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lundi, 31 janvier 2011

Samedi 12 février, à Paris, réunion publique de Synthèse nationale :

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Venez nombreux !

18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | |  Facebook

dimanche, 30 janvier 2011

Robert Spieler mercredi prochain 2 février, sur Radio Courtoisie...

images.jpgRobert Spieler, ancien député et Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, est invité mercredi prochain, 2 février, à 19 h 00, au Libre journal de Martial Bild sur Radio Courtoisie (cliquez ici).

14:15 Publié dans France | Lien permanent | |  Facebook

mercredi, 26 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

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Article de Robert Spieler publié dans Rivarol (n°2983 - 21 janvier 2011)

Trois cadres supérieurs de Renault sont lourdement soupçonnés « d’atteinte aux actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de l’entreprise », et d’avoir vendu à une puissance étrangère des secrets industriels de Renault. Il s’agirait de brevets non encore déposés qui concerneraient la batterie et le moteur des futurs véhicules électriques développés dans le plus grand secret par l’entreprise. Un secteur hautement stratégique pour le groupe automobile, qui y a investi 4 milliard, et qui ambitionne de devenir leader dans cette filière d'ici 2020. Les trois salariés auraient été rémunérés via des comptes en Suisse. Cela fait six mois, à la suite d’une « information », entendez une dénonciation, que Renault, aidé par des détectives privés, mène une enquête dans la plus grande discrétion, qui vient d’aboutir avec la mise à pied des trois cadres, pour faute lourde.  Le système mis en place était sophistiqué et mettait en œuvre des sociétés écran et l’ouverture de comptes à l’étranger, sur lesquels étaient versées des sommes d’argent conséquentes. 

Une étrange affaire d’espionnage industriel

 

 Un sous-traitant automobile aurait servi d’intermédiaire avec des interlocuteurs chinois. « Les grandes entreprises chinoises ont de gros budgets de recherche et de développement, dont une partie est utilisée pour faire du renseignement, avec d’importants budgets pour acheter les gens », a expliqué à l’AFP Roger Faligot, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de l’espionnage chinois. Les trois cadres, qui viennent d’être expulsés de leurs bureaux en quelques minutes, sont  Michel Balthazard, membre du comité de direction de Renault et directeur de la division « amont et projets », présent depuis trente ans dans l’entreprise ; Bernard Rochette, chargé des avant-projets de Renault et Matthieu Tennenbaum, responsable adjoint du programme « voiture électrique ». Il avait analysé il y a quelques temps dans le journal de la Chambre de Commerce franco-israélienne les raisons géographiques et politiques qui avaient poussé Renault à développer la voiture électrique en Israël, et pas dans un autre pays, expliquant qu'il était un lecteur assidu du site israelvalley.com. Tous se disent étrangers à l’affaire, mais les preuves réunies semblent accablantes. Des comptes en Suisse et au Lichtenstein, de plusieurs centaines de milliers d’euros, alimentés par une société chinoise, la China Power Grid Corporation, et ayant transité par des intermédiaires basés à Shanghai et sur l’île de Malte, auraient été découverts.

 

Une plainte vient d'être déposée auprès du parquet de Paris, « pour des faits constitutifs d'espionnage industriel, de corruption, de vol et recel, commis en bande organisée ». Cette affaire nous ouvre les yeux: la France et l'Europe sont aujourd'hui en guerre.

 

Iran, nucléaire et espionnage

 

L’Iran n’aura pas l’arme nucléaire avant 2015. C’est à la stupeur générale que l’on a pu entendre ces propos tenus par Meir Dagan, 65 ans, ancien chef du Mossad, le service de renseignement extérieur israélien, lors de ses adieux à ses agents, jeudi 6 janvier. Il adoptait ainsi une position contradictoire avec celle affichées par le gouvernement israélien et ses relais occidentaux, qui ne cessent d’alerter sur le danger imminent que représente le programme nucléaire iranien. Et certains de prôner une frappe préventive sur les installations iraniennes. Explication : l’ancien chef du Mossad s’est toujours montré très hostile à la stratégie de M. Nétanyahou, et estime qu’Israël ne devrait se lancer dans une opération militaire contre Téhéran que si l’Etat juif etait attaqué. Meir Dagan n’est pas le seul à avoir relativisé le danger iranien. Un vice-ministre, Moshe Ya’alon évoquait lui aussi, récemment, « les difficultés techniques » qu’aurait l’Iran pour atteindre la capacité nucléaire. En fait de difficultés techniques, l’ancien chef du Mossad est particulièrement bien placé pour en connaître la nature… Le Monde, dans son édition du dimanche 9 janvier en fait la recension : assassinats et disparition de scientifiques iraniens, sabotage d’avions et de laboratoires nucléaires, importants dégâts occasionnés aux centrifugeuses chargées de produire de l’uranium enrichi par le virus informatique Stuxnet, etc… Le Mossad a certainement mené l’essentiel de ces actions, sans doute avec l’appui de la CIA américaine, du MI6 britannique, et d’autres services de renseignements, notamment français. Si ces actions étaient poursuivies, ce qui est plus que probable, l’Iran ne disposera pas de si tôt de l’arme nucléaire.

 

Ces déclarations vont permettre à l’Iran de protester énergiquement contre les sanctions qui touchent le peuple iranien, alors que de hauts responsables israéliens annoncent eux-mêmes qu’il n’y a pas de danger iranien imminent.

 

Mais tout de même... Quelle insupportable arrogance de la part de tous ces Etats, dont la France, dont les Etats-Unis, dont Israël,  de vouloir interdire que d’autres disposent de cette arme, alors qu’eux-mêmes en disposent. Interdiction de l’arme nucléaire ? Soit ! Mais alors, interdiction générale. Attendons avec curiosité comment ces suffisants donneurs de leçons vont en parler à la Chine.

 

Eric Zemmour face à la horde

 

Eric Zemmour est poursuivi devant la 17ième chambre du tribunal correctionnel de Paris pour provocation à la haine raciale. Il a osé, sur Canal+, le 6 mars 2010, ces propos : « La plupart des trafiquants sont noirs ou arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Chacun sait que la plupart des trafiquants sont inuits, mongoliens, blancs ou martiens. Il est donc juste qu’il soit poursuivi par la Licra, le Mrap et SOS Racisme. Ce procès, qui a un grand retentissement suscite quelques réactions : Jean-Pierre Chevènement lui apporte son soutien, le député Tony Dreyfus est plus timoré et estime que ses propos sont « inopportuns » (chochotte !), Lionel Luca, député UMP, soutient ouvertement Zemmour, tout en précisant qu’ils « ne sont pas racistes » (trouillard !), quand, plus courageusement, la députée Véronique Bresse « s’inquiète que la France ne soit plus aujourd’hui le pays de la liberté d’expression, mais celui de la surveillance générale de la pensée ». Un petit rappel historique à l’attention de Véronique Bresse : la liberté d’expression n’existe plus guère en France depuis près d'un siècle, et plus du tout depuis les honteuses lois Gayssot. La France est une dictature. Il est heureux que certains le reconnaissent aujourd’hui. Un propos d’Eric Zemmour, lors de son procès, me laisse perplexe : « Depuis que je passe à la télé, je suis identifié comme juif sioniste. Est-ce que je ne dois rien dire ? ». Mais quel rapport, bon sang, quel rapport avec cette affaire ? Et où a-t-il vu, lu, entendu, ce qualificatif ?

 

Xavier Rauffer dit tout, enfin presque tout…

 

Xavier Rauffer, le criminologue connu et  médiatisé, a figuré parmi les témoins cités en défense d’Eric Zemmour. Dans un article paru dans Le Nouvel Economiste, le 23/12/2010, « En attendant le drame », il relève qu’une vague de braquages déferle sur la France, commis en mode de guerre civile : usages d’armes de guerre et d’explosifs, tirs délibérés sur les forces de l’ordre, pseudo-uniformes type opérations spéciales. Il note que « tous ces actes criminels-guerriers ont un lien direct, immédiat et indéniable avec les fameuses ‘zones urbaines sensibles’ ». C’est dans ces quartiers qu’adviennent, ou que démarrent, «ces soulèvements criminels », évoquant « des bandes armées prêtes, comme on l’a vu à Aulnay, Marseille ou Grenoble, à user d’armes de guerre contre des policiers, des enfants ou des pompiers. » Il dénonce le fait que « de grandes municipalités de ‘droite’ semblent avoir choisi d’amadouer les bandes criminelles ». Rapport au fait qu’à Marseille se soit tenu, avec le soutien du maire, M. Gaudin, UMP, un colloque tout à fait surréaliste sur le thème : « L’intervention sociale à l’épreuve des trafics de drogue ». Conclusion de ce colloque : c’est la misère et le racisme qui poussent « les jeunes » à trafiquer. Une ethnologue belge complètement allumée avait estimé lors de ce colloque que le trafic de drogue donnait aux « bouts de-chou » (oui, ce sont les termes utilisés par cette cinglée), estime de soi et « compétences ».

