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jeudi, 31 mars 2011

LE CAMP NATIONALISTE EN PLEINE CONFUSION...

Par Robert Spieler

Article publié dans le numéro 2992 (25 mars 2011) de Rivarol :

La confusion est actuellement grande dans le camp nationaliste en Europe. Il y a ceux qui, disons-le franchement, par antisémitisme ou par fascination femelle pour la puissance, se jettent dans les bras de l’islam. Il y a ceux qui, par haine de l’islam, se couchent devant Israël. Aucune de ces deux attitudes n’est digne d’un combattant nationaliste français et européen.

CEUX QUI SE COUCHENT DEVANT L’ISLAM

Nous avons déjà évoqué le cas du Père Lelong (dans le dernier numéro de Rivarol), qui tient des propos hallucinants de complaisance vis-à-vis du message du Coran. Les lignes qui suivent, concernant les collabos de l’islam s’inspirent largement de l’excellent texte de Pierre Vial, “Islamophiles”, paru dans la nouvelle livraison de sa revue Terre et Peuple (Terre et Peuple, BP 46, 69380 Lozanne, 7,00 euros).

Que dit-il ? «Une certaine extrême droite (qui, en général, n’aime pas qu’on l’appelle ainsi… on a ses pudeurs…) a les yeux de Chimène pour l’islam et ses adeptes.[…] Alain Soral, s’exprime ainsi au sujet des Afro-musulmans de la seconde (ou troisième) génération, désignés souvent dans la presse comme “Franco-Africains”: “C’est une chance pour eux d’être nés en France. Il faut que ces jeunes deviennent ces chances pour la France”». Propos qui rejoignent ceux que Jean-Marie Le Pen tenait à la tribune de l’Assemblée nationale, en 1958 : «Il ne faut pas dire que l’Algérie a besoin de la France. Il faut dire que la France a besoin de l’Algérie. Nous avons besoin d’une jeunesse vigoureuse… etc.». Et Pierre Vial de relever cependant que certains réussissent le grand écart: leur sympathie à l’égard du monde musulman va de pair avec leur participation au FN mariniste, dont le fonds de commerce est l’hostilité à l’islam (attention, pas aux musulmans, qui peuvent devenir de bons Français s’ils adoptent «les valeurs de la République»…). Une figure de proue de l’intellectualisme, celui qui fut le pape de la Nouvelle Droite, Alain de Benoist (qui fréquente allègrement l’ambassade d’Iran), a marqué clairement son choix en ouvrant les colonnes de la revue Eléments (n°138, janvier 2011) à Franco Cardini.

Cardini déclare son «admiration pour la civilisation musulmane» et son «amour pour l’islam». Il se dit aujourd’hui «catholique traditionaliste» et affirme mépriser «la petite bourgeoisie italienne, conservatrice et philo fasciste». Après avoir porté la chemise noire lorsqu’il était membre du MSI, au temps où dans chaque permanence du MSI présidait un grand portrait du Duce, il a choisi, aujourd’hui, de s’intégrer dans le camp du politiquement correct, ce qui est certainement plus confortable. C’est, évidemment, son droit. A chacun ses goûts.

Mais ce qui est gênant, précise Pierre Vial, c’est qu’il se couvre d’un manteau académique pour justifier son islamophilie. Et, là, le bât blesse. Car, comme il l’écrit excellemment, celui qui nous est présenté dans Eléments comme «un des plus grands médiévistes contemporains» (sic) profère quelques énormités dont rougirait un étudiant en Histoire de première année. En utilisant au passage des termes déshonorants (pour leur auteur) pour s’attaquer, sans le citer (mais Alain de Benoist répare en note cet “oubli”), à Sylvain Gouguenheim, auteur d’Aristote au Mont Saint-Michel, qui a le tort, impardonnable aux yeux de Cardini, de rendre ridicule ce dernier qui déclare : «Sans la culture musulmane, la grande époque de la culture scolastique, des universités et des cathédrales serait impensable». Bref, sans l’islam l’Europe serait barbare… On pourrait se contenter de hausser les épaules. Mais on ne peut en rester là devant le caractère misérable des attaques de Cardini contre Gouguenheim «que, déclare Cardini, l’on a l’évidence convaincu de s’asseoir sur son honnêteté intellectuelle». Ce Gouguenheim qui ose ne pas partager l’admiration inconditionnelle de Cardini pour l’islam est, en conséquence, un malhonnête, un tricheur et un vendu.

Mais Pierre Vial nous propose de nous intéresser aux propos du «grand médiéviste» Cardini, histoire de rire un peu.

Nous allons prendre, dans l’ordre où elles apparaissent dans le cadre de son entretien publié par Eléments, quelques unes de ses assertions les plus fantaisistes.

Alain de Benoist lui rappelle sa définition des croisades: «Elles ont été selon toi un “pèlerinage armé” visant à soumettre la Terre sainte à l’autorité d’un certain nombre d’Etats chrétiens».

La réponse de Pierre Vial : «Pèlerinage armé» ? Oui, mais pas seulement, comme l’écrit Jean Flori dans son plus récent ouvrage (La croix, la tiare et l’épée, Payot, 2010) : «La croisade n’est pas seulement une guerre de reconquête entreprise contre les envahisseurs musulmans. C’est une guerre sainte». Par ailleurs il n’a jamais été question de «soumettre la Terre sainte» à l’autorité d’un certain nombre d’Etats chrétiens. Faut-il rappeler qu’aucun chef d’Etat européen ne participait à la première croisade. Quand certains souverains prirent la croix pour les croisades suivantes, ce n’était évidemment pas pour soumettre la Terre Sainte à leur autorité (ce que ni les autres souverains européens, ni la papauté… et ni le roi de Jérusalem n’auraient accepté !).

Qui sont les croisés ? Des «guerriers voués à combattre comme mercenaires au service de l’empereur de Byzance» dit Cardini.

Pierre Vial réplique: c’est faux. Le canon 2 du concile de Clermont (où le pape Urbain II a lancé son appel à la croisade) est sans ambiguïté : «Quiconque, mû par sa seule piété— et non pour gagner honneur ou argent— sera parti à Jérusalem pour libérer l’Eglise de Dieu, que ce voyage lui soit compté pour toute pénitence». Il s’agit donc, écrit Jean Flori (op.cit.), «de libérer les chrétiens (l’Eglise de Dieu) de la domination musulmane

On sait quelle place tient Saladin, encore aujourd’hui, dans l’imaginaire musulman, en tant que conquérant champion de l’islam. Pour nous convaincre des bons rapports qui pouvaient exister au Moyen Age entre Européens et Musulmans, Cardini déclare: «Dans la tradition du XIe-XIIesiècle, Saladin est devenu […] le paradigme idéal de la magnanimité chevaleresque».

Pierre Vial exécute le pompeux personnage qu’est Cardini : tout d’abord, faire référence au XIe siècle pour parler de la réputation de Saladin soulève une légère difficulté, puisque celui-ci est né en 1137 et mort en 1193. Notre «grand médiéviste» semble quelque peu brouillé avec la chronologie, ce qui est toujours gênant pour quelqu’un qui veut être historien… Et la «magnanimité chevaleresque» de Saladin s’est peu manifestée à l’issue de la bataille de Hattin, désastreuse défaite de l’armée chrétienne en 1187, à l’issue de laquelle Saladin a fait égorger devant lui tous les Templiers survivants (sauf le maître Gérard de Ridefort, renégat pour sauver sa peau).

