Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 30 décembre 2011

Chronique de la France asservie et résistante...

2924130059.jpgLa chronique de Robert Spieler

Publiée dans Rivarol

(n°3027, du 22 décembre 2011)

 

Cinq mille personnes ont participéle 11 décembre, à Paris, à la manifestation de Civitas, menée par son secrétaire général, Alain Escada, contre la christianophobie, pour protester contre les spectacles blasphématoires subventionnés par l’Etat, et demander réparation.

 

Mais que viennent faire les chiites, aux côtés des catholiques ?

 

Une délégation musulmane chiite était présente, menée par Yahia Gouasmi, président du centre Zahra. Penchons nous sur cette curieuse présence. Installé dans la banlieue de Dunkerque, le centre Zahra France est une association musulmane chiite fondée en 2005. Son objectif affirmé est de faire « connaître le message de l’islam. » Il y aurait entre 800.000 et un million de chiites en France, et le centre Zahra prétend être l’organisation la plus active, dont « la vocation première est de faire connaître le message de paix et d’amour de l’islam à travers le regard du prophète et de sa famille. » Elle prétend assurer « l’unité nationale ( ? ) des chiites de France et l’ordonnance du convenable ainsi que l’interdiction du blâmable » L’ordonnance du convenable et l’interdiction du blâmable… Ca va, vous avez compris ? Mais Yiaha Gouasmi a d’autres cordes à son arc. Il est aussi président du Parti Anti-Sioniste et fut présent aux côtés de Dieudonné, lors des élections européennes en région Ile-de-France. Une journée fut consacrée, en juillet 2008, à un étonnant « Appel à l’initiation stratégique amicale entre judaïsme et islam contre sionisme. » Etaient présents : Dieudonné, mais aussi Mohamed Latrèche, le président du Parti des Musulmans de France. Un mois plus tard, on y croisait Kémi Séba, un extrémiste noir dont le mouvement, la Tribu Ka, avait été dissous pour « incitation à la haine raciale » et « antisémitisme. » Kémi Séba s’est depuis converti à l’islam et s’est installé en Afrique. Il dirige le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme (MDI) et se singularise par ses provocations et ses déclarations de sympathie pour le Hezbollah. On aura aussi noté, il y a un an, l’étonnante présence d’un rabbin antisioniste. Quant à Jean-Marie Le Pen, il avait aussi fait son petit tour à l’occasion du 30ème anniversaire de la Révolution islamique iranienne. Il est d’ailleurs plus que probable que l’Iran finance le centre Zahra.

 

Un curieux personnage, Yiaha Gouasmi. Le leader du Parti Anti Sioniste entend « éradiquer toutes les formes de sionisme dans la Nation », « libérer l’Etat, le gouvernement et les médias de la mainmise sioniste » et « redonner le pouvoir à la France et aux Français. » Tout un programme. Mais je repose la question : que viennent faire des islamistes aux côtés des catholiques proches de la Tradition? Ce n’est évidemment pas la faute, on l’espère en tout cas, de Civitas si ces curieux oiseaux s’étaient glissés dans la manifestation…

 

Christine Boutin, elle nous manquait…

 

Christine Boutin me manquait terriblement depuis la semaine dernière. Mais, Dieu merci, la revoilà. A propos de la manifestation de Civitas. La présidente du très archi-groupusculaire Parti Chrétien Démocrate vient de déclarer sur France Inter : « Il ne faut pas laisser simplement les minorités intégristes s’exprimer sur le sujet. Les catholiques ne sont pas des extrémistes, des intégristes. Nous sommes une religion de l’amour et de la paix » (exactement ce que déclare au sujet de l’islam le leader chiite Gouasmi). Interrogée sur les manifestations anti-blasphèmes, notre pétroleuse tendance catholique déclare : « Je ne les soutiens pas, je les condamne. »

 

Mais cette pauvre Christine Boutin est folle de rage. Pas contre les blasphémateurs, non, non. Contre l’Elysée et l’UMP qui bloquent, parait-il ses parrainages. Car pour ceux qui l’ignoraient, elle est candidate à l’élection présidentielle. Enfin, elle aimerait l’être car elle a des choses à dire. Mais, déclare-t-elle, elle va se battre : « Je suis en guerre. Je ne pouvais pas imaginer qu’en France on pouvait kidnapper la démocratie. La démocratie cadenassée en France, jamais je ne l’accepterais. » Il était temps que la pauvre chérie se rende compte que nous vivions, en France dans une démocratie totalitaire. En attendant, elle menace : « Je vais débloquer une bombe atomique. » Une bombe atomique… Le journaliste lui demande : « Quelle bombe atomique, où, quand, comment ? » Christine Boutin, les yeux hallucinés, écarquillés de fureur, répond : « Une bombe atomique ». Les amis, on n’a pas fini de rire avec uneoiselle pareille. Comme promis, je vous tiens au courant, d’heure en heure, de ses émotions…

