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lundi, 14 novembre 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

Chronique de Robert Spieler

Publiée dans Rivarol

(n° 2020 du 4 novembre 2011)

 

Un journaliste allemand de la chaîne de télévision RTL vient de se faire expulser par sept agents de sécurité, du Parlement Européen de Strasbourg, bien qu’il eût toutes les accréditations. Pourquoi ?

 

Les députés européens se goinfrent honteusement

 

Il faut savoir qu’un député européen, qu’il soit présent ou non, est payé 7339 euros par mois, plus une indemnité de 3980 euros non imposable, et 284 euros par journée de session au parlement, soit en un mois, avec 12 jours de session, un minimum de 3408 euros supplémentaires. Faites les comptes : une modeste rentrée de 14.727 euros par mois. La seule condition pour percevoir les jetons de présence : une petite signature, et le tour est joué, que l’on soit présent ou non en séance. Notre journaliste s’est amusé avec son équipe à faire le pied de grue dès 6h30,  le matin d’un vendredi, devant le bureau destiné à recueillir les signatures. Edifiant. Une queue de députés, avec leur valise, s’apprêtait à signer puis à quitter dans la foulée Strasbourg. On a beau gagner près de 15.000 euros par mois, 284 euros pour une petite signature, ce n’est pas négligeable… On assiste à des scènes amusantes. Certains trouvent qu’il est si désagréable d’être filmés, qu’ils repartent à grande enjambées, sans oser signer. D’autres, telle cette députée verte allemande s’enfuit, cachant son visage, et manquant de tomber à l’entrée de l’ascenseur. Le journaliste, qui doit être un sadique dans son genre, en profite pour l’accompagner dans l’ascenseur avec son caméraman et lui demande : « Avez-vous honte de mettre ces jetons de présence dans votre poche, de façon abusive ? » Elle continue à se cacher le visage. On la sent au bord de la crise de nerfs…

 

Un grand moment de rigolade ! Bon, les députés pris la main dans le sac n’ont pas vraiment rigolé et se sont plaints au secrétariat général qui a fait virer manu militari les impertinents.

 

Ah, au fait. Avez-vous compris pourquoi certains sont prêts à toutes les lâchetés, et à subir toutes les humiliations pour conserver leur fromage ?

 

« Je ne suis pas contre une grande mosquée »

 

Qui est l’auteur de ces puissants propos concernant la grande mosquée de Marseille ? C’est Jean-Marie Le Pen, lors d’un entretien filmé avec Omar Djellil, un binational proche de la mosquée de la porte d’Aix, qui s’est rapproché du FN via son association « Alliance République Ethique ». Ce dernier ne tarit pas d’éloges sur le « Président » qui se rengorge, déclarant : « Musulman et FN, ce n’est pas incompatible », rappelant avoir présenté un candidat arabe à la députation en 1957 et fait élire une conseillère régionale musulmane en 1986. Le Pen exige cependant qu’il n’y ait pas de contribution des pouvoirs publics. Encore heureux… Si vous voulez faire connaissance avec le nouvel ami de Le Pen, allez sur le site richard.bonacase  voir des photos récentes d’Omar Djellil, en tenue de milicien, arme à la main, dans son village en Algérie, et visionnez dans la même rubrique l’entretien entre Le Pen et Omar Djellil. Edifiant…

 

Favorable au Pacs, y compris pour les personnes du même sexe…

 

C’est qui ? Devinez ! Marine Le Pen, dans un entretien au magazine homosexuel Têtu, assure qu’en cas de victoire en mai prochain, elle ne reviendra pas sur ce droit. Elle se dit cependant opposée au mariage gay et avance un curieux argument pour s’opposer aux gay prides qu’elle considère symboliser un communautarisme. Il y a certainement des arguments plus pertinents. A ce compte là, pourquoi ne pas s’opposer aux processions catholiques ou aux manifestations nationalistes qui défendent une France française et une Europe européenne ?

