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mercredi, 26 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

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Article de Robert Spieler publié dans Rivarol (n°2983 - 21 janvier 2011)

Trois cadres supérieurs de Renault sont lourdement soupçonnés « d’atteinte aux actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de l’entreprise », et d’avoir vendu à une puissance étrangère des secrets industriels de Renault. Il s’agirait de brevets non encore déposés qui concerneraient la batterie et le moteur des futurs véhicules électriques développés dans le plus grand secret par l’entreprise. Un secteur hautement stratégique pour le groupe automobile, qui y a investi 4 milliard, et qui ambitionne de devenir leader dans cette filière d'ici 2020. Les trois salariés auraient été rémunérés via des comptes en Suisse. Cela fait six mois, à la suite d’une « information », entendez une dénonciation, que Renault, aidé par des détectives privés, mène une enquête dans la plus grande discrétion, qui vient d’aboutir avec la mise à pied des trois cadres, pour faute lourde.  Le système mis en place était sophistiqué et mettait en œuvre des sociétés écran et l’ouverture de comptes à l’étranger, sur lesquels étaient versées des sommes d’argent conséquentes. 

Une étrange affaire d’espionnage industriel

 

 Un sous-traitant automobile aurait servi d’intermédiaire avec des interlocuteurs chinois. « Les grandes entreprises chinoises ont de gros budgets de recherche et de développement, dont une partie est utilisée pour faire du renseignement, avec d’importants budgets pour acheter les gens », a expliqué à l’AFP Roger Faligot, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de l’espionnage chinois. Les trois cadres, qui viennent d’être expulsés de leurs bureaux en quelques minutes, sont  Michel Balthazard, membre du comité de direction de Renault et directeur de la division « amont et projets », présent depuis trente ans dans l’entreprise ; Bernard Rochette, chargé des avant-projets de Renault et Matthieu Tennenbaum, responsable adjoint du programme « voiture électrique ». Il avait analysé il y a quelques temps dans le journal de la Chambre de Commerce franco-israélienne les raisons géographiques et politiques qui avaient poussé Renault à développer la voiture électrique en Israël, et pas dans un autre pays, expliquant qu'il était un lecteur assidu du site israelvalley.com. Tous se disent étrangers à l’affaire, mais les preuves réunies semblent accablantes. Des comptes en Suisse et au Lichtenstein, de plusieurs centaines de milliers d’euros, alimentés par une société chinoise, la China Power Grid Corporation, et ayant transité par des intermédiaires basés à Shanghai et sur l’île de Malte, auraient été découverts.

 

Une plainte vient d'être déposée auprès du parquet de Paris, « pour des faits constitutifs d'espionnage industriel, de corruption, de vol et recel, commis en bande organisée ». Cette affaire nous ouvre les yeux: la France et l'Europe sont aujourd'hui en guerre.

 

Iran, nucléaire et espionnage

 

L’Iran n’aura pas l’arme nucléaire avant 2015. C’est à la stupeur générale que l’on a pu entendre ces propos tenus par Meir Dagan, 65 ans, ancien chef du Mossad, le service de renseignement extérieur israélien, lors de ses adieux à ses agents, jeudi 6 janvier. Il adoptait ainsi une position contradictoire avec celle affichées par le gouvernement israélien et ses relais occidentaux, qui ne cessent d’alerter sur le danger imminent que représente le programme nucléaire iranien. Et certains de prôner une frappe préventive sur les installations iraniennes. Explication : l’ancien chef du Mossad s’est toujours montré très hostile à la stratégie de M. Nétanyahou, et estime qu’Israël ne devrait se lancer dans une opération militaire contre Téhéran que si l’Etat juif etait attaqué. Meir Dagan n’est pas le seul à avoir relativisé le danger iranien. Un vice-ministre, Moshe Ya’alon évoquait lui aussi, récemment, « les difficultés techniques » qu’aurait l’Iran pour atteindre la capacité nucléaire. En fait de difficultés techniques, l’ancien chef du Mossad est particulièrement bien placé pour en connaître la nature… Le Monde, dans son édition du dimanche 9 janvier en fait la recension : assassinats et disparition de scientifiques iraniens, sabotage d’avions et de laboratoires nucléaires, importants dégâts occasionnés aux centrifugeuses chargées de produire de l’uranium enrichi par le virus informatique Stuxnet, etc… Le Mossad a certainement mené l’essentiel de ces actions, sans doute avec l’appui de la CIA américaine, du MI6 britannique, et d’autres services de renseignements, notamment français. Si ces actions étaient poursuivies, ce qui est plus que probable, l’Iran ne disposera pas de si tôt de l’arme nucléaire.