Cardini fait appel, pour illustrer la compréhension entre islam et chrétienté au Moyen Age, au travail de traduction du Coran commandité par l’abbé de Cluny Pierre le Vénérable.

Réponse : il oublie — ou veut oublier… ou ne connaît pas — des textes de Pierre, comme le Contra Sectam Saracinorum et le De translatione Alcorani, où l’abbé désigne l’islam comme «cette erreur, supérieure à toutes les erreurs» et «cette secte impie et la vie exécrable de son fondateur».

Cardini : «Il n’existe aucune guerre, ni pour les chrétiens, ni pour les musulmans, dont les combattants sont sanctifiés pour la seule raison qu’ils y prennent part».

Réponse : appel à la croisade du pape UrbainII à Clermont (1095) : «Tous ceux qui iront là-bas et qui viendraient à perdre la vie, que ce soit au cours de leur voyage par voie de terre ou de mer, ou bien en combattant les païens, obtiendront à cette heure la rémission de leurs péchés […] Ils vont maintenant gagner des récompenses éternelles». Traité De laude novae militiae de Bernard de Clairvaux, sur la mission du Templier: «La mort des païens fait sa gloire, parce qu’elle est la gloire du Christ; sa mort est triomphante».

Cardini : «La bataille de Poitiers fut une modeste escarmouche».

Affirmation absurde : «Qu’on le veuille ou non la victoire de Poitiers eut un grand retentissement dans tout l’Occident» (Pierre Riché, Les Carolingiens, Hachette, 1983). Riché, ancien professeur d’histoire médiévale à l’université de Paris X et directeur du Centre de recherches sur l’Antiquité tardive et le Haut Moyen Age, cite le témoignage d’un chrétien de Cordoue qui voit dans la bataille de Poitiers l’affrontement entre les Sarrasins et «les gens d’Europe». Riché commente: «Il a pris conscience de l’opposition qui existe entre deux mondes et deux civilisations».

Pour faire bonne mesure, Cardini passe du Moyen Age à aujourd’hui : «Les immigrés sont une ressource pour une Europe en pleine crise démographique». Pour ceux qui n’auraient pas compris dans quel camp, lui et Benoist se rangent…

En conclusion de son article, Pierre Vial signale un ouvrage récent qui est la meilleure réponse aux élucubrations d’un Cardini : Jacques Heers, L’islam cet inconnu, Ed. de Paris, 2011. Dans ce livre Heers, qui fut professeur à la Sorbonne, où il dirigeait le département d’études médiévales, règle son compte à l’image complaisamment véhiculée aujourd’hui par des islamophiles du type Cardini, à savoir celle d’un islam qui, avec sa “tolérance”, aurait apporté un «âge d’or» qui est, en fait un pur fantasme destiné à faire tomber les défenses immunitaires des Européens.

Il y a 65 ans, le grand Mufti de Jérusalem, haute autorité morale de l’islam, se rendait à Berlin faire allégeance à Adolf Hitler et encourageait la constitution des divisions de Waffen-ϟϟ musulmanes, bosniaques notamment. Les divisions Handschar et Skankerberg furent créées. La division Handschar faillit d’ailleurs d’être dissoute par Himmler, tant elle se signalait par la cruauté de ses comportements. Quand j’évoquais la fascination pour la puissance, qui entraîne avec perversité toutes les trahisons, tous les reniements, toutes les soumissions… Autres temps, même mœurs…

CEUX QUI SE COUCHENT DEVANT ISRAËL

Dans un récent article paru dans Rivarol, nous avions évoqué le pèlerinage de mouvements nationalistes européens en Israël. Des Flamands du Vlaams Belang, des Autrichiens du Fpoe, des Allemands… Ils y rencontrèrent les plus extrémistes des extrémistes sionistes, visitèrent des colonies et se rendirent à Vad Yashem. Leur objectif était d’acquérir, enfin, dans leurs pays respectifs, une respectabilité qui leur ouvrirait la porte des médias et qui leur offrirait le sésame de l’intégration au Système. Devenir des partis de gouvernement ! Le rêve ! Il est assez fascinant d’analyser leur raisonnement. Ouvrir la porte des media ? Est-ce à dire que les médias européens sont entre les mains des lobbys juifs ? Est-ce à dire que c’est en Israël que se décide qui peut être un parti de gouvernement en Europe, et qui ne saurait l’être ? Nous l’ignorions… Marine Le Pen cherche, elle aussi à se rendre en Israël. Elle aussi… Le Bloc Identitaire s’était déjà signalé, lors d’une réunion à Orange, par des propos particulièrement indignes, déclarant notamment qu’«ils rompaient avec l’antisémitisme du Front national»… Passons…

Le 7 mai, une grande manifestation contre l’islamisation de l’Europe aura lieu à Cologne, en Allemagne, en présence de représentants de nombreux mouvements nationalistes européens. J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ici l’action que mènent des agents israéliens, conscients ou inconscients, auprès des mouvements nationalistes en Europe. Certains tenteraient, d’après mes informations, de faire participer à cette manifestation une délégation israélienne, au nom d’une sorte de front commun “occidental” contre l’islamisation. Il va sans dire qu’il est absolument hors de question pour moi, et pour nombre de mes camarades européens, de défiler sous le drapeau israélien, avec une délégation israélienne… Notre combat pour la délivrance de la France et de l’Europe est ici, en France et en Europe. Il n’est ni en Afghanistan, ni en Iran, ni en Irak, et pas davantage en Palestine ou en Israël.

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vendredi, 25 mars 2011

Robert Spieler sera à Vic, en Catalogne espagnole, cette fin de semaine pour le 5ème congrès de Plataforma Cataluna...

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Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, sera cette fin de semaine à Vic, en Catalogne espagnole, afin d'assister au 5ème congrès de Plataforma Cataluna, la formation identitaire catalane présidée par Josep Anglada.

Rappelons que Josep Anglada avait participer, en novembre 2009, à la 3ème journée de Synthèse nationale à Paris.

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La chronique de la France asservie et résistante...

3644962637.jpgChronique de Robert Spieler

Publiée dans Rivarol n°2991 (14 mars 2011)

Mélenchon, candidat à l’élection présidentielle pour le compte de l’extrême-gauche communiste et trotskiste, vient de tenir une conférence au siège du Grand Orient de France, rue Cadet., déclarant « être très fier de s’y trouver ». « La maçonnerie est fondamentale dans la défense de la République », « la maçonnerie, c’est la religion de la République », « clairement, je suis très lié au courant des Lumières », déclare-t-il. Pas de problème, Jean-Luc, bienvenue au club des clowns en tablier !