 

Xavier Rauffer n’évoque cependant à aucun moment l’origine ethnique des bandes ethniques.

 

Pourquoi ?

 

Allez, Xavier Rauffer, courage, soyons des millions à dire que ces bandes ethniques qui occupent nos quartiers sont essentiellement arabes ou africaines et que, demain, nous les chasserons de notre sol. Que voulez-vous que leur Justice nous fasse ? Poursuivre des millions de résistants ? Je leur souhaite bon courage !

 

Rigolons un peu : la saga de l’évêque d’Avignon

 

J’avais eu l’opportunité d’aborder, dans un précédent numéro de Rivarol, le cas de Mgr Jean-Pierre Cattenoz, évêque d’Avignon. Celui-ci, pourtant apprécié dans les milieux traditionnalistes, avait tenu d’étranges propos, déclarant : « J’ai déjà vécu 15 ans en terre d’islam. Je suis donc prêt à vivre dans une France à majorité musulmane ». Mes sarcasmes m’avaient valu quelques reproches amicaux, sur le thème : ce n’est pas le rôle d’un évêque d’entrer en croisade. J’avais répliqué que ce fut pourtant le cas du Pape Urbain II qui appela à la première croisade, et de Saint Bernard, qui prêcha la deuxième, à Vézelay. Passons.

 

Notre évêque suscite une étonnante révolte chez ses ouailles en Avignon. 200 catholiques  ont manifesté récemment pour demander le départ de Mgr Cattenoz de ses fonctions. En face, 5 fidèles, bougies à la main lui exprimaient leur soutien. Pourquoi ? La situation avait commencé à se tendre, il y a deux ans, lorsque les douze prêtres doyens du conseil presbytéral avaient démissionné. Leurs griefs ? « Sa folie dispendieuse (…), des dépenses somptuaires, notamment en se rendant en Pologne, au Brésil, ou au Viêt-Nam pour aller recruter de nouveaux prêtres ». Mais Mgr Cattenoz est aussi un esthète, ce qu’on lui reproche. Il aurait fait aménager l’ancien séminaire pour y bâtir une maison diocésaine tellement somptueuse qu’on l’appelle « le palais épiscopal ». Les caisses étant vides, notre évêque aurait ponctionné, en décembre 2009, selon Le Parisien, l’argent des quêtes lors des messes, pour renflouer les caisses. Dernière fantaisie : en décembre dernier, un laïc de 79 ans devait être ordonné prêtre. Mais, dit un opposant de l’évêque : « on se méfiait de lui. Sa mission était de surveiller les prêtres opposés à l’évêque ». On est en plein Da Vinci Code…  L’agent de renseignement fut derechef dénoncé à la hiérarchie parisienne et, au dernier moment, l’ordination fut annulée.

 

Interdite, sur ordre du Vatican, qui estime qu’il est impossible d’ordonner prêtre un laïc de plus de 75 ans. Mais l’histoire n’est pas terminée.

 

Le laïc en question, évincé et meurtri, demande maintenant à l’évêque le remboursement des frais engagés : chasubles, étoles. Mais aussi des cartons d’invitation annonçant à ses proches son ordination…

 

Quel chemin de Croix...

 

Rigolons encore : PPDA et ses nègres

 

Nègre : il ne viendrait évidemment pas à l’esprit d’un rédacteur de Rivarol ni de penser ce mot, ni d’user dans un sens racial d’un terme aussi barbare et lourd de risques de répression. Non, nous évoquons ceux que l’on qualifie de « nègres » en littérature : ceux qui écrivent à la place des auteurs, en étant bien entendu rémunérés par eux. La littérature française est riche de nègres, au demeurant talentueux, mais dont nous ne connaissons guère les noms : Balzac, Dumas firent appel à leurs services. Patrick Poivre d’Arvor aussi, nonobstant le fait qu’il ne soit pas encore l’égal de Balzac. PPDA, qui est un boulimique de la plume (un roman, deux essais cosignés, huit anthologies, six préfaces, en 2010), s’apprêtait à lancer le 19 janvier un nouveau produit dont le titre est Hemingway, la vie jusqu’à l’excès. 20.000 exemplaires déjà tirés. Les premiers sont envoyés par Flammarion à des journalistes littéraires dont on attend, bien sûr, une recension complaisante, si ce n’est enthousiaste, vu l’influence de notre auteur dans les milieux audiovisuels. Patatras. Un vicieux découvre que des passages entiers du livre ont été recopiés in extenso de l'ouvrage Hemingway, au fil de sa jeunesse de Peter Griffin. Consternation et pilonnage des 20.000 premiers exemplaires imprimés… Au fait, le nègre de Patrick Poivre d’Arvor s’appellerait Bernard Marck. Interrogé quant à sa négritude, il répond : « J’ai donné ma parole, je ne peux pas répondre directement. Patrick est profondément affecté, il s’impose le silence, et moi on me l’impose. » Patrick, qui se déclare « sidéré », ne passera sans doute pas à la postérité, mais peut-être que son nègre, oui.

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lundi, 24 janvier 2011

Céline : l’insupportable police de la pensée a encore frappé...

Robert Spieler 7.jpgPar Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

Il y a 50 ans disparaissait Louis Ferdinand Céline, le plus grand écrivain du XXème siècle. Son nom figure, ou plutôt figurait, dans le recueil des célébrations nationales 2011 édité par le ministère de la Culture. Fureur, glapissements, hystérie… Serge Klarsfeld, président de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France exige de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, « le retrait immédiat de ce recueil et la suppression dans celui qui le remplacera des pages consacrées à Céline ». Céline est en effet non seulement l’auteur du Voyage au bout de la nuit et de Mort à Crédit, mais aussi de pamphlets antisémites, tels Bagatelles pour un massacre et L’Ecole des cadavres. Klarsfeld menace : « S’il ne désavoue pas la décision de le faire figurer dans les célébrations nationales, nous attendrons que le Premier ministre et le Président de la République prennent position. Notre réaction va être dure ». Et Klarsfeld de rappeler que la Licra et lui-même avaient déjà fait plier François Mitterrand qui faisait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Maréchal Pétain, tous les 11 novembre, honorant par ce geste le héros de Verdun. Mitterrand finira par y renoncer en 1993.

 

Même Philippe Sollers, écrivain de gauche, est scandalisé de cette insupportable arrogance. Voila ce qu’il déclare : « Il est insensé qu’un citoyen (Serge Klarsfeld) demande au Président de la République de retirer un auteur de l’importance de Céline (…) » Et de rajouter : « C’est une façon de jouer avec le feu extrêmement dangereuse ». On ne le lui fait pas dire…

 

A propos d’antisémites, une petite offrande à Serge Klarsfeld. Non, pas un extrait de Céline, mais celui d’une haute figure de la République socialiste et franc-maçonne, Jean Jaurès, qui déclarait le 1er mai 1895 à La Dépêche de Toulouse : « Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c’est que par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique. (…) Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus ».

 

Alors, Jean Jaurès bientôt à la trappe, comme Céline ?

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Cette semaine : le nouveau numéro (n°21, janvier et février 2011) de Synthèse nationale :

a sn 21.jpgParmi les articles et les thèmes traités :

 

■ L’Editorial de Roland Hélie, Directeur de Synthèse nationale.

Synthèse nationale à la pointe du combat national et identitaire !

■ Robert Spieler : Succession au FN, qu’en penser ?

■ Patrick Parment : L’impasse démocratique…

■ Yves Darchicourt : La laïcité contre l’identité…

■ Marc Noé : Les Blancs sont-ils de race inférieure ?

■ Jean-Claude Rolinat : Une Justice le cul par dessus tête…

■ Arnaud Raffard de Brienne : En finir avec les égarements de M. Lecour-Grandmaison…

■ Guirec Sèvres : A propos du dernier livre d’Anne Kling, Le CRIF un lobby au cœur de la République…

■ Pieter Kerstens : Le crédo de l’Oncle Sam, My God is Money

■ Marc Rousset : La Russie dit non à l’invasion migratoire…

■ Lionel Baland : La Longue route du nationalisme aux Pays-Bas…

■ David Veysseyre : Redécouvrir la Révolution conservatrice allemande…

■ Francis Bergeron : Von Salomon, mémorialiste de la Révolution conservatrice allemande…

Et de nombreux autres articles...

