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mercredi, 12 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

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Article de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2981 - 7 janvier 2011)

 

Ce que subit Philippe de Villiers est une épouvantable épreuve que l’on ne peut souhaiter à ses pires adversaires. On se souvient que son fils Laurent avait déposé plainte pour viol contre son frère aîné Guillaume en 2006. Des soupçons pèsent sur Guillaume qui a écrit un courriel ambigu à son frère : « Ce que tu as subi par moi est grave ». Mais ses proches décrivent Laurent comme étant fragile et manipulé. Qui croire ? Philippe de Villiers est persuadé de l’innocence de son aîné ; son cadet, révolté contre sa famille, aurait été manipulé d’après lui dès le début de l’affaire.

 

Philippe de Villiers : L’épouvante.

 

 Il est vrai qu’en 2006 Laurent de Villiers rencontre Stéphanie Chevrier, compagne d’Olivier Besancenot, afin de « faire un livre contre sa famille ». Le journaliste Guy Birenbaum l’aide dans ses démarches, l’incite à porter plainte et lui conseille de choisir Jean-Marc Fedida comme avocat. L’effroyable spirale est enclenchée. Philippe de Villiers, en père blessé, défend son aîné : « Laurent a dévissé. Il veut la mort de sa famille et en même temps il réclame, comme cadeau de mariage, une chevalière aux armoiries de la famille, pour lui et pour sa femme », confie-t-il au Point.

 

Ce drame, digne des tragédies grecques, vient de se conclure, sur le plan judiciaire, par un non-lieu prononcé en faveur de Guillaume, au prétexte que les charges étaient insuffisantes.

 

Qu’il est dur de mentir toute sa vie…

 

Carl Lang, qui fut député européen et collègue de Villiers, le raconte. Quelques jours avant l’élection présidentielle qui devait voir Sarkozy l’emporter, Villiers se précipite vers lui en disant : « J’ai décidé de rompre définitivement avec le Système. Jamais je ne soutiendrai Sarkozy ». Une semaine plus tard, il annonçait son soutien au futur président de la République. Un coup de fil lui rappelant qu’il n’était président du Conseil général de Vendée que par la grâce du RPR, lui dessillait brutalement les yeux et l’amenait à résipiscence.

 

Il y a quelques jours, Philippe de Villiers, qui vient de réchapper d’un cancer rarissime de l’œil, et qui a été éjecté de la présidence du conseil général de Vendée par son dauphin en politique, son « fils spirituel », Bruno Ratailleau, s’effondre. Expliquant « boire du Ricard jusque tard dans la nuit, faisant le tour de sa maison en pleurant », il se dit « un mort-vivant » qui aurait « préféré mourir ». Et le président du Mouvement pour la France de dire : « Notre famille a été couverte d’infamie parce que j’étais un homme politique non-aligné qui prétendait incarner les valeurs. Pour les journalistes, « catholique = pédophile ! Je n’en peux plus de cette boue qui est déversée sur nous ». Et le même de poursuivre, révolté contre lui-même, révolté contre « les valeurs » qu’il a prétendu défendre durant tant d’années : « Je n’en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion est une maladie ! » Et le père de deux dominicaines du Saint-Esprit de conclure: « Je ne suis pas croyant ».

 

Tout ça pour ça ? Pauvre homme…

 

De l’utilité du mensonge en démocratie

 

J’ai connu, lorsque j’étais député FN, un collègue alsacien centriste, qui fut élu député en même temps que moi, en 1986 par la grâce de la proportionnelle. Marc Reymann  était un homme tout à fait sympathique, malin sans être très intelligent. Il réussit cependant durant près de vingt ans à tromper ses électeurs. Lorsque je le croisais à l’Assemblée nationale, ou à Strasbourg, il ne manquait jamais de manifester la vive sympathie que lui inspiraient les idées que je défendais. « Tu sais, je suis complètement d’accord avec toi, il faut combattre fermement l’immigration. Il y a trop d’arabes dans nos quartiers ». Ah bon, répliquai-je, pourquoi ne l’exprimes-tu pas plus ouvertement ? « Par rapport à mon parti, je ne peux pas le dire aussi clairement, mais je n’en pense pas moins ». Et Marc Reymann de préciser : « Tu sais, je suis encore plus à droite que Le Pen ». C’est sur cette escroquerie que notre député fut réélu durant trois législatures. Quand il abandonna son mandat en 2007, il eut cette phrase qui suscita tout de même l’étonnement et l’ironie du quotidien alsacien de gauche, Les Dernières Nouvelles d’Alsace : « Maintenant que je ne suis plus député, je peux le dire : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Et c’est ainsi que cette démocratie mérite d’être méprisée...

