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mardi, 13 septembre 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 012.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3012 du 9 septembre 2011)

 

70 milliards. C’est ce que coûte, d’après les travaux d’Yves-Marie Laulan, évoqués dans la revue Monde et vie (www.monde-vie.com), l’immigration à la France. Yves-Marie Laulan est démographe, économiste et géopoliticien, ex-président du Comité économique de l’OTAN et fondateur de l’Institut de Géopolitique des Populations. Il évalue la population immigrée et issue de l’immigration (autrement dit les étrangers et les premières et deuxièmes générations nées sur le sol français) à un chiffre situé entre 7 et 8 millions de personnes, soit plus du dixième de la population française. Cette population est originaire, pour l’essentiel, d’Afrique noire et du Maghreb, les ressortissants des pays de l’Est ne représentant pas plus de 20 à 30.000 personnes.

 

Coût de l’immigration : 70 milliards d’euros par an

 

Laulan relève que si nous avons le taux de fécondité le plus élevé d’Europe, soit 1,81 enfant par famille, la réalité est que sur 830.000 naissances recensées en France en 2006, 165.000 venaient de la population issue de l’immigration. Le taux réel de la population française blanche est de 1,6 ; celui des Maghrébines 2,7 et celui des Africaines 4,2. Michèle Tribalat avait déjà démontré dans une étude publiée il y a 3 ans, que dans 30 ans plus de 50% des jeunes de moins de vingt ans habitant en Ile-de-France seront originaires d’Afrique, du Maghreb ou de Turquie.

 

Quant au coût de l’immigration, tout est fait par l’administration française pour dissimuler les chiffres. Yves-Maries Laulan et son équipe se sont attelés à ce travail de romain, décortiquant toutes sortes de documents, tirés du budget de l’Etat, de la Sécurité sociale, des directions ministérielles. D’après ses conclusions, le coût véritable de l’immigration en France, entre l’école, les transports, le logement, la sécurité sociale, les aides sociales, atteint 70 à 80 milliards d’euros, soit l’équivalent du déficit budgétaire. De plus, ce chiffre augmente de 10% par an. Il existe cependant des immigrés qui travaillent et dont le comportement est correct. Ils représentent 10% de la population immigrée et dégagent une contribution positive que l’on peut évaluer à 10 milliards d’euros. Le solde négatif de l’immigration est donc compris dans une fourchette de 60 à 70 milliards d’euros par an… Conclusion d’Yves-Marie Laulan : « C’est ainsi que l’on tue un pays. » Ses propos renvoient à ceux d’Enoch Powell, que nous évoquions il y a une semaine dans Rivarol, qui se disait consterné « de voir une Nation dresser son propre bûcher funéraire. »

 

Les femmes de l’UDC veulent l’expulsion des criminels étrangers et disent non à l’U.E.

 

Dans le cadre du congrès de l’UDC à Zürich, plus de deux cent candidates du mouvement nationaliste suisse, qui est le premier parti de la Confédération, ont signé le « Contrat avec le peuple », qui s’articule en trois points : Fin de l’immigration de colonisation, expulsion des criminels étrangers et refus de l’Union européenne. Concernant ce dernier point, l’UDC diffuse actuellement un spot télévisé des plus efficaces et assez étonnant. On voit un plan d’eau auprès duquel bronzent trois ravissantes beautés. Arrive un Adonis qui se déshabille, sous l’œil très intéressé des jeunes femmes. Celui-ci étend sa serviette de bain sur le sable. Y figurent les étoiles du drapeau européen. Les trois belles se détournent l’une après l’autre avec une moue de dégoût… Et le slogan final : « Il est temps de défendre de vraies valeurs. Les femmes suisses votent UDC… »

 

Pour diminuer le niveau du chômage, il suffit de  faire moins d’enfants

 

Frédéric Lefebvre, qui fut le porte-parole du gouvernement, avant de sévir au secrétariat d’Etat chargé du commerce et de l’artisanat a été repéré depuis longtemps par tous les observateurs comme n’ayant pas inventé le fil à couper le beurre. Ce génie cosmoplanétaire, digne de rivaliser avec le Père Ubu d’Alfred Jarry, vient d’avoir une illumination. Il a compris pourquoi le taux de chômage en France était supérieur à celui de l’Allemagne et à celui de la plupart des pays européens. Voici ses récentes déclarations : « Pourquoi est-ce que c’est si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité. Parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays. Parce qu’on a beaucoup de Français qui entrent sur le marché du travail. Parce que l’Allemagne, qui a un taux de natalité qui s’est effondré, a beaucoup moins d’Allemandes et d’Allemands qui entrent sur le marché du travail. » Comme si le nombre de bébés qui naissent actuellement influait sur les statistiques du chômage… Il fallait s’appeler Frédéric Lefebvre pour oser une telle énormité.