 Commandez ce n°21 de Synthèse nationale.

 Abonnez-vous à la revue Synthèse nationale ! 

 125 pages, 12,00 € (+2,00 € de port)

 Bulletin de commande et d'abonnement à imprimer : cliquez ici 

 

Ce numéro 21 de Synthèse nationale sera adressé cette semaine aux abonnés et sera en vente à la Librairie Primatice (10, rue Primatice Paris XIIIème - métro Place d'Italie) à partir de vendredi prochain.

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mercredi, 19 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

2982.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2982 - 14 janvier 2011)

 

Stéphane Hessel a 92 ans. Ancien résistant, déporté à Buchenwald, il fut au lendemain de la guerre un des rédacteurs, aux côtés de René Cassin et Pierre Mendes-France de la Déclaration des Droits de l’Homme. Ambassadeur de France, il eut une brillante carrière diplomatique. Poète et romancier, proche de Mitterrand, puis de Rocard, après avoir soutenu De Gaulle, il avait tout pour susciter l’admiration et l’émotion générale avec la récente parution de son livre.

 

Indignez vous!

 

Indignez vous! est le titre de ce livre ou plutôt de ce libelle de 29 pages, 3 euros, paru à Indigène éditions, qui a déjà été vendu à 500.000 exemplaires. Peu cher et suffisamment rapide à lire aux yeux des bobos, pour qu’ils puissent paraître, en société, intelligents et raisonnablement rebelles. Dénoncer le racisme, la situation des sans-papiers, la pauvreté, la dérégulation du capitalisme, rejeter le nationalisme tout en s’opposant au mondialisme (certes, une contradiction), se faire l’apôtre de la non violence, être le pourfendeur des inégalités, des crimes du totalitarisme national-socialiste devrait  valoir les dithyrambes à son auteur. Se poser en dénonciateur de la société de consommation quand on s’adresse à des bobos est plus audacieux, mais comme ces derniers se croient écolos, partisans du développement durable et du bio… Du foie gras bio, du caviar bio, du champagne bio, et de la voiture bio, pour eux, ce n’est pas la société de consommation… Stéphane Hessel avait donc tout pour plaire aux intellectuels et aux médias.

 

Alors, pourquoi ces propos d’une incroyable férocité venant de deux chroniqueurs talentueux, Pierre Assouline, sur son blog littéraire du Monde, et Eric Zemmour dans sa chronique à RTL ? Eric Zemmour l’appelle Papy Hessel et le définit comme « moitié français, moitié allemand, moitié juif, moitié protestant et palestinien d’honneur, et sioniste de toujours ». D’après Zemmour, il « pousse son petit cri d’indignation, avant de faire son sort au foie gras ». Et pour conclure sa chronique, cette chute : « L’âge est un naufrage ». Si ce n’est pas du Rebatet dans Je Suis Partout, ça y ressemble… Pierre Assouline, lui, assène quelques considérations meurtrières : « On est consterné, tant le contenu manque de contenu. La démonstration est si faible et la plume si incertaine que l’appel n’a pas la puissance du pamphlet ». Et de faire sienne cette indignation du neuropsychiatre Boris Cyrulnik, parue dans Le Monde : « J’ai beaucoup de tendresse et d’admiration pour Stéphane Hessel avec qui j’ai beaucoup de concordances de vue (en général, quand ça commence ainsi, la suite n’est pas terrible…) mais je m’indigne qu’on nous demande de nous indigner parce que l’indignation est le premier temps de l’engagement aveugle ». Et Assouline de poursuivre sa démonstration. Stéphane Hessel ose faire appel aux mânes de la Résistance en écrivant : « Nous, vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre, nous appelons les jeunes… ». Fureur d’Assouline : « Mais qui l’a délégué pour parler au nom de tous les survivants de la Résistance intérieure et de la France libre, d’autant qu’il y revient à plusieurs reprises ? ». Alors que pas un discours, pas un écrit d’un homme politique ou d’un intellectuel contemporain ne manque d’évoquer les « heures les plus sombres de l’Histoire », pourquoi cette rage, pourquoi Stéphane Hessel, bien qu’il fût de gauche, malgré sa notoriété et son considérable succès de librairie, est-il ainsi voué aux gémonies ?

 

Pourquoi tant de haine ?

 

Stéphane Hessel est partisan du mouvement « Boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël » en réplique aux comportements d’Israël à Gaza et dans les territoires occupés. Il a, de plus, osé dans son livre, ces propos : « Aujourd’hui, ma principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie ». Assouline évoque « sa colère haineuse (celle de Hessel), qui altère son flegme poétique à chaque fois que, dans un débat, il est question d’Israël ». Hessel fait le décompte des pertes de l’opération « Plomb durci » qui provoqua la mort de plus d’un millier de Gazaouis, et relève qu’elle a fait « seulement » une cinquantaine de blessés du côté israélien. Assouline s’étrangle de rage : « On y sent l’ombre d’un regret ». D’autant que Hessel aggrave son cas : « Que les juifs puissent perpétrer eux même des crimes de guerre, c’est insupportable ». Et Assouline livre dans sa conclusion cette petite dénonciation à l’attention des lecteurs de gauche et de droite qui n’auraient pas encore compris : « Vous ne trouverez pas d’indignation sur la violation des droits de l’homme en Birmanie, en Chine, en Iran, en Corée du Nord, en Lybie, en Tunisie et dans d’autres pays car l’indignation de Stéphane Hessel est à géométrie variable ». Et toc !

 

Bon, reconnaissons-le, ces querelles ne nous concernent pas. Mais qu’il est amusant de les voir s’écharper…

 

A propos du zozo de Grigny (suite)

 

On se souvient de l’affiche que Christian Le Bras, élu écolo de Grigny avait fait apposer sur les murs de sa ville. Voulant démontrer son humanisme et l’ampleur cosmique de sa tolérance, notre zozo n’avait rien trouvé de plus génial que de coller des affiches, avec sa photo bien sûr, adressant tous ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année 1432-2011 aux musulmans de Grigny. Référence à l’an 1432 de l’hégire musulmane, qui nous nous fut épargnée jusqu’à présent grâce à Charles Martel. Sauf que les autorités musulmanes avaient elles même relevé que ce nouvel an n’avait aucune signification en terre d’islam et pas davantage en terre occupée. Notre zozo s’en est retrouvé tout penaud. D’autant que l’affiche suscite l’ire au sein d’Europe Ecologie-les verts, ulcérés de voir leur nom accolé à un message religieux. Le secrétaire départemental du parti tient à préciser : « Que l’on soit bien clair, Christian Le Bras n’a pas été mandaté par le parti pour délivrer un quelconque message et encore moins de ce type ».

 

Le pauvre Le Bras, qui ne paraît pas être un génie, plaide la bonne foi et la « confusion » (mentale ?). Il se dit « très surpris par l’ampleur que prend cette affaire. Il ne s’agissait au départ que d’un clin d’œil à la population musulmane très présente à Grigny ». Par « ampleur », il évoque les « menaces » et « noms d’oiseaux » qui circulent à son propos « sur divers sites d’extrême droite ». Et notre ami de rajouter plaintivement : « On m’a même traité de collabo ». Le pauvre… Oui, Rivarol, ainsi que FDesouche, Synthèse nationale, Altermedia, et d’autres medias nationalistes l’ont traité de collabo et ont contribué à le traumatiser. Il tente un dernier larmoiement : « Pour un fils de résistant comme moi (où, quand, comment ?), c’est très choquant ». Conclusion d’un article du Parisien. « Il n’a (plus) aucune ambition électorale. Les affiches, depuis, ont quant à elles été recouvertes ».

 

Commentaire de Roland Helie sur le blog Synthèse nationale, qui fut le premier à dénoncer l’affaire, grâce à Marie-Paule et Yves Darchicourt, fidèles lecteurs de Rivarol : « Cette affaire aura prouvé que la réaction rapide et unitaire de la Résistance nationale et identitaire est efficace. Grâce à l’écho national que nous avons tous donnés à cette provocation des Verts, nous nous réjouissons d’avoir semé le trouble et de leur avoir fait faire marche arrière… Partout la Résistance fera reculer la trahison ».

 

Qui est l’adversaire principal ? La Russie, l’Iran, la Corée du Nord ou les Etats-Unis ?

 

Carl Schmitt et le regretté Julien Freund le disaient. En politique, il faut savoir identifier et désigner l’adversaire principal. Au lecteur de tirer les conclusions de ce qui suit. Wikileaks a permis de lever le voile sur ce qui était déjà une certitude pour les services de renseignements français. Il y a une claire et nette entreprise de manipulation des minorités en France par les Américains. Les opérations mises en œuvre sont scrupuleusement planifiées, suivies et organisées par l’Ambassade américaine en France. Florilège (je précise qu’il s’agit de mémos secrets envoyés par l’Ambassadeur des Etats-Unis à ses autorités, à Washington, et divulgués par le site Wikileaks) : « Au regard des circonstances (…), l’Ambassade de Paris a créé une stratégie d’engagement envers les minorités qui concerne, parmi d’autres groupes, les musulmans français. Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par la suite fera progresser les intérêts nationaux américains » (Vous avez bien lu : faire progresser les intérêts américains). Et le rapport secret de poursuivre pour le regretter: « Les médias français restent très largement blancs. Nous nous efforcerons d’informer sur les coûts liés à une sous-représentation des minorités en France. De plus, nous poursuivrons et intensifierons notre travail avec les musées français et les enseignants pour réformer les programmes d’histoire enseignés dans les écoles français (oui, les Américains veulent contribuer à réformer nos programmes d’histoire dans nos écoles), de telle sorte qu’ils prennent en compte le rôle et le point de vue des minorités en France. Nous développerons aussi de nouveaux outils pour identifier les futurs leaders français, apprendre d’eux et les influencer. Nous encouragerons les voix modérées. En appuyant notre action sur deux sites internet très en vue tournés vers les jeunes musulmans francophones (il s’agit notamment d’oumma.com), nous soutiendrons, nous formerons et nous mobiliserons les militants (les militants, oui, c’est le terme utilisé) médiatiques et politiques qui partagent nos valeurs ». Et puis les considérations sur « ceux qui sèment la haine et la discorde »… Pour conclure, ce paragraphe : « Nous poursuivrons ce projet visant à partager les meilleures pratiques avec les jeunes leaders de tous les partis modérés, de telle sorte qu’ils disposent de la boîte à outils et de l’accompagnement nécessaire à leurs progrès ». A leurs progrès… Il faut oser… Eh bien, ils osent.

 

Lorsque je fus conseiller régional d’Alsace, plusieurs de mes collègues ou connaissances furent invités, tous frais payés par une fondation américaine, à passer deux semaines aux Etats-Unis, dans le but d’approfondir un sujet qui les intéressait. Parmi ceux- ci, la fille du président du Conseil Général qui n’était, certes pas promise à un brillant avenir politique, mais qui avait le mérite d’être la fille de son père. La stratégie d’influence américaine est en place depuis longtemps en France et en Europe. Même Dupont-Aignan y fut invité…

 

Qui est l’adversaire principal de la France et de l’Europe? La Russie, l’Iran, la Corée du Nord, ou les Etats-Unis ?

 

Posons-nous la question.

 

Napoléon et Hitler

 

Une exposition consacrée à « Napoléon et l’Europe » se tient actuellement à Bonn, en Allemagne. Sous titrée Traum und Trauma , le « rêve et la blessure », elle propose, comme l’écrit Le Monde, « une approche de Napoléon beaucoup plus ambivalente que celle de ses thuriféraires ou de ses détracteurs ». Une approche donc tout à fait passionnante d’autant que Napoléon fascina l’Allemagne, que Goethe et Beethoven l’adulèrent avant de l’exécrer…Une autre exposition fait beaucoup parler d’elle, intitulée  Hitler und die Deutschen (Hitler et les Allemands), qui se tient au cœur de Berlin, Unter den Linden, au musée historique allemand. 100.000 visiteurs le premier mois, alors que l’on en attendait 30.000. Il s’agit de la première grande exposition consacrée à Hitler organisée en Allemagne. Elle entend répondre à la question : Comment, pourquoi Hitler et le national-socialisme ont-ils, jusqu’à la fin, rencontré l’appui du peuple allemand ? Les photos, les objets, les affiches de propagande exposés montrent comment s’est formée et maintenue, malgré les terribles épreuves, cette « Volksgemeinschaft », cette communauté du Peuple, agrégée autour de son Führer. Cette exposition entend aussi mettre en lumière la part de culpabilité des Allemands quant aux dérives et aux outrances du régime. Traum ou Trauma ? Rêve ou traumatisme ? Le philosophe Heidegger, ami de Hannah Arendt, juive et auteur du livre Les origines du totalitarisme, reconnaissait au national-socialisme une part de « vérité » et de « grandeur ». Etonnante et épouvantable époque… Quel lien entre Napoléon et Hitler ? Le célèbre chef d’orchestre Furtwängler dirigeait pendant la guerre, sous la croix gammée, les concerts organisés par le parti, dans les usines. Avant d’entamer la troisième symphonie de Beethoven, dédiée à Bonaparte, il disait à ses musiciens : « C’est une symphonie héroïque, héroïque, pas dramatique ».

 

Commentaire de mon ami, le Général Alain V. « Peut-être l’Histoire se trouve-t-elle entre l’héroïque et le dramatique, et peut-être l’Allemagne retrouve-telle lentement le chemin de son histoire ». Et il poursuit : « Par elle, elle fera sans doute sa véritable unité ». Et Alain.V. de noter que la Cour Constitutionnelle allemande affirme déjà, elle, la souveraineté allemande face aux empiètements de l’Union européenne… Et la France ?

 

Le prochain numéro de Rivarol sortira vendredi.

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dimanche, 16 janvier 2011

Présidence du FN : que penser ?

vague3_modifié-1.jpgPar Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

C'est avec intérêt ou curiosité que le camp national et identitaire a suivi l'élection du successeur de Jean-Marie Le Pen à la présidence du Front national.

 

L'élection de Marine Le Pen, avec les deux tiers des suffrages était évidemment une certitude, et le résultat obtenu par Bruno Gollnisch sanctionne un échec programmé.

 

Bruno Gollnisch est un homme éminemment sympathique, cultivé, intelligent et courageux. Courageux vis à vis de l'adversaire extérieur, mais incroyablement timoré face à Jean-Marie Le Pen, auquel il n'osa jamais s'opposer. Jean-Marie Le Pen l'humiliait, et l'humiliait encore. Il se taisait. Ses plus fidèles soutiens au sein du Mouvement quittèrent un à un le FN, ou en furent exclus. Il ne leva pas le petit doigt pour défendre son amie Marie-France Stirbois et pas davantage ses amis Jacques Bompard, Bernard Antony ou Carl Lang. Il se retrouva seul, ou presque. Ses fidèles, qui dirigeaient des fédérations du FN furent éliminés les uns après les autres. Il ne protesta pas. Marine Le Pen, à l'instar de son père, pensait que les immigrés étaient des branches de l' « arbre France ». Il se tut. Tout le monde savait que la campagne interne était déséquilibrée et déloyale. Gollnisch ne disposait pas des fichiers d'adhérents, son adversaire, si. Lors de la grande réunion de Villepreux, organisée par les partisans de Gollnisch, Le Pen exigea que la flamme du FN fût retirée des invitations. Il obtempéra sans protester, alors qu'il était tout de même le vice-président du Parti. Ses partisans, qui adhéraient au FN dans l'intention de le soutenir, furent interdits de voter. Silence. Lors de la récente présentation des voeux du FN à la presse, tenue en présence de Jean-Marie Le Pen et de sa fille, il affirma que l'élection se déroulait de façon loyale alors que chacun savait qu'il n'en était rien... et déclara par ailleurs qu'il respecterait les résultats du scrutin. Roger Holeindre, quant à lui, vient de claquer la porte. Un de plus...

 

Il s'agissait d'une guerre. L'une le savait, l'autre ne voulait pas le reconnaître. Bruno Gollnisch méritait-il vraiment de l'emporter ?