 

Merveilleuse Italie…

 

Le clip que diffuse actuellement le ministère de la défense italien (à voir sur le site de Synthèse nationale, cliquez ici ), à l’occasion des 150 ans de l’unité italienne est magnifique. On y voit un village italien dans le lointain, que nous pouvons imaginer toscan, avec cette lumière qu’offre seule l’Italie. Un clocher d’une église, les cloches sonnent. Une fanfare s’installe sur la place du village, une vingtaine de jeunes garçons, en tenue de footballeurs déboule sur la place. Tous italiens, tous blancs, habillés de maillots blancs… Ils jouent avec leur ballon. L’un, par un geste malencontreux, envoie le ballon dans un arbre. Mécontentement de ses camarades qui lui tournent le dos et qui s’apprêtent à quitter la place.

 

Et c’est là, resté seul, qu’il se met à siffloter l’hymne national italien. Un, puis deux, puis les autres se retournent, reviennent sur leurs pas et enlacent celui qui fut l’objet de leur colère, la fanfare se mettant, d’abord avec retenue, puis avec fougue à jouer l’hymne national. Des cavaliers, en fracs rouges garibaldiens, traversent le village et libèrent le ballon. L’enthousiasme est à son comble. La mamma italienne applaudit, la bellissima ragazza ouvre ses volets, comme dans les films de Visconti, et applaudit, tous applaudissent. Dernière image : des avions aux couleurs de l’Italie survolent la place, habitée par l’hymne italien. Inutile d’imaginer ce que serait un tel clip dans cette France dégénérée…

 

Référendum d’initiative populaire : une escroquerie

 « Le référendum d’initiative populaire enfin sur les rails » : c’est un titre du quotidien Libération, et une information relayée par les médias. Les Français vont-ils pouvoir voter, comme les Suisses, pour interdire la construction de minarets ou pour retirer la nationalité et expulser les délinquants d’origine étrangère ? Bien sûr que non… Les verrous mis en place par le Système sont tels qu’un référendum d’initiative populaire est tout simplement impossible à organiser. Un : le référendum ne peut porter que sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale ». Exit toute initiative intempestive. Deux : un tel référendum ne peut être organisé que s’il est défendu préalablement par au moins un cinquième des parlementaires, soit 184 députés ou sénateurs. Il ne s’agit donc pas d’une initiative populaire, mais en réalité parlementaire. Trois : en trois mois, l’initiative devra recueillir la signature d’au moins un dixième des électeurs inscrits, soit environ 4,5 millions de personnes. A comparer aux 50.000 signatures requises en Suisse et aux 500.000 exigées en Italie. On passe au vote ? Non. Quatrième étape : l’Assemblée et le Sénat disposent d’un an pour s’emparer de la proposition de loi. S’ils ne le font pas, ce n’est qu’à ce stade que le chef de l’Etat soumet, dans un délai de quatre mois, le texte à référendum. Dernier verrou : un référendum ne peut concerner l’abrogation d’une loi promulguée « depuis moins d’un an ». Quand je disais que cette démocratie et cette République sont méprisables… Se moquer ainsi du Peuple, il faut vraiment oser. Mais Michel Audiard ne résumait-il pas la situation en faisant dire à Lino Ventura, dans Les tontons flingueurs. « Les cons, ça ose tout, et c’est d’ailleurs à çà qu’on les reconnait » ? A propos de démocratie à la française, notons cette réplique pertinente d’Eric Nolleau, éditeur de gauche et compère d’Eric Zemmour dans l’émission de télé sur France 2, On n’est pas couché,  samedi 18 décembre, animée par Laurent Ruquier. Nolleau s’était permis d’ironiser sur la situation en Côte d’Ivoire : « On est sur un plateau français et on ne parle que de la situation en Côte d’Ivoire. Pourtant, il y a un scandale qui a éclaté il y a quelques semaines et que personne n’évoque: on nous a expliqué tranquillement que l’élection de Chirac n’était pas valide et que les comptes de Balladur n’étaient pas valables. Tout ça ayant été entériné par le président du Conseil constitutionnel, c’est-à-dire par notre plus haute instance. Pourtant on discute comme si on était encore en position de donner des leçons à la Côte d’Ivoire. » .

