes.

 

Anne Kling a, de façon fort intéressante, listé les activités du CRIF sur la période 2009/2010. Le lecteur découvrira les émotions émouvantes d’Enrico Macias qui déclare, en pleine opération israélienne Plomb durci sur Gaza : « « Machiah est arrivé le jour de la création d’Israël. Rien n’arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d’Israël et si des épreuves personnelles ne m’en avaient pas empêché, je serais moi-même aujourd’hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux ! ». « Ils sont en train de mourir pour nous » ? Mais c‘est qui, « nous » ?

On découvre le fort peu charismatique Hervé Morin, qui fut ministre de la Défense. Il accueille le CRIF. On aborde des sujets de la plus haute importance, et qui, tous sont  de la compétence du CRIF : la menace nucléaire iranienne, bien sûr, la France et l’OTAN, bien sûr, l’antisémitisme en France, bien sûr, et, entre autres thèmes importants, l’intégration au sein de l’armée française de jeunes issus de milieux défavorisés. En quoi ce dernier point concerne-t-il le CRIF ? A vrai dire, je n’en sais strictement rien.

 

En septembre 2010, Xavier Darcos, ministre du Travail, reçoit Richard Prasquier, président du CRIF, afin d’évoquer la possibilité de mettre en place des « actions de dialogue sur le terrain » dans le cadre de la campagne « Agir ensemble pour le vivre ensemble ». Quel charabia ! Mais, lisez le plus émouvant : « Des réunions informelles telles que le groupe de parole entre mères afro-antillaises et juives (…) se sont livrés à une première réflexion sur l’efficacité des programmes « là où ça se passe ». Ces groupes de parole sont mis en place par Yves-Victor Kamami, membre du comité directeur du CRIF.

 

La parole est souvent révolutionnaire. C’est ainsi que le président Shimon Peres se montre digne du roi Ubu d’Alfred Jarry quand il explique le plus sérieusement du monde à une délégation du CRIF: « J’aimerais transformer l’armée d’Israël en un grand campus universitaire. Chaque soldat devrait recevoir un diplôme de troisième cycle à l’issue de sa période militaire ». Les Palestiniens apprécieront… Et puis, voici Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, qui n’en peut plus. Son grand-père a sauvé le grand rabbin de Bordeaux, ce qui autorise Raymond Couderc de s’indigner qu’Israël, qui compte 17,5% de francophones, ne fasse pas partie de la francophonie et de réclamer qu’une action forte soit menée par le gouvernement.

 

Le CRIF mène aussi des opérations efficaces pour empêcher l’ennemi de pénétrer dans la place. C’est ainsi qu’il empêche, avec succès, la nomination d’Hubert Védrine, en 2007, au ministère des Affaires Etrangères ; au prétexte que celui-ci était « le pire des anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay » et menaçant : « La communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un casus belli ». Et c’est ainsi que le président Sarkozy obtempéra.

 

Anne Kling raconte aussi, par le menu, la réunion où l’exceptionnel patriote Eric Raoult intervient « Pour Gilad et pour Israël ». Un morceau d’anthologie : « Eric Raoult fera une brève apparition à la tribune ». Brève, mais oh combien remarquable et remarquée.

 

 Que dit-il ?  « Ce soir, j’avais le bureau politique de mon parti et Xavier Bertrand me dit : « Mais tu t’en vas ?  On parle des retraites, c’est important » et je lui fais passer un papier en lui disant : « pour moi, Israël, c’est plus important que les retraites ».

 

Commentaire d’Anne Kling : « Edifiant, n’est-ce pas ? Si jamais les électeurs se décident un jour à sanctionner ces priorités si clairement affichées, il pourra toujours poursuivre sa brillante carrière de l’autre côté de la Méditerranée. »

 

Comment se résoudre à devenir des Français comme les autres ?

