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mercredi, 02 février 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

3674074008.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol (numéro 2984 - 28 janvier 2011)

Résolu à renouer avec les agriculteurs, victimes des fluctuations des cours des matières premières alimentaires, Nicolas Sarkozy est venu présenter ses vœux, il y a quelques jours,  au monde rural à Truchtersheim, en Alsace, devant un parterre de personnalités du monde agricole et politique alsacien. Fortes paroles : « Je ne suis pas ici pour flatter le cul des vaches ». Référence sans doute à Jacques Chirac qui, lui, avait une sérieuse réputation de flatterie dans ce domaine.

L’Alsace est-elle allemande ?

 Et le Président de la République de poursuivre : « Je ne dis pas ça parce que je suis en Allemagne ». Petite gêne chez les personnalités présentes. Mais le chef de l’Etat ne se laisse pas démonter pour autant. Il rebondit en souriant : « C’est là où vous voyez que j’ai raison de m’investir dans le chantier de la dépendance ». Et Nicolas Sarkozy de préciser qu’il faisait allusion à son futur plan d’aide aux personnes âgées, qui inclut notamment la politique de prise en charge d’Alzheimer. Mon Dieu, au nom du prestige de la France, prions pour que Nicolas Sarkozy ne finisse pas comme le président Paul Deschanel.

Au cours d'un voyage en train à destination de Montbrison, le 23 mai 1920, vers 23 h 15, s'étant penché par la fenêtre de son compartiment alors qu'il éprouve une sensation d'étouffement, Paul Deschanel chute du train, qui roule à faible vitesse et poursuit sa route. Hébété et ensanglanté, et vêtu de son seul pyjama, Paul Deschanel ne tarde pas à rencontrer André Radeau, ouvrier cheminot qui surveille la zone de travaux, et auquel il se présente comme étant le président de la République. Pensant à première vue avoir affaire à un ivrogne, le cheminot conduit néanmoins le voyageur accidenté jusqu’à une maison toute proche, où le blessé est soigné et mis au lit par ses sauveteurs. Pour la petite histoire, la femme du garde-barrière aurait dit à des journalistes : « J'avais bien vu que c'était un monsieur : il avait les pieds propres ! ».

Michel Drucker condamné pour avoir floué un nègre

 L’animateur de télévision, connu pour son intolérance à l’égard du camp national, vient d’être condamné par la cour d’appel de Paris à verser 40.000 euros à Calixthe Belaya, pour n’avoir pas rémunéré la femme écrivain d’origine camerounaise, qui en 2006 avait écrit un livre à sa place. Elle était donc ce qu’on appelle dans les milieux de l’édition, le nègre de Michel Drucker. Pratique des plus répandues, et qui entraîne parfois de fâcheuses conséquences, comme on l’a vu avec le livre de Patrick Poivre d’Arvor qui s’est couvert de honte lorsqu’on a découvert que des passages entiers de son livre avaient été recopiés in extenso par son nègre dans une biographie américaine de Hemingway. La plupart des hommes politiques, des personnalités du spectacle et même certains écrivains font appel à ces collaborateurs discrets et parfois talentueux pour écrire des livres qu’ils n’ont ni le temps, ni la capacité d’écrire. Imagine-t-on un seul instant que Villepin, premier ministre, ait pu écrire seul, à ses heures perdues, son pavé consacré aux Cent jours de l’empereur Napoléon ?

Mais le plus amusant dans cette affaire est que Calixthe Belaya, qui fut la compagne de Michel Drucker, et dont l’œuvre prolifique fut récompensée par plusieurs distinctions, dont le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire, est carrément accusée par le magazine Télérama, en juillet 2008, d’être « une récidiviste de la kleptomanie littéraire ». Rien de moins… Le Tribunal de grande instance de Paris la condamne même, en mai 1996, pour « contrefaçon partielle ». Cette activiste anti-raciste, qui a déposé plainte contre le CSA et le gouvernement français devant l’absence de Noirs à la télévision, se défend en se déclarant victime de « persécutions » et de la « haine raciale » des « journalistes de gauche »… Très engagée, elle dénonce évidemment l’immense responsabilité de la France dans le trafic des esclaves, lance un appel au dialogue entre Noirs et Juifs, condamne les positions de Dieudonné, et… salue la visite en France du grand démocrate Mouammar Kadhafi, et ses actions politiques en tant que dirigeant libyen et africain. On comprend mieux pourquoi Michel Drucker, avec de telles fréquentations, refuse de recevoir dans son émission des représentants du camp national, alors que le trotskiste Besancenot y est le bienvenu.

