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vendredi, 24 juin 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 037.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3004 du 17 juin 2011)

 

C’était l’émission à ne pas rater. Ce soir ou jamais, le 31 mai, sur France 3. Le thème abordé : les affaires de sexe et de pédophilie qui éclaboussent la classe politique. Ahurissant. On a beau être vacciné, pratiquer le cynisme le plus absolu, la vue de la pourriture sur pied est révoltante.

 

La pourriture sur pied

 

Sur le plateau il y avait notamment la cinéaste italienne Cristina Comencini (remarquable d’ironie et de sens de la réplique) et un affreux personnage, Me Thierry Lévy, avocat gauchiste, régulièrement invité à la télévision. Une boule de haine, qui se prétend « avocat des victimes et pour les droits de l’homme », qui parlait, il y a quelques semaines d’interdire Dieudonné.

 

Me Thierry Lévy éructe : « la tolérance est en train de disparaître totalement. » Et s’adressant à Cristina Comencini ; « Que faites vous sans cesse, si ce n’est de brandir le bâton de la morale ?  Le sexe avec les enfants, ce sujet, on ne peut plus l’aborder aujourd’hui. Il y a une espèce de chape de plomb qui tombe, qui tombe de boucles blondes (sic…) sur l’ensemble de la société, qui vient interdire les comportements un peu différents, un peu anormaux. (Goûtez l’expression : un peu différents, un peu anormaux). La pédophilie est un sujet qui est maintenant totalement interdit. Vous ne pouvez plus dire un mot sur ce sujet sans être diabolisé ». Commencini réplique : « Moi, je pense qu’il faut en parler. » Sans se rendre compte de la contradiction avec ses propos précédents, Lévy, agressif, tendance fureur, limite immaitrisable, crache : « Ah bon, et comment en parler alors ? En disant quoi ? En disant que tous ceux qui sont attirés par des enfants sont des criminels ? Qu’il faut les mettre en prison ad vitam aeternam ? »

 

Je ne sais pas pourquoi, mais cette séquence me fait immanquablement penser au Juif Süss, ce personnage qui fut pendu par le peuple de la principauté du Würtemberg, pour avoir souillé des femmes et pillé les caisses de l’Etat. Un film de propagande allemand, qui obtint le Lion d’or à la Mostra de Venise, en 1940. Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire du cinéma, le film est disponible à la librairie Primatice et …la vidéo de l’émission sur internet.

 

Frédéric Mitterrand et la « solution Maghreb »

 

Pas bon, pour Frédéric Mitterrand, ce qui se passe pour Dominique, nique, nique Strauss Kahn. Pas bon que les projecteurs se braquent sur les mœurs des dirigeants politiques. Pas bon que l’omerta complice qui les unissait soit levée. Pas bon du tout…

 

Certains mauvais esprits se sont évidemment empressés de lire ou relire le livre que Frédéric Mitterrand avait commis en 2005, La mauvaise vie, où il exprimait son amour pour la Tunisie. Enfin, pour les jeunes, et surtout très jeunes Tunisiens. « L’échange paraît facile… On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne ; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage… »  Il raconte, dans une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée. Pour l’éducation de ce fils « adoptif », le ministre se démène sans compter et se prive même de vie mondaine. L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, ce qui entraîne cette réflexion de Frédéric Mitterrand : « Je me demandais parfois si je serais capable de me donner autant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu. » Bon, ça va, on avait compris… 

 

Pendez les haut et court !

 

Le capitaine Paul Barril, subordonné du commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée, initiée par François Mitterrand, l’a raconté en audience publique le 29 avril 1997 : « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause. » Ce réseau Coral impliquait plus de 340 personnalités du monde politique, artistique, judiciaire et journalistique qui auraient abusé d’enfants handicapés et autistes. Parmi les personnalités citées, figurent des noms que le lecteur de Rivarol connaît bien… Notre formidable ami, Roger Holeindre, avait conclu un de ses discours, il y a 25 ans, par cette chute : « Je veux que tous les J...L… (il citait le nom) soient pendus haut et court ! » Et il mettait le système au défi de le poursuivre en justice ou de l’arrêter… Vous pouvez écouter son discours sur le site Altermedia, en date du 1 juin…

 

Marine Le Pen et les binationaux : la poudre aux yeux  et la prosternation devant le politiquement correct.

 

D’après Marine Le Pen, la double nationalité « porte atteinte à cette cohésion républicaine dont la France a plus que jamais besoin » et qu’elle est un « frein à l’assimilation des Français issus de l’immigration. »

 

La France serait ainsi totalement assimilée à la République, et l’assimilation des immigrés, souhaitable, sinon nécessaire… Informons  pour son bien  Marine Le Pen, qui l’ignore apparemment, un, que la France n’est pas née de la République, qu’elle n’est pas apparue ex-nihilo avec la Révolution, deux, que l’assimilation des peuples immigrés n’a posé aucun problème majeur et s’est même révélé enrichissante tant qu’il s’agissait d’une immigration ethniquement européenne, et qu’il n’en va évidemment pas de même avec des populations allogènes, qui ne sauraient constituer des « branches de l’arbre France ». Comme l’écrit notre ami Yves Darchicourt sur son blog, « Le problème des binationaux n’est que l’arbre qui cache la forêt de l’immigration extra-européenne et qui permet de pérorer dans le politiquement correct. Il est impératif de juguler et d’inverser cette invasion allogène. Tout le reste n’est que poudre électoraliste aux yeux !»

 

Un procès de Nuremberg à la mairie du 16ème

 

On se souvient de Richard Goldstone, ce juge sud-africain qui avait présidé une mission d’enquête diligentée par las Nations unies au lendemain de l’offensive militaire sur Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009. Ses conclusions furent accablantes, tant pour Israël que pour le Hamas, évoquant des actes « assimilables à des crimes de guerre, et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité. » Plus de 1400 morts du côté palestinien, dont une immense majorité de civils, ce qui ne représente, reconnaissons-le, rien par rapport aux 13 victimes, dont 4 civils, du côté israélien… Goldstone, fils d’un émigré juif lituanien, et qui revendique pourtant son sionisme, fut violemment attaqué en Israël et partout dans le monde : un traître, un juif honteux… l’ostracisme l’a frappé jusque dans sa famille, qui n’a pas souhaité qu’il assiste à la bar-mitsvah de son petit-fils, et il fut l’objet de violentes pressions. Il se rétracta, avant de se raviser, cinq jours plus tard. Le chroniqueur, courageux ou inconscient, du New York Times, Roger Cohen, proposa, avec l’humour grinçant qui le caractérise, l’invention d’un nouveau verbe : « To Goldstone », qu’il proposa de traduire par : « se rétracter pour d’étranges raisons, sous la pression d’Israël, du Congrès américain et de plusieurs groupes juifs dans le monde. »

 

Nous avons assisté, le 31 mai, à une incroyable pantalonnade. A Paris, dans la mairie du 16ème arrondissement mise à disposition de l’association France-Israël et de son président, Gilles-William Goldnadel, par le maire Claude Goasguen, ancien d’Occident, et qui a sans doute tant de choses à se faire pardonner…Le « procès » du juge Goldstone » s’ouvre. Me Charles Meyer, initiateur de ce « procès », et vice-président de France-Israël, préside la Cour, en robe rouge et perruque bouclée anglo-saxonne. Goldnadel est sensé assurer la défense. L’avocat général est Michel Gurfinkiel ancien journaliste très israélo-conservateur de Valeurs Actuelles. Les chefs d’inculpation sont impitoyables : « ce rapport va, dans le monde, justifier des actions anti-israéliennes, antisémites, et plus encore, antidémocratiques. » Parmi les « grands témoins », Jean-Jacques Curiel, Conseiller de Paris, évoque « la nazification des sionistes ». Eh bien ! Michel Gurfinkiel, l’avocat général, dit que ce rapport évoque pour lui « 1984 » de George Orwell, une société totalitaire dont on ne peut s’évader. Il évoque même la destruction de Sodome ! Et le reste à l’avenant… Maître Goldnadel, qui joue le rôle de l’avocat de Goldstone, propose des circonstances atténuantes. Comme dans les procès de Moscou où les avocats des prévenus proposaient, par humanisme, qu’ils fussent fusillés plutôt que pendus. Il propose, comme pénitence, que le juge Goldstone fasse 100 lignes : « Je ne mettrai plus en avant ma judaïté pour nuire à Israël ». Et l’avocat de fustiger les « judéo-médiocres », en France comme en Israël, et de conclure que « la défaite d’Israël serait la défaite de l’humanité. » Fermez le ban …

 

Ah, au fait, selon Marcel Amsellem, président du Crif Rhône-Alpes, à Vaulx-en Velin, « on voit un exode de la population juive, souvent agressée. Il y a quinze ans, 250 familles juives vivaient à Vaulx-en-Velin, et elles sont aujourd’hui 35. C’est un échec du vivre ensemble. » Et en décembre, c’était la LICRA qui le relevait dans la Tribune de Lyon. Les familles juives qui vivent dans la ville subissent régulièrement insultes et jets de pierre. D’après Patrick Kahn, chercheur à la Licra, « on retrouve la même chose dans certains endroits du 93. »

La faute à qui ?

 

Fabius condamné pour abus de confiance

 

Fabius avait englouti 90.000 euros, tranquille, qui lui avaient été remis pour monter une affaire. Il est sous le coup de deux plaintes pour escroquerie, plaintes émanant d’un investisseur et de son associé dans un projet de cartes à puce devant sécuriser les paiements à distance. Finalement, ça se termine plutôt bien pour lui. Il vient d’être condamné pour abus de confiance à 15.000 euros d’amende, dont 10.000 avec sursis. Faites le calcul : 90.000 moins 5000, reste un petit bénéfice de 85.000. Et de plus, les juges ont estimé qu’il n’était pas nécessaire d’inscrire cette modique condamnation dans son casier judiciaire.

 

Au fait, qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, nous évoquons Thomas Fabius, 29 ans, qui comparaissait il y a quelques jours devant le tribunal de Grande Instance de Paris. Thomas est le fils de Laurent et de Françoise Castro. Mais ceci n’est qu’un détail…

 

L’Afrique n’est plus le (seul) berceau de l’homme

 

C’est Bernard Lugan, qui dirige l’excellente revue l’Afrique Réelle (voir son blog) qui nous en informe : Déclarant à la revue Science et Avenir que « L’Afrique n’est pas le seul berceau de l’Homme moderne », le grand paléontologue Yves Coppens fait voler en éclats le postulat de l’exclusivité des origines africaines de l’humanité, évacuant ainsi plusieurs dizaines d’années de « bourrage de crâne » pseudo-scientifique. Pour ces idéologues, les Homo sapiens seraient sortis d’Afrique sous leur forme moderne entre moins 100.000 ans et moins 60.000 ans, et auraient partout remplacé les populations antérieures. Nous serions ainsi tous des Africains. Et bien, c’est faux… En fait, l’Homme moderne, qu’il soit asiatique, européen ou africain est issu de souches locales d’hominisation ayant évolué in situ. Comme le relève Bernard Lugan, ce dossier constitue une étape essentielle dans la libération des esprits. La théorie de « l’Eve africaine » peut donc être définitivement rangée dans le rayon des idéologies défuntes, quelque part entre la « lutte des classes » et le mythe de la « colonisation-pillage. »

 

Grandeur de la culture européenne

 

Jean-François Mattéi, professeur à l’université de Nice Antipolis, vient de publier Le procès de l’Europe. Grandeur et misère de la culture européenne (PUF).  Interrogé par Le Point qui lui demande : « Pourquoi défendez-vous une sorte de suprématie de la culture européenne ? », il répond : « La volonté de transgresser les frontières, d’aller voir plus loin l’inconnu, cette curiosité insatiable de l’autre est une attitude typiquement européenne. Toutes les autres cultures ont été des idiosyncrasies qui se sont perçues sous un angle particulier, alors que la culture européenne a instauré une culture de l’universel. »

 

  

Chaque vendredi, retrouvez La chronique de la France asservie et résistante de Robert Spieler dans l'hebdomadaire RIVAROL (en vente chez votre marchand de journaux). 

20:06 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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