 

Dans sa conclusion, Anne Kling pose la question. Elle cite le président du CRIF, Richard Prasquier, qui, tout en déclarant abhorrer le communautarisme… chez les autres, évoque une « identité collective » pour les Juifs que la nation se doit de leur reconnaître. Refuser de reconnaître cette « identité collective » reviendrait à « nier tout ce qui fait qu’il y a entre les Juifs un socle commun de références, d’attachements et de valeurs qui les rend non pas à part, mais distincts ». Se revendiquer « distincts » ne revient-il pas à se placer « à part » ? La nuance est pour le moins subtile. En réalité, conclut Anne Kling, lorsque le président du CRIF parle d’identité collective, c’est l’utilité, la pertinence et le pouvoir considérable de l’officine qu’il entend défendre avec acharnement. Quelle horreur de devenir des Français comme les autres, sans davantage de droits et de passe-droits ! Ne plus pouvoir tempêter, exiger, palabrer au sommet de l’Etat. On comprend, écrit Anne Kling, que le spectre de l’assimilation soit de ceux qui hantent les nuits de certains dirigeants communautaires.

 

 

2457982678_2.jpgPour commander le livre :

Le CRIF, un lobby au cœur de la République

Editions Mithra, 295 pages, 18,00 € plus 3,00 € de frais de port.

Chèques à l’ordre d’Anne Kling, 

Adresse : Mithra, BP 60291 - 67008 Strasbourg cedex

 

La France licratisée : cliquez ici

 

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dimanche, 19 décembre 2010

Assises internationales sur l’islamisation : que font des militants qui se prétendent «identitaires» avec les adversaires de notre identité ?

Identité.jpgPar Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

Ces assises avaient été annoncées à grand renfort de publicité comme étant « un évènement international » par un agglomérat de groupes et groupuscules laïcs sous l’égide de Riposte laïque et du Bloc identitaire.

 

Nous avions déjà relevé (cliquez ici) que ces organisations laïques sont toutes issues de la gauche et de l’extrême gauche, et largement influencées par la franc-maçonnerie. L’obsession anti-islamique de Riposte laïque est une constante. Mais celle-ci repose essentiellement sur des critères sociétaux et antireligieux. L’Islam, constamment comparé au « fascisme » (la rhétorique de gauche ne les lâche pas), y est d’ailleurs traité au même titre que le christianisme. Ainsi, Riposte laïque n’hésite pas à évoquer dans ses publications le « totalitarisme de l’Eglise catholique ».

 

Paradoxalement, la défense d’Israël est permanente chez Riposte laïque, alors que l’on peut considérer que cela ne devrait pas être un problème majeur pour une organisation qui lutte pour la laïcité en France.

 

Cette réunion, consacrée au danger de l’islamisation de l’Europe n’a pas abordé réellement le fond des choses, à savoir le danger primordial qu’est l’invasion migratoire africaine et maghrébine, fût-elle musulmane ou non. Pour ces organisations laïques, il n’y aurait aucun problème si ces immigrés étaient laïcs et s’ils acceptaient de s’intégrer, de chanter la Marseillaise, de saluer le drapeau et d’honorer la République.

 

Nous ne partageons évidemment absolument pas cette analyse.

 

Ce curieux rassemblement, composé d’ex-trotskistes et de post-marxistes revendiqués comme tels, de nationalistes repentis, de laïcards, de féministes et de francs-maçons, prétend incarner la résistance à l’islamisation, alors que le Système dont ils sont issus n’a cessé d’œuvrer à la destruction de l’identité spirituelle et ethnique de la France et de l’Europe et de combattre ceux qui l’ont toujours défendue.

 

Bien-sûr, nous n’allons pas leur reprocher de découvrir subitement que l’eau est mouillée, mais de là à s’autoproclamer les champions de la lutte contre l’islamisme… Il conviendrait peut-être de faire preuve d’une certaine modestie.

 

Rappelons, à toute fin utile, que le combat pour la défense de notre identité ne date pas de samedi après-midi et que, depuis cinquante ans, envers et contre tous et malgré une répression permanente, les nationalistes dénoncent sans relâche l’immigration extra-européenne et la première de ses conséquences, l’islamisation.

 

Que font donc des militants qui se prétendent « identitaires » dans cette affaire ?

 

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lundi, 13 décembre 2010

Pèlerinage en Israël de mouvements nationalistes européens : quel intérêt ?

drapeau_israelien_1.jpgPar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Il n’est pas dans nos habitudes de nous immiscer dans les stratégies de mouvements européens avec lesquels nous entretenons d’excellentes relations.