Elle poursuit dans un grand élan de sincérité : « Avec toutes mes imperfections et mes contradictions (on ne le lui fait pas dire…), je ressemble à la France. Par exemple, je suis attachée aux racines chrétiennes, mais je ne pratique pas particulièrement ma religion. Je suis pour la libre entreprise, mais pas pour un Etat libéral. Je suis pour un Etat fort, mais je ne suis pas anticapitaliste à la NPA. Je suis attachée aux valeurs traditionnelles, mais je suis pour la liberté des mœurs. Je suis contre l’immigration, mais je ne suis pas xénophobe… comme beaucoup de Français. »

 

 Et moi, j’en connais qui, à force de faire le grand écart, se sont cassés la figure…

 

A propos de grand écart, Marine Le Pen vient de livrer un entretien fleuve dans la revue « Médias » du fondateur de Reporters sans frontière, Robert Ménard. Elle annonce que, si elle accède au pouvoir, elle abrogera les lois mémorielles liberticides. Très bien. Elle supprimerait le droit des associations antiracistes à se pourvoir en justice à la place des victimes. Très, très bien. Elle déclare : « Ce droit permet à certains de s’ériger en procureurs. Toujours dans le même sens. A moins que vous ne me montriez demain que SOS Racisme a engagé ne serait-ce qu’un procès pour racisme anti-blanc. » Excellent. Mais dites-moi. Qu’en pense Me Collard, le président de son Comité de soutien, qui déclare « haïr le racisme  » et qui fut l’avocat du MRAP ? A-t-il jamais dénoncé le racisme anti-blancs ? Ben non, jamais… Marine Le Pen aurait-elle enfin compris qu’elle ne sera pas invitée aux dîners du CRIF ni en Israël pour s’autoriser à s’en prendre aux « lois mémorielles liberticides ? » Qu’en pense la Ligue de défense juive qui lui a annoncé son soutien « vigilant » ? Qu’en pensent ses amis israéliens ?

 

Intifada antichrétienne à Nîmes

 

La réunion annuelle des anciens de la Joyeuse Union Don Bosco s’est déroulée, il y a quelques jours, à Nîmes, au Sanctuaire de la vierge Notre Dame de Santa Cruz, bâti par les rapatriés d’Oran. Après une journée de recueillement et de retrouvailles, c’est à 19h, au moment où les participants quittaient les lieux, que leurs voitures et autocars furent attaqués, avec des jets de pierres, par de jeunes musulmans. Aucun rapport, bien entendu, avec le fait que le maire a autorisé la construction d’une mosquée à quelques mètres seulement de la chapelle…

 

« En 2020, c’est nous qui serons élus »

 

Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, vient de donner une interview à France-Soir, parue le 19 octobre. Que dit-il ? « Par angélisme on a laissé ces communautés s’organiser entre elles. Sous prétexte de respecter leurs cultures, on n’a pas exigé le respect de notre culture. On a été pris en otages (…) Il faut défendre les valeurs qui ont fait la France. La plupart des enfants des quartiers ne parlent pas français à la maison. Ils parlent la langue et ils regardent la télévision du pays d’origine de leurs parents. Dans les cours de récréation de ma ville, il y a 40 à 50 nationalités différentes. Les mercredis et les samedis, ces mêmes enfants sont pris en charge par les écoles coraniques. » Et Xavier Lemoine de raconter cette anecdote. Un imam vient le voir et déclare : « Monsieur le maire, en 2014 vous serez peut-être encore réélu, mais en 2020 ce sera nous. C’est mathématique, car nous serons majoritaires… »

 

Mathématique, en effet. Si l’on prend l’exemple de la Seine-Saint-Denis, sur 1,5 millions d’habitants, 500.000 sont titulaires d’une carte de séjour, 500.000 sont français en vertu du droit du sol et des naturalisations, seuls 500.000 restants ayant des ascendances françaises. Ces derniers constituent une population plutôt âgée qui ne rêve que d’une chose : déménager. Le taux de natalité des deux premiers tiers est, par ailleurs, le double du dernier. Une catastrophe pour notre peuple.

 

Il me vient une furieuse envie de poser la question suivante à Xavier Lemoine. Monsieur le Maire, que faites vous à l’UMP ? Que faites vous dans un parti dont les dirigeants actuels et précédents portent une lourde responsabilité dans l’invasion que nous subissons, que vous subissez ? Désolé de vous le dire, mais il n’y a qu’une seule solution : la Reconquista.

 

Mgr Harpigny dénonce l’islam

 

Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, membre du Conseil pontifical du dialogue interreligieux, est un fin connaisseur de l’islam auquel il a consacré sa thèse de doctorat. Il est diplômé d’arabe de l’Institut catholique de Paris et a travaillé à l’Institut d’études orientales du Caire. Il vient de consacrer son intervention, lors des Etats généraux du christianisme, à l’islam. Il a énuméré les agressions de l’islam contre l’Europe : conquête de l’Espagne au XIIIème siècle, prise de Constantinople en 1453, pirates barbaresques, impérialisme turc, déclarant que les musulmans ont une culture imperméable à le culture européenne, en matière de famille, de façon de s’alimenter et de s’habiller, relevant que leur taux de natalité est nettement supérieur à celui des Européens de souche. D’après Mgr Harpigny, ils pourraient être majoritaires, dans cinq ans, à Bruxelles et ils mettent d’ores et déjà à mal l’autorité de l’Etat dans des villes telles Anvers ou Bruxelles.

 

En attendant, tout va bien en Libye et en Tunisie islamistes, sauf pour les chrétiens qui ont quelques soucis à se faire. La loi islamique, la charia, est instaurée en Libye, restaurant la polygamie, entre autres. C’est Dominique Strauss-Kahn qui va être content… Quant à la Tunisie, la victoire du parti islamiste Ennahda permet de relever l’effroyable crétinisme, l’abyssale naïveté de la presse française. Un parti islamiste qui serait modéré… Comme s’il existait un islamisme modéré. Offrons à ces abrutis cosmoplanétaires ces propos de Larbi Guesmi, Tunisien « réfugié » en Suisse depuis 20 ans, et militant d’Ennahda : « Scellez les chevaux, et préparez ce que vous pouvez de matériel, de convictions, puis n’oubliez pas, n’oubliez pas les ceintures sacrées (…), la ceinture explosive pour ceux qui trahissent… »

 

Enfin ! Des catholiques entrent en guerre

 

Il faut le dire. Le comportement de certaines associations catholiques est parfois agaçant. Cette insistance à vouloir respecter la loi, éviter les débordements, se contenter de réciter des chapelets face à la force brutale de l’occupation et de l’injustice est quelque peu énervant. Félicitations aux jeunes combattants du Renouveau français qui ont perturbé, jeudi 20 octobre, la première représentation, à Paris, de la pièce blasphématoire « Sur le concept du visage de Dieu ». L’auteur de la pièce, Roméo Castellucci, y met en scène un vieillard déféquant sur scène et son fils venant le nettoyer, avec pour arrière-plan le portrait du Christ. Les excréments récoltés par le fils étaient destinés à être lancés par des enfants sur le portrait du Christ à la fin de la pièce… Une dizaine de courageux militants nationalistes ont pris d’assaut la scène, suscitant la rage des 400 bobos dégénérés, venus se délecter d’un pseudo « art » scatologique. Ils s’en sont tirés avec près de vingt-quatre heures de garde à vue.

 

Petite question, en passant. Quelles auraient été les réactions si un auteur avait déféqué sur le judaïsme ou sur l’islam ?

 

Barbarismes, marronniers, serpents de mer et pléonasmes

 

Libération a consacré un article amusant consacré aux clichés ultra-rebattus, dont la presse est friande. Parmi les expressions les plus bateaux figurent « la cerise sur le gâteau », « le vent en poupe », « caracoler en tête ». De façon quelque peu surprenante, c’est le Figaro qui obtient la palme du stéréotype, et non les quotidiens régionaux, supposés plus gourmands en clichés. Libé, énumérant des blogs qui se sont spécialisés dans la traque aux  barbarismes et autres fantaisies, cite une belle collection de titre bateaux, « Ces échecs qui ont façonné Apple », « Ces stars qui nous montrent leurs seins », ou comiques « Juliette mange des haricots verts avec les doigts dans un Tupperware ».

 

La presse (sauf Rivarol bien sûr…) est friande de marronniers. Comme le marronnier produit ses fruits tous les ans, le marronnier journalistique reformule les mêmes sujets, année après année, dans les périodes creuses. Exemples : le passage à l’heure d’été, à l’heure d’hiver, la rentrée scolaire et le poids des cartables, les sans-abris qui meurent de froid en hiver (ceux qui meurent de chaud en été ont moins la cote), les embouteillages sur les routes des vacances, etc… Certains sujets, qui n’ont rien de saisonnier, permettent cependant de combler les périodes creuses. Ce sont les « serpents de mer ». Exemples : L’influence des francs-maçons, la prostitution, le vrai salaire des cadres…

 

On lira avec intérêt, incessamment sous peu (un affreux pléonasme) le « Dictionnaire du journalisme et des médias » de Jacques Le Bohec (PUR, 634 pages). Et on découvrira à quel point nombre de journalistes sont des frustres (pour frustes). Concluons ainsi notre chronique par un barbarisme…

08:14 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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