 

Beaucoup ont prétendu que les médias et Sarkozy avaient décidé de soutenir Marine Le Pen, considérant qu'elle serait moins dangereuse pour le Système que Bruno Gollnisch. A vrai dire, je ne partage pas complètement cette analyse. Les médias ne s'intéressent guère au fond, mais essentiellement à la forme, en quoi Marine Le Pen supplante son adversaire, et donc « fait vendre ». Quant à Sarkozy, son intérêt n'est absolument pas d'avoir comme adversaire une candidate créditée de sondages flatteurs à l'élection présidentielle et qui pourrait le placer largement derrière le candidat socialiste, ce qui constituerait un lourd handicap pour le second tour. Il n'en demeure pas moins que Marine Le Pen cherche à intégrer le Système et que le Front national ne peut plus être considéré, à partir d'aujourd'hui, comme un mouvement nationaliste et identitaire, mais comme l'équivalent du mouvement que Gianfranco Fini avait créé en Italie, trahissant son idéal, trahissant la mémoire de Giorgio Almirante. Cela avait valu à Fini d'entrer au gouvernement avant d'être mis sur la touche par Berlusconi. Il se traîne aujourd'hui à 3% dans les sondages.

 

L'avenir du FN et du mouvement nationaliste.

 

Le FN ne disposera plus d'élus régionaux prochainement. Et quasiment d'aucun candidat présent au second tour des élections cantonales. La faute à un énième tripatouillage des modes de scrutin. Ce mouvement, qui aurait pu être le fanal de la résistance, a été incapable, par la volonté de Le Pen, de constituer une véritable école de cadres disposant d'une structure idéologique solide, et d'un enracinement local, gage de pérennité. Or, sans cadres formés, totalement habités par les enjeux du combat, insensibles au découragement, il est impossible de résister aux épreuves qui s'annoncent et aux tentations de rallier totalement le Système. Après tout, pourquoi ceux qui sont tentés par la collaboration ne le feraient-ils qu'à moitié ?

 

L'avenir du mouvement nationaliste ne passe plus par le Front national, mais par le rassemblement de toutes les forces de la résistance nationale et européenne, après une nécessaire clarification comportementale et idéologique. Au travail.

 

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mercredi, 12 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

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Article de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2981 - 7 janvier 2011)

 

Ce que subit Philippe de Villiers est une épouvantable épreuve que l’on ne peut souhaiter à ses pires adversaires. On se souvient que son fils Laurent avait déposé plainte pour viol contre son frère aîné Guillaume en 2006. Des soupçons pèsent sur Guillaume qui a écrit un courriel ambigu à son frère : « Ce que tu as subi par moi est grave ». Mais ses proches décrivent Laurent comme étant fragile et manipulé. Qui croire ? Philippe de Villiers est persuadé de l’innocence de son aîné ; son cadet, révolté contre sa famille, aurait été manipulé d’après lui dès le début de l’affaire.

 

Philippe de Villiers : L’épouvante.

 

 Il est vrai qu’en 2006 Laurent de Villiers rencontre Stéphanie Chevrier, compagne d’Olivier Besancenot, afin de « faire un livre contre sa famille ». Le journaliste Guy Birenbaum l’aide dans ses démarches, l’incite à porter plainte et lui conseille de choisir Jean-Marc Fedida comme avocat. L’effroyable spirale est enclenchée. Philippe de Villiers, en père blessé, défend son aîné : « Laurent a dévissé. Il veut la mort de sa famille et en même temps il réclame, comme cadeau de mariage, une chevalière aux armoiries de la famille, pour lui et pour sa femme », confie-t-il au Point.

 

Ce drame, digne des tragédies grecques, vient de se conclure, sur le plan judiciaire, par un non-lieu prononcé en faveur de Guillaume, au prétexte que les charges étaient insuffisantes.

 

Qu’il est dur de mentir toute sa vie…

 

Carl Lang, qui fut député européen et collègue de Villiers, le raconte. Quelques jours avant l’élection présidentielle qui devait voir Sarkozy l’emporter, Villiers se précipite vers lui en disant : « J’ai décidé de rompre définitivement avec le Système. Jamais je ne soutiendrai Sarkozy ». Une semaine plus tard, il annonçait son soutien au futur président de la République. Un coup de fil lui rappelant qu’il n’était président du Conseil général de Vendée que par la grâce du RPR, lui dessillait brutalement les yeux et l’amenait à résipiscence.

 

Il y a quelques jours, Philippe de Villiers, qui vient de réchapper d’un cancer rarissime de l’œil, et qui a été éjecté de la présidence du conseil général de Vendée par son dauphin en politique, son « fils spirituel », Bruno Ratailleau, s’effondre. Expliquant « boire du Ricard jusque tard dans la nuit, faisant le tour de sa maison en pleurant », il se dit « un mort-vivant » qui aurait « préféré mourir ». Et le président du Mouvement pour la France de dire : « Notre famille a été couverte d’infamie parce que j’étais un homme politique non-aligné qui prétendait incarner les valeurs. Pour les journalistes, « catholique = pédophile ! Je n’en peux plus de cette boue qui est déversée sur nous ». Et le même de poursuivre, révolté contre lui-même, révolté contre « les valeurs » qu’il a prétendu défendre durant tant d’années : « Je n’en peux plus de ces trucs de cathos ! La religion est une maladie ! » Et le père de deux dominicaines du Saint-Esprit de conclure: « Je ne suis pas croyant ».

 

Tout ça pour ça ? Pauvre homme…

 

De l’utilité du mensonge en démocratie

 

J’ai connu, lorsque j’étais député FN, un collègue alsacien centriste, qui fut élu député en même temps que moi, en 1986 par la grâce de la proportionnelle. Marc Reymann  était un homme tout à fait sympathique, malin sans être très intelligent. Il réussit cependant durant près de vingt ans à tromper ses électeurs. Lorsque je le croisais à l’Assemblée nationale, ou à Strasbourg, il ne manquait jamais de manifester la vive sympathie que lui inspiraient les idées que je défendais. « Tu sais, je suis complètement d’accord avec toi, il faut combattre fermement l’immigration. Il y a trop d’arabes dans nos quartiers ». Ah bon, répliquai-je, pourquoi ne l’exprimes-tu pas plus ouvertement ? « Par rapport à mon parti, je ne peux pas le dire aussi clairement, mais je n’en pense pas moins ». Et Marc Reymann de préciser : « Tu sais, je suis encore plus à droite que Le Pen ». C’est sur cette escroquerie que notre député fut réélu durant trois législatures. Quand il abandonna son mandat en 2007, il eut cette phrase qui suscita tout de même l’étonnement et l’ironie du quotidien alsacien de gauche, Les Dernières Nouvelles d’Alsace : « Maintenant que je ne suis plus député, je peux le dire : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Et c’est ainsi que cette démocratie mérite d’être méprisée...

 

Merveilleuse Italie…

 

Le clip que diffuse actuellement le ministère de la défense italien (à voir sur le site de Synthèse nationale, cliquez ici ), à l’occasion des 150 ans de l’unité italienne est magnifique. On y voit un village italien dans le lointain, que nous pouvons imaginer toscan, avec cette lumière qu’offre seule l’Italie. Un clocher d’une église, les cloches sonnent. Une fanfare s’installe sur la place du village, une vingtaine de jeunes garçons, en tenue de footballeurs déboule sur la place. Tous italiens, tous blancs, habillés de maillots blancs… Ils jouent avec leur ballon. L’un, par un geste malencontreux, envoie le ballon dans un arbre. Mécontentement de ses camarades qui lui tournent le dos et qui s’apprêtent à quitter la place.