 

Elie Semoun et Dieudonné, c’est reparti

 

Elie Semoun et Dieudonné avaient fonctionné en duo pendant quelques années, avant qu’ils ne se fâchent à mort. Il est vrai que l’humour antisioniste de Dieudonné n’était pas pour plaire à Semoun. Les voici repartis dans le registre de la confrontation artistique. Elie Semoun projette de tourner une comédie sur le Front National. Il s’explique : « J’ai envie de parler de ce sujet. Un juif interprétant un militant de ce parti, à la base, je trouve ça drôle. J’ai écrit le scénario et j’espère tourner le film cet été. » Commentaire amusant d’Axel sur Fdesouche « En tant que grand amateur de pot-au-feu, j’apprécie qu’il nous mijote un gros navet. » Quant à Dieudonné, il s’apprête à sortir prochainement un film (disponible par abonnement sur son site), sobrement intitulé « L’antisémite ». Que le plus drôle gagne…

 

La descente aux enfers de Villepin

 

L’ancien premier Ministre, Dominique de Villepin, a annoncé sa décision d’être candidat à l’élection présidentielle. Une folie, qui s’explique sans doute, notamment, par sa rage d’avoir été menacé par Sarkozy d’être « pendu à un croc de boucher », dans l’affaire Clearstream. La ministre Nadine Morano n’a pas tort quand elle affirme : « Dominique de Villepin est un homme seul, sans moyens financiers, sans mouvement politique », l’encourageant à renoncer à sa candidature. Quant au ministre de l’Education nationale, Luc Châtel, il surnomme cruellement « République solitaire » le mouvement présidé par Villepin, « République solidaire ». Il est pathétique de constater comment un homme qui fut puissant, entouré, admiré, a été lâché par presque tous ses anciens amis. On mesure aussi, là, la terrible puissance du Système, capable d’offrir prébendes, honneurs, titres, ministères à ceux qu’il veut acheter.

 

La plupart de ses soutiens parlementaires ont abandonné Villepin, pour rejoindre Sarkozy. Son ex-directeur de cabinet, Bruno Le Maire, est entré au gouvernement. Georges Tronc l’a lâché en mars 2010 pour devenir secrétaire d’Etat à la fonction publique (depuis, il a eu quelques soucis liés à des harcèlements sexuels). Hervé Mariton a pris, lui aussi,ses distances. Et puis, la porte-parole et cheville ouvrière du mouvement, Marie-Anne Montchamp, n’a su résister à la tentation d’entrer en novembre 2010 au gouvernement, à un poste des plus inexistants : secrétaire d’Etat aux solidarités. Le nouveau porte-parole de République solidaire, Daniel Guarrigue, démissionne à son tour de ses fonctions et du mouvement, quelques temps plus tard. Puis c’est le tour de Chantal Bockel, sa dernière porte-parole de quitter République solidaire, peu de temps après le député Jacques Le Guen. Une descente aux enfers… Rien ne dit, au demeurant, que Dominique de Villepin obtiendra ses 500 parrainages. Sic transit gloria mundi… (ainsi passe la gloire du monde)

 

Les pseudo préfets se goinfrent d’importance

 

Des dizaines de hauts fonctionnaires ont le titre de préfet alors qu’ils ne le sont pas. Ils touchent, en plus de leurs divers émoluments une confortable retraite de préfet de 4000 euros par mois. Parmi ceux-ci, citons les députés et anciens ministres de François Mitterrand, Michel Vauzelle, 66 ans et Michel Delebarre. Ils avaient été nommés de manière discrétionnaire, par le président Mitterrand. J’ai bien connu, à Strasbourg, J.C. P., qui fut adjoint au maire socialiste de Catherine Trautmann, avant de s’opposer violemment à elle. Il me raconta avoir demandé à Michel Rocard, dont il était le chef de cabinet, la veille où le premier ministre quittait ses fonctions, de le nommer préfet. Rocard accepta. Il n’exerça évidemment jamais cette fonction mais se retrouve aujourd’hui être un retraité heureux…

 

Delebarre, quant à lui, perçoit une pension mensuelle de pseudo-préfet de 4000 euros bruts, plus 15.124 euros d’élu, sans compter une indemnité forfaitaire de frais de mandat de député de 6000 euros nets. Une fois retraité, Delebarre aura un modeste pactole de 12.000 euros mensuels. De quoi vivre honnêtement. Rappelons que selon l’Insee, le montant brut des pensions en France s’élevait, en 2009, à 1.196 euros par mois… Au fait, pour votre information… Michel Delebarre a abandonné son mandat de député en septembre 2011. Pour se faire élire sénateur … et la goinfrerie continue…

 

Mazel Tov ! Aliot en Israël

 

C’est le site israélien francophone JSSNews qui nous le révèle. On commence à en savoir un petit peu plus sur les objectifs du voyage de Louis Aliot, secrétaire général du FN et compagnon de Marine Le Pen, en Israël. Il était, en fait, accompagné d’un personnage quelque peu bizarre, Michel Thooris, jeune juif de 31 ans, que nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer dans Rivarol. Il fut membre du Syndicat National des Policiers en Tenue, puis membre d’Action Police CFTC, développant un discours plutôt radical, puisqu’il avait appelé, lors des émeutes en 2005, à une intervention immédiate de l’armée dans les banlieues. En 2007, il s’était présenté aux élections législatives de Paris sous l’étiquette des plus bizarres du Parti Anarchiste Révolutionnaire. Il s’est, par le passé, vanté de connaître le Vice-ministre des Affaires Etrangères Dany Ayalon et a affirmé être prochedu parti nationaliste israélien (entendez en langage politiquement correct, d’extrême-droite) Yisrael Beitenu d’Avigdor Liebermann, celui auprès de qui le premier ministre Netanyahu passe pour un modéré. Il affirme être « Juif selon la halacha », c'est-à-dire la loi juive, tout en n’étant pas pratiquant. Il a un lien commun avec Louis Aliot : Sa famille serait originaire de Tlemcen en Algérie, tout comme le grand-père d’Aliot, lui aussi juif de Tlemcen. Aliot n’est cependant pas de confession juive.

 

Revenons aux objectifs de ce voyage. Selon des informations révélées par des membres de la Ligue de défense juive en France, dont Thooris est très proche, l’objectif était de présenter Thooris comme candidat de la 8ème circonscription des Français de l’étranger, celle où Israël représente le plus grand nombre de votants. Cette circonscription comprend les électeurs français résidant en Israël, bien sûr, mais aussi au Vatican, en Italie, à Chypre, en Grèce, en Turquie, à Saint-Marin et à Malte. L’information a été confirmée par le porte-parole du Front national, Alain Vizier.

 

Du coup, les autres candidats juifs dans cette circonscription se déchaînent. Edward Amiach a déclaré : « Sans le maquillage de ‘jeune dame’ de Marine Le Pen, le FN est le même que sous l’ère Jean-Marie. On y retrouve d’ailleurs toujours les mêmes Chatillon, Gollnisch et Aliot, des vrais antisémites notoires (mais où est-il allé chercher cela ?). C’est un vrai danger pour les Juifs. » Quant à Gil Taïeb, il lance un vibrant appel (les appels sont toujours vibrants ; je ne sais pas si vous l’avez remarqué) : « Pas une voix juive ne doit aller aux extrémistes bruns ni aux anti-sionistes verts. » C’est vraiment trop injuste… Mais que faut-il que Marine Le Penfasse encore pour devenir persona grata en Israël ? Je l’ai dit dans une récente chronique. Il faut qu’elle tue le père, qu’elle expulse du mouvement les quelques nationalistes qui y restent. Qu’elle se couche, encore et encore, et encore davantage. Et cela ne suffira pas. Alors, n’est-il pas grand temps d’arrêter ces reptations ?

 

Les nationalistes français et européens ont-ils à quémander à Israël le droit de défendre leur identité française et européenne ? Non, mais, on rêve !

 

Signatures de Marine Le Pen : encore des soucis

 

Le courageux maire de Sardan, dans le Gard, avait annoncé son intention de donner son parrainage à Marine Le Pen. Il avait même poussé l’audace jusqu’à écrire à ses 250 administrés pour les en informer. Conséquence : le conseil municipal vient de démissionner en bloc. Ce dernier ne lui reproche pas tant sa signature, du moins l’affirment-ils, que sa « gestion totalitaire et autoritaire » de la commune. Les conseillers municipaux ont saisi le Ministère de l’Intérieur, lui demandant de destituer le maire, Philippe Chagnolleau et d’organiser de nouvelles élections. Quand je vous le disais… Marine le Pen a du souci à se faire…

 

Le prochain numéro de Rivarol sortira

le vendredi 6 janvier 2012...

10:49 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.