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mardi, 29 mai 2012

Chronique de la France asservie et résistante...

Photo 012.jpgChronique de Robert Spieler

publiée dans Rivarol

(n°3048 du 25 mai 2012)

LE SITE Rue 89 se plonge dans le passé, et aussi dans le présent, et pose une question essentielle : comment devenir ministre ? Faut-il pratiquer la pression (« Je suis le meilleur, et je t’ai rendu tant de services… et je t’aime tant »), la dignité (« Je ne demande rien, mais si je pouvais t’aider dans cette lourde épreuve, moi qui t’aime tant ».), l’agitation (« Je t’aime, je t’aime, je t’aime ») ou le silence (« Tu sais que je t’aime, mais je n’en dirai rien ») ?

COMMENT DEVENIR MINISTRE ?

Il y a quelques anecdotes savoureuses.

François Mitterrand demande à Pierre Mauroy de constituer le gouvernement. Il souhaite y voir figurer un certain… il ne se souvient plus du nom, mais sait qu’il finit par …el. Mauroy trouve la réponse : ce sera Jean Gatel, qu’il nomme secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense en 1983. Mitterrand pensait en fait à Jean-Marie Bockel qui sera rattrapé en 1984, puisqu’il sera nommé secrétaire d’État au commerce. Il finira même par figurer dans legouvernement dirigé par François Fillon, rallié à la cause du sarkozysme. Des accidents d’homonymie semblent avoir été fréquents sous l’ère Mitterrand. François Mitterrand avait dit : « Appellez-moi Boucheron ». Il pensait à Jean-Michel Boucheron, député d’Ille-et-Vilaine, spécialiste de la Défense. Ce fut Jean-Michel Boucheron, qui était député-maire d’Angoulême, qui avait de sérieux problèmes avec la justice, qui fut nommé. Du coup, il n’est resté qu’un mois au gouvernement… Jacques Mellick, quant à lui, qui était aussi en délicatesse avec la justice, fut nommé par erreur secrétaire d’Etat aux Anciens combattants en 1988. Michel Rocard avait mal compris le nom que prononçait Mitterrand qui pensait à André Méric, lequel fut toutefois, in fine, nommé ministre délégué à la mer. Autre anecdote : en 2005, Chirac téléphone à François Baroin pour lui proposer l’Outre-mer. Baroin hésite : « Oui, vous savez, moi, monsieur le Président, je n’aime pas trop l’avion. » On comprend ses réticences. Son père, grand ponte de la Françafrique et grand-maître du Grand-Orient de France, disparut dans un crash, il y a trente ans, en Afrique. Toujours est-il qu’on ne dit pas non au Président de la République. Baroin sera ministre. Jean-François Copé a, lui, beaucoup souffert.

Voilà ce que raconte un observateur. L’épisode se situe après la victoire de Nicolas Sarkozy : « Il faut le voir tourner comme un lion en cage, arpenter les couloirs de Bercy. Dix jours atroces à multiplier les coups de fil, à envoyer des SMS au Tout-Paris. Il mobilise son réseau, demande aux grands patrons Bernard Arnault ou Martin Bouygues de plaider en sa faveur, sollicite son ami Brice Hortefeux. »

Copé n’en sera pas. Nicolas Sarkozy, très sec, lui dit : « Je ne te garde pas, il n’y a pas de place, je ne peux pas prendre tout le monde, tu comprendras. » Copé dira que « cela lui a fait mal à l’estomac. »

Quant à Thierry Mariani, cela faisait des années qu’il suppliait Sarkozy d’obtenir un ministère. Sans succès, malgré les promesses. Le 14 novembre 2010, alors qu’il n’espérait plus rien, le téléphone sonne. C’était le président de la République qui lui annonçait sa nomination au ministère des Transports. Son bonheur était, paraît-il, immense…

PARLEZ-VOUS ANGLAIS

La maîtrise des langues n’est pas le fort des Français, fussent-ils Premiers ministres ou présidents. Le nouveau Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, agrégé d’allemand, pourra cependant s’entretenir sans difficultés avec la chancelière Merckel.

Hollande maîtrise assez bien la langue anglaise. Il avait obtenu un brillant 16/20 en anglais, à l’oral de l’ENA. Mais son accent est à couper au couteau... Il avait, peu de temps avant l’élection, été interrogé par la BBC et son commentaire avait suscité l’émoi de son entourage. Il avait dit :

« I’m anxious for the victory ». En voyant les mines déconfites de ses communicants, il avait, fort justement, précisé qu’“anxious” était un « faux ami » qui ne signifiait pas « anxieux, inquiet », mais “désireux”. Hollande était « désireux de gagner »… Hollande s’exprime en tout cas infiniment mieux en anglais que son prédécesseur, qui, sur ce plan et sur d’autres, était une véritable calamité. On se souvient de cet ahurissant « Sorry for the time » qu’il asséna à Hillary Clinton sur le perron de l’Elysée, désignant le ciel pluvieux. Il commettait ainsi un épouvantable contresens qui vaut un zéro pointé aux élèves de 6e. Il confondait “time” (le temps qui passe, l’heure) et le temps météorologique (weather)… Hillary Clinton eut la politesse de regarder le ciel d’un air pénétré et de sourire au colossal humour de Sarkozy.