 

Et c’est là, resté seul, qu’il se met à siffloter l’hymne national italien. Un, puis deux, puis les autres se retournent, reviennent sur leurs pas et enlacent celui qui fut l’objet de leur colère, la fanfare se mettant, d’abord avec retenue, puis avec fougue à jouer l’hymne national. Des cavaliers, en fracs rouges garibaldiens, traversent le village et libèrent le ballon. L’enthousiasme est à son comble. La mamma italienne applaudit, la bellissima ragazza ouvre ses volets, comme dans les films de Visconti, et applaudit, tous applaudissent. Dernière image : des avions aux couleurs de l’Italie survolent la place, habitée par l’hymne italien. Inutile d’imaginer ce que serait un tel clip dans cette France dégénérée…

 

Référendum d’initiative populaire : une escroquerie

 « Le référendum d’initiative populaire enfin sur les rails » : c’est un titre du quotidien Libération, et une information relayée par les médias. Les Français vont-ils pouvoir voter, comme les Suisses, pour interdire la construction de minarets ou pour retirer la nationalité et expulser les délinquants d’origine étrangère ? Bien sûr que non… Les verrous mis en place par le Système sont tels qu’un référendum d’initiative populaire est tout simplement impossible à organiser. Un : le référendum ne peut porter que sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale ». Exit toute initiative intempestive. Deux : un tel référendum ne peut être organisé que s’il est défendu préalablement par au moins un cinquième des parlementaires, soit 184 députés ou sénateurs. Il ne s’agit donc pas d’une initiative populaire, mais en réalité parlementaire. Trois : en trois mois, l’initiative devra recueillir la signature d’au moins un dixième des électeurs inscrits, soit environ 4,5 millions de personnes. A comparer aux 50.000 signatures requises en Suisse et aux 500.000 exigées en Italie. On passe au vote ? Non. Quatrième étape : l’Assemblée et le Sénat disposent d’un an pour s’emparer de la proposition de loi. S’ils ne le font pas, ce n’est qu’à ce stade que le chef de l’Etat soumet, dans un délai de quatre mois, le texte à référendum. Dernier verrou : un référendum ne peut concerner l’abrogation d’une loi promulguée « depuis moins d’un an ». Quand je disais que cette démocratie et cette République sont méprisables… Se moquer ainsi du Peuple, il faut vraiment oser. Mais Michel Audiard ne résumait-il pas la situation en faisant dire à Lino Ventura, dans Les tontons flingueurs. « Les cons, ça ose tout, et c’est d’ailleurs à çà qu’on les reconnait » ? A propos de démocratie à la française, notons cette réplique pertinente d’Eric Nolleau, éditeur de gauche et compère d’Eric Zemmour dans l’émission de télé sur France 2, On n’est pas couché,  samedi 18 décembre, animée par Laurent Ruquier. Nolleau s’était permis d’ironiser sur la situation en Côte d’Ivoire : « On est sur un plateau français et on ne parle que de la situation en Côte d’Ivoire. Pourtant, il y a un scandale qui a éclaté il y a quelques semaines et que personne n’évoque: on nous a expliqué tranquillement que l’élection de Chirac n’était pas valide et que les comptes de Balladur n’étaient pas valables. Tout ça ayant été entériné par le président du Conseil constitutionnel, c’est-à-dire par notre plus haute instance. Pourtant on discute comme si on était encore en position de donner des leçons à la Côte d’Ivoire. » .

Eric Nolleau aurait aussi pu évoquer le souverain mépris du Peuple prétendu souverain que constitue la remise en cause par les caniches du Système des résultats du référendum sur le traité de Lisbonne. Et puis les modes de scrutins profondément anti-démocratiques, justifiant entre autres raisons que la France figure, dans une récente étude, en dernière position de tous les pays européens pour ce qui concerne sa dimension « démocratique » … Que faire ? Faut-il continuer à faire semblant de participer à un système truqué, ou faut-il rompre radicalement avec ses mensonges, ses manipulations, sa tyrannie ? N’est-il pas temps de mettre en cause le Système lui-même ? Certes, nous ne pourrons pas compter sur l’ONU pour nous y aider. Mais ne désespérons pas. Qui aurait pu imaginer, deux ans avant la chute du mur de Berlin, que l’empire soviétique allait s’effondrer ?

« Il faut rabattre le caquet au coq gaulois » déclare Bernard-Henri Lévy.

Dans une récente émission de télé, où BHL dialoguait avec Thierry Ardisson et Elizabeth Lévy, le « philosophe » autoproclamé et grand pourfendeur de la France française se lâchait : « Si on peut réduire (sic…) le caquet au coq gaulois et aux coqs nationaux, ça me paraît salubre ». Au-delà de la syntaxe hasardeuse, cette profonde pensée a au moins le mérite de la clarté. Il y a un an, Bernard-Henri Lévy se couvrait déjà de ridicule en citant, à l'appui d'une démonstration « philosophique », un certain Botul, auteur inventé de toute pièce par un journaliste du Canard enchaîné. Il récidive en confondant cette fois ci, dans un éditorial du Point, Pierre Cassen, dirigeant de Riposte laïque, accusé d’islamophobie, et Bernard Cassen, patron du Monde diplomatique. Ce dernier n’apprécie que modérément et dépose plainte contre le génie du bidonnage. Une correspondante juive, Elise E., m’envoie ce commentaire : « Cela devient insupportable à la longue. Bernard-Henri Levy, si vous n’aimez pas la France, retournez dans votre Algérie natale, restez dans votre Maroc, en vacances toute l’année : prenez donc des vacances, cela nous en fera, à nous, des vacances ». Elle m’envoie aussi ce texte de Raymond Aron qui commente, en 1981, la parution du livre de BHL, L’idéologie française, monument d’exécration anti-française, qui connut, grâce à ses relais médiatiques, un grand succès. « Le voilà maintenant Fouquier-Tinville, lui qui prêche la démocratie. Il oublie que la démocratie devient aisément, elle aussi, inquisitoire, sinon totalitaire. Juif comme moi, il exclut de la France et rejette dans la France noire d'innombrables écrivains ou penseurs de notre commune patrie. Des Français non juifs en concluront que les Juifs sont encore plus différents des autres Français qu'ils ne l'imaginaient, puisqu'un auteur acclamé par les organisations juives se révèle incapable de comprendre tant d'expressions de la pensée française, au point de les mettre au ban de la France.

Il nous annonce la vérité pour que la nation française connaisse et surmonte son passé, il jette du sel sur toutes les plaies mal cicatrisées. Par son hystérie, il va nourrir l'hystérie d'une fraction de la communauté juive, déjà portée aux paroles et aux actes du délire. Œuvre d'intérêt public, écrivait en conclusion le compte rendu du Nouvel Observateur. Intérêt public ou danger public ? ». Merci, Raymond Aron d’avoir posé ainsi la question. Au risque de faire de la peine à BHL, nous choisirons la seconde partie de l’alternative.

 

Crimes du communisme, connais pas.

La Commission européenne a rejeté le 22 décembre la requête de six États de l’UE, anciennement intégrés au bloc soviétique, d’assimiler les répressions communistes aux crimes de guerre nazis. Le fait que le communisme ait fait dix fois plus de victimes que le nazisme ne compte pas. Les « heures les plus sombres de l’Histoire » sont en Allemagne, entre 1933 et 1945, pas en Ukraine, où la famine organisée extermina des millions de femmes, d’hommes et d’enfants, pas en Union soviétique où le Goulag fit couler des fleuves de sang, pas dans les pays asservis où l’horreur communiste fit massacrer des dizaines de millions d’individus. Des individus : certains étaient des résistants, d’autres rien du tout, d’aucuns disposaient d’un petit bien, la plupart n’ont jamais su pourquoi ils furent exterminés.

Les ministres letton, lituanien, bulgare, tchèque, hongrois et roumain des Affaires étrangères avaient pourtant envoyé à la Commission européenne une lettre exigeant d’établir une responsabilité pénale pour « l’approbation, la négation ou la banalisation des crimes du communisme ».

Selon l’exécutif européen, il n’existe pas pour le moment de conditions pour élaborer un tel projet législatif car les pratiques juridiques diffèrent d’un pays membre à l’autre. Aucun tribunal européen n’avait jusqu’à présent sanctionné la négation des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe de l’Est.

Merci à l’exécutif européen de nous en informer, mais nous le savions. Et c’est pourquoi nous ne voulons plus de cette Europe là. A propos de cette Europe là…un détail… La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires qui ne contient aucune référence à Noël, mais qui comprend la mention de fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes. Il serait intéressant d’en connaitre les auteurs…

Tags antisémites à Strasbourg. C’est la faute à Anne Kling.

