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jeudi, 01 mars 2012

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 011.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3036 du 24 février 2012)

 

Marine Le Pen déclare qu’elle est obligée d’annuler des meetings et un déplacement aux Antilles faute de financement, les banques attendant qu’elle ait ses parrainages pour lui prêter de l’argent.

 

Les difficultés de Marine Le Pen

Où en est-elle dans la quête des signatures ? Sur RTL, elle a déclaré : « J’en ai 430, quelque chose comme ça. » Le « quelque chose comme ça » signifie en réalité qu’elle n’est pas à ce chiffre. Interrogée sur un plateau de télévision sur la réaction de Bruno Gollnisch qui vient de déclarer que l’implantation insuffisante du FN expliquait en partie ces difficultés, elle réagit avec une vive agressivité, déclarant : « Et lui, il en a apportées combien ? Hein ? » Bref, c’est l’affolement. En admettant même que le chiffre de 430 promesses soit vrai, cela signifie qu’elle dispose de 120 signatures fermes (ses élus) et 310 promesses qui, l’expérience de Carl Lang le prouve, se traduisent par une déperdition d’un tiers au moins. Elle ne disposerait donc que de 300 signatures potentiellement fermes. De quoi se faire du souci.

 

Marine Le Pen pensait que sa stratégie de dédiabolisation lui faciliterait considérablement la tâche. Il n’en est rien. Rencontrer l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, déclarer lors de son discours de Lille qu’ « il n’y a pas de différence entre un Français immigré et un Français de souche », laisser Louis Aliot condamner les propos de Christian Vanneste, exclure des militants nationalistes n’a contribué qu’à affaiblir son mouvement et sa candidature.

 

Ceci dit, Marine Le Pen a raison quand elle dénonce l’incroyable duplicité du système qui, par la bouche du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, explique qu’il fallait que toutes les sensibilités soient représentées à l’élection présidentielle. Très bien. Sauf que Juppé parlait du Sénégal, pas de la France…

 

Pas de tentation d’extrême droite chez les juifs

 

L’Ifop vient de réaliser un sondage qui analyse le vote des Français de confession juive. Ceux-ci apparaissent comme plus à droite que l’ensemble des électeurs et apparaissent comme le deuxième groupe le plus favorable à Nicolas Sarkozy, derrière les catholiques pratiquants. 40% se disent proches de l’UMP contre 26% pour le reste des Français. 40% se disent proches de la gauche, contre 48% des Français. Enfin, la sympathie pour le FN parait quasi inexistante. Dès lors, est-il pertinent de courtiser un électorat qui parait très résiduel ?

 

Le coût de l’immigration

 

Le 16 février, l’Institut de géopolitique des populations avait organisé un colloque sur le thème : « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » Un premier compte-rendu vient de paraître. On estime à 250.000, dont 50.000 clandestins, le nombre d’entrées annuelles en France. L’immigration par mariage, qui renforce l’implantation de l’islam en France est de 50.000 personnes. Les naturalisations, qui créent un peuplement de substitution, représentent 10.000 personnes par an.

 

L’analyse d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, vise à calculer les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement et de productivité. Il calcule aussi les coûts en termes de santé, de logement, d’éducation, de maintien de l’ordre, de la justice, ainsi que des diverses prestations sociales. Laulan conclut que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France, 1646 milliards d’euros. Bref, l’immigration appauvrit la France et se trouve financée par l’endettement, un comble en période de crise.

 

Jean-Yves Le Gallou estime, quant à lui, que l’immigration annuelle supplémentaire coûte 18 milliards et Jean-Paul Gourevitch chiffre le coût de l’immigration clandestine à 5 milliards. Pire, cette immigration clandestine entraine le développement rapide d’une économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Gourevitch nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30% ; c’est la fin de l’Etat organisé et c’est le plus court chemin vers le sous-développement économique. Voilà où ils nous ont menés…

 

Le Plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme

 