Et toujours l’esclavage, et toujours la culpabilisation…

Un des fleurons du patrimoine national, l’hôtel de la Marine, place de la Concorde va être vendu à Renaud Donnedieu de Vabres, qui va transformer les 25.000 m2 et les 550 salons et pièces de ce palais de la République en… supermarché du luxe. Boutiques très haut de gamme, salles de ventes, galeries d’art contemporain (forcément contemporain…), et hôtel de luxe sont au programme. Cette vente à l’encan suscite évidemment une indignation générale auprès des amoureux de notre patrimoine et de l’Histoire. Certains proposent, à l’instar des historiens Benjamin Stora et Esther Benbassa, et du sociologue Ahmed Boubeker, initiateurs d’une pétition parue dans Le Monde du 19 janvier, d’en faire « le grand musée de l’esclavage, de la colonisation et de l’outre-mer ». Rappelant que c’est dans ces murs que fut élaboré et signé en 1848, le décret d’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises. Ils insistent sur le fait que l’hôtel de la Marine offre à nos contemporains une véritable « leçon » sur l’histoire. Quand ces gens là évoquent des « leçons » de l’histoire, nous savons certes tous qu’il s’agit davantage de bourrage de crâne et de culpabilisation des Français que d’histoire.

Nous disons : Ni boutiques de luxe éhonté, ni boutiques de propagande anti-nationale ! Faisons de l’hôtel de la Marine un musée de la fierté française !

La Turquie, l’« homme fort de l’Europe » ? On aura tout entendu…

Le premier ministre islamiste turc, Recep Erdogan, ne se mouche pas du pied. Dans une tribune publiée le 17 janvier dans l’hebdomadaire américain Newsweek, il livre un vigoureux plaidoyer pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne, en affirmant que la Turquie a la force dont l’Europe a sérieusement besoin. Les sociétés européennes sont presque gériatriques, dit Erdogan, ce qui, reconnaissons le, n’est malheureusement pas totalement faux. Jean-Marie Le Pen disait peu ou prou la même chose, à la tribune de l’Assemblée nationale, en 1958, quand il déclarait : « Ce n’est pas l’Algérie qui a besoin de la France. C’est la France qui a besoin de l’Algérie. Nous avons besoin d’une jeunesse vigoureuse, etc… ». On a vu le résultat. Aujourd’hui cette « jeunesse vigoureuse » colonise la France.

La formule « l’homme fort de l’Europe », utilisée par Erdogan pour qualifier la Turquie, est en fait la formule inverse de « l’homme malade », appliquée à l’empire Ottoman au début du siècle dernier, et il expose sans complaisance les arguments en faveur de l’adhésion turque à l’UE. Parmi ceux-ci : La crise financière a mis à nu le besoin de l’Europe d’un plus grand dynamisme et de changement… Merci, mais nous le savions. Et ceci que nous ne savions pas : L’UE a besoin de la Turquie, afin de devenir plus forte et plus sûre. Quel culot !

« Nous ne permettrons pas aux arabes de prendre nos filles »

C’est avec ces slogans que des centaines d’activistes et de rabbins ont manifesté à Bat Yam, au sud de Tel Aviv, pour protester contre l’installation récente d’arabes israéliens dans la ville. Des manifestations contre les Arabes qui « séduisent les femmes juives », des appels à expulser sans ménagement les « infiltrateurs », entendez les clandestins africains, des violences contre des passants arabes en plein centre de Jérusalem, l’appel à interdire la vente ou la location de maisons à des non-Juifs, la création d’un camp de concentration géant pour les immigrants africains dans le Néguev sur l’initiative du premier ministre Benyamin Netanyahou, voila les dernières nouvelles en provenance d’Israël. Imagine-t-on une seule seconde le hourvari mondial qu’auraient créé de tels évènements s’ils avaient eu lieu en France et en Europe ? Israël aurait rompu ses relations diplomatiques avec la France, comme il avait menacé de les rompre avec l’Autriche si Haider avait été nommé chancelier, et l’Amérique préparerait les bombardements de l’Europe, comme hier, celui de la Serbie. Alors, on se réveille ?