 

Deutschland über alles, über alles in der Welt

 

Sacrées en Hongrie, il y a deux semaines, championnes du monde de canoë-kayak, les Allemandes Anne Knorr et Deborah Niche eurent droit à l’hymne national allemand, sur le podium. Katastrophe ! Elles purent entendre le premier couplet de l’hymne allemand, et non le troisième qui constitue depuis 1949 l’hymne officiel. Rappelons que le Chant des Allemands fut écrit par August von Fallersleben en 184l, les paroles étant mises sur une musique de Haydn.  Fallersleben, proche des idées libérales, voulait exprimer son désir d’une Allemagne forte et unie à une époque où se côtoyaient de multiples royaumes et principautés. La première strophe débute par ces vers : « Allemagne, Allemagne avant tout, avant toute chose au monde. » Avant tout, et non au-dessus de tout, avec un sens de priorité et non de primauté et de supériorité… Les trois couplets ne devinrent l’hymne national allemand qu’en 1922, sous la République de Weimar. Le deuxième couplet commence par : « Femmes et foi allemande / Vin et chant des Allemands / Doivent garder dans le monde / Leur belle et vieille harmonie ». Quant au troisième couplet, les paroles sont « Unité et Droit et Liberté / Pour la patrie allemande ». C’est à ce troisième couplet que fut réduit, en 1949, l’hymne national allemand, les deux premiers n’étant au demeurant nullement interdits. Pas interdits, certes, mais il est plus que mal vu, dans l’ambiance de terreur  politiquement correcte que subit l’Allemagne dite démocratique de chanter le premier couplet. Seuls l’osent les courageux résistants nationalistes…

 

Une analyse socioprofessionnelle des députés

 

Seuls 18 d’entre eux, sur 577  peuvent être considérés comme étant, ou ayant été, des industriels ou des chefs d’entreprise. 189 députés sont fonctionnaires ou cadres dans des entreprises publiques. Les avocats sont au nombre de 39, les cadres du privé 32, les médecins 37. Une très grande majorité des députés vit de l’Etat ou exerce un métier protégé qui n’est pas exposé à la compétition mondiale. Dès lors, on comprend mieux …

 

Les sinécures de la République

 

De droite ou de gauche, ils en profitent tous. De façon éhontée. Commençons par le Conseil économique et social, de 233 membres, qui ne sert rigoureusement à rien. L’Elysée peut y nommer 40 amis tous les cinq ans au titre de « personnalités qualifiées ». Parmi les heureux impétrants de la dernière fournée figure Hervé Marseille, récompensé pour avoir laissé sa place à Jean Sarkozy au conseil d’administration de l’Epad. La chanteuse réaliste Georgette Lemaire, qui fut la rivale (bien plus talentueuse) de Mireille Mathieu, sans en atteindre toutefois le succès, et en qui beaucoup voyaient le digne successeur d’Edith Piaf, fut nommée en 1989, sur l’intercession de François Mitterrand, au CSA, alors qu’elle était en pleine perdition. On pourrait multiplier les exemples. Tous perçoivent une indemnité de 3800 euros brut par mois.

 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est beaucoup plus juteux : 10.000 euros net par mois. L’ex-journaliste de LCI, Christine Kelly, s’était autorisée à écrire une hagiographie de François Fillon. Ah que voilà une bonne idée qui méritait d’être récompensée. Et hop, la voici nommée pour 6 ans au CSA !

 

Le Conseil économique et financier n’est pas mal non plus. Dominique Tibéri, le fils de son père, en sait quelque chose. A en croire les mauvaises langues, François Fillon, qui rêve de conquérir la mairie de Paris aux prochaines municipales, aurait ainsi voulu se ménager le soutien de Jean Tibéri, l’ancien maire de Paris. Bien qu’une commission d’aptitude eût émis un avis défavorable, Dominique Tibéri y fut nommé : 8000 euros net d’argent de poche par mois…

 

Le Conseil d’Etat est aussi une planque en or. L’ex-avocat et conseiller de Matignon, Arno Klarsfeld, dont le seul titre de gloire est d’avoir fait le zouave en rollers au procès Papon et d’avoir fait courageusement son service militaire en Israël, y a été nommé en octobre 2010. Pas vraiment connu pour être un bourreau de travail, il n’a pas changé ses habitudes. Il n’y vient que par intermittence et perçoit, tranquille, 7500 euros net par mois pour son assiduité.

