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lundi, 28 février 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

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Chronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°2988 du 26 février 2011)

« Certains ont une grandeur innée, d’autres sont contraints de la conquérir », résume la bande-annonce du film le discours d’un roi, histoire vraie de Georges VI d’Angleterre, le père d’Elizabeth II, affecté d’un bégaiement chronique et qu’il sut surmonter pour s’adresser à son peuple. Il succéda  à Edouard VIII qui renonça au trône pour l’amour de Wallis Simpson, une américaine à la réputation sulfureuse. François Bayrou avait, lui aussi, surmonté son bégaiement, et  il alla derechef voir le film, dont il dit le plus grand bien. François Bayrou est un des trois nains centristes qui ont la prétention de devenir Président de la République. Les deux autres sont Hervé Morin, président du Nouveau Centre et Jean-Louis Borloo, président du Parti radical. Au fait, vous souvenez-vous des noms des sept nains du film de Walt Disney, Blanche neige et les sept nains ? Film inspiré d’une histoire écrite par les frères Grimm. Allons-y : Prof, Joyeux, Atchoum, Grincheux, Dormeur, Timide et Simplet. Tentons d’affubler chacun de ces nains politiques d’un nom de nain…

 

Bayrou explique, par la voix du secrétaire général de son parti, le Modem : « Nous voulons une vraie confrontation avec le réel pour trouver des voies qui sortent des chemins battus ». Voila une puissante pensée ! Pour lui, sa formation ne se situe pas entre l’UMP et le PS. « Elle est autre ». Où ? A vrai dire, on ne sait pas trop. Mais l’important est qu’elle soit « autre »… Mais ne croyez pas que Bayrou, nonobstant son autricisme, ne sache pas canarder sournoisement ses adversaires nains. Il ne croit pas à « ces reines d’un jour » que seraient Morin ou Borloo. Des « reines d’un jour » ? Ce qu’ils sont méchants, les nains. On imagine Morin et Borloo en drag queens, ces travestis outrageusement maquillés qui jouent les folles.

 

« François Bayrou croit tellement en son destin que, parfois, il ne voit plus la réalité », juge un de ses anciens compagnons. Ah bon ?

 

Une histoire de nains…

 

Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, nain exceptionnellement falot, laissera cependant sa trace dans l’Histoire pour avoir viré Aymeric Chauprade de sa chaire au Collège interarmées de défense, ce dernier ayant exprimé quelques doutes quant aux évènements du 11 septembre. Pour le reste, merci, ça va. Il est le président du Nouveau Centre et annonce la création d’une confédération des centres avec pour le moment la très microscopique Alliance centriste de Jean Arthuis. C’est connu, les nains aiment ce qui est plus petit qu’eux… Mais Hervé Morin est un combatif et un homme de fiches, le genre que l’on n’aimerait pas avoir pour voisin dans les périodes sombres de notre histoire. Il le confie volontiers, il a rédigé trois listes : celle de ceux qui le soutiendront, de ceux qui le trahiront, et de ceux qui attendent pour voir… Pour ce qui est du financement de son parti, bof, il se débrouille. Il passe par un petit parti tahitien pour assurer ses modestes fins de mois. Quand je vous disais que les nains adorent ce qui est microscopique…

 

Jean-Louis Borloo a failli être premier ministre. Les Guignols de l’info de Canal+, qui le présentaient comme porté sur la dive bouteille, les cheveux en pétard et la mise négligée tuèrent ses ambitions. Celui qui déclare « avoir déjà assez de mal à combiner Jean-Louis avec Borloo », signe quelque peu inquiétant de schizophrénie, dirige le Parti radical et envisage de se mettre sur les rangs dans ce combat de titans nains. Les députés-nains radicaux, dont tous ne sont pas héroïques, craignent bien sûr de se voir opposer des candidats investis par l’UMP aux prochaines élections législatives. Et puis, si le parti radical se séparait de l’UMP dont il dépend totalement pour son financement, comment régler les fins de mois ? Situation cornélienne que même les nains sont capables d’évaluer.