La maison de Philémon Lequeux, Président de la Licra du Bas-Rhin et conseiller municipal divers gauche de Schiltigheim, ville située dans la banlieue strasbourgeoise, vient d’être taguée au feutre bleu, avec l’inscription « sale juif » accompagnée d’une croix celtique. Cette affaire suscite évidemment une condamnation unanime, et l’inquiétude de Philémon Lequeux, qui dit avoir peur et qui tient à préciser qu’ « il n’est pas juif ». Parmi les manifestations d’indignation, il convient de relever celle de Jean-Claude Meyer au nom de l’Union juive pour la paix. Qui est Jean-Claude Meyer ? Ancien dirigeant de la Ligue Communiste Révolutionnaire à Strasbourg, cela fait 40 ans que les militants nationalistes alsaciens ont eu à réfréner fermement et avec succès ses ardeurs troskistes. Le voici reconverti dans l’animation d’un blog, sous le pseudo de « Schlomo », et dans l’organisation judéo-palestinienne « Union juive française pour la paix ». Celle-ci mène d’actives campagnes de boycott de produits israéliens fabriqués dans les territoires occupés, suscitant la fureur des organisations communautaires, tel le CRIF, qui ne manquent pas d’exiger la poursuite en justice de ceux qui s’autorisent de tels actes. Les autorités ont bien entendu exprimé leur plus vive condamnation de ce type d’action et examinent les moyens d’y mettre un terme. La Licra vient de déposer plainte contre les militants alsaciens de l’UJFP. Peu rancunier, Jean-Claude Meyer proclame dans une lettre ouverte adressée à la Licra sa solidarité active au Président tagué de cette organisation, en lui proposant la constitution d’un front commun contre l’extrême droite « relookée ou non ». Il propose de « préparer la contre-offensive de tous et toutes, pour briser dans l’œuf cette nouvelle peste brune en complet-veston et brushing blond décoloré ». Allusion à Geert Wilders, le leader hollandais peroxydé, homosexuel,  islamophobe et ultra pro sioniste, qui vient d’effectuer un nouveau pèlerinage en Israël. Et dans sa conclusion, en offrande à la Licra, une bonne petite dénonciation. Jean-Claude Meyer, qui n’a cessé durant 40 ans de pourfendre la police et la répression, de se lâcher : « Et si la police et la justice s’intéressaient un peu à cet opuscule et à son auteur : La France licratisée, de Mme Anne Kling… ». Oh, le petit flic de la pensée que voila…

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dimanche, 02 janvier 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

2980.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2980 - 24 décembre 2010)

 

Dans les boudoirs de la République.

 

L’histoire de la République est riche d’épisodes croustillants qui permirent aux chansonniers et aux pamphlétaires de faire des gorges chaudes sur les petites aventures vécues par des représentants du pouvoir qui, à défaut de laisser leur trace dans l’Histoire de France, se signalèrent par des comportements quelque peu originaux. On se souvient de Félix Faure, président de la République, qui avait demandé à sa maîtresse, Marguerite Steinheil, une demi-mondaine, de le rejoindre dans le « salon bleu » de l’Elysée. Las, il devait décéder dans ses bras d’une hémorragie cérébrale, le 18 février 1899. Le dialogue entre le planton et le prêtre, accouru au plus vite, est passé à la postérité : « Le Président a-t-il encore sa connaissance ?... Non, monsieur l’Abbé, elle est sortie par l’escalier de service ». Les circonstances de la mort de Félix Faure devaient valoir à sa maîtresse le surnom de « la pompe funèbre ».

 

Le député-maire UMP de Freyming-Merlebach, en Moselle, Pierre Lang, dont personne n’avait jamais entendu parler en dehors de sa circonscription, a trouvé le moyen de susciter à ses dépens une hilarité générale. Trompé par son épouse qui batifolait avec un médecin spécialisé dans la chirurgie maxillo-faciale, il n’a rien trouvé de mieux pour se venger de son infortune que de porter plainte auprès de la très sérieuse chambre disciplinaire du Conseil régional de l’ordre des médecins, siégeant à Nancy, accusant le médecin d’avoir dérogé au code de déontologie et d’avoir agi au mépris du serment d’Hippocrate. Le député-maire demande que son rival soit sanctionné et qu’il…quitte la région, arguant que cette affaire lui cause un « préjudice considérable » et que cela « sème le trouble dans toute la région » ! Cette affaire aura du moins permis de découvrir combien la République se préoccupe des intérêts du Peuple. On apprend que le député avait été chargé, en 2009, par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie, d’une importante étude qui nous concerne tous, sur la notion d’ « espèce nuisible ». Il lui était demandé « d’analyser l’ensemble des situations dans lesquelles (les espèces nuisibles) peuvent causer des nuisances, notamment en terme de risques sanitaires, d’atteintes des infrastructures ou de présence indésirable de certaines espèces en milieu urbain, de réfléchir aux solutions existantes et de définir des actions appropriées ». On ignore les conclusions de cette étude des plus intéressantes…

 

Du côté des collabos.

 

- Le coordonnateur du groupe Europe Ecologie / Les Verts de Grigny, dans l’Essonne, Christian Le Bras s’était mis en tête d’adresser ses meilleurs vœux pour la nouvelle année à ses concitoyens. Mais comment faire pour éviter toute apparence, si ténue soit-elle, de discrimination ? Car le calendrier utilisé en France reste encore, provisoirement peut être, le calendrier chrétien. Après un intense remue-méninge, notre écolo-bobo trouve la solution. L’affiche présentant ses vœux évoque l’année 2011, mais aussi l’année 1432 de l’Hégire. Il s’attendait évidemment à un concert de remerciements et de louanges de la part de ses concitoyens musulmans. Problème : il avait zappé une séquence du film… Le site musulman Al-Kanz le lui rappelle sobrement : « Il n’est pas d’usage en islam de souhaiter la bonne année qui ne revêt aucun caractère particulier, ni festif, ni autre ». Damned ! Encore raté !

 

- Les sectateurs de la laïcité figurent parmi les pires collabos de l’islamisation de notre terre. Leur haine du christianisme les entraîne vers les comportements les plus délirants, vers un absurde digne de Kafka ou d’Alfred Jarry. Exécrant les valeurs de la religion honnie, ils n’ont de cesse de détruire ses symboles, en dignes successeurs des massacreurs et des destructeurs de 1792. Ce faisant, ils affaiblissent avec volupté les capacités de résistance du Peuple, en brisant ses repères et ses références, ouvrant grandes les portes de l’invasion musulmane. Ils seront bien entendu les premiers à subir le sort qui attend les athées, particulièrement haïs par l’Islam, qui ne leur offrira même pas un statut de dhimmi promis aux chrétiens et aux juifs.

 

- C’est à Montiers, petit village de 450 âmes situé au cœur de la Picardie, que la bêtise et le fanatisme viennent de frapper. Le nouveau maire décide de dresser une crèche de Noël sur la place du village. Fureur de l’ancien maire, un certain Claude Debay, animateur de la fédération de l’Oise de la Libre Pensée, qui exige que la crèche soit expulsée de l’espace public au nom de la laïcité et de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il porte l’affaire devant le tribunal administratif d’Amiens, et obtient satisfaction. Mais le nouveau maire, soutenu par la majorité de ses administrés n’entend pas obtempérer et a décidé de résister.

 

Christian Vanneste, un député qui faillit être héroïque

 

Christian Vanneste est député UMP du Nord ; Il fait parti de ces députés, peu nombreux au demeurant, qui s’autorisent de temps en temps une toute petite insolence à l’encontre du pouvoir ou des lobbys, avant de se replier prudemment. On se souvient de la polémique suscitée par ses déclarations que d’aucuns qualifièrent d’homophobes. Il a récemment fait preuve, l’espace d’un instant, d’un certain courage en s’exprimant en faveur d’une « droite large » regroupant le centre, l’UMP et le FN. A condition, précisait-il prudemment « que le FN change et renonce à certaines positions ». Las, cela ne suffisait pas. Les caniches dressés de l’UMP se sont derechef mis à japper d’indignation, avant même que les lobbys n’aient pris la peine de se mettre à couiner.  La Franco-Sénégalaise Rama Yade a annoncé qu’une procédure d’exclusion était en cours, Jean-François Copé exprimant son « désaccord total » et Yves Jego évoquant « un débat nauséabond ». Mais 32% des sympathisants de l’UMP et 62% des électeurs du FN approuvent Christian Vanneste. L’aspect positif de cette affaire est qu’elle confirme aux naïfs l’impossibilité d’une entente entre le camp de la résistance et celui de la collaboration. Rama Yade, Copé et Jego ont raison de le souligner. Il n’y a en effet rien de commun entre les combattants du camp national et identitaire et les collabos craintifs et soumis aux lobbys antinationaux qui peuplent les allées du pouvoir. Il serait tout à fait catastrophique pour nos peuples que des dirigeants de la Résistance se laissent entraîner, comme le fit honteusement Fini en Italie, sur la voie de la collaboration et de la trahison.

 

Dès lors, la mise au point de nos adversaires est tout à fait salutaire. Mais que 62% des électeurs du FN  soient prêts à une telle alliance est consternant et démontre la grande faiblesse de la formation idéologique de notre camp.