Eric Nolleau aurait aussi pu évoquer le souverain mépris du Peuple prétendu souverain que constitue la remise en cause par les caniches du Système des résultats du référendum sur le traité de Lisbonne. Et puis les modes de scrutins profondément anti-démocratiques, justifiant entre autres raisons que la France figure, dans une récente étude, en dernière position de tous les pays européens pour ce qui concerne sa dimension « démocratique » … Que faire ? Faut-il continuer à faire semblant de participer à un système truqué, ou faut-il rompre radicalement avec ses mensonges, ses manipulations, sa tyrannie ? N’est-il pas temps de mettre en cause le Système lui-même ? Certes, nous ne pourrons pas compter sur l’ONU pour nous y aider. Mais ne désespérons pas. Qui aurait pu imaginer, deux ans avant la chute du mur de Berlin, que l’empire soviétique allait s’effondrer ?

« Il faut rabattre le caquet au coq gaulois » déclare Bernard-Henri Lévy.

Dans une récente émission de télé, où BHL dialoguait avec Thierry Ardisson et Elizabeth Lévy, le « philosophe » autoproclamé et grand pourfendeur de la France française se lâchait : « Si on peut réduire (sic…) le caquet au coq gaulois et aux coqs nationaux, ça me paraît salubre ». Au-delà de la syntaxe hasardeuse, cette profonde pensée a au moins le mérite de la clarté. Il y a un an, Bernard-Henri Lévy se couvrait déjà de ridicule en citant, à l'appui d'une démonstration « philosophique », un certain Botul, auteur inventé de toute pièce par un journaliste du Canard enchaîné. Il récidive en confondant cette fois ci, dans un éditorial du Point, Pierre Cassen, dirigeant de Riposte laïque, accusé d’islamophobie, et Bernard Cassen, patron du Monde diplomatique. Ce dernier n’apprécie que modérément et dépose plainte contre le génie du bidonnage. Une correspondante juive, Elise E., m’envoie ce commentaire : « Cela devient insupportable à la longue. Bernard-Henri Levy, si vous n’aimez pas la France, retournez dans votre Algérie natale, restez dans votre Maroc, en vacances toute l’année : prenez donc des vacances, cela nous en fera, à nous, des vacances ». Elle m’envoie aussi ce texte de Raymond Aron qui commente, en 1981, la parution du livre de BHL, L’idéologie française, monument d’exécration anti-française, qui connut, grâce à ses relais médiatiques, un grand succès. « Le voilà maintenant Fouquier-Tinville, lui qui prêche la démocratie. Il oublie que la démocratie devient aisément, elle aussi, inquisitoire, sinon totalitaire. Juif comme moi, il exclut de la France et rejette dans la France noire d'innombrables écrivains ou penseurs de notre commune patrie. Des Français non juifs en concluront que les Juifs sont encore plus différents des autres Français qu'ils ne l'imaginaient, puisqu'un auteur acclamé par les organisations juives se révèle incapable de comprendre tant d'expressions de la pensée française, au point de les mettre au ban de la France.

Il nous annonce la vérité pour que la nation française connaisse et surmonte son passé, il jette du sel sur toutes les plaies mal cicatrisées. Par son hystérie, il va nourrir l'hystérie d'une fraction de la communauté juive, déjà portée aux paroles et aux actes du délire. Œuvre d'intérêt public, écrivait en conclusion le compte rendu du Nouvel Observateur. Intérêt public ou danger public ? ». Merci, Raymond Aron d’avoir posé ainsi la question. Au risque de faire de la peine à BHL, nous choisirons la seconde partie de l’alternative.

 

Crimes du communisme, connais pas.

