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mercredi, 06 juillet 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

3006.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3006 du 1er juillet 2011)

 

C’est Pierre Sidos qui l’écrit : le bras droit levé, paume de la main visible fut et demeure le geste rituel de l’humanité authentique, de celle qui croit, travaille, lutte et joue franc-jeu. Du légionnaire de Rome au barde celtique, de l’athlète olympique au chevalier médiéval, du fédéré au Champs de Mars au soldat vers le drapeau, du témoin devant le tribunal au sportif sur le stade… il fut utilisé de la monarchie du roi Saint-Louis à l’Etat national du maréchal Pétain.

 

Le bras tendu, jurons d’être fidèles…

 

Le salut à la romaine, qui fut aussi le salut olympique, fut pratiqué en Italie mussolinienne, en Allemagne national-socialiste, en Espagne, et bien sûr en France. La main ouverte s’opposait au poing haineusement tendu des marxistes. Comme le dit excellemment Pierre Sidos : « La main droite ouverte dressée vers le ciel, reflétant spirituellement l’image du soleil vers la terre, n’est pas un monopole national ou partisan, mais une part du patrimoine indivis de la civilisation.. »

 

Après Adolf Eichmann, un chien condamné à mort en Israël

 

On sait qu’Israël a aboli la peine de mort depuis des décennies, humanisme oblige. Elle fut rétablie, l’espace d’un instant, pour occire Adolf Eichmann, mais ceci n’est qu’un détail. Certes, l’opération Plomb durci, menée par Israël à Gaza permit de massacrer 1500 palestiniens. Mais comme ce sont des Arabes, aucune importance… Un tribunal rabbinique ultra orthodoxe de Jérusalem vient de condamner à mort par lapidation un chien errant accusé d’être la réincarnation d’un avocat laïque qui avait insulté les juges religieux, il y a vingt ans. Le chien antisémite, de grande taille, avait pénétré il y a quelques semaines dans le Tribunal rabbinique en charge des litiges économiques du quartier juif ultra orthodoxe de Méa Shéarim à Jérusalem, effrayant juges et plaignants et refusant de quitter les lieux, malgré les injonctions. Un des juges présents s’est, Dieu merci, souvenu que vingt ans plus tôt, le tribunal, pris à parti par un célèbre avocat laïc, avait maudit ce dernier, décédé depuis, et appelé sur lui la malédiction divine pour qu’il se réincarne en chien, considéré comme impur selon la Halacha, la tradition religieuse juive. Dans la foulée, le juge a condamné à mort par lapidation l’avocat chien, confiant aux enfants du quartier la mission d’exécuter la sentence. Pas de bol, le chien a réussi à se barrer, et il court toujours, s’apprêtant à commettre d’autres actes antisémites. Une association israélienne pour la défense des animaux a porté plainte. Quel manque d’humour…

 

Brigitte Bardot : « La France est devenue une fosse à purin où toute la merde des autres cultures est venue polluer la nôtre. »

 

Eh bien, dites donc, elle n’y va pas de main morte ! Brigitte Bardot s’en prend à l’horreur des égorgements à vif des animaux, aux bêtes torturées, saignées dans d’intolérables supplices. Des supplices hallal ou casher…Elle dénonce les bêtes torturées dans les arènes ou les abattoirs, et les cruels sacrifices de l’Aït-el-Kebir. Bon, d’accord pour les abattages rituels, mais les corridas… : cette sensiblerie me fatigue quelque peu. A ce compte là, plus question de pêcher des poissons qui souffrent atrocement, pour notre plaisir, ni de faire un sort aux cochons cochonaillesques exterminés pour le plaisir des ripailleurs. Tout le monde aux légumes et à la flotte ! Houlà ! Voila un avenir qui ne me convient que modérément…

 

André Gérin (député communiste) : « Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France »

 