Tags racistes et islamophobes à Lille

Tout commence par un appel « 17 » d’un riverain. Un provocateur anarchiste dessine des tags racistes sur des véhicules en stationnement et sur les façades de commerces. Deux policiers en patrouille sont envoyés sur place. Ils contrôlent un suspect à proximité du centre libertaire où se déroule une soirée hip-hop de soutien au journal d’extrême gauche La Brique. L’opération tourne mal. Le public, passablement aviné, sort et moleste les policiers, traînant un des policiers à l’intérieur du squat pour le tabasser. Bilan : 53 militants anarchistes interpellés pour agression sur agent de la force publique. Les tags racistes sur les kebabs voisins avaient bien entendu pour but de désigner une fois de plus l’extrême droite, le ventre de la Bête étant, comme chacun le sait, toujours fécond. Raté pour cette fois ci…

Le groupe nationaliste lillois Opstaan (Debout, en flamand), qui a dévoilé cette affaire, pose la question : « Ces évènements ne sont pas les premiers troubles à l’ordre public de leur (les anarchistes) part. La mairie de Lille demandera-t-elle la fermeture de ce lieu de nuisance pour les habitants de ce quartier populaire ? »

Cette perspective est des plus improbables, concernant une Martine Aubry, maire de Lille, très proche de l’extrême gauche, qui soutient, afin de complaire à ses amis musulmans, la séparation des femmes et des hommes dans les piscines et qui estime qu’un effort particulier doit être fait pour promouvoir les langues et cultures « minoritaires ». Il ne s’agit bien sûr pas du flamand, mais de l’arabe. Commentaire de Luc Pécharman, fidèle lecteur de Rivarol : « En réalité, on est passé en quelques décennies du modèle de l’assimilation à celui de l’intégration pour en arriver aujourd’hui à l’égalisation, avant demain la subjugation ». Oui, nous avons l’ardent devoir de reconquérir notre terre !

Thierry Desjardins se lâche

Thierry Desjardins est journaliste au Figaro, Prix Albert Londres en 1975, Prix Louis Pauwels en 2000. Autant dire un journaliste dont le talent est reconnu. Or que dit-il sur son blog, dénonçant les massacres de Chrétiens dans le monde musulman ? « Il serait grand temps que nous nous apercevions –enfin- qu’une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois à l’échelle planétaire. Le Coran a pris la place du Capital, le drapeau vert de l’Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques. Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l’ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie ». Et il poursuit : « Arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse ‘repentance’ qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés ». S’en prenant à l’ « imbécile de service » qui explique à la télévision que les islamistes massacraient en Egypte les Coptes chrétiens parce qu’ils étaient les « ambassadeurs de la culture européenne », il rappelle à cet abruti inculte que les Coptes sont les descendants du peuple des Pharaons, qui avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales .Thierry Desjardins cite cette phrase de Churchill : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre, et ils auront les deux ». Et il conclut : « Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre ». Chapeau !

Bernard-Henri Lévy se fâche

Qu’il est difficile quand on a été « fasciste » ou « skin » de rentrer dans le Système. Malgré les gages offerts, malgré les reniements, malgré sa rupture proclamée avec l’ « extrême droite », le « nationalisme » et l’« antisémitisme », malgré de nouvelles amitiés particulières, dont celle de la Ligue de Défense Juive qui assurait la protection de leur réunion contre l’islamisation, organisée de concert avec Riposte Laïque, le Bloc Identitaire n’en finit pas d’expier son lourd passé. Bernard-Henri Lévy rappelle, sur son site, le passé sulfureux des dirigeants du Bloc, la tentative d’attentat d’un militant d’Unité Radicale, ancêtre du Bloc, contre Jacques Chirac, relève, citant Drieu La Rochelle, qu’il y a aussi une extrême droite anti nationaliste et pro européenne, et ironise sur le fait que le Bloc et son président prétendent avoir « changé » et exercer leur « activité » dans le « cadre » de « la Constitution ». Tout ça pour ça ?

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15:32 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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