 

Ces déclarations vont permettre à l’Iran de protester énergiquement contre les sanctions qui touchent le peuple iranien, alors que de hauts responsables israéliens annoncent eux-mêmes qu’il n’y a pas de danger iranien imminent.

 

Mais tout de même... Quelle insupportable arrogance de la part de tous ces Etats, dont la France, dont les Etats-Unis, dont Israël,  de vouloir interdire que d’autres disposent de cette arme, alors qu’eux-mêmes en disposent. Interdiction de l’arme nucléaire ? Soit ! Mais alors, interdiction générale. Attendons avec curiosité comment ces suffisants donneurs de leçons vont en parler à la Chine.

 

Eric Zemmour face à la horde

 

Eric Zemmour est poursuivi devant la 17ième chambre du tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine raciale. Il a osé, sur Canal+, le 6 mars 2010, ces propos : « La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Chacun sait que la plupart des trafiquants sont inuits, mongoliens, blancs ou martiens. Il est donc juste qu’il soit poursuivi par la Licra, le Mrap et SOS Racisme. Ce procès, qui a un grand retentissement suscite quelques réactions : Jean-Pierre Chevènement lui apporte son soutien, le député Tony Dreyfus est plus timoré et estime que ses propos sont « inopportuns » (chochotte !), Lionel Luca, député UMP, soutient ouvertement Zemmour, tout en précisant qu’ils « ne sont pas racistes » (trouillard !), quand, plus courageusement, la députée Véronique Bresse « s’inquiète que la France ne soit plus aujourd’hui le pays de la liberté d’expression, mais celui de la surveillance générale de la pensée ». Un petit rappel historique à l’attention de Véronique Bresse : la liberté d’expression n’existe plus guère en France depuis près d'un siècle, et plus du tout depuis les honteuses lois Gayssot. La France est une dictature. Il est heureux que certains le reconnaissent aujourd’hui. Un propos d’Eric Zemmour, lors de son procès, me laisse perplexe : « Depuis que je passe à la télé, je suis identifié comme juif sioniste. Est-ce que je ne dois rien dire ? ». Mais quel rapport, bon sang, quel rapport avec cette affaire ? Et où a-t-il vu, lu, entendu, ce qualificatif ?

 

Xavier Rauffer dit tout, enfin presque tout…

 

Xavier Rauffer, le criminologue connu et  médiatisé, a figuré parmi les témoins cités en défense d’Eric Zemmour. Dans un article paru dans Le Nouvel Economiste, le 23/12/2010, « En attendant le drame », il relève qu’une vague de braquages déferle sur la France, commis en mode de guerre civile : usages d’armes de guerre et d’explosifs, tirs délibérés sur les forces de l’ordre, pseudo-uniformes type opérations spéciales. Il note que « tous ces actes criminels-guerriers ont un lien direct, immédiat et indéniable avec les fameuses ‘zones urbaines sensibles’ ». C’est dans ces quartiers qu’adviennent, ou que démarrent, «ces soulèvements criminels », évoquant « des bandes armées prêtes, comme on l’a vu à Aulnay, Marseille ou Grenoble, à user d’armes de guerre contre des policiers, des enfants ou des pompiers. » Il dénonce le fait que « de grandes municipalités de ‘droite’ semblent avoir choisi d’amadouer les bandes criminelles ». Rapport au fait qu’à Marseille se soit tenu, avec le soutien du maire, M. Gaudin, UMP, un colloque tout à fait surréaliste sur le thème : « L’intervention sociale à l’épreuve des trafics de drogue ». Conclusion de ce colloque : c’est la misère et le racisme qui poussent « les jeunes » à trafiquer. Une ethnologue belge complètement allumée avait estimé lors de ce colloque que le trafic de drogue donnait aux « bouts de-chou » (oui, ce sont les termes utilisés par cette cinglée), estime de soi et « compétences ».

 

Xavier Rauffer n’évoque cependant à aucun moment l’origine ethnique des bandes ethniques.

 

Pourquoi ?

 

Allez, Xavier Rauffer, courage, soyons des millions à dire que ces bandes ethniques qui occupent nos quartiers sont essentiellement arabes ou africaines et que, demain, nous les chasserons de notre sol. Que voulez-vous que leur Justice nous fasse ? Poursuivre des millions de résistants ? Je leur souhaite bon courage !

 

Rigolons un peu : la saga de l’évêque d’Avignon

 

J’avais eu l’opportunité d’aborder, dans un précédent numéro de Rivarol, le cas de Mgr Jean-Pierre Cattenoz, évêque d’Avignon. Celui-ci, pourtant apprécié dans les milieux traditionnalistes, avait tenu d’étranges propos, déclarant : « J’ai déjà vécu 15 ans en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane ». Mes sarcasmes m’avaient valu quelques reproches amicaux, sur le thème : ce n’est pas le rôle d’un évêque d’entrer en croisade. J’avais répliqué que ce fut pourtant le cas du Pape Urbain II qui appela à la première croisade, et de Saint Bernard, qui prêcha la deuxième, à Vézelay. Passons.

 

Notre évêque suscite une étonnante révolte chez ses ouailles en Avignon. 200 catholiques  ont manifesté récemment pour demander le départ de Mgr Cattenoz de ses fonctions. En face, 5 fidèles, bougies à la main lui exprimaient leur soutien. Pourquoi ? La situation avait commencé à se tendre, il y a deux ans, lorsque les douze prêtres doyens du conseil presbytéral avaient démissionné. Leurs griefs ? « Sa folie dispendieuse (…), des dépenses somptuaires, notamment en se rendant en Pologne, au Brésil, ou au Viêt-Nam pour aller recruter de nouveaux prêtres ». Mais Mgr Cattenoz est aussi un esthète, ce qu’on lui reproche. Il aurait fait aménager l’ancien séminaire pour y bâtir une maison diocésaine tellement somptueuse qu’on l’appelle « le palais épiscopal ». Les caisses étant vides, notre évêque aurait ponctionné, en décembre 2009, selon Le Parisien, l’argent des quêtes lors des messes, pour renflouer les caisses. Dernière fantaisie : en décembre dernier, un laïc de 79 ans devait être ordonné prêtre. Mais, dit un opposant de l’évêque : « on se méfiait de lui. Sa mission était de surveiller les prêtres opposés à l’évêque ». On est en plein Da Vinci Code…  L’agent de renseignement fut derechef dénoncé à la hiérarchie parisienne et, au dernier moment, l’ordination fut annulée.

 

Interdite, sur ordre du Vatican, qui estime qu’il est impossible d’ordonner prêtre un laïc de plus de 75 ans. Mais l’histoire n’est pas terminée.

 

Le laïc en question, évincé et meurtri, demande maintenant à l’évêque le remboursement des frais engagés : chasubles, étoles. Mais aussi des cartons d’invitation annonçant à ses proches son ordination…

 

Quel chemin de Croix...

 

Rigolons encore : PPDA et ses nègres

 

Nègre : il ne viendrait évidemment pas à l’esprit d’un rédacteur de Rivarol ni de penser ce mot, ni d’user dans un sens racial d’un terme aussi barbare et lourd de risques de répression. Non, nous évoquons ceux que l’on qualifie de « nègres » en littérature : ceux qui écrivent à la place des auteurs, en étant bien entendu rémunérés par eux. La littérature française est riche de nègres, au demeurant talentueux, mais dont nous ne connaissons guère les noms : Balzac, Dumas firent appel à leurs services. Patrick Poivre d’Arvor aussi, nonobstant le fait qu’il ne soit pas encore l’égal de Balzac. PPDA, qui est un boulimique de la plume (un roman, deux essais cosignés, huit anthologies, six préfaces, en 2010), s’apprêtait à lancer le 19 janvier un nouveau produit dont le titre est Hemingway, la vie jusqu’à l’excès. 20.000 exemplaires déjà tirés. Les premiers sont envoyés par Flammarion à des journalistes littéraires dont on attend, bien sûr, une recension complaisante, si ce n’est enthousiaste, vu l’influence de notre auteur dans les milieux audiovisuels. Patatras. Un vicieux découvre que des passages entiers du livre ont été recopiés in extenso de l'ouvrage Hemingway, au fil de sa jeunesse de Peter Griffin. Consternation et pilonnage des 20.000 premiers exemplaires imprimés… Au fait, le nègre de Patrick Poivre d’Arvor s’appellerait Bernard Marck. Interrogé quant à sa négritude, il répond : « J’ai donné ma parole, je ne peux pas répondre directement. Patrick est profondément affecté, il s’impose le silence, et moi on me l’impose. » Patrick, qui se déclare « sidéré », ne passera sans doute pas à la postérité, mais peut-être que son nègre, oui.

11:25 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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