Les lecteurs de Rivarol seront heureux de l’apprendre. Le plan d’action, publié par le gouvernement traduit « son engagement résolu à combattre toutes les formes de discriminations en raison des origines. » Un délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme va être nommé. Il sera chargé d’animer cette politique au quotidien, en lien avec l’ensemble des acteurs concernés. Les noms des acteurs concernés ne sont pas précisés, mais on devine… Parmi les objectifs de ce Plan, « un renforcement de l’action répressive », « une meilleure prise en compte de ces questions dans les politiques sociales, éducatives, culturelles et sportives. » Bref, un bourrage de crâne renforcé… Autre bonne nouvelle : « Au collège, les nouveaux programmes d’histoire de la classe de troisième proposent aux élèves une réflexion sur l’évolution de l’immigration en France au XXème siècle, ce qui leur permet de comprendre que l’apport des populations étrangères a constitué une chance pour la France. » Consternant…

 

Un enfant de 7 ans accusé de racisme

 

C’est en Grande-Bretagne que cela se passe. La mère d’Elliot, âgé de sept ans, avait reçu un coup de fil de l’école élémentaire de Hull, concernant son petit garçon accusé de racisme envers un de ses petits camarades. Elliot lui avait demandé lors d’une récréation : « Tu es brun parce que tu viens d’Afrique ? » La famille de l’enfant brun a interprété cette question comme une insulte raciste et a décidé de porter plainte contre Elliott. Selon les responsables de l’établissement, les règles sont strictes : « C’est tolérance zéro pour les faits de racisme évident. » Conclusion : Elliott a été renvoyé de l’école.

 

Hitler aurait eu un fils avec une Française : du côté des mythomanes…

 

C’est cette histoire abracadabrantesque, pour reprendre la formule de Jacques Chirac, que l’on trouve sur le site LePoint.fr. Aucun historien sérieux n’y croit, pas davantage qu’à la légende des ascendances juives d’Hitler. Jean-Marie Loret se présente un jour chez François Gibault, avocat parisien bien connu, et lui déclare : « Maître, je suis le fils d’Hitler ! Dites-moi ce que je dois faire. » L’homme ne semble pas être un hurluberlu. Il raconte que sa mère, Charlotte Lobjoie, une jeune femme d’à peine 16 ans, a fait la connaissance d’Adolf Hitler à Fournes-en-Weppe, petite ville située à l’ouest de Lille, alors que celui-ci avait été envoyé à l’arrière, avec ses camarades, suite à de durs combats en Picardie, en 1917. L’année suivante, nait un fils… Quelques semaines avant de mourir, au début des années cinquante, Charlotte avoue à son fils l’identité de son père. Celui-ci, raconte le site, pourtant présumé à peu près sérieux, fait réaliser « une étude comparative psychographologique entre Adolf Hitler et lui-même ainsi qu’une comparaison graphologique des écritures des deux hommes ». On est en pleine fumisterie ! Et pourquoi pas une étude psychoastrologique ? Ces études ont (enfin, auraient) fait apparaître « un air de famille ».

 

Les mythomanes, doublés parfois d’escrocs, sont à vrai dire assez fascinants et souvent talentueux. On se souvient de cet escroc juif, Naundorff, qui se fit passer, avec un certain succès, pour le fils de Louis XVI, qui aurait réussi à s’échapper de la prison du Temple. Ou de la pseudo Anastasia, fille du tsar, qui aurait réussi à échapper aux balles de ceux qui massacrèrent la famille impériale russe. Ils réussirent à tromper même des proches membres des familles royale et impériale.

J

’ai moi-même connu à Strasbourg, dans les années 1970, à Ordre Nouveau, un mythomane assez étonnant : le sosie d’Adolf Hitler. Il s’appelait Bernard R. et entretenait la ressemblance. Tout y était : la moustache, la mèche. Il prétendait avoir combattu dans la division Charlemagne. Il nous montra des preuves : des cartes postales du général Krukenberg, chef allemand de cette division, et qui était toujours vivant en ces années 70… En fait, Bernard R. avait rencontré un ancien de la Charlemagne qui lui avait donné les coordonnées du Général. Ce dernier ne se souvenait évidemment pas des noms de ses soldats, et répondait amicalement à ceux qui lui écrivaient…

 

La fin de l’histoire est amusante. Bernard R. fut repéré, alors qu’il était concierge au Théâtre National de Strasbourg, par Jérôme Savary, qui faisait une tournée avec son Grand Magic Circus. Ni une, ni deux, il le fait monter sur scène interpréter le personnage d’Hitler, vociférant ses discours, en play back. Et c’est ainsi qu’il devint acteur et joua notamment dans le film de Claude Lelouch, Toute une vie. Il joua aussi dans d’autres films que la pudeur interdit d’évoquer ici…Il eut droit à des pages dans des journaux à scandale en France et en Allemagne. Il y raconta, notamment, l’air pénétré : « C’était terrible. Bébé, je ressemblais déjà à Adolf Hitler … »

 

Fabius en Chine

 

L’ancien premier ministre Laurent Fabius a entrepris, à la demande de François Hollande, une tournée pour le représenter dans toute une série de pays. Il s’agit d’une mission « d’amitié, de respect et d’écoute. » Emouvant d’humanisme, sauf que les Chinois s’en contrefichent, de l’humanisme… Ca ne démarre pas très bien. Venu en Chine pour y rencontrer les plus hauts dirigeants, aucun n’a accepté de le recevoir. Tout juste a-t-il eu droit à rencontrer un vice-gouverneur de la banque centrale et des sous-fifres du Bureau de liaison du Parti communiste chinois. Du coup, le pauvre Fabius a annulé la conférence de presse prévue le soir, et pris l’avion dans l’après-midi, direction Tokyo, où il espère rencontrer le premier ministre.

 

Lellouche en Israël

 

C’est à Tel-Aviv et à Jérusalem que Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au commerce extérieur, est allé chercher des voix pour Sarkozy. La communauté franco-israélienne, des binationaux pour la plupart, y compte 120 000 à 150 000 ressortissants. Leur nombre augmente régulièrement, la France fournissant le plus grand nombre d’immigrants à Israël. Quand cette communauté vote, elle le fait majoritairement à droite. Pierre Lellouche a joué l’affectif et la fibre communautaire, rappelant que son père était juif et évoquant ses séjours au kibboutz dans les années 1970. Il a insisté sur la profonde sympathie de Sarkozy pour l’Etat hébreu, soulignant que le Président avait, dès son élection rompu « très clairement avec l’idée du peuple dominateur et sûr de lui » et insistant sur la part prise par la France dans les sanctions contre l’Iran et son programme nucléaire.

 

Trop drôle : les antifascistes attaqués par les immigrés

 

C’est à Berlin que cela se passe. Un groupuscule d’extrême gauche dispose d’un local en plein quartier occupé par une importante communauté kurde, où il organise des fêtes antifascistes. Il y a quelques jours, un groupe de 30 jeunes Kurdes s’est invité avec des battes de baseball à la fête. La nuit suivante, deux musiciens qui devaient jouer dans le local étaient attaqués. Les attaques sont le fait d’une bande de racketeurs kurdes, qui se fait appeler ‘Street fighters’ et qui exigent des antifas une grosse somme d’argent pour les « protéger ». Pas de chance pour les antifas, le siège des kurdes, connus pour des violences graves et divers crimes est en face de leur local. Un observateur a déclaré : « Ils ne savent plus sur quel pied danser car ils ne sont attaqués ni par des ‘nazis’, ni par des ‘flics’, mais par des immigrants. Cela ne correspond pas à leurs idées sur le monde. » Sur la page d’accueil de leur site internet, il est écrit : « Puisqu’il ne s’agit ni de nazis ni de flics, nos méthodes habituelles ne sont pas applicables… » Un jeune ‘artiste’ qui vient de s’installer dans le quartier déclare quant à lui : « Ici, c’est la mafia turque et arabe qui fait la loi. » Le journal allemand Süddeutsche Zeitung commente sobrement : « La vision du monde de la gauche est chancelante. »

 

« L’Iran sera en mesure d’attaquer les Etats-Unis dans 3 ans »

 

Carrément. C’est le ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, qui vient ainsi ajouter son grain de TNT à la mayonnaise, nouvel argument censé décider enfin les USA à faire ce qu’eux-mêmes, Israéliens, hésitent quand même à faire tous seuls.

 

Donc, idée : "L'Iran dépense des milliards de dollars afin de produire des missiles intercontinentaux balistiques et nucléaires dans le but de menacer l'Europe et les Etats-Unis". En bonne logique israélienne, les USA et l’Europe reconnaissants devraient séance tenante déclarer la guerre à un pays aussi belliqueux.

 

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10:08 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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