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lundi, 17 octobre 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 010.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3017 - 14 octobre 2011)

 

Manuel Valls, député de l’Essonne et candidat aux primaires socialistes, vient d’évoquer sur Radio Judaïca, radio juive de Strasbourg, son « lien éternel avec la communauté juive et Israël », insistant sur le fait que sa femme était juive. Il s’est, par la même occasion, déclaré hostile à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU.

 

Son argument ? « Imposer un dispositif, qui braque Israël et empêche le dialogue et donc la construction d’un processus de paix, je ne pense pas que ce soit une bonne position. Les conditions pour un Etat palestinien ne sont pas réunies. » Manuel Valls se comporte décidément comme un perroquet d’Israël. C’est après tout son droit, comme c’est le devoir des Français d’en être informés. Il ne me viendrait jamais à l’esprit de déclarer, au prétexte que mon épouse est proche de la Tradition, un lien éternel avec la Communauté catholique et le Vatican. Décidément, il y a un problème quelque part…

 

 Manuel Valls et le Parti de l’étranger

 

Bon, ne nous énervons pas. Cela me donne l’occasion de vous raconter l’épisode le plus drôle de ma vie politique. Et ça se passait à… Radio Judaïca, à Strasbourg, en 1993. Le directeur de Radio Judaïca, avec lequel j’entretenais des relations courtoises, liées à l’épisode des clubs d’opposition dans les années 1981, et qui était le patron du Club 89, proche du RPR, m’avait invité à débattre dans le cadre d’élections cantonales, où j’étais candidat pour « Alsace d’Abord ». J’arrive, un dimanche, accompagné de mon épouse et d’un ami, à l’entrée du centre communautaire de l’imposante synagogue de Strasbourg, qui était le siège de la radio. L’accueil fut des plus frais, puisqu’on nous fit patienter cinq minutes dans le sas de sécurité, tant il paraissait invraisemblable au service de sécurité que le diable fût invité à la synagogue.

 

Dès le début de l’émission, un journaliste particulièrement agressif, me somma de condamner les « dérapages » de Le Pen et le « racisme » du FN, que j’avais quitté quatre ans auparavant, ce que je refusais bien entendu de faire. A un moment, je sentis une vive fébrilité dans le studio. Le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Le journaliste m’annonça que ma présence créait le scandale parmi les auditeurs…

 

Il crut trouver la botte secrète pour me terrasser. Il me posa la question suivante : « Que pensez-vous de la récente décision de François Mitterrand de faire du 16 juillet la date commémorative des persécutions racistes et antisémites et de la rafle du Vel d’Hiv ? »  Je lui répliquai : « C’est une décision courageuse, venant d’un Président qui a été décoré de la francisque par le maréchal Pétain, et qui a été proche du mouvement d’extrême-droite, la Cagoule. » Vous ne pouvez pas imaginer leur fureur !

 

A la fin de l’émission, nous nous dirigeâmes vers la sortie, dans un climat, disons, un peu lourd. L’ambassadeur d’Israël en France me succédait au micro, et les services de sécurité étaient omni présents. Je vous promets que je ne vous raconte pas d’histoire… Ils avaient pissé de rage sur la belle voiture de mon ami, garée devant la synagogue.

 

« Peut-on parler librement des Juifs en France ? »

 

C’était le thème d’un débat sur Radio Courtoisie, entre Henry de Lesquen et Jean-Yves Le Gallou, président de l’excellent blog Polemia. Henry de Lesquen est le président du Club de l’Horloge et le patron de Radio Courtoisie. Le contenu de l’émission « Peut-on parler librement des juifs ? », qu’il vous faut absolument écouter (sur le blog Synthèse nationale notamment - cliquez ici) est d’autant plus stupéfiant. Lesquen fait montre d’une liberté de pensée remarquable. Je ne citerai qu’un de ses propos : « La mémoire française est davantage à Verdun qu’à Auschwitz. »

 

Il y a des Juifs, ou des Juifs convertis qui nous montrent l’exemple. C’est le cas du professeur François-Georges Dreyfus, historien spécialiste de la France et de l’Allemagne contemporaines, professeur à la Sorbonne et gaulliste maurassien, homme d’un grand courage, qui vient de décéder. Il regretta publiquement « que l’on ait diabolisé l’extrême-droite » et reprocha à Jacques Chirac son discours de juillet 1995, où il reconnaissait le rôle de Vichy dans la rafle du Vel d’Hiv…