 

Christian Vanneste vient de refaire parler de lui. Il avait été annoncé aux Assises internationales sur l’islamisation, auxquelles devrait participer Oskar Freysinger, initiateur du référendum suisse contre les minarets, qui se tiennent le 18 décembre à Paris.  Ces Assises ont pour objet de « Défendre la laïcité, défendre les valeurs de notre civilisation » et sont bien sûr accusées de véhiculer un message islamophobe. Les organisateurs sont principalement des organisations laïques, dont Riposte Laïque, mais aussi le Bloc Identitaire que j’évoquerai plus loin. Courageux mais loin d’être téméraire, notre député matamore vient d’écrire aux organisateurs en demandant piteusement que son nom soit retiré, se croyant obligé d’en rajouter dans la servilité : « J’entretiens d’excellents rapports avec les musulmans de ma circonscription » et rappelant  qu’il avait voté contre la loi interdisant le voile à l’école en 2004. On se demande quelle mouche a piqué les organisateurs pour envisager d’inviter un oiseau pareil.

 

Quelques vérités autour de Riposte laïque.

 

Riposte Laïque avait fait quelque bruit autour de l’ « apéro saucisson et pinard » qui devait avoir lieu dans le quartier de la Goutte d’or à Paris, mi-juin, avant d’être interdit par la Préfecture. Le rapprochement de Riposte laïque, organisation notoirement de gauche, et du Bloc Identitaire, issu de l’extrême droite la plus radicale, a pu susciter quelque étonnement. Quelles sont les vraies motivations de ces officines ?

 

Riposte laïque considère que l’Islam est le problème prioritaire et affirme que la « République » se doit d’intégrer les immigrés non-européens, dès lors qu’ils pratiquent les valeurs de ladite République, l’amour de la France et… le refus du « projet fédéraliste européen ». Si Riposte laïque s’en prend, souvent violemment, à l’Islam, c’est uniquement parce que l’Islam est une religion totalitaire, antiféministe, anti-laïque et antisémite. Elle ne lui oppose jamais, loin s’en faut, la défense de notre identité et de nos traditions françaises et européennes.

 

Pour en juger, il est intéressant de se rendre sur son site (qui ne manque jamais une occasion, soit dit en passant, d’égratigner le mouvement national) afin de mieux comprendre les objectifs de cette officine, créée en 2007 par Pierre Cassen, un ancien trotskiste membre de l’UFAL (Union des familles laïques), et dont  bon nombre de dirigeants appartiennent au Grand Orient.

 

L’obsession anti-islamique de Riposte laïque apparait immédiatement. Mais celle-ci repose essentiellement sur des critères antireligieux. L’Islam, constamment comparé au fascisme (la rhétorique de gauche ne les lâche pas), y est traité au même titre que le christianisme.

 

Paradoxalement, la défense d’Israël est une constante chez Riposte laïque, alors que l’on peut considérer que cela ne devrait pas être le problème prioritaire pour une organisation qui lutte pour la laïcité en France.

 

Florilège :

- « Ils (les juifs) sont les seuls occupants légitimes du pays, flanqués de quelques malheureux descendants d’Africains victimes de la traite négrière orientale », ce qui est déjà assez hallucinant (lundi 6 juillet 2009, sur le site Riposte laïque). 

- « Nous sommes tous israéliens » (lundi 7 juin 2010) 

- Dans un article daté du lundi 14 juin dernier il est évoqué « le lynchage systématique au couteau et à la barre de fer des premiers soldats de Tsahal, descendus un par un et sans armes (sic !) d’un hélicoptère sur le pont du navire humanitaire »…

 

Parmi les liens du site, figure (on se demande pourquoi ?) le Bnaï Brith Paris.

 

L’influence franc-maçonne est prégnante. Ainsi, un certain Roland Ferbère écrit sur le site : « Je suis franc-maçon, et je viendrai avec mon cordon de grand-maître du Grand Orient de France à l’apéritif géant de la rue Myrta ». Il explique : « Je suis fils et petit-fils de francs-maçons du Grand Orient, je les ai entendus raconter leur lutte inlassable contre le totalitarisme de l’Eglise catholique… ». Le « totalitarisme » de l’Eglise catholique, il fallait oser….

 

Quant à Radu Stoenescu, philosophe du groupe qui n’hésite pas à comparer le discours haineux de SOS Racisme à celui de ce qu’il appelle « l’extrême droite raciste » (belle gymnastique d’esprit…), il explique le plus sérieusement du monde que les passions autour de l’apéritif « saucisson et pinard » du mois de juin dernier auraient pu être évitées si le pouvoir politique avait procédé à l’égard des musulmans et de l’Islam de « la même manière que Napoléon avait procédé avec les juifs et le judaïsme », c'est-à-dire en développant l’idée d’un Islam laïc en France… Ce qui est évidemment absurde pour ceux qui connaissent cette religion totalitaire.

 

Le Bloc Identitaire, en recherche de respectabilité.

 

Le Bloc Identitaire fut créé par Fabrice Robert sur les ruines d’Unité Radicale, mouvement dissous après qu’un de ses membres ait tiré à la carabine sur Jacques Chirac. Depuis, ce groupe n’en finit pas de courir après une hypothétique respectabilité, ne reculant devant aucune reptation, aucun reniement. Extraits de leur prose : « Que cela soit clair une fois pour toutes : non, nous ne sommes pas d’extrême droite. L’extrême droite rassemble aujourd’hui des gens qui se projettent dans un passé heureusement révolu ou qui rêvent d’un futur fantasmé ». Ou encore : « Nous osons nous revendiquer du Général De Gaulle », et puis : « Nous n’en voulons pas à la terre entière. Nous ne croyons pas que la cause de nos maux se trouverait dans certains lobbys qui gouverneraient le monde ». Et pour enfoncer le clou, une bonne petite dénonciation, douce à entendre aux oreilles attentives des lobbys : « Nous rompons définitivement avec l’antisémitisme du Front national et le nationalisme ». On peut certes formuler des critiques à l’encontre du FN, mais celle-ci, qui confortera l’opinion de ses adversaires, est particulièrement fausse et vile.

 

Ce curieux conglomérat composé de trotskistes et de nationalistes repentis, de laïcards et de féministes, de francs-maçons tant du Grand Orient que de la Grande Loge Nationale de France, prétend incarner la résistance à l’islamisation de la France, alors qu’ils n’ont cessé d’œuvrer à la destruction de l’identité spirituelle et ethnique de la France et de l’Europe.

 

Il y a lieu de se poser quelques questions…

 

Tintin au Congo persécuté.

 

Bienvenu Mbutu Mondondo, 42 ans, Congolais mais résidant en Belgique, va-t-il obtenir, après trois ans de procédure, l’interdiction en Belgique de l’album d’Hergé, Tintin au Congo ? Une étape décisive devait être franchie lundi 13 décembre au tribunal de première instance de Bruxelles. L’accusateur ne doute de rien. Cette bande dessinée est « clairement raciste », dit-il. Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires (CRAN), soutient bien entendu M. Mbutu Mondondo dans sa plainte.

 

Ce n’est pas la première avanie que subit l’œuvre d’Hergé. Il fallut attendre 1973 pour voir reparaître Tintin chez les soviets, dans une collection « archives », comprenant deux autres albums dans un même volume. La pression communiste et l’autocensure de l’éditeur Casterman avaient empêché cette réédition. Accusé d’être antisémite, car il met en scène un banquier juif caricatural dans L’Etoile mystérieuse, il modifiera le nom du banquier, après guerre, afin de gommer ces fâcheuses réminiscences. Dans Coke en stock, des noirs libérés par le capitaine Haddock de la cale d’un navire transportant une cargaison d’esclaves destinés à l’Arabie expriment leur joie en « petit nègre ». Réécrit dans les années 1970 : ils s’expriment désormais dans un langage plus académique. Dans Le Crabe aux pinces d’or, le malheureux Haddock est fouetté par un gros noir, fort peu amène. La scène est redessinée par Hergé qui transforme la brute noire en salaud blanc.

 

On pourrait multiplier les exemples, dans l’œuvre d’Hergé, d’une volonté d’établir une vision plus correcte qui ne choquerait plus les âmes sensibilisées au fil des années par la pression des lobbys antiracistes. Il est vrai qu’Hergé avait subi quelques avanies au lendemain de la seconde guerre mondiale. Léon Degrelle, qui côtoya Hergé au début de sa carrière de dessinateur n’affirma-t-il pas dans un de ses ouvrages, Tintin, mon copain, qu’Hergé s’était inspiré de sa personne pour imaginer le personnage de Tintin ? Mais Léon Degrelle n’était-il pas surnommé « Modeste Ier » par ses hommes de la Division Wallonie ?

 

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16:45 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook