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mardi, 26 juillet 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

3009.jpgChronique de Robert Spieler

pubiée dans Rivarol

(n°2009 du 22 juillet 2011)

 

Marine Le Pen estime que le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement, ci-devant ancien ministre socialiste de l’Intérieur, a « une analyse assez similaire à celle du FN sur un certain nombres de points, alors que c’est un homme de gauche ». Dans une interview parue le 11 juillet dans France Soir, elle explique qu’  « aujourd’hui, la vraie division s’opère entre les mondialistes et les patriotes » et qu’elle ne « croit plus à la fracture gauche droite depuis bien longtemps ». Certes, elle n’a pas tort… Elle n’hésite pas cependant, enthousiaste, à affirmer qu’elle serait prête à gouverner avec Chevènement, qui a « une analyse assez similaire à la nôtre sur un certain nombre de points »,  et cite aussi comme référence l’historien et sociologue Emmanuel Todd.

 

Marine Le Pen en pleine confusion

 

Evacuons rapidement le cas de Chevènement que tous nos lecteurs connaissent bien. Jacobin résolu, il défend, comme Marine Le Pen, une conception idéologique, forgée par la Révolution, d’une France « une et indivisible », et laïque, que menacent, selon les propos tenus par la présidente du Front national, les langues régionales et les panneaux bilingues à l’entrée des villages bretons. Chevènement, qui parlait avec tendresse des racailles qui mettent à feu et à sang nos banlieues, les qualifiant du doux nom de « sauvageons », a évoqué récemment l’arrivée de dizaines de milliers de « réfugiés » sur nos côtes européennes. Pour lui, ce n’est pas un problème. « Avec un peu de bonne volonté, les gouvernements européens auraient pu trouver une solution humaine et décente aux problèmes qui se posent », jugeant « qu’on aurait pu se répartir facilement » les migrants. Qu’en pense Marine Le Pen ?

 

Quant à Emmanuel Todd, homme de gauche, voire plus, si affinité, dont Marine Le Pen considère que les analyses sont proches de celles du FN, voilà ce qu’il vient de déclarer, il y a quelques jours sur OUMMATV : « Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une burqa en France. L’Europe est rattrapée par les vieux démons du populisme et de l’islamophobie, et par la chasse aux sorcières contre les musulmans. Dans des pays comme la France, la notion d’islamophobie ou d’arabophobie est devenue complètement ridicule. Si vous êtes islamophobe, vous êtes anti-français. Vous travaillez très consciemment à la destruction de votre pays. L’islamophobie, c’est une maladie de l’âme. » Et Emmanuel Todd de préciser sa pensée : « les islamophobes ont déjà perdu en France », évoquant les 25% de mariages mixtes, s’enthousiasmant de la rapidité du métissage, alors qu’il avait fallu près d’un siècle à sa famille juive, dit-il,  pour accepter en 1914 la première union mixte.

 

Voilà le genre de personnages qui trouvent grâce aux yeux de Marine Le Pen.  Marine Le Pen, une nationaliste ? Mais vous plaisantez !

 

Au fait, un rappeur d’Evry, Sébastien Gozlin, alias « Cortex », vient d’être condamné pour « injures » à l’encontre de Marine Le Pen. Il avait menacé de « l’égorger » sur une vidéo diffusée sur internet. La sanction infligée par le tribunal a été terrible : 500 euros d’amende… Sans commentaire.

 

Mangez la Double Saucisse Kasher (DSK) !

 

« Avec sa saucisse extra large et ses petits oignons, la DSK ne laisse personne indifférent. » C’est la pub, sous forme de vidéo, consultable sur le site Altermedia, lancée par un restaurant de Neuilly-sur-Seine, qui met en scène une jeune femme noire, on se demande pourquoi, croquant à belles dents un hot dog, avec une saucisse kasher, avec ce slogan : « Coupable ou non coupable ? ». Pour les nombreux lecteurs de Rivarol intéressés à gober cette saucisse, voici l’adresse de ce nouveau fast-food spécialisé en gastronomie new-yorkaise : Rotz Delicatessen, à deux pas de la porte Maillot. Faut-il que je le précise ? Ceci n’est pas une blague…

 

Les perles du bac : rions pour ne pas pleurer…

 

Reprenant cette citation de Beaumarchais, dans le Barbier de Séville (« Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer »), l’excellent site Droite Strasbourgeoise, apprenant qu’en Alsace, le taux de réussite au bac serait de 93%, se penche sur les perles de ce Baccalauréat 2011. « La majorité des Français ont voté non à la prostitution européenne » ; « Il y a deux sortes de gaz : le gaz naturel et le gaz surnaturel » ; « Le cerveau a des capacités tellement étonnantes, qu’aujourd’hui pratiquement tout le monde en a un » (là, il est cependant permis d’en douter…) ; « Le successeur de Lénine fut Stallone » ; « Beaucoup d’hommes politiques ont fait l’ENA, l’Ecole Nationale de l’Admiration » ; « Socrate a été contraint de se suicider lui-même » ; « Bertrand Delanoë est le président de la République de Paris ». Voilà où nous en sommes. Aux perles du bac répondront les bulles de champagne de parents ravis qui se réjouiront du précieux sésame, sans vouloir reconnaître qu’il ne vaut plus rien…

 

Et toujours la Licra…

 

Nous avions évoqué dans le précédent Rivarol l’Université d’été de la Licra, qui prévoyait, avec le soutien du ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, des stages de rééducation animés par l’officine, à destination de collégiens et lycéens déviants, dans le cadre des nouvelles sanctions que sont les tâches d’intérêt commun destinés aux jeunes récalcitrants. Il eût été dommage de ne pas informer nos lecteurs d’autres exigences de la Licra. Elle exige ainsi que chaque parti politique « rende public un rapport sur ce qu’il entreprend pour lutter contre les discriminations (sans préciser lesquelles, mais on les devine) » et que les entreprises établissent un « bilan diversité » sur le modèle des documents financiers annuels. Le président de la Licra, Alain Jakubowicz, qui ne doute de rien, préconise une « délocalisation des hauts lieux de culture dans les quartiers prioritaires » avec, par exemple, « une antenne du musée d’Orsay aux Tarterêts » (quartier hyper ‘sensible’ où les policiers se font tirer comme des lapins). Excellente idée qui alimentera un manifeste pour « le vivre ensemble » que la Licra présentera aux candidats à l’élection présidentielle. Foin de sectarisme, nous y répondrons favorablement, en proposant en priorité l’implantation d’une annexe du musée du judaïsme aux Tarterêts. Histoire de voir ce qui va se passer…

 

Le Tour de France, EPO et pinard…

 

Le saviez-vous ? C’est le 19 juillet 1903 que s’achève à Paris le premier Tour de France cycliste. Sur les 60 concurrents au départ, 20 arrivent au terme de l’épreuve après avoir parcouru un total de 2428 km en 6 étapes, soit une moyenne de 400 km par jour, avec des vélos qui pesaient bien plus lourd que le matériel contemporain, avec des machines des plus rustiques, les dérailleurs n’existant pas encore, et bien entendu, un accompagnement quasi inexistant : prodigieux courage… Le vainqueur, Maurice Garin, a pédalé près de 95 heures à la vitesse moyenne de 26km/h. L’histoire du Tour est riche d’anecdotes, certaines dramatiques, telle la mort du coureur anglais Simpson sur les pentes du mont Ventoux, mais d’autres amusantes. Nous étions le 27 juillet 1950. La 13ème étape du Tour relie, sous la canicule, Perpignan à Nîmes. Accablé par les 38° affichés par le thermomètre, le peloton est apathique. Un homme se détache du peloton. Il s’agit d’Abdel Kader Zaaf, un coureur de l’équipe « France-Algérie » qui prend une avance considérable. Il a soif. Il n’a plus que cinquante km à effectuer pour gagner l’étape. Des spectateurs lui donnent un bidon, lors de la traversée du village de Vendargues. Damned, voici qu’il se met à zigzaguer sur la route. Cent mètres plus loin, il s’effondre contre un platane. Les spectateurs le relèvent. Il se remet en selle, mais repart… en sens inverse, sentant le pinard à dix mètres. Et il s’écroule quelques centaines de mètres plus loin. Le médecin officiel du Tour, le docteur Dumas, le secourt, et lui demande : « Et bien, Abdel, t’es saoul ? Toi, un musulman ? » Et Abdel de répondre, la langue pâteuse : « Comprends pas, toubib, moi pas boire. » Depuis l’EPO a remplacé le pinard. Des études scientifiques ont démontré qu’il était totalement impossible, sur le plan physiologiste, pour les coureurs, de maintenir le rythme effréné qu’ils mènent, sans carburants spéciaux. C’est ainsi, mais comme le dit notre ami Patrick Parmenti, « ça reste quand même un sport de blancs. »

 

Otto de Habsbourg est décédé

 

Otto von Habsburg, héritier du dernier empereur d’Autriche-Hongrie, vient de décéder, à l’âge de 98 ans, en Bavière, où il résidait. Etonnant destin. Il était appelé, plus tard, à prendre la succession de son père Charles 1er, empereur, après le décès de François-Joseph en 1916. Cela ne se réalisera pas. L’Autriche-Hongrie fut dépecée, par la volonté de Clemenceau et de ses réseaux francs-maçons. Et pourtant, le bienheureux Charles 1er fit tout pour rechercher une paix européenne. Il fut obligé de s’exiler misérablement à Madère, au Portugal. L’empire austro-hongrois était-il viable ? Je ne sais pas. Longtemps je l’ai cru, mais la lecture du livre de la grande historienne    , La Vienne d’Hitler, m’a fait découvrir un empire totalement vermoulu, un système parlementaire auprès duquel le nôtre semble toucher à la perfection. Songez que des orateurs de la myriade de partis nationaux bloquaient, à la tribune, pendant 20 heures, pour certains bavards, toute avancées des discussions. Otto de Habsbourg vécut en exil, en Suisse, au Portugal, au Luxembourg, en Espagne, aux USA, en Belgique, et s’opposa vigoureusement à l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nationale-socialiste, en 1938. Installé en Bavière, en Allemagne, il fut élu député européen de la CSU bavaroise. Il possédait quatre nationalités, l’autrichienne, l’allemande, la hongroise et la croate, et se définissait comme européen. Bien qu’il se laissât aller, devant ses pairs de l’Académie des sciences morales et politiques de France, en 2007, à des concessions à l’esprit du temps, il n’en conclut pas moins son discours par ces propos : « Etre européen, ce ne signifie pas pour ces peuples qu’ils vont devoir se renier et se fondre dans un melting- pot. Nous voulons au contraire préserver nos langues et nos cultures. Et c’est cela le génie de l’Europe. Je n’ai jamais été un partisan des sociétés multiculturelles, mais je suis un fervent défenseur de la coexistence des cultures (européennes). » Et il conclut par ces mots : « Car, j’en suis convaincu, il n’y a pas de différence fondamentale entre, nous autres, européens ». Les liens d’Otto de Habsbourg et de la Lorraine étaient forts. C’est à Nancy, en l’église des cordeliers, que se trouve le caveau des Habsbourg-Lorraine. Otto de Habsbourg y épousa la princesse Régina de Saxe-Lorraine en 1951, et ils y célébrèrent leurs noces d’or en 2001. Charles 1er avait dit à son fils : « Renoncez à tout, s’il le faut, mais ne renoncez pas à la Lorraine. » Il n’y renonça pas puisqu’il déclara, lors de la célébration de ses noces d’or : « Je suis venu à Nancy parce que je suis lorrain… »

 

Quand je fus poursuivi par les hordes, la Licra, le MRAP, la Ligue des droits de l’homme, en 1985, à Strasbourg, pour incitation à la haine raciale, pour avoir déclaré qu’il y avait trop d’immigrés en France, que leur présence amenait l’insécurité, et coûtait cher à la sécurité sociale, Otto de Habsbourg vint à mon secours et témoigna, par écrit, en ma faveur devant les tribunaux… Je ne l’oublierai pas.

 

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12:59 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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