 

Même les singes ne sont pas aussi dégénérés

 

En Californie, deux lesbiennes juives, « père » et « mère » d’un enfant adopté, blanc et de souche chrétienne, ont décidé de transformer, par un traitement hormonal le petit Thomas, âgé de huit ans en une fille, prénommée Tammy (voyez les photos sur le site contre info). On rappellera, en passant, que la moitié des « transgenres » a fait une tentative de suicide avant l’âge de vingt ans. On lira avec intérêt cet article paru dans Courrier international où des chercheurs ont constaté que même les singes et les macaques rejettent les idéologies du gender. C’est dans le choix des jouets que la différenciation des sexes est la plus marquée, constate Lise Eliot. Les garçons poussent des voitures, les filles, des poussettes. Les partisans de la théorie du gender expliquent que ces comportements sont culturels, dus à l’éducation. L’expérience a été réalisée avec des primates qui n’avaient jamais vu ces jouets et en ignoraient évidemment les connotations. Conclusion : Les primates mâles se sont mis à tourner autour des jouets de garçons, et les femelles se sont intéressées aux poupées…

 

Finalement, Astérix n’est pas nazi, mais Tintin est raciste

 

Michel Serres s’est excusé après avoir semé l’émoi en déclarant sur France Info qu’Astérix était violent, drogué et hostile à la culture. Il vient de reconnaître que les termes nazi et fasciste qu’il avait utilisés pour qualifier le contenu des albums de Goscinny étaient « un peu trop forts et avaient sans doute dépassé sa pensée. »

 

Quant à Tintin, son procès vient de commencer devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Mbutu Mondondo Bienvenu, un Congolais habitant Bruxelles, assisté de son avocat Ahmed L’Hedim, et soutenu par le CRAN (conseil représentatif des associations noires de France) demande, ni plus, ni moins, l’interdiction de la BD d’Hergé « Tintin au Congo » au motif qu’elle serait discriminante à l’égard des noirs… Ces arrogants occupants de notre terre commencent sérieusement à nous les chauffer…

 

Il refuse la Légion d’honneur

 

Jean-Pierre Versini-Campinchi est un avocat de gauche, défenseur de Jean-Christophe Mitterrand (surnommé Papamadit dans ses petites affaires africaines), fils de l’ancien président. Versini vient de décliner la Légion d’honneur auprès de son bâtonnier. « Il estime n’avoir pas rendu à la collectivité des avocats, et encore moins à la Nation un service qui pourrait justifier cette décoration », indique un de ses collègues. A l’heure où le plus médiocre des histrions est décoré de ce qui fut une décoration destinée à honorer les héros, cette attitude mérite d’être saluée, chapeau bas.

 

Dans le même registre, j’avais une collègue, Yveline M., au Conseil régional d’Alsace, élue sur une liste écologiste, puis réélue sur la liste socialiste. Corinne Lepage était alors ministre de l’Environnement dans le gouvernement d’Alain Juppé, en 1995. Elle disposait, en tant que ministre, de deux breloques à remettre, à sa discrétion, tous les ans. Elle porta son choix sur Yveline, qui pourtant n’était pas de son bord. Yveline me raconta qu’elle était tellement gênée de l’incongruité de ce choix, tant elle estimait ne pas en être digne, qu’elle refusa la remise de la Légion d’honneur, en grande pompe, en Alsace, et demanda que la cérémonie se déroulât, en catimini, au ministère de l’Ecologie.

 

Mais, à côté de ceux qui sont lucides, il y a aussi ceux qui rêvent de la rosette. C’est ainsi qu’un député centriste alsacien majeur, qui fut élu pendant quatre législatures, qui fut premier adjoint au maire de Colmar, quémanda pendant des années sa Légion d’honneur, qui, normalement aurait dû lui être attribuée sans aucun problème. Or, elle lui fut refusée. Pourquoi ? C’est à un inspecteur des Renseignements généraux que fut dévolue la pénible mission de lui annoncer la mauvaise nouvelle. C’était impossible. La police connaissait l’existence d’une photo, qui n’a jamais été rendue publique, de notre député, alors chef de la Jeunesse hitlérienne de Colmar, qui défilait, en 1943, sous les drapeaux à croix gammées. Il en pleura de dépit, paraît-il…

 

Bernard Antony s’énerve

 

L’Agrif, pilotée par Bernard Antony, a fort justement intenté un procès à Madame Houria Bouteldja qui avait traité les Français d’ethnie européenne de « sous-chiens » et dont elle propose la rééducation. Dans un communiqué, le Bloc Identitaire ose cette formule : « Nous la ferons condamner ». « Nous » ? Bernard Antony est fou de rage. C’est l’Agrif, et l’Agrif seule qui a entamé cette procédure. Personne d’autre n’a à s’y référer. On apprend dans le communiqué furibard de Bernard Antony que « L’identité française ne se définit pas par une appartenance raciale, mais par la langue, l’histoire et la religion chrétienne universelle qui l’ont façonnée. » Bernard Antony n’est pas raciste, voilà une bonne nouvelle, qui nous rassure…

 

En attendant, on nage quand même en plein confusionnisme. Jean-Baptiste Santamaria est ce prof de philo, qui fut délégué à la formation du « Bloc identitaire », et scandaleusement viré de l’Education nationale. Il précise sa « pensée politique » dans Minute. « Je serais plutôt occidentaliste (les Etats-Unis et Israël sont pour moi membres à part entière des tribus européennes et en partagent l’imaginaire ». Et il poursuit dans le registre grandiose : « Mon souhait serait qu’advienne une structure rassemblant l’intelligence doctrinale du Parti de l’Innocence de Renaud Camus, le dynamisme du Bloc Identitaire, la démocratie interne des blocs prolétariens et de ses héritiers antitotalitaires (Riposte laïque). Tout cela sur l’assise électorale du Front national et de la Droite populaire réunis. » Quel salmigondis !

 

Christian Vanneste s’énerve aussi

 

Christian Vanneste est ce député UMP du Nord, plutôt conservateur, ce qui n’est pas forcément une qualité en soi, le mot, comme chacun le sait, commençant bien mal. La preuve : il soutient Sarkozy…Il s’en prend, dans une lettre à Jean-François Coppé, au Président des Jeunes UMP Benjamin Lancar qui a fait récemment des déclarations audacieuses dans la revue homosexuelle Têtu, reprises sur le site porno gay Gays TTBM . Pour les nombreux lecteurs de Rivarol passionnés par l’univers gay, l’acronyme TTBM signifie « Très très bien monté ». Lancar vient de récidiver dans le Petit Journal de Canal+. Il se déclare favorable « à l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, partisan de l’ouverture à la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, à la gestation pour autrui encadrée pour les couples d’hommes. » Le président des Jeunes UMP poursuit  en déclarant que « Vanneste n’a plus sa place chez nous » et souligne que « le mariage homo ne ferait pas perdre une voix à droite. » Vanneste, quant à lui, exige que Lancar soit viré de ses responsabilités. Gageons qu’il ne le sera pas…

 

La langue française et le wording

 

Les lecteurs de Rivarol ont parfois un petit retard par rapport à la modernité, notamment pour ce qui concerne le langage. Il convient donc de les éclairer sur le sujet. Le jargon d’entreprise contamine de plus en plus notre langue. Wording ? C’est choisir des mots qui en imposent : ainsi, « blacklister » est préférable à « exclure », « confusant » à « incompréhensible », « force de proposition » à « initiative », « retour » à « réponse » et « itératif » à « répétitif ». « J’embolise » signifie que je ralentis, que je surcharge. Un des sommets du crétinisme pompeux est cette merveille : « En tout état de cause ». Où est l’état, où est la cause, on n’en sait rien, mais ça pose son cuistre, comme « toutes choses égales par ailleurs », qui donne une violente envie d’en fusiller tous les mots. Et puis, « pérenne dans le temps », un chef d’œuvre dans son genre. Et « timer », c'est-à-dire séquencer, planifier. Qu’avez-vous timé, camarades, pour prendre le pouvoir ? Ca, ça a de la gueule. « J’intuite » (je pressens, je devine) qu’on n’est pas sorti de l’auberge avec des oiseaux pareils. Tout ceci est très « déceptif » (décevant). Il est temps « d’urbaniser » (d’organiser, de débordéliser) notre réflexion et de « piloter » (plus prestigieux que diriger) notre « scope » (champs d’action), « asap » (as soon as possible, aussi vite que possible) et de façon « proactive » (active, c’est pas assez beau, ça fait plouc) afin de jeter ces cuistres ridicules dans les chiottes de la langue française. Ca, ce n’est pas du wording !

 

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23:00 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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