La presse britannique se gaussera du « notoriously non existent english » (un anglais notoirement inexistant) du président Sarkozy. Lionel Jospin et Jacques Chirac maîtrisent suffisamment l’anglais pour avoir pu donner des conférences dans cette langue. François Fillon, bien qu’il soit marié depuis quarante ans avec une galloise, a massacré avec constance, avec un épouvantable accent français, la langue de Shakespeare. Mais, parmi les anciens premiers ministres, Raffarin mérite le pompon. Il avait eu cette sortie grandiose lors du débat sur la Constitution européenne : « Ze yes needs the no to win against ze no », ce qu’on peut traduire par : le oui a besoin du non pour l’emporter contre le non… Avec l’accent en plus, of course !

L’“AUBE DORÉE” ET LES CHAMBRES À GAZ

Le chef du groupe parlementaire nationaliste Chryssi Avghi (Aube dorée), Nikos Mihaloliakos, qui a obtenu 21 élus aux dernières élections législatives en Grèce, ne recule devant rien.

Il vient de nier, dans un entretien télévisé, l’existence des chambres à gaz, déclarant : « Auschwitz, quoi Auschwitz ? Je n’y suis pas allé. Que s’est-il passé ? Vous y étiez, vous ? », et rajoutant : « Il n’y avait pas de fours, ni de chambres à gaz, c’est un mensonge », affirmant avoir « lu beaucoup de livres mettant en doute le chiffre de six millions de juifs exterminés par les nazis ». Il est vrai que le révisionnisme n’est pas poursuivi en Grèce. Devant le blocage institutionnel, de nouvelles élections auront lieu le 17 juin. Les sondages prédisent un léger recul des nationalistes de Chryssi Avghi, qui devraient cependant conserver, avec 5 à 6 % des suffrages (contre 7 %) un groupe parlementaire non négligeable.

LA PROCHAINE SORTIE DE LA GRÈCE DE LA ZONE EURO

En attendant, le grand hebdomadaire allemand de centre gauche, le Spiegel, titre, en couverture : « Acropolis, Adieu ! (référence à une chanson allemande très populaire)

Pourquoi la Grèce doit maintenant quitter l’euro. » Le magazine, proche des milieux d’affaires allemands, remet ainsi en cause le dogme de l’irréversibilité de l’adhésion à l’euro. Il explique : « En dépit de notre scepticisme, nous avions défendu jusqu’ici le maintien de la Grèce dans la zone euro. » Changement d’avis. Aujourd’hui, l’hebdomadaire écrit : « Les Grecs n’ont jamais été mûrs pour l’union monétaire et ne le sont toujours pas aujourd’hui.

Les tentatives de soutenir ce pays par des réformes ont échoué. Il est clair que la sortie de l’euro est dans l’intérêt des Grecs. »

Concrètement, comment cela va-t-il se passer ? Le Point analyse les scénarios les plus probables. Cela se passerait un samedi. Il vaudrait mieux, en effet, opérer par surprise, un jour où les Bourses sont fermées. Si l’information était diffusée, le risque d’une accélération des fuites de capitaux serait grand. L’opération s’accompagnera d’une forte dévaluation (on parle de 50 %). Ceci dit, comme la Grèce est un petit pays, le choc financier sera relativement facile à encaisser. Mais le problème est que la défaillance de la Grèce conduira immanquablement les vautours financiers à spéculer contre l’Irlande, le Portugal, l’Italie et l’Espagne. Selon certains observateurs, l’Espagne a « entamé sa descente aux enfers. » En attendant, les banques grecques seront menacées d’implosion.

Les clients, paniqués, voudront retirer leurs dépôts (ils le font déjà massivement actuellement), montrant la voie aux clients des autres banques en Europe.

En Grèce, l’augmentation des prix des produits importés va exploser, déchaînant l’inflation. L’économie sera entraînée dans une dégringolade redoutable. Bref, les perspectives sont des plus sombres…

LE BLOC IDENTITAIRE EXPLOSE

Les observateurs s’attendaient à ce qu’un jour ou l’autre cela se produise. Il y avait d’un côté, au Bloc Identitaire, ceux qui, tels Philippe Vardon et Fabrice Robert, président en titre, souhaitaient une alliance avec le Front mariniste et espéraient obtenir l’investiture dans quelques circonscriptions, dont Nice, que lorgnait Vardon, et de l’autre ceux qui refusaient toute accointance avec le FN.

Parmi ces derniers, Philippe Millau, promoