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lundi, 20 février 2012

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 012.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3034 du 17 février 2012)

 

« Le peuple juif ne se définit pas par la haine des autres. Il se définit par ses valeurs. Nous sommes le peuple qui a apporté au monde deux choses : l’idée de Dieu et l’idée de l’argent. »

 

Si c’est Attali qui le dit…

 

L’ancien conseiller de François Mitterrand poursuit de façon grandiose: « L’antisémitisme, c’est l’ingratitude.  La grandeur du peuple juif, c’est d’avoir apporté aux autres, même à ceux qui ne veulent pas entendre. C’est un altruisme, non pas intéressé (apparemment il y a des altruismes intéressés… Passons…) mais désintéressé… C’est cette mission qui fait que l’apport de la Loi, de cette générosité, créera une humanité qui survivra, dont le peuple juif sera toujours l’avant-garde. » Atchoum !

 

Dieu merci, Soljenitsyne est mort

 

Il est mort, sinon il aurait fini comme Dieudonné. « Il était clairement antisémite et nostalgique de la monarchie tsariste », déclare Alain Corbière, maire adjoint (PG) du XIIème arrondissement, durant la délibération du Conseil de Paris qui vient de décider d’attribuer le nom d’Alexandre Soljenitsyne à une place du XVIème arrondissement. Crime abominable, il est vrai, Soljenitsyne avait écrit un livre « Deux siècles ensemble », qui narre la difficile cohabitation entre le peuple russe et la communauté juive. A lire en Pdf sur le site www.barruel.com. Curieusement, ce livre n’a jamais paru aux Etats-Unis.

 

Une bonne nouvelle : Mel Gibson bientôt lavé des soupçons d’antisémitisme ?

 

Son film « La passion du Christ » avait suscité l’émoi de l’organisation américaine Anti-Defamation Leage qui y voyait de l’antisémitisme. Le film retraçait fidèlement les Evangiles. Mel Gibson est, ce qui n’est pas forcément une qualité pour certains, père de huit enfants, catholique fervent (on l’a rencontré au Barroux), et partisan de la peine de mort. Son film obtint, malgré les glapissements, trois oscars. Il s’apprête à tourner un nouveau film, consacré à Judas Maccabée, dont il incarnerait le père.  La Révolte des Maccabées a été à la fois une révolte juive contre la dynastie helléniste des Séleucides, et un conflit interne au peuple juif opposant des traditionalistes hostiles à l’évolution de la tradition juive au contact de la culture grecque et des Juifs hellénisants plus favorables au métissage culturel. Cet épisode se situe au iie siècle av. J.‑C.

 

Bon, mais l’épisode actuel se situe actuellement… Une synagogue californienne endettée, menacée de fermeture, lui propose un deal : « Notre proposition, monsieur Gibson, vise à vous laver de tous soupçons d’antisémitisme qui circulent sur vitre compte (houlà !). Quel meilleur moyen pour prouver à vos fans et aux médisants que vous n’êtes pas antisémite que de rejoindre notre cause et de nous aider à réunir des fonds pour notre association ‘sauvez notre synagogue’ ? » La congrégation Beth Shalom a chiffré la somme demandée à un modeste pactole de 1,6 millions de dollars. Pour l’instant, Mel Gibson n’a pas répondu…

 

Un nouveau Strauss-Kahn ?

 

Claude Lanzmann, le réalisateur des exceptionnels films « Shoah » et « Tsahal » vient d’être arrêté et interrogé à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv pour harcèlement sexuel sur une employée de sécurité. Selon le Figaro, quotidien sérieux s’il en est, il aurait saisi par surprise et embrassé de force une employée de l’aéroport, alors qu’il venait de passer les contrôles de sécurité avant d’embarquer dans un avion pour la France.

 

Dieu merci, ça s’est bien terminé. Il a été entendu par la sécurité de l’aéroport avant d’être relâché et autorisé à prendre son avion.

 

Emouvant discours de Sarkozy au dîner du Crif

 

C’était mercredi 8 février au pavillon d’Armenonville. Sarkozy en était l’invité d’honneur. Simone Veil en était, ainsi que Manuel Valls et Nadine Morano, sans oublier François Hollande qui serra la main au Président. Le père de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien prisonnier durant cinq ans des Palestiniens et reçu à l’Elysée, était présent. Le discours de Sarkozy fut très émouvant et déterminé, comme il se doit. «  C’est une grande émotion pour tous les Français que Gilad Shalit soit sur le territoire de la France. On a enlevé (à ses parents) un enfant de 20 ans, on leur a rendu un héros » Rien que çà… Mais ce n’est pas fini… Le Président poursuit : « Honte à ceux qui ont eu ce comportement barbare. Israël est une démocratie parce que dans une démocratie, on attache de l’importance à une vie, pas à mille. » Sarkozy n’a pas tort. Selon sa définition, Israël, qui a allègrement massacré des centaines de Palestiniens, est en effet une démocratie. Puis Sarkozy nous a fait une petite leçon d’histoire, qui intéressera nos lecteurs pas bien informés. Il pose la question : « Où s’est passée la Shoah ? » Personne dans l’auditoire ne connaissant la réponse, il fait cette révélation époustouflante : « En Europe ! »

 

Et il enfonce le clou : « Les Européens ont eu l’idée folle de la Shoah » rajoutant « Israël est un miracle. La disparition d’Israël serait un drame. » Sarkozy vise évidemment l’Iran déclarant que « l’acquisition de l’arme atomique par l’Iran est inacceptable et que la France avait décidé de ne plus acheter une goutte de pétrole à l’Iran. » La Chine et l’Inde, qui sont impatients de remplacer la France comme acheteurs du pétrole iranien ont du sabler le champagne en entendant cette déclaration… Sarkozy, en conclusion, s’est fait affectif : « Et si la vraie victoire pour Israël, c’est que si Israël était aimé et non pas craint. » (on retrouve là la syntaxe quelque peu approximative du Président).  Pour ceux qui n’auraient pas compris, il enfonce le clou : « Toute mon histoire, c’est d’avoir été proche d’Israël. Chaque fois qu’un juif, sur le territoire de notre république, est insulté, c’est l’affaire de 65 millions de Français qui sont insultés. » Ils en ont de la chance, eux…

 

La famille de Lee Zitouni pas invitée au dîner du Crif

 

Lee Zitouni est cette jeune femme de 25 ans, tuée le 18 septembre dernier, en Israël, par deux chauffards franco-israéliens, Eric Roubi et Claude Khayat,  qui ont immédiatement pris la fuite et regagné Paris, suscitant une vive émotion. Les autorités israéliennes souhaiteraient pouvoir les juger sur place. Or la France n’extrade pas ses ressortissants, eussent-ils la double nationalité. La famille de Lee Zitouni voulait participer au dîner du Crif. Le président du Crif, Richard Prasquier craignait qu’ils ne tentent d’approcher le président de la République et qu’il y ait une polarisation autour de cette affaire. D’où son refus de les voir invités. Mais les Zitouni ne sont pas rancuniers. Ils lui ont écrit : « Nous éprouvons le plus grand respect pour le Crif et les organisations le composant, pour sa contribution aux relations franco-israéliennes et au peuple juif. »

 

Un débat sur l’extrême droite saboté par les islamistes

 

Cela s’est passé mardi 7 février dans l’auditoire de l’Université libre de Bruxelles, et c’est au fond assez amusant. Caroline Fourest, auteur d’une biographie de Marine Le Pen et antiraciste compulsive, était l’invitée d’un débat sur le thème « l’extrême droite est-elle devenue fréquentable ? » La réponse de Caroline Fourest, proche de l’extrême gauche est évidemment négative. Marine Le Pen avait qualifié l'ouvrage de Caroline Fourest de « succession de mensonges, d'amalgames ignobles, de calomnies, de diffamations et d'injures ». Qui est Caroline Fourest ? Durant l'adolescence, elle découvre son homosexualité, ainsi qu'une conscience politique qui l'amène « à militer pour les droits des minorités ». Elle est un temps responsable du Centre gay et lesbien de Paris. En 1997, elle fonde la revue ProChoix avec Fiammetta Venner (sa compagne, qui a cosigné avec elle de nombreux textes).Éditée par une association du même nom, cette revue s'est donné pour objet de « défendre les libertés individuelles contre toute idéologie dogmatique, liberticide, essentialiste, raciste ou intégriste ». Ses thèmes de prédilection sont la protection de la laïcité, les droits des femmes et des homosexuels.

 

Après avoir dénoncé presque exclusivement l’extrême droite et l’intégrisme chrétien pendant plus de dix ans, Caroline Fourest dénonce en 2006 dans ses livres – Frère Tariq et La tentation obscurantiste – ce qu'elle désigne comme les rapprochements entre une partie de la gauche et les mouvements islamistes. Elle dénonce vivement, dans son livre, le double langage de Tarik Ramadan.

 

Mais revenons à cette réunion. L’auditorium était comble. Dès le début de la conférence, des téléphones portables se mirent à sonner, des hurlements « Burka-bla-bla » retentirent et des personnes affublées de keffieh et de burqas scandèrent des vociférations haineuses à son encontre. Selon le quotidien Le Soir, ce mouvement de contestation serait le fruit d’un assistant de recherche de l’Université, Souhail Chichah, connu pour ses idées extrémistes. Le thème du débat n’était évidemment pour rien dans cette fureur, mais c’est la personnalité même de Caroline Fourest et ses prises de position contre l’obscurantisme islamiste qui étaient visées. Toujours est-il que la réunion fut interrompue et Caroline Fourest dut être raccompagnée vers la sortie par le service de sécurité. Et devinez quel fut son commentaire quand la presse l’interrogea ? Elle mit en cause « l’extrême droite » ! Ahurissant…

 

La beauté des femmes noires

 

Le magazine mensuel « Egaux mais pas trop » se penche sur les critères de beauté de la femme. Les magazines féminins mettraient en avant des canons des plus suspects. La femme idéale serait grande, jeune, mince et… blanche. Ces représentations ignorent ainsi celles qui ont la peau noire et les cheveux crépus. Le magazine se rend donc à la rencontre de ces femmes sous-représentées, donc discriminées. Il interroge Jean-Paul Goude, acteur et témoin privilégié du monde de la mode et de la publicité, pour tenter de répondre à cette douloureuse question . Jean-Paul Goude exprime son amour pour l’Afrique et les Africains : « Enfant, je regardais l’Africain comme un héros. Ca me faisait rêver. » Quant à la militante noire Rokhaya Diallo, elle dit : « Les annonceurs persistent à valoriser une conception marketée de la beauté, plutôt blonde aux yeux bleus. Si les rédactions étaient moins homogènes sur le plan social et culturel elles songeraient à diversifier les modèles mis en avant. » Nous y voilà. Bientôt des quotas dans les rédactions des journaux et des revues.

 

Imaginons Rivarol avec son quota de noirs, de juifs, d’homosexuels et de francs-maçons… Ce serait amusant…Enfin, peut-être pas pour Jérôme Bourbon ni pour les lecteurs…

 

« La société multiculturelle, multiethnique, ce n’est pas tenable »

 

C’était, d’après le très cosmopolite député socialiste PS, fondateur de SOS racisme et grand collectionneur de montres des plus coûteuses, la conviction de ses parents. Lui-même est né à Oran et ses parents ont vécu sur le sol de l’Algérie française. Il raconte au Figaro Magazine : « Nous sommes arrivés en 1965. J’avais dix ans. Mon père était directeur d’école et ma mère institutrice. C’étaient des gens de gauche qui avaient cru dans la révolution algérienne, dans une société multiculturelle, multiethnique… Ils se sont vite rendus compte que ce n’était pas tenable. »  Quant à l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, qui n’a pas la réputation d’être un homme d’extrême droite, voilà ce qu’il déclarait : « Que les peuples ne vivent pas trop près les uns des autres, sinon c’est la guerre, mais pas trop loin non plus, sinon, ils ne se connaissent plus, et alors, c’est la guerre ! »

 

L’horrible bourgeoisisme

 

Voilà un extrait de la définition qu’Hermann Hesse donne, dans Le Loup des Steppes, de l’esprit bourgeois. On la lira dans le Petit Lexique du partisan européen, modeste mais intéressante brochure à laquelle avait contribué Guillaume Faye en 1985,  qui vient d’être rééditée, et disponible sur Librad (6 euros) : « L’homme a la possibilité de s’abandonner entièrement à l’esprit, à la tentative de pénétration du divin, à l’idéal de la sainteté. Il a également la possibilité inverse de s’abandonner entièrement à la vie de l’instinct, aux convoitises de ses sens, et de concentrer tout son désir sur le gain de la jouissance immédiate. La première voie mène à la sainteté, au martyre de l’esprit (…). La seconde mène à la débauche, au martyre des sens (…). Le bourgeois, lui, cherche à garder le milieu modéré entre ces extrêmes (…) Il n’aspire ni à la sainteté, ni à son contraire, il ne supporte pas l’absolu, il veut bien servir Dieu, mais aussi le plaisir. (…) Le bourgeois, de par sa nature, est un être doué d’une faible vitalité, craintif, effrayé de tout abandon, facile à gouverner. C’est pourquoi, à la place de la puissance, il a mis la majorité. A la place de la force, la loi. A la place de la responsabilité, le droit de vote. (…) Il est clair que cet être pusillanime, en quelque grande quantité qu’il existe, est incapable de se maintenir, qu’en raison de ses facultés il ne peut jouer dans le monde un autre rôle que celui d’un troupeau de brebis entre des loups errants. » A méditer…

18:37 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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