Mélenchon, clown franc-maçon en tablier

J’ai toujours eu beaucoup de mal à prendre les francs-maçons et leurs déguisements, dont le tablier, au sérieux. Je sais, je sais, ils sont, parait-il, influents… Leo Taxil, ancien franc-maçon et grand mythomane, fut au 19ème siècle à l’origine de la légende noire de la FM. Je ne nie pas l’influence affairiste ou même politique que certaines loges peuvent avoir. Mais pour autant, la plupart des loges sont composées de personnalités d’importance telles le garagiste du coin (je n’ai rien contre les garagistes, faut-il que je le précise) ou le commissaire de police (la franc-maçonnerie y est très présente), ou la coiffeuse pour ce qui concerne les loges féminines. Un de mes amis alsaciens fut approché par la Grande Loge Nationale de France, loge plutôt de droite, qui exige que l’on croie en Dieu. Il assista à quelques tenues (c’est le terme technique franc-maçon qui signifie ’réunions’)  et s’enfuit en hurlant de rire. Le directeur de cabinet du Président du Conseil régional d’Alsace, homme au demeurant tout à fait sympathique, m’interroge, un jour : « Je te vois souvent dans le quartier de la République (à Strasbourg) ». « Normal, lui répliquai-je, j’y habite ». Et je précise, « J’habite rue du Maréchal Joffre, en face du Cercle Goethe, siège de la franc-maçonnerie strasbourgeoise ». « Ah bon ? ». Et je poursuis : « D’ailleurs, de mon balcon, je filme et photographie régulièrement ceux qui y entrent et en sortent ». Grand moment d’émotion : « C’est pas vrai !!! Tu ne fais pas ça !!! ». C’était évidemment une plaisanterie, mais il n’y a pas de mal à se faire du bien de temps en temps… Bon, certes, il m’amusait de les observer, tel l’entomologiste observe les insectes ; les hommes habillés en milords, les femmes en milordesses…à se claquer la bise, trois fois, comme il se doit, qui se la jouaient, qui se la pétaient d’importance…  Des clowns, vous dis-je, des clowns… Ceci dit, mon ami Michel F., qui fut responsable départemental du FN en Alsace, quand j’étais député, était membre de la GLNF (Grande Loge Nationale de France). Mourant, il me demanda de le mettre en relation avec un prêtre traditionnaliste et ce fut  l’abbé G. qui lui donna l’extrême onction et célébra ses obsèques.

Marine Le Pen bientôt en Israël ?

C’est imminent. Marine Le Pen veut aller en Israël. Elle fait feu de tout bois. La récente visite de mouvements nationalistes en Israël (lire une de mes rubriques précédentes) l’a émotionnée et lui a donné des idées. Et des idées aux autres… Marine Le Pen était invitée dimanche à s’exprimer sur Radio J, station communautaire juive. Il s’agissait d’une consécration. Pour Louis Aliot, dont la mère est juive, vice-président du FN, et très proche de Marine Le Pen, l’antisémitisme c’était «  le verrou de la dédiabolisation »  qui empêchait le FN de devenir un parti de gouvernement. Voici que le verrou s’apprêtait à sauter, et nous nous en réjouissions bien entendu pour Marine Le Pen… Mais, problème, ces gens là ont la rancune tenace. C’est en dizaines, en centaines de générations que les fautes des pères doivent être expiées. L’invitation vient d’être annulée, sous la pression des lobbys. Damned, encore raté ! Je ne résiste pas à la tentation de vous raconter une petite anecdote. J’eus l’honneur d’être invité, il y a quinze ans, par Radio Judaïca, radio juive de Strasbourg, qui souhaitait que je m’exprime dans le cadre d’élections cantonales. Honneur d’autant plus considérable que l’ambassadeur d’Israël en France y prenait la parole, après moi. La radio avait son siège dans l’imposante synagogue de Strasbourg.  Je m’y rends, accompagné de mon épouse et d’un ami, qui gara sa belle voiture devant l’entrée de la synagogue. Nous dûmes patienter dix minutes dans le sas de sécurité qui menait aux locaux de la radio, tant la stupeur quant à ma présence était grande. Le journaliste qui m’interroge se montre extrêmement agressif, me demandant des comptes quant aux « dérapages » et à « l’antisémitisme » de Jean-Marie Le Pen, que j’avais au demeurant quitté cinq ans auparavant pour fonder Alsace d’Abord. Je refuse, bien entendu, de me coucher. Fureur de nombreux  auditeurs qui téléphonent pour manifester leur mécontentement quant à ma présence. Le journaliste croit trouver la botte secrète. François Mitterrand vient de faire du 16 juillet la journée de commémoration de la rafle du Vel d’Hiv, qu’en pensez-vous ? Je lui réponds : « C’est une décision courageuse, venant d’un homme qui fut proche du mouvement d’extrême-droite la Cagoule et qui fut décoré de la francisque par le maréchal Pétain ». Vous n’imaginez pas leur fureur ! A telle enseigne, et je ne vous raconte pas d’histoire, et pardonnez moi ma trivialité, qu’ils pissèrent de rage sur la belle voiture de mon ami.

Dans les tous prochains jours, Marine Le Pen  rencontrera, à Bruxelles, un des leaders de l’extrême droite européenne qui fut du voyage en Israël. Son objectif est double : elle souhaite d’abord s’informer des conditions pour pouvoir participer à un tel voyage à Yad Vashem, qui lui permettrait d’acquérir, dans son esprit, la respectabilité nécessaire pour devenir encore davantage respectable aux yeux du Système. Rappelons-nous que nonobstant le fait qu’elle avait adhéré au groupe des parlementaires européens d’amitié Europe- Israël, son visa avait été refusé par l’ambassade d’Israël. Second objectif : constituer au Parlement européen un groupe d’élus « respectables », regroupant des partis, tels le Fpoe autrichien ou le Vlaams Belang flamand, susceptibles d’arriver au pouvoir. Une stratégie différente de celle qu’avait initiée Bruno Gollnisch qui avait fait le choix, en tant que responsable des relations internationales du FN de soutenir les mouvements nationalistes européens les plus radicaux. Choix au demeurant courageux et respectable, mais pas toujours très pertinent. C’est ainsi que Bruno Gollnisch avait apporté, lors des récentes élections en Catalogne, son appui à un microscopique parti ultra radical, le MSR, et non à Plataforma Catalunya, le parti nationaliste dirigé par Josep Anglada, dont je puis témoigner de la rectitude idéologique absolue. Résultat : 0,02% pour le  MSR , près de 5% pour Plataforma Catalunya.

Ceci dit, les lobbys pro-israéliens sont en train de s’activer considérablement auprès des mouvements nationalistes en Europe. Je peux vous révéler que le récent voyage en Israël des mouvements nationalistes européens, tels le Vlaams Belang flamand et le Fpoe autrichien, a été entièrement organisé par l’entourage de Liebermann, ministre d’extrême droite sioniste des Affaires étrangères. Tous frais payés sauf, on se demande pourquoi, les hôtels. Mais sans doute n’y a-t-il pas de petites économies… Durant tout le voyage, deux équipes, ayant des caméras de professionnels, filmaient tout, enregistraient tous les propos, y compris privés, avec des micros directionnels. Il s’agissait des équipes du site allemand P.I. (Politically Incorrect), très présentes lors des manifestations anti-islamisation en Allemagne, et d’évidence largement financées par les services israéliens. Inutile de vous dire que les pèlerins en Terre Sainte ne furent pas très heureux de la manipulation…

Trop drôle…

Michèle Alliot-Marie vient de se faire virer du gouvernement. La faute à des voyages en avion, intempestivement pris en charge par des satrapes arabes dont les régimes viennent de s’effondrer. La faute aussi à ses vieux parents (94 et 92 ans) qui viennent de racheter une société immobilière, en Tunisie à un gendre de Ben Ali, histoire sans doute d’assurer leurs vieux jours. Mais Michèle Alliot-Marie conserve ses appuis au sein de l’UMP. Elle y a de bons camarades. C’est ainsi que son ex collègue et ministre, François Baroin, vient de déclarer : « Michèle Alliot-Marie conserve toute sa légitimité à Saint-Jean-de-Luz ». Quant à François Bayrou, il commence à fatiguer quelque peu : « Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles ; elles sautent dans tous les sens ». Baroin et Bayrou figurent tous deux, à juste titre, dans la sélection du prix de l’humour politique qui a été décerné vendredi.

A propos des « bobos salonards »…

Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de légiférer sur la déchéance de la nationalité à l’occasion de l’examen du projet de loi sur l’immigration. La cible : les personnes devenues françaises depuis moins de dix ans qui se seraient rendues coupables de crimes à l’encontre de personnes dépositaires de l’autorité de l’Etat, c’est à dire pour l’essentiel, les policiers. Mais les nains centristes, dont Jean-Louis Borloo, ont besoin de s’indigner pour exister. Et ils gonflent leurs petits muscles. Pas question d’accepter une telle remise en cause des Droits de l’Homme, fût-il libyen, tunisien ou martien. D’autant que les propos de Chantal Brunel, députée UMP, au sujet des migrations de populations qui viennent de la Méditerranée, ont suscité le scandale. Elle vient de déclarer : « Après tout, remettons les dans les bateaux ». Devinez ce qui se passa ? L’UMP se coucha. Le nouveau ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, explique que cela n’est pas grave. Cette disposition n’aurait même pas concerné « un cas par an ». Se moque-t-il du monde ? Jacques Myard, député UMP quelque peu courageux, qualifie ces minables de « bobos salonards ». Bien vu.

Godard, juif et antisémite

Le réalisateur et cinéaste suisse Jean-Luc Godard, célébrissime pape de la Nouvelle vague, que personne ne connait mais que le Tout – Cuistre vénère  fait parler de lui à l’occasion d’un essai d’Alain Fleischer à paraître le 17 mars. Bon, d’accord, Godard se lâche un peu. Libération en parle, avec cette sournoise critique dont seuls les nains sont capables. Le journaliste- nain rappelle que, dans un de ses récents films, Godard montre des juifs arrivant par la mer, et des Palestiniens embarquer sur des rafiots. «  Les Israélites vont vers la mer, les Palestiniens vont vers la noyade », commente Godard. Houlà ! On se calme ! Zone dangereuse ! Et du coup, le nain de Libé, le journal de Rothschild, de rappeler, comme ça, mine de rien, qu’en 1976, Godard mit en face à face des portraits de Hitler et de Golda Meier, dans le film Ici et ailleurs. Ca commence à chauffer pour Godard, alias Galliano… Mais, coup de bol : Godard aurait tenu des propos antisémites durant le tournage du film Morceaux de conversation. « Hélas », comme le déclare le nain de Libération « ce propos fut émis au moment d’un changement de cassette » Et puis, poursuit le nain gestapiste ; « Hélas, un témoin présent au moment des faits, déclare ne pas s’en souvenir ». Merdre, comme dirait le roi Ubu …Mais Alain Fleischer, un nain qui pense, qui écrit et qui filme, est du genre tenace, tendance dénonciatrice ; il s’en prend aux antisionistes, forcément antisémites. Et puis, il rappelle sournoisement ces propos de Godard, tenus hors caméra, évoquant « ces juifs se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans des chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l’Etat d’Israël ». My God ! Bon, allez, redevenons sérieux et revenons à nos moutons, si j’ose dire… Alain Fleischer répond à une question gravissime mais importante posée par le sous nain de Libération : « Croyez vous que Godard soit antisémite ? ». Réponse : « Il lui arrive d’être antisémite comme un juif peut l’être, dans des accès de critique contre ses congénères. Godard s’est dit lui-même le ‘juif du cinéma’, alors qu’il déclarait le cinéma américain entre les mains de ‘voyous juifs’ ». On arrête là, d’accord ?

Chaque semaine, dans Rivarol, retrouvez les chroniques de Robert Spieler.

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Le père Michel Lelong : en soutane et en babouches...

 

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Par Robert Spieler

Article publié dans Rivarol n°2991 du 18 mars 2011 :

Le père Michel Lelong est ce prêtre catholique, proche de la sensibilité traditionaliste, qui témoigna en faveur de Maurice Papon, dont il célébra les obsèques et qui apporta son soutien, aux côtés de l’abbé Pierre, à Roger Garaudy lors du scandale qui suivit la parution de l’ouvrage Les Mythes fondateurs de la politique israélienne. Ce curieux personnage est aussi devenu une cheville ouvrière du dialogue entre Rome et la Fraternité Saint Pie X.

Né en 1925 dans une famille de sensibilité traditionaliste et résistante, il découvre sa vocation en 1940 après avoir vu l’Appel du silence, un film relatant la vie de Charles de Foucault. Ordonné prêtre à Carthage en 1948, il devient père blanc, obtient une licence d’arabe et vit près de vingt ans en Tunisie. Il est chargé en 1975 du dialogue islamo-chrétien, dans le cadre du conseil pontifical pour les dialogues interreligieux et fait paraître plusieurs livres dont J’ai rencontré l’islam et L’islam et l’Occident. Il fut chroniqueur régulier de l’hebdomadaire Famille chrétienne, dans les années 1985, dénonçant le relativisme doctrinal, le laxisme moral et les abus liturgiques, citant régulièrement Joseph Ratzinger. Il intervient aujourd’hui régulièrement sur Radio Courtoisie.

Un étrange prêtre

Son interview, parue dans le bimensuel Flash du 10 février, laisse pantois. Voilà ses propos : « Si dans les prochains mois, l’islam politique arrive au pouvoir (dans les pays musulmans), cela ne sera pas une difficulté pour les chrétiens. Il faut, comme au temps du Prophète, que les chrétiens jouissent d’une liberté religieuse complète (…). Chrétiens et musulmans peuvent vivre ensemble, mais à la seule condition que le gouvernement se réclamant de l’islam soit fidèle aux principes islamiques ». Poursuivons : « Les chrétiens ont tout avantage à des gouvernements islamo-conservateurs. Les chrétiens ne peuvent que se réjouir d’un gouvernement se référant à la foi en Dieu. Un gouvernement musulman peut apporter avec les minorités chrétiennes, plus de justice… » Et de citer en exemple le Hezbollah au Liban, le Hamas en Palestine et l’AKP d’Erdogan, au pouvoir en Turquie, sans oublier le Hamas algérien, qui participe au pouvoir. Les chrétiens persécutés ou massacrés en Irak, en Indonésie, en Egypte ou au mieux traités en dhimmis apprécieront la hauteur de vue du père Lelong.

Mais lisez attentivement la suite : « Quant à ceux qui prétendent que le Coran est un message de haine, cela veut tout simplement dire qu’ils ne le connaissent pas ou l’ont lu de travers. Les versets « violents » du Coran sont liés à un contexte historique très particulier, comme ceux de la Bible, dont les Prophètes ne prêchaient pourtant pas la violence. Le Coran, comme le disait Benoît XVI, est un recueil de valeurs appelant à la justice, à la miséricorde, comme les Ecritures saints pour les chrétiens ». Le Coran ne véhiculerait pas des appels à la haine ? Haine à l’encontre des juifs, des chrétiens et des athées. Les versets tels « Tuez les tous » ne seraient pas des appels à la haine ? Et où est la place de la femme en terre d’islam ? Quant à comparer les contextes dans lesquels apparurent la Bible et le Coran pour « expliquer » les versets violents, il s’agit soit d’une profonde méconnaissance de la réalité du Coran, soit d’une colossale malhonnêteté. Or, il est impossible que le père Lelong ignore que le Coran est sensé être la Parole de Dieu apportée directement sur terre par l’ange Gabriel (nous y reviendrons en conclusion). A ce titre, son interprétation, contrairement à celle de la Bible, est rigoureusement interdite et punie de mort, de même que l’apostasie.

Le père Lelong reste sur une ligne constante : la défense déférente et même admirative de l’islamisme. Il affiche son admiration pour Tarik Ramadan, se prononce contre l’interdiction de diffusion en France de la chaîne libanaise al-Manar, proche du Hezbollah, s’en prend aux « prédicateurs du nouvel esprit de croisade » qui dénoncent le « péril musulman », fait l’apologie de la « tolérance » (???) des premiers califes vis-à-vis des minorités religieuses, et s’est bien entendu rendu au Congrès de l’UOIF. Il estime, en 1995, dans les colonnes du Monde, que les islamistes algériens sont des interlocuteurs dignes de confiance. Il salue comme « un signe de vitalité de la religion musulmane (?) l’existence de l’  « organisation de la conférence Islamiste », qui regroupe les pays islamiques les plus radicaux… On pourrait multiplier les exemples de propos qui dépassent l’entendement. La violence terroriste, les atteintes à la dignité humaine ? Aucun rapport avec l’Islam ! « La violence terroriste, les prises d’otages, les atteintes à la dignité humaine, sous quelque forme que ce soit, sont des actes absolument contraires à l’éthique coranique : celle-ci, en effet, appelle le croyant à l’équité, à la miséricorde, au respect envers tout homme –et toute femme- ainsi qu’à la fraternité entre les races ». Sic…

Le père Lelong tente, avec une perversité totale, de faire l’amalgame entre les trois religions monothéistes, expliquant que « comme le christianisme et le judaïsme », l’islam ne s’identifie pas à une dimension politique, et que « comme eux, il est un message religieux ». Monstrueuse absurdité, puisque chacun sait que l’Islam est une religion totalitaire, une Weltanschaung, une vision du Monde qui englobe aussi le champ du Politique. Le père Lelong ne recule devant aucune forgerie. Il ira jusqu’à écrire : « …Si les Européens avaient mieux connu le message coranique et la personnalité du prophète Mahomet, les traditions et les valeurs de la communauté musulmane, ils auraient découvert que le patrimoine éthique et spirituel de l’islam était une réalité très proche de la civilisation chrétienne… » !!!

L’invasion musulmane de notre terre est bien entendu, pour lui, une chance. C’est l’occasion «  d’accueillir les évènements comme un appel à mieux se connaître et à se comprendre ». Il sait se retrancher habilement derrière la déclaration conciliaire « Nostra Aetate » de Vatican II qui comportait l’appel suivant : « L’Eglise regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu un, vivant , miséricordieux, tout puissant qui a parlé aux hommes (…) Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé, et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’ à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté ». Il parcourt la France pour « aider les Français à dépasser les réactions de peur, adopter une attitude sereine et juste à l’égard des musulmans : leur relation à Dieu, les rites et les prières, les coutumes et les croyances, leur patrimoine éthique, culturel et spirituel… ». On croirait lire un extrait du Camp des Saints de Jean Raspail, où les collabos qui avaient encouragé et aidé l’invasion furent, au demeurant, les premiers à être abattus par l’envahisseur.

Quelles peuvent être les motivations du père Lelong ? On est en droit de se poser sérieusement la question. Est-ce sa haine d’Israël qui l’amène à se retrouver aux côtés des pires islamistes ? Est-ce une sorte de masochisme pervers ? Il est impossible, comme nous l’écrivions, qu’il ne connaisse pas la réalité de ce qu’est le Coran. Le père Lelong se comporte comme un agent d’influence islamiste en France. Conscient ou inconscient ? Est-il fou ou s’est-il secrètement converti à l’islam ? La question mérite d’être posée très sérieusement.

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mercredi, 16 mars 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

2510349675.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°2990 du 11 03 2011)

 

La maison Christian Dior est une filiale du groupe de luxe LVMH, contrôlé par le milliardaire Bernard Arnault. Son directeur artistique et styliste, le britannique John Galliano, qui dirige l’ensemble des lignes féminines de Dior, a permis, grâce à son immense talent et à une créativité flamboyante, de porter la marque au pinacle. Il avait, l’an dernier, créé une collection très, très tendance années 1930, qui avait rencontré un grand succès. John Galliano vient de créer le scandale et s’est fait aussitôt virer de Dior. Pourquoi ? Galliano, complètement alcoolisé, ce qui semble être son habitude depuis le suicide, il y a trois ans, de son ami et bras droit, était assis, il y a dix jours, à la terrasse du café la Perle, dans le Marais, quartier qu’il affectionne. Il s’en prend à une voisine de table, la traitant de « moche », « bas de gamme », « plouc », « pute » et « sale juive ». Et s’adressant à un voisin asiatique : « Sale asiatique de merde, je vais te tuer ». Effroi, horreur, très profonde indignation. SOS Racisme dénonce l’ignominie de ses propos. Si Galliano s’était contenté de « sale asiatique de merde », bon, on pouvait passer l’éponge… Mais « sale juive » ? Galliano nie toute insulte antisémite, en déclarant « Comment aurais-je pu dire que cette femme est juive, ce n’est pas écrit sur son front ». Réponse au demeurant intelligente, car il aurait pu aggraver son cas en évoquant la forme de son nez, comme le fit récemment Le Pen à propos d’un journaliste.

 

« J’adore Hitler »

 

Problème : un incident similaire s’était déjà produit au même endroit le 12 décembre 2010. Galliano, toujours éméché, lance à ses voisins : « J’adore Hitler. Des personnes comme vous seraient mortes. Vos mères, vos pères seraient tous des putains de gazés » La maison Dior a donc décidé de se séparer de John Galliano en raison du caractère « particulièrement odieux » de ses propos. D’autant que l’égérie du parfum Miss Dior, l’actrice israélo-américaine Natalie Portman, s’est dite « fière d’être juive, très choquée et dégoûtée » et menaçait de quitter Dior. Et que le Pdg de Dior Couture est Sidney Toledano, dont le père est le président de la communauté juive de Casablanca.

 

Mais les affaires continuent… Le défilé de prêt-à-porter automne-hiver 2011, conçu par Galliano, a eu lieu, vendredi, hors sa présence, bien entendu, au musée Rodin à Paris.

 

Galliano, Françoise Dior, même combat !

 

Françoise Dior était la nièce du fondateur de la maison Dior, Christian Dior. Cette très belle femme, fanatiquement national-socialiste et qui arborait en pendentif une magnifique swastika rehaussée de diamants, épousa en 1963 le leader du parti nazi anglais, Colin Jordan. Interrogée par la télévision française (la vidéo est consultable sur internet), elle expliqua ce qu’étaient ses principes nationaux-socialistes : « garder sa race pure, vénérer le Führer et adapter le national-socialisme à notre temps actuel ». Elle précisa : « L’Allemagne est notre Terre Sainte comme la Palestine l’est pour les Juifs et les Chrétiens ». Question du journaliste : enseignerez vous à vos enfants la haine des Juifs ? Réponse de Françoise Dior : « Haine des Juifs ? C’est pas exactement la haine. On n’en veut pas chez nous, c’est tout ». Quel est son idéal de héros ? « Le Führer Adolf Hitler ». On s’en serait doutés… Lors de leurs épousailles, les deux tourtereaux firent une incision à leurs doigts et leur sang mêlé tomba sur une page blanche de Mein Kampf, scellant ainsi leur union éternelle qui, au demeurant, ne dura que trois ans. Retour en France, Françoise Dior fut incarcérée durant 4 mois à Nice, pour avoir collé des swastikas sur les murs de l’ambassade britannique de Paris. Elle épousera par la suite Robert de Mirleau, qui fut un des dirigeants du GRECE et un proche d’Alain de Benoist, et décède en 1993.

 

BHL et Zyva

 

Zyva est une de ces associations qui prétend, comme son nom l’indique, œuvrer pour les Jeunes des banlieues. Subventionnée, bien sûr par les pouvoirs publics qui suivent de près l’intégration de ces « branches de l’arbre France », qu’évoquait Jean-Marie Le Pen sur la dalle d’Argenteuil. Des subventions parfaitement insuffisantes, selon Hafid Rahmouni, co-fondateur de l’association, qui déclare, le 1 mars sur Canal+ « Est-ce que nous, acteurs associatifs, on ne devrait pas appeler à la révolte des banlieues pour qu’on ait un peu plus de subventions ? » Ah, voilà une riche idée ! Allez-y, terrorisez les bourgeois qui avant-hier ont voté Giscard, hier, Chirac et qui aujourd’hui votent Sarkozy, tous responsables de l’invasion. Allez-y, révoltez vous, déferlez sur leurs quartiers, mais sachez que les militants nationalistes seront en face de vous pour entreprendre la Reconquête de la France et de l’Europe ! Quand tous trahiront, nous, nous resterons fidèles à notre Peuple !

 

Bernard-Henri Lévy était présent sur le plateau. Un grand moment. Admirez son exceptionnelle maîtrise de la langue française et de sa grammaire, et l’incommensurable profondeur de sa pensée : « Zyva, je les connais. C’est des gens très, très bien, parce qu’il se trouve et je profite pour lancer un appel d’ailleurs, qu’une petite fondation que je m’occupe les aide, et je profite pour lancer un appel que d’autres les aident pour donner de l’argent, parce qu’ils font un travail extraordinaire à Nanterre et dans les banlieues, Zyva ». Une femme, style féministe des années 1970 (mais était-ce vraiment une femme ?) crachote : « 40% de chômage dans ces populations… » . Et là, BHL devient grave, mais toujours aussi hasardeux dans sa maîtrise de la langue française : « Il y a quelque chose qui s’appelle le racisme en France et ça, on a créé SOS Racisme il y a 26 ans, et ça s’est pas arrangé depuis… La France reste un pays très profondément…»  Il se tait, épuisé…

 

Des hommes et des Dieux, et puis des misérables…

 

Le film « Des hommes et des Dieux » a rencontré un succès considérable et mérité, et vient d’être primé aux Césars, après avoir obtenu le Prix de l’Education nationale. L’épopée des moines de Thibhirine est splendide. Mais, à entendre la réaction du réalisateur, Xavier Beauvois, lors de la remise de son César, on ne peut qu’ éprouver la rage d’avoir été trompés. Que dit-il ? « Il ne faut pas avoir peur des autres. Il faut juste se parler et quand on se parle, ça va. C’est un message de liberté, d’égalité, de fraternité. Et il y a des choses qui se passent  en France en ce moment. Des choses immondes que j’entends… Des remises de prix à des négationnistes (ah bon, lesquels ?). Des choses sournoises comme Zemmour ou des choses intolérables comme Hortefeux… et voilà. Le cinéma français, il est comme la France ; il est riche, il est varié et je n’ai pas envie que dans les campagnes électorales qui arrivent on dise du mal des Français musulmans. C’est la leçon de ce film et là, je vais arrêter parce que je vais dire des bêtises ». A ceux qui ont peur de l’invasion, qui la refusent, qui sont prêts à se battre, Xavier Beauvois oppose, comme le relève sur son blog Véronique Bouzou (auteur de Ces profs qu’on assassine) la conduite exemplaire des moines trappistes qui, habités par l’esprit de paix et de pardon, ont préféré se faire assassiner plutôt que partir ou résister à leurs oppresseurs pas les armes. Et Véronique Bouzou conclut excellemment : « C’est comme si les malheureux moines de Tibhirine avaient été assassinés deux fois : la première, physiquement, la seconde idéologiquement, par un réalisateur qui utilise leur martyre à des fins politiques et mercantiles. Pour sa rédemption, on ne saurait trop lui conseiller de reverser l’intégralité des recettes de son film qui a fait plus de 3,5 millions d’entrées dans l’Hexagone aux organisations qui viennent en aide aux Chrétiens d’Orient qui, tous les jours, continuent d’être martyrisés et assassinés. Amen ! »

Amen, en effet…

 

Une princesse saoudienne ivre et érotomane

 

Une princesse saoudienne, que les autorités britanniques interdisent de citer, est l’objet d’une plainte pour harcèlement de la part de son garde du corps. Celui-ci raconte que son ancienne patronne avait l’habitude de faire irruption dans sa chambre, ivre, tard le soir, et finissait par y passer la nuit. La princesse se plaignait d’être délaissée par son mari, qui préférait passer ses soirées devant des sites pornographiques homosexuels. Curieux comme cette intense frustration sexuelle à l’égard des femmes, que développe l’islam, entraîne de dérives. Ataturk avait, nonobstant son laïcisme, de forts penchants homosexuels. Quant à Yasser Arafat, il fut enregistré par les services secrets roumains, lors d’une visite à Ceausescu, en pleins ébats torrides avec un de ses gardes du corps…

 

Eric Zemmour, un vrai polémiste

 

Eric Zemmour, qui vient d’être condamné par la justice dite française, se montre d’une incroyable combativité. Invité le 2 mars à une réunion organisée à l’Assemblée nationale par Hervé Novelli, secrétaire adjoint de l’UMP (bon, d’accord, il fut aussi membre d’Occident et n’aime pas qu’on le lui rappelle), Eric Zemmour a tenu des propos plus que pertinents. « Nous devons lutter contre cette judiciarisation liberticide du débat démocratique ». S’adressant aux élus UMP présents, « il me semble que vous êtes la majorité parlementaire encore pendant une année (pas sûr que tous aient apprécié…). Votre chemin est tracé. Il vous faut débrancher uns à uns, à la manière de la mise à mort de l’ordinateur dans le vieux film de Kubrick, l’Odyssée de l’espace, tous les fils qui donnent vie au monstre ». Et il rajoute : « Supprimez les subventions aux associations anti-racistes, supprimez les lois concernant la haine raciale et la discrimination, supprimez les lois mémorielles, ce que réclament les plus grands historiens, supprimez les lois sur les discriminations qui donnent à la société française la fièvre cafteuse (la fièvre cafteuse… Zemmour est décidément un polémiste digne de Léon Bloy) », « Effacez 40 ans de miasmes égalitaristes et communautaristes », dit-il en conclusion. Il est très amusant de voir sur la vidéo que l’on peut voir sur le site de Libération, Jean-François Coppé, secrétaire général de l’UMP, applaudir timidement, de façon contrainte, à la manière des élus locaux qui saluent le résultat du concours de charolais à Corbigny. On ne sait jamais, d’ici à ce que Zemmour dérape demain comme Galliano… Dieu, qu’ils sont minables ! Ils méritent de perdre.

 

Source Le blog de Robert Spieler cliquez ici

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mardi, 15 mars 2011

Samedi 9 avril, colloque à Paris pour commémorer les 35 ans du regroupement familial et faire le procès des responsables...