La Commission européenne a rejeté le 22 décembre la requête de six États de l’UE, anciennement intégrés au bloc soviétique, d’assimiler les répressions communistes aux crimes de guerre nazis. Le fait que le communisme ait fait dix fois plus de victimes que le nazisme ne compte pas. Les « heures les plus sombres de l’Histoire » sont en Allemagne, entre 1933 et 1945, pas en Ukraine, où la famine organisée extermina des millions de femmes, d’hommes et d’enfants, pas en Union soviétique où le Goulag fit couler des fleuves de sang, pas dans les pays asservis où l’horreur communiste fit massacrer des dizaines de millions d’individus. Des individus : certains étaient des résistants, d’autres rien du tout, d’aucuns disposaient d’un petit bien, la plupart n’ont jamais su pourquoi ils furent exterminés.

Les ministres letton, lituanien, bulgare, tchèque, hongrois et roumain des Affaires étrangères avaient pourtant envoyé à la Commission européenne une lettre exigeant d’établir une responsabilité pénale pour « l’approbation, la négation ou la banalisation des crimes du communisme ».

Selon l’exécutif européen, il n’existe pas pour le moment de conditions pour élaborer un tel projet législatif car les pratiques juridiques diffèrent d’un pays membre à l’autre. Aucun tribunal européen n’avait jusqu’à présent sanctionné la négation des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe de l’Est.

Merci à l’exécutif européen de nous en informer, mais nous le savions. Et c’est pourquoi nous ne voulons plus de cette Europe là. A propos de cette Europe là…un détail… La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires qui ne contient aucune référence à Noël, mais qui comprend la mention de fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes. Il serait intéressant d’en connaitre les auteurs…

Tags antisémites à Strasbourg. C’est la faute à Anne Kling.

La maison de Philémon Lequeux, Président de la Licra du Bas-Rhin et conseiller municipal divers gauche de Schiltigheim, ville située dans la banlieue strasbourgeoise, vient d’être taguée au feutre bleu, avec l’inscription « sale juif » accompagnée d’une croix celtique. Cette affaire suscite évidemment une condamnation unanime, et l’inquiétude de Philémon Lequeux, qui dit avoir peur et qui tient à préciser qu’ « il n’est pas juif ». Parmi les manifestations d’indignation, il convient de relever celle de Jean-Claude Meyer au nom de l’Union juive pour la paix. Qui est Jean-Claude Meyer ? Ancien dirigeant de la Ligue Communiste Révolutionnaire à Strasbourg, cela fait 40 ans que les militants nationalistes alsaciens ont eu à réfréner fermement et avec succès ses ardeurs troskistes. Le voici reconverti dans l’animation d’un blog, sous le pseudo de « Schlomo », et dans l’organisation judéo-palestinienne « Union juive française pour la paix ». Celle-ci mène d’actives campagnes de boycott de produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés, suscitant la fureur des organisations communautaires, tel le CRIF, qui ne manquent pas d’exiger la poursuite en justice de ceux qui s’autorisent de tels actes. Les autorités ont bien entendu exprimé leur plus vive condamnation de ce type d’action et examinent les moyens d’y mettre un terme. La Licra vient de déposer plainte contre les militants alsaciens de l’UJFP. Peu rancunier, Jean-Claude Meyer proclame dans une lettre ouverte adressée à la Licra sa solidarité active au Président tagué de cette organisation, en lui proposant la constitution d’un front commun contre l’extrême droite « relookée ou non ». Il propose de « préparer la contre-offensive de tous et toutes, pour briser dans l’œuf cette nouvelle peste brune en complet-veston et brushing blond décoloré ». Allusion à Geert Wilders, le leader hollandais peroxydé, homosexuel,  islamophobe et ultra pro sioniste, qui vient d’effectuer un nouveau pèlerinage en Israël. Et dans sa conclusion, en offrande à la Licra, une bonne petite dénonciation. Jean-Claude Meyer, qui n’a cessé durant 40 ans de pourfendre la police et la répression, de se lâcher : « Et si la police et la justice s’intéressaient un peu à cet opuscule et à son auteur : La France licratisée, de Mme Anne Kling… ». Oh, le petit flic de la pensée que voila…

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13:55 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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