Le député communiste du Rhône, André Gérin, connu pour ne pas avoir sa langue dans la poche, se lâche au sujet de l’immigration. Voici ses déclarations : « La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers ; elle prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu depuis 30 ans. Oui, c’est une chance pour le capitalisme financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité sociale » Et André Guérin de préciser : « Aujourd’hui limiter y compris l’immigration régulière devient vital face à une situation intenable et explosive dans des centaines de villes populaires (…) Il n’y a aucune raison d’accepter une fatalité du déclin démographique en France et en Europe. » La réaction scandalisée d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF n’a pas tardé : « Les déclarations d’André Gérin sur l’immigration sont indignes. Elles soulèvent le cœur. Par ses luttes et ses engagements, le Parti communiste français a toujours combattu de tels discours. » Ah bon ? Où Dartigolles est-il allé chercher cette grosse blague ? Qu’il relise L’Humanité du 6 janvier 1981 qui publiait la lettre de Georges Marchais au recteur de la mosquée de Paris : « L’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. La cote d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »

 

Les résultats scolaires des enfants issus de l’immigration sont moins bons

 

Personne de sensé n’ignore cette réalité, sauf qu’il est politiquement très incorrect de l’affirmer. C’est ce que vient pourtant courageusement de faire le nouveau recteur de l’académie d’Orléans-Tours, Marie Reynier, qui vient de déclarer : « Je trouve que, globalement, l’Education nationale est trop maternante et pas assez paternelle pour donner quelques coups de pied au derrière ! On doit pousser les jeunes pour qu’ils aillent plus loin, plus haut. (…) Si on enlève des statistiques les enfants issus de l’immigration, nos résultats ne sont pas si mauvais ni si différents de ceux des pays européens. Nous avons beaucoup d’enfants issus de l’immigration et devons reconnaître notre difficulté à les intégrer. » Couinements, indignations, jappements des chiens de garde du système…

 

De grands malades…

 

Voici quelques perles trouvées dans les nouveaux manuels scolaires de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) à propos de l’identité sexuelle. Chez Bordas : « L’identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend d’une part du genre conféré à la naissance, d’autre part du conditionnement social (sic…) L’orientation sexuelle se révèle le plus souvent au moment de l’adolescence et elle relève totalement de l’intimité des personnes. » Chez Hachette, on se surpasse : « Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou féminin (re-sic…) ; L’orientation sexuelle doit être clairement distinguée du sexe biologique de la personne. Le mineur est libre de ses orientations sexuelles, c'est-à-dire qu’il peut avoir des relations sexuelles soit avec un homme, soit avec une femme ; Durant cette période de fragilité psychologique et affective (l’adolescence), il est souvent difficile de faire face à une orientation sexuelle différente de la norme hétérosexuelle. » Et le reste à l’avenant… Cette soi-disant identité du « genre » (gender en anglais) est un concept fumeux qui nous vient des Etats-Unis, basé sur l’idée que le genre est un construit social ou une perception personnelle séparés du sexe biologique. Absurde, quand on sait que l’identité sexuelle est inscrite dans chaque cellule du corps et peut être déterminée par test ADN… Au lieu d’apprendre à nos enfants à lire, écrire et calculer correctement, voila le genre de délires auxquels s’adonne l’Education nationale.

 

Les autorités néerlandaises abandonnent le modèle de société multiculturelle. Mais pour quoi faire ?

 

Les autorités néerlandaises entendent mettre en œuvre une nouvelle politique en matière d’immigration en renonçant au multiculturalisme. « L’Etat partage le mécontentement de la population à l’égard de la société multiculturelle. Dans ce nouveau modèle d’intégration, les valeurs de la nation néerlandaise occupent une place centrale » déclare le ministre de l’Intérieur Piet Hein Donner, dans un message au Parlement. Celui-ci annonce que les Pays-Bas renoncent à soutenir financièrement certains groupes ethniques et culturels. C’est beau comme du Marine Le Pen et son modèle « républicain », sauf que les Pays-Bas sont un royaume. Très bien. Mais c’est quoi ce « nouveau modèle d’intégration » ? Comment intégrer des millions d’allogènes, ethniquement, culturellement, religieusement aux antipodes de la civilisation européenne. Leur apprendre à aimer la peinture de Rembrandt, Van Dick, Breughel, Bosch ? Leur faire écouter Beethoven, Wagner, Schubert, Bach ? Leur faire lire Goethe, Stefan Zweig, Pouchkine, Voltaire ? Trêve de plaisanterie. L’intégration, pas davantage que le multiculturalisme ne peut fonctionner, dès lors que des dizaines de millions d’allogènes occupent notre terre. Une seule solution : une grande partie de ceux qui sont chez nous, contre la volonté ne nos peuples, devra, demain repartir. On me rétorquera que c’est impossible, que c’est irréaliste. Ah bon ? Et en 1962, un million de pieds-noirs qui furent obligés de quitter en quelques semaines ce qu’était pourtant leur terre, c’était irréaliste ?

 

Géorgie : La terre promise des Boers

 

Les Boers, cette minorité blanche d’Afrique du Sud, commencent à se sentir sérieusement menacés. Le climat d’insécurité, voire de terreur (3000 fermiers tués depuis la fin de l’Apartheid, en 1994), et la réforme agraire leur font craindre un scénario identique à celui du Zimbabwe voisin, où les fermiers blancs ont été expropriés, entraînant le pays dans la ruine. La Géorgie, cette république caucasienne qui peine à se nourrir, 80% des denrées étant importées, a eu l’idée de proposer aux Boers de s’installer chez elle et d’investir dans l’agriculture locale, tout en apportant leur riche savoir-faire. 90 fermiers ont déjà visité la Georgie et envisagent de s’y installer. Les conditions sont attrayantes : des conseils pour l’achat et le choix de leur future ferme, une fiscalité très faible, une terre vendue à prix cassé, à condition d’employer un certain nombre de Georgiens sur leur exploitation. Après le Grand Trek qui avait amené les Boers, en 1835, à chercher de nouvelles terres pour fuir les Anglais, leur arrogance, et préserver leur culture et leur foi, voici qu’un nouveau Grand Trek est peut-être en train de s’annoncer. Et si les Blancs revenaient en Europe, et si les autres en repartaient ?

 

Koh Chang, la victoire perdue

 

Cet oxymore est le titre du dernier roman d’ Eric Miné, un roman tout à fait passionnant et passionné où l’auteur nous offre une peinture haut en couleur et non-conformiste du dernier conflit mondial vu d’Indochine, de  Thaïlande et du Laos. L’Indochine, qui n’était pas encore le Viêt-Nam…

 

Eric Miné dépeint ce vieux monde qui s’écroule en Asie du Sud-est, sous les coups de boutoir de l’ordre nouveau hitlérien, de la contre-offensive américaine et du prédateur japonais, en embuscade, qui se révèlera d’une incroyable duplicité et cruauté.

 

Qui connaît la bataille navale de Koh Chang, qui occupe une place centrale dans le roman, et qui se souvient de la guerre franco-thaïlandaise ? Personne… Et pourtant, il s’agit de la seule bataille navale livrée et gagnée par la France depuis 1884, quand l’amiral Courbet avait anéanti la flotte chinoise. C’était le 16 janvier 1941. A l’issue d’un combat qui dure moins de deux heures, la flotte thaïlandaise est envoyée par le fond. Il ne s’agissait pas d’une flotte de pacotille, puisque plusieurs unités avaient été construites en Italie et étaient ultramodernes. Aucun dégât du côté français. Par contre, plusieurs officiers japonais présents à bord des bâtiments siamois périssent dans l’affrontement.

 

Mais pourquoi, diable, cette victoire française n’est-elle pas célébrée ? Pourquoi aucun navire français ne porte-t-il les noms des héros qui vainquirent ? La réponse est simple. Il s’agissait d’une victoire de la marine de Vichy. Fermez le ban…

 

Koh Chang  La victoire perdue, Eric Miné, éditions Soukha, 21 euros

 

Claude Guéant et le « gode électoral »

 

Claude Guéant, le ministre de l’Intérieur, n’est pas drôle, mais il sait être (involontairement) amusant. D’autant plus amusant qu’il a plutôt le profil psychorigide, tendance hyper coincé. On se souvient de Rachida Dati, la grande prêtresse des lapsus, qui avait confondu « inflation » et « fellation » sur le plateau de Canal+, et récemment « code » et « gode ».

 

Voici que Claude Guéant, sans doute émoustillé par l’affaire Strauss-Kahn, s’y met aussi. Mardi, à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre a évoqué le « gode électoral »… Tous des obsédés !

 

Chaque vendredi, retrouvez la chronique de Robert Spieler dans RIVAROL, en vente chez votre marchand de journaux.

11:19 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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