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Invitation au Colloque sur l’immigration :

il y a 35 ans, le Système instaurait

le regroupement familial…

 

Paris, le 13 mars 2011

 

Chers Amis,

 

Cela fera 35 ans, au mois d’avril, que le regroupement familial était décidé par Giscard d’Estaing, Président de la République, et Chirac, Premier ministre, avec l’appui de la classe politico-économique collaborationniste de droite et de gauche. Le fait de permettre aux immigrés non-européens installés en France de faire venir leurs familles transformait une immigration de travail en immigration de peuplement, ouvrant ainsi grandes les portes à l’invasion. Une catastrophe pour la France.

 

Synthèse nationale, fidèle à sa ligne de résistance nationale et européenne, a décidé d’organiser un colloque pour analyser notamment les conséquences du regroupement familial sur les plans démographiques, ethniques, économiques et sur l’éducation nationale. Nous établirons un bilan de la situation et ferons le procès de tous ceux qui portent une lourde responsabilité dans cette trahison de notre peuple.

 

Les intervenants seront : Véronique Bouzou, enseignante et écrivain, auteur de Ces profs qu’on assassine ; Annick Martin, vice-présidente du MNR ; André Gandillon, président des Amis de Rivarol et directeur de Militant ; Pierre Vial, président de Terre et Peuple et membre du Bureau national de la NDP ; Carl Lang, président du Parti de la France ; Robert Spieler, ancien député et délégué général de la Nouvelle Droite Populaire. Je conclurai ce colloque qui aura lieu :

 

Samedi 9 avril, de 15 h 00 à 18 h 00

 

Il y a 35 ans,  instauration du regroupement familial…

Faisons le procès du Système !

 

Centre de conférences

8 bis, rue de la Fontaine au Roi - 75011 Paris

Métro : République ou Goncourt

Participation : 10,00 € (étudiants, chômeurs : 5,00 €)

 

Nous comptons sur votre présence et celle de vos amis, afin de manifester clairement votre détermination à engager la nécessaire Reconquista.

 

 

Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

 

Invitation : cliquez ici

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jeudi, 03 mars 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

577580841.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°2989 du 4 mars 2011)

 

Quels liens entre Bernard-Henri Lévy et le troisième Reich ? L’amour ! Est-ce une conséquence de la nomination de son épouse, Arielle Dombasle, dont il partage la vie depuis 20 ans, aux Gérards de la plus mauvaise actrice de l’année ? Toujours est-il que le couple mythique du Tout-Paris faisandé et cosmopolite s’est séparé. BHL a retrouvé l’amour dans les bras de Daphné Guinness, une belle blonde, héritière de l’empire éponyme, qui déclare : « C’est évidemment l’amour de ma vie ». Cette belle blonde a cependant un lourd passé génétique qui fait soupçonner un remake du film Portier de nuit, de Liliana Cavani, avec Charlotte Rampling et Dirk Bogarde, qui fit scandale il y a 40 ans, mettant en scène un ancien officier SS qui retrouve vingt ans plus tard une ses prisonnières, avec laquelle il rétablit une relation sado-masochiste enfiévrée. Un excellent film, au demeurant, dont on se demande s’il serait aujourd’hui autorisé. Mais revenons à Daphné Guinness.

 

BHL, le IIIème Reich et l’amour 

 

Sa grand-mère était Diana Mitford, une de ces extraordinaires sœurs Mitford, qui avait épousé Bryan Guinness, l’héritier de l’empire Guinness. Diana quitta son mari pour épouser Oswald Mosley, le chef de la British Union of Fascists, l’homme politique britannique sans doute le plus brillant de sa génération. Les épousailles eurent lieu en Allemagne, en 1938, en présence des Goebbels et d’Adolf Hitler. Scandale. Ils furent internés pendant trois ans, dans des conditions très dures, avant que le cousin de Diana, Winston Churchill, ne les fît libérer. Diana, dont la sœur Unity s’était suicidée par amour pour le Führer, resta fidèle jusqu’à son dernier souffle au national-socialisme. J’en profite pour rendre hommage au souvenir d’un de ses fidèles amis, l’abbé Coueix, que certains Rivaroliens ont peut-être connu, mort hélas très jeune, il y a dix ans. Diana et Oswald Mosley menèrent au lendemain de la guerre une vie sociale brillante, à Paris, avec le duc et de la duchesse de Windsor dont ils étaient très proches. Oswald Mosley ne renonça pas pour autant au combat et fut à l’origine de la création du Parti national européen, aux côtés notamment de Jean Thiriart et de Giorgio Almirante. Oswald Mosley et Diana eurent deux fils, dont Max, qui défraya la chronique, il y a quelques années. Le très puissant patron de la Formule 1 se fit photographier dans des séances sado-masochistes mettant en scène des prisonniers en pyjamas rayés et des  gardiennes de camp de concentration. Quand je vous le disais : BHL se retrouve confronté à un lourd passé. C’est fini ? Non, on continue. L’arrière grand-père de Daphné, l’amoureuse de BHL, était Lord Moyne, le père de Diana Mosley, qui fit, en pleine guerre, le 9 juin 1942 un discours anti-sioniste à la chambre des lords, déclarant que les juifs ne sont pas les descendants des Hébreux antiques, et qu’ils n’ont aucune « réclamation légitime » à faire sur la Terre Sainte, s’exprimant en faveur d’une limitation de l’immigration juive en Palestine. Il sera accusé d’être « un ennemi impitoyable d’Israël » et  assassiné, au Caire, le 6 novembre 1944 par deux extrémistes d’un groupe radical juif, le Lehi, qui seront enterrés en 1970 au « monument des héros » à Jérusalem. Le gouvernement britannique déplorera qu’Israël honore des assassins comme des héros.

 

Dans quelle affaire BHL s’est-il embarqué ? Nous promettons au lecteur de l’informer, minute après minute, de l’évolution des amours de notre philosophe cosmoplanétaire qui cosignait, avec Georges-Marc Benhamou cette exquise déclaration dans le premier numéro du magazine Globe, en 1985 : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bourrées, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux ». Sacré BHL ! Allez, sans rancune ! Mazel tov !

 

Les relations sexuelles illicites à l’origine des tremblements de terre ?

 

Selon l’ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran. « Beaucoup de femmes mal habillées (ne respectant pas la tenue islamique) corrompent les jeunes, et l’augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l’accroissement des tremblements de terre ». Il n’a pas forcément tort. Des oscillations même minimes peuvent entraîner l’effondrement de ponts ou le déchaînement de cyclones à des milliers de kilomètres. On dit que le battement des ailes d’un papillon en Australie peut avoir comme conséquence l’émergence d’un ouragan en Floride. Cela paraît complètement farfelu, mais c’est scientifiquement exact. C’est ce qu’on appelle le phénomène de résonance, c'est-à-dire d’amplification des ondes et donc des oscillations. Tout élève de Terminale S en a étudié la théorie en cours de physique. Deux exemples : le 16 avril 1850, un bataillon de soldats franchit au pas cadencé le pont de Basse-Chaîne, près d’Angers. Le pont entre en résonance et s’écroule. 222 soldats perdent la vie. Depuis ce jour, il est interdit aux militaires de franchir un pont au pas cadencé. Le pont de Tacoma (USA), inauguré le 1/7/1940 se met quant à lui à osciller fortement le 7/11/1940 sous l’effet d’un vent pourtant modéré. Il s’effondre. Une vidéo impressionnante est consultable sur internet.