 

Filip Dewinter, leader du Vlaams Belang, Heinz-Christian Strache, Président du Fpöe autrichien, et des représentants allemands et suédois se sont rendus récemment en délégation en Israël, suscitant pour le moins quelques interrogations. Reçus à la Knesset, déposant une gerbe au Mur des Lamentations, se rendant à la frontière séparant l’Etat hébreu des territoires palestiniens, visitant une escadrille de chasse, ils exprimèrent leur soutien à Israël, « avant-garde de l’Occident dans la lutte contre l’islamisation ». De fait, ils furent reçus par des partisans du Grand Israël, dont le rabbin Nissim Zeev, député du mouvement extrémiste Shas, perçus par leurs adversaires comme étant l’« extrême droite raciste ».

 

Leurs motivations procèdent de l’espoir qu’un tel pèlerinage pourrait leur donner, dans leurs pays respectifs, une sorte de respectabilité et neutraliserait des médias et des lobbys très hostiles.

 

Cela nous paraît être une pure chimère.

 

Dans le prochain numéro de Rivarol, j’analyse dans un long article les raisons de ce pèlerinage, dévoile qui est à l’origine de cette démarche et décris l’environnement des mouvements concernés, notamment en Allemagne, où le terrorisme intellectuel est particulièrement contraignant.

 

Quel intérêt les Européens ont-ils à se mêler des affaires du Proche-Orient ? Les Palestiniens, les Iraniens et même les Talibans ne portent aucune responsabilité dans l’invasion que subissent la France et l’Europe. On a pourtant pu entendre un des membres de la délégation déclarer : « Israël est le poste avancé de l’Ouest libre, nous devons unir nos forces et combattre ensemble l’islamisme ici (en Israël) et chez nous (en Europe) ». Il se trompe.

 

C’est ici, sur notre terre d’Europe, et non en Israël, que nous devons mener la nécessaire Reconquista en rassemblant toutes les forces de la Résistance nationale et européenne ! De plus, nos soldats n’ont pas vocation à mourir, ni pour Washington, ni pour Tel Aviv. Et puis, n’oublions pas la responsabilité écrasante de lobbys qui, tout en défendant sans restriction Israël, ont toujours soutenu et encouragé l’immigration musulmane en France et en Europe.

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dimanche, 12 décembre 2010

Vendredi dernier, au Local à Paris, conférence de François-Georges Dreyfus sur la Révolution conservatrice allemande présentée par Robert Spieler...

17:50 Publié dans Europe | Lien permanent | |  Facebook

mercredi, 08 décembre 2010

Strasbourg, capitale de l’islam en France !

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Communiqué de Robert Spieler, ancien député, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire :

La construction d’une grande mosquée dans la capitale de l’Europe avait entraîné l’indignation des Alsaciens. La municipalité UMP avait (légèrement) reculé sous la pression populaire en annonçant que la mosquée n’aurait pas de minaret et que sa surface initiale serait amputée des espaces « culturels ». Ce que les musulmans fidèles à la sourate du Coran « la main que tu ne peux mordre, baise la » avaient fait semblant d’accepter.

 

Pas pour longtemps, puisque la nouvelle municipalité socialiste vient d’autoriser, et la construction d’un minaret, et celle d’un espace « culturel ».

 

Vous avez dit « collabos » ?

 

Face à l’islamisation de notre Europe, la  Nouvelle Droite Populaire sera toujours en première ligne.

12:41 Publié dans Strasbourg | Lien permanent | |  Facebook

lundi, 06 décembre 2010

Vendredi prochain, 10 décembre, au Local : une conférence de François-Georges Dreyfus sur la Révolution conservatrice allemande...

francois%20georges%20dreyfus.jpgConférence de François-Georges Dreyfus sur la Révolution conservatrice allemande. vendredi 10 décembre, à 19 h 30, au Local, 92, rue de Javel Paris 75015, metro Félix Faure.