 

Alors, qui est Prof, qui est Joyeux, qui est Atchoum, qui est Grincheux, qui est Dormeur, qui est Timide, qui est Simplet ? Au lecteur de décider. Je n’ai cité que trois nains, mais il y en a tant d’autres…

 

Au fait, comment départager les nains dans leur course à la candidature ?  Suggérons-leur de passer par l’épreuve du lancer de nains. Une initiative qui émergea, il y a quinze ans, à Sarreguemines, en Moselle, ville que je connais bien et où l’on s’ennuie quelque peu. Un joyeux drille, imaginatif en diable, eut l’idée de créer un concours de lancer de nains, qui obtint un grand succès, les gagnants étant bien sûr ceux qui lançaient des nains (consentants, faut-il le préciser) le plus loin possible. La Ligue de Droits de l’Homme, qui se préoccupe aussi des hommes de petite taille mit rapidement le holà à cette initiative. Ils n’ont décidément aucun humour…

 

Leclerc recrute vendeur « brun, blanc »

 

Les ligues de vertu anti-raciste se sont étranglées de rage en lisant l’intitulé de l’annonce de recrutement d’un vendeur que l’hypermarché Leclerc de Blois avait fait paraître dans un journal gratuit de petites annonces. Un vendeur « brun, blanc » ? Les gris, les noirs, les jaunes seraient-ils ostracisés ? Pas d’affolement… Les qualificatifs « brun » et « blanc » ne font pas allusion à une appartenance ethnique, mais renvoient, dans le jargon de la grande distribution, le premier au rayon télévision et hifi, le second à l’électroménager. Quant au rayon informatique, on l’appelle le « gris ». Un slogan pour les prochaines campagnes électorales, qui ne tombe pas sous le coup de la loi : défendons la race électroménagère !

 

Dassault face à ses contradictions.

 

Serge Dassault, le propriétaire de Dassault Aviation, n’est pas content. Son avion de combat, le Rafale, n’a trouvé aucun acheteur hors de France. Le Brésil, qui semblait prêt à signer un contrat important, parait faire marche arrière. Dassault pointe du doigt le problème : « C’est l’euro, il faudrait dévaluer. On vend 30% plus cher que les Américains à cause des taux de change ». Et l’ancien fondateur du très éphémère Parti libéral (c’était il y a trente ans), d’ enfoncer le clou en estimant qu’ « on a quand même un ennemi politique (les Américains), qui fait tout pour qu’on ne vende rien nulle part, qui baisse ses prix ». Mais n’est-ce pas la logique du libéralisme carnassier auquel adhère Dassault de vouloir tuer l’ennemi ? Et puis, comment Serge Dassault explique-t-il que malgré l’euro trop cher, ce qui au demeurant est une réalité, l’Allemagne affiche, elle, un excédent commercial considérable ?  Dassault  reste un ultra libéral. A la question d’un journaliste qui l’interrogeait récemment sur ses solutions pour sortir la France de la crise, il répond qu’il faut réduire l’endettement et le déficit budgétaire, ce en quoi il a parfaitement raison. Comment ? « On supprime toutes les aides, les primes à l’emploi, les aides aux chômeurs en fin de droit » Car, dit-il, « C’est très joli, tout ça. Mais c’est l’Etat qui paye, c’est nous, c’est moi ». Tout ceci exprimé avec un petit ricanement sadique… Dassault oublie de dire que si son entreprise survit, c’est grâce à l’Etat, à « vous et à moi », qui achète ses avions à un prix prohibitif. Si l’indépendance nationale et européenne est à ce prix, pourquoi pas. Mais un Etat nationaliste ne laissera jamais les siens crever au bord de la route.

 

Dominique Voynet  et les Roms

 

Dominique Voynet, ancienne ministre de l’écologie, et maire de Montreuil, n’en peut plus. Les Roms, qui la prennent au mot quand elle défend la diversité, quand elle défend les clandestins, quand elle prône le métissage, l’ouverture à « l’autre » s’installent chez elle. Ils déferlent sur Montreuil. Ils sont partout… Et ils se reproduisent tant et plus… Dominique Voynet s’inquiète et déclare : « On va mettre en place sur le camp (des Roms) une consultation sur la contraception. Parce que je ne sais pas comment vous faites… (Bon, on lui expliquera…). Il y a des problèmes de voisinage, on ne peut pas faire l’impasse là-dessus. Si ça continue comme ça, je vais perdre les élections. » Le cri du cœur ! Elle va perdre les élections… Mais qu’elle se rassure. Même si elle devait perdre les élections, le candidat de l’UMP qui la remplacerait poursuivrait sa politique de trahison de notre peuple. Plus que jamais, Reconquista !

 

350.000 tunisiens s’apprêtent à déferler sur l’Europe.

 

Ce sont les propos tenus par Mehdi Houas, nouveau ministre tunisien du Tourisme. Quant au maire de Lampedusa , cette petite île italienne où 4000 immigrés ont débarqué en quatre jours, voici ses déclarations : « Nous sommes tous sur le pont pour accueillir ces mille immigrants arrivés cette nuit. Nous demandons qu’un pont aérien soit mis en place immédiatement pour permettre l’évacuation des immigrés ».  Très, très bien ! Mais l’évacuation vers la Tunisie ? Vous plaisantez ? L’évacuation vers l’Europe, pardi ! Et surtout vers la France. D’autant que le maire collaborationniste de Lampedusa a discuté avec l’envahisseur : « 75% veulent venir en France ! J’ai parlé avec eux. Ils n’ont que ce mot en bouche : la France ! » Voila des propos qui devraient plaire au réalisateur français d’origine tunisienne, Abdellatif Kechiche, dont le film « Vénus noire » a été subventionné par la commission « Images et diversité », qui vient de déclarer, faisant allusion à la révolution tunisienne : « Je rêve d’un soulèvement de nos banlieues ». Et bien nous, nous rêvons du soulèvement de notre peuple !

 

Retraite gratuite pour les immigrés.

 

Il est vrai que si nous étions à la place des immigrés, nous serions stupides de ne pas faire pareil. Le livret d’accueil en France, diffusé par le ministère de l’immigration donne les clefs d’une immigration heureuse, ce qui explique aussi une augmentation de 30% des regroupements familiaux en un an. Vous n’avez jamais travaillé en France ? Pas de problème, vous obtiendrez l’allocation de solidarité aux personnes âgées : 7537,29 euros par an, 13521,27 pour un couple .Cette retraite est assurée aux immigrés dès l’âge de 60 ans, s’ils ne « peuvent plus travailler » .Dans tous les cas, à 65 ans, ils bénéficieront de tous les avantages sociaux que n’ont souvent pas les plus pauvres des Français et des chômeurs. Et que dire des agricultrices françaises qui, ayant travaillé toute leur vie, perçoivent 500 euros par mois ?

 

Le Camp des Saints

 

L’extraordinaire livre de Jean Raspail, paru en 1974, le « Camp des Saints » vient d’être réédité (Robert Laffont, 392 pages, 22 €). Ce livre, qui lui coûta son élection à l’Académie Française, est prémonitoire. L’intrigue est simple. Sur les côtes du midi de la France viennent s’échouer des centaines de bateaux en provenance du sous-continent indien. Une invasion d’un million de déshérités. Cette invasion avait été encouragée par tous les traîtres, les renégats, les apostats, et autres religieux catholiques hallucinés, philosophes athées dégénérés et médecins missionnaires masochistes. Le consul de Belgique en Inde, qui s’oppose à cette invasion, déclare, s’adressant aux collabos , avant d’être tué: « La pitié, la déplorable, l’exécrable pitié, la haïssable pitié ! Vous l’appelez : charité, solidarité, conscience universelle, mais lorsque je vous regarde, je ne distingue en chacun de vous que le mépris de vous-mêmes et de ce que vous représentez » Et il poursuit : « Vous avez créé de toutes pièces au cœur de notre monde blanc un problème racial qui le détruira, et c’est là votre but ». Une des dernières scènes du livre met en scène un vieux professeur de français à la retraite et un jeune pillard européen qui lui exprime sa haine de l’Europe blanche et déclare : « Je vous hais, et c’est chez vous que je conduirai les plus misérables, demain. Chacun de vos objets perdra le sens que vous lui attachiez, le beau ne sera plus le beau, (…). Plus rien n’aura de valeur profonde. Cela va être formidable ! Foutez le camp ! »

 

Le vieil homme rentre chez lui, en ressort avec son fusil et, avant d’abattre le traître à son peuple, déclare : « Le monde qui est le mien ne vivra peut être pas au-delà de demain matin et j’ai l’intention de profiter intensément de ses derniers instants. Vous, vous n’êtes pas mon semblable. Vous êtes mon contraire. Je ne veux pas gâcher cette nuit essentielle en compagnie de mon contraire. Je vais donc vous tuer. » Dans les dernières pages du livre, ce sont des avions à cocarde tricolore qui viennent bombarder et détruire le petit groupe de résistants, le Camp des Saints…

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