 

Mais revenons à notre ayatollah. Comment réduire les risques de catastrophes naturelles ? Interdire les relations sexuelles illicites ? Pourquoi pas. Mais à ce compte, interdisons aussi les relations sexuelles licites et faisons un sort aux Quakers américains (les « trembleurs », ceux qui « tremblent devant Dieu »), aux parkinsoniens, aux trouillards et exterminons bien sûr les papillons.

 

C’est bon pour nous, ça ? Non, c’est pas bon du tout…

 

Roger Cukiermann, ex-président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) s’inquiète des velléités démocratiques du peuple égyptien. Il déclare au micro de la radio parisienne Judaïques FM, in formation reprise sur le site du CRIF : « Ce qui se passe en Egypte n’est pas de bon augure ». Il poursuit en expliquant que les Arabes ne sont pas faits pour la démocratie. Car la démocratie pourrait bien entendu amener au pouvoir les Frères musulmans, qui souhaitent la disparition d’Israël. Que les Egyptiens continuent à subir la dictature, le népotisme et la rapacité de Moubarak n’a rigoureusement aucune importance, dès lors que les intérêts d’ « Israël d’abord » sont préservés. Les prétendues valeurs universelles,  la démocratie, les droits de l’homme, la lutte contre le racisme, etc… que l’officine prétend défendre chez nous, ostracisant bien sûr l’extrême droite, sont jetées aux orties dès lors qu’il s’agit des intérêts d’Israël. Et si nous commencions, nous aussi, à nous demander « ce qui est bon pour nous » ?

 

Les prêtres africains envahissent la Catalogne française

 

Depuis 1960, la France a perdu plus de la moitié de son personnel clérical vieillissant. Pas grave. L’Afrique vient à la rescousse de la France. Rien que dans les Pyrénées-Orientales, sur 69 prêtres en Roussillon, 12 viennent d’Afrique. Le ministère des Affaires étrangères leur a mitonné un statut spécial, et leur salaire, 560 euros par mois, auquel il faut ajouter les dons et le logement, est  le même que celui de tous les prêtres de l’évêché. L’Eglise organise des « séquences welcome », « welcome », pas « de bienvenue » pour  briefer les nouveaux venus sur « la foi made in France » qui, paraît-il, n’est pas tout à fait la même qu’en Afrique. « J’adore les histoires d’animaux d’Afrique qu’il évoque régulièrement dans ses homélies », s’émerveille un fidèle du père Bampembé, originaire de la République Démocratique du Congo. Après tout, si ça peut lui faire plaisir, nous y en a être contents pour lui.

 

L’imposture éolienne

 

Faisons le point de cette imposture verte qu’est la production d’électricité par les éoliennes. Quelques chiffres pour nous remettre les idées en place : la France dispose d’un parc de 2000 éoliennes qui représentent à peine 1% de sa consommation d’électricité. Une éolienne nécessite que l’on coule 1500 tonnes de béton sur terre, 3000 en mer. Sa durée de vie : 15 ans. Prix du démantèlement : 500.000 euros. Les éoliennes ne produisent de l’électricité qu’un jour sur quatre : la faute à l’inconstance des vents. L’Allemagne, qui dispose du plus grand parc éolien du monde et qui, sous la pression d’écologistes encore plus dingues qu’en France, veut supprimer le nucléaire, et a été ainsi contrainte de remettre en service des dizaines de centrales thermiques à charbon, les plus pollueuses, et d’importer une bonne part de son électricité. Son principal fournisseur est la France qui exporte 13% de son électricité, produite à 75% grâce au nucléaire. Ces Allemands sont décidément d’exceptionnels tartuffes… A noter que l’Allemagne est un des plus grands pollueurs d’Europe, la France étant quant à elle le moins pollueur. Lorsque EDF rachète le kilowatt éolien, elle le paye 3 à 5 fois plus cher que le kilowatt nucléaire. Le lecteur de Rivarol sera content d’apprendre que la taxe de 5% de contribution au service public d’électricité (CSPE), qui figure sur sa facture, sert à financer cette coûteuse et absurde ineptie que sont les éoliennes, qui défigurent nos paysages. D’autant plus absurde et inutile que, grâce au nucléaire, la France est largement excédentaire et n’a nul besoin de ce parc de 10.000 éoliennes dont rêvent certains grands malades. A une époque, les professeurs Nimbus nous faisaient rire. On les laissait divaguer. S’ils dépassaient les bornes, on les envoyait quelques temps en villégiature au cabanon. Mais ces dingues tiennent aujourd’hui le haut du pavé et pérorent à qui mieux, mieux, et dictent leurs exigences à une classe politique et médiatique, de gauche et de droite, veule, incompétente, et d’une incommensurable bêtise.

 

Florence Cassez : Qu’elle aille au diable !

 

On sait que Florence Cassez vient d’être condamnée définitivement à 60 ans de prison par la justice mexicaine. Tant mieux. L’arrestation, en décembre 2005, d’Israël Vallarta Cisneros et de sa compagne française, Florence Cassez, sonna le glas d’un épouvantable gang de kidnappeurs mexicains, « Los Zodiakos », coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otages, qui se passaient dans le ranch où elle vivait depuis trois ans avec son compagnon. Les preuves sont accablantes. C’est ainsi que le fils, âgé de onze ans de la dernière otage, se fit ponctionner son sang qui fut envoyé avec une oreille coupée (qui n’était pas la sienne) au mari de la malheureuse qui avait été relâché afin de réunir la rançon. Le pauvre enfant a reconnu la voix de Florence Cassez, ainsi que sa mère, violée à de nombreuses reprises par son compagnon, et de nombreux témoins de cette barbarie. Oui, les preuves de la culpabilité de Florence Cassez sont accablantes. Les parents de Florence Cassez, qui squattent les plateaux de la télévision « française » prétendent n’avoir jamais rencontré le compagnon de Florence Cassez. Ils mentent. Une photo, montrant son père, Bertrand Cassez, trinquer amicalement avec le tortionnaire dans le ranch Las Chinitas, à 29 km de Mexico, vient d’être dévoilée…

 

Le président mexicain est confronté à une véritable guerre : depuis 2006, 30.000 (oui, trente mille) soldats de ses forces de sécurité, ont trouvé la mort dans cette guerre  contre les gangs criminels et les cartels.

 

Le petit caprice émotionnel du Tout-Paris, relayé par la misérable diplomatie française, relayé par les médias loukoumeux, amplifié par le pauvre Sarkozy, n’impressionne pas le Mexique. Comme le dit Aymeric Chauprade, « Nous affichons devant le monde entier une arrogance sans nom, un mépris pour la justice et la souveraineté de ces pays, comme si d’ailleurs notre justice et notre démocratie étaient exemplaires ! » Et il conclut excellemment : « Cette politique émotionnelle, du ‘coup médiatique’, qui contamine jusqu’à notre politique étrangère, est devenue absolument insupportable ». En attendant, Carlos Fuentes, un des hommes de lettres les plus respectés d’Amérique latine, nobélisable dit-on (en littérature), ancien ambassadeur du Mexique à Paris, déclare au sujet de l’histrion élyséen : « Sarkozy en fait une affaire d’Etat parce que son prestige est au plus bas… Cela lui permet de passer pour un défenseur de la patrie » Et bien, nous, nous disons : vive le Mexique !

 

Retrouvez dans Rivarol de vendredi prochain la nouvelle chronique de Robert Spieler : cliquez ici

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