 

Agrégé et professeur d'histoire et de science politique à l'Université de Strasbourg, François-Georges Dreyfus fut directeur de l'Institut d’Etudes Politiques, du Centre d'études germaniques et de l'Institut des hautes études européennes. Professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne depuis 1990, François-Georges Dreyfus est un spécialiste de l’Allemagne. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont une « Histoire de Vichy » et une « Histoire des Allemagnes ».

 

Il collabore régulièrement à la Nouvelle revue d’histoire de Dominique Venner, à la revue catholique La Nef et présente depuis de nombreuses années un Libre Journal sur Radio Courtoisie (dimanche 12 h 00-13 h 30, toutes les quatre semaines).

 

J’ai bien connu François-Georges Dreyfus dans les années 80. Nous organisâmes ensemble nombre de conférences et de dîners-débats dans le cadre de cercles d’opposition que nous animions et notamment sous l’égide de Forum d’Alsace, club d’opposition que j’avais créé et qui fut le cercle d’opposition le plus important d’Alsace. Insensible aux pressions, déterminé et courageux dans ses convictions, François-Georges Dreyfus est un grand combattant de la liberté.

 

Sa conférence sur la Révolution conservatrice allemande, un thème majeur qui mérite d’être revisité en ces temps de misère idéologique, s’annonce passionnante. J’invite tous nos amis à y assister.

 

A ne pas manquer !

 

Robert Spieler

Délégué général de la NDP

00:39 Publié dans Europe | Lien permanent | |  Facebook

mercredi, 01 décembre 2010

Sarkozy, agent des Etats-Unis et d’Israël.

Il est le "président le plus pro-américain depuis la seconde guerre mondiale".On découvre dans les mémos diplomatiques ultrasecrets dévoilés par Wikileaks que Nicolas Sarkozy et ses conseillers fréquentaient assidûment l'ambassade américaine de Paris, ainsi que les dignitaires américains de passage en France.

 

Nicolas Sarkozy, à l'occasion du passage d'Allan Hubbard, conseiller économique du Président Bush devient plus personnel. "'Ils m'appellent 'Sarkozy l'Américain', a-t-il dit. 'Eux considèrent que c'est une insulte, mais je le prends comme un compliment'.

 

L'ambassadeur en conclut que ‘Sarkozy est viscéralement pro-américain’

 

"Sarkozy est instinctivement pro-américain et pro-israélien" . Le relevé des conversations note que "l'héritage juif de Sarkozy et son affinité pour Israël sont célèbres", et que de surcroît, il vient de nommer à la tête du Quai d'Orsay Bernard Kouchner, "le premier ministre des affaires étrangères juif de la Ve République". Sur le conflit israélo-palestinien, espère l'ambassade, "même un léger glissement dans le fondement intellectuel aura des conséquences sismiques". Les diplomates américains se félicitent aussi de la nomination de "l'ambassadeur aux Etats-Unis" Jean-David Lévitte. L'ambassade note très vite que celui qu'elle considérait comme "un novice" quelques semaines auparavant "a fermement placé la politique étrangère sous son contrôle personnel à l'Elysée" (entendez sous le contrôle des Etats-Unis et d’Israël). 

 

Apparaissent aussi les premiers commentaires de l’ambassade des Etats-Unis sur un Sarkozy "susceptible et autoritaire". Ils notent aussi que "l'équilibre" personnel du président pourrait être atteint par son "récent divorce" : "Sarkozy lui-même a parlé de sa dépendance envers Cécilia, 'ma force et mon talon d'Achille', comme il dit." Ils préviennent Washington que M. Sarkozy est "très irritable", mais parient sur "sa capacité à rebondir".

 

Plus tard, après sa rencontre avec "le super model" Carla Bruni, les diplomates américains noteront son style "non présidentiel" et "ses inclinations pour les paillettes".

 

Barack Obama est entré à la Maison Blanche, et doit rencontrer Nicolas Sarkozy à l'occasion du sommet de l'OTAN. Votre visite intervient à un moment historique, écrit l'ambassadeur au président des Etats-Unis. Nicolas Sarkozy est le président français le plus pro-américain depuis la Seconde guerre mondiale.

 

Merci, on l'avait compris…

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