 

Quant aux ministres qui quittent leurs fonctions, ils ont droit à des compensations. Roger Karoutchi, par exemple, s’est vu offrir le poste d’ambassadeur auprès de l’OCDE. Il se croit obligé de préciser : « Ne croyez pas que je me tourne les pouces toute la journée ! Je prends mon job très au sérieux. » Quel humour !

 

Michel Drucker délesté de 40.000 euros par son nègre

 

La romancière camerounaise, par ailleurs activiste déchaînée en faveur des « minorités visibles dans le paysage audiovisuel français » (car, vous le savez peut-être, il est des minorités invisibles que la loi interdit d’évoquer), Calixthe Belaya vient d’obtenir en appel la condamnation de l’animateur de télévision à lui verser 40.000 euros. Ce dernier avait demandé à celle qui fut sa compagne de rédiger un livre d’entretiens entre Régis Debray et lui-même, où Calixthe tenait la plume de Michel Drucker. Bref, elle avait un rôle de nègre, selon le terme utilisé dans le monde de l’édition. De nègre, car je ne crois pas que l’on parle de nègresse dans ce domaine. L’ouvrage, pour lequel Drucker avait promis 200.000 euros à sa compagne ne vit jamais le jour, mais Calixthe Belaya avait eu le temps de rendre sa copie et de se séparer de notre animateur pour des raisons que j’aimerais vous raconter, mais que je ne connais, hélas, pas.

 

Calixthe est une teigneuse, qui ne recule devant rien. Ses romans sont truffés d’ « emprunts » à d’autres écrivains, identifiés notamment par Pierre Assouline, de la revue Lire. Le site du magazine Télérama de juillet 2008 la qualifie de « récidiviste de la kleptomanie littéraire ». Pas gênée, elle réplique en se déclarant victime de « persécutions » et de la « haine raciale » de « journalistes de gauche ». Rien de moins… Par ailleurs, elle n’avait pas manqué d’apporter son soutien à Laurent Gbagbo et au colonel Kadhafi quand ce dernier vint en France faire ses singeries sous sa tente plantée en plein gazon des palais de la République, et vient de lui réitérer son soutien récemment… Reconnaissons-lui une certaine originalité.

 

Mais revenons à Michel Drucker. Le malheureux vient donc d’être condamné. Il avait tenté de se défendre en arguant que « la collaboration » était spontanée et qu’il n’existait aucun contrat.

 

Las, le tribunal a jugé que « la relation de concubinage qu’elle entretenait à l’époque avec Michel Drucker la plaçait dans l’impossibilité morale d’exiger de lui qu’il formalise par un contrat écrit son engagement. » 40.000 euros à payer. Pauvre homme…

 

En avant vers la reconquête nationale et européenne !

 

Il y a une semaine, s’est tenue l’université d’été du MNR, dans une manade près des Baux de Provence. En présence de Bruno Mégret, venu saluer ses amis, de Carl Lang, président du PDF, d’Annick Martin, vice-présidente du MNR, de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale et de moi-même, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire. Carl Lang a rappelé notre objectif commun : doter la France d’une Droite nationale rénovée, nationale et européenne, forte de ses convictions et de ses valeurs. Sans concessions au système. J’ai pour ma part répondu à ceux qui croient aux calembredaines de la respectabilité et qui pensent que la qualité d’un(e) candidat(e) se mesure à l’aune de sa médiatisation. J’ai évoqué ces éternels cocus de l’Histoire, les « nationaux ». Cocus avec de La Rocque, qui avait interdit à ses troupes de participer à la manifestation du 6 février 1934 ; cocus avec De Gaulle qui, croyaient-ils, défendrait l’Algérie française ; cocus avec Sarkozy qui leur promettait de nettoyer les banlieues au kärcher. Et demain, cocus avec qui ? Devinez ! Cocus et pas contents en plus, on se demande pourquoi…

 

Mais la résistance s’organise. Pas question d’être des valets consentants, les esclaves ravis du système. Le 13 septembre, lors d’une conférence de presse, celui qui sera le candidat qui défendra à l’élection présidentielle le combat pour la reconquête nationale et européenne se présentera. Dix jours plus tard, les mouvements qui composent la résistance nationale annonceront la création d’une fédération nationale, nationaliste et identitaire, dont le nom sera dévoilé prochainement, qui sera présente, en 2012, lors des élections législatives… Déterminés, et pour reprendre la formule de José-Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole et fusillé par les Rouges : « L’avenir appartient à une minorité insensible au découragement. »

 

Chaque vendredi, retrouvez les chroniques de Robert Spieler dans l'hebdomadaire de l'opposition nationale et européenne Rivarol. Chez votre marchand de journaux, 3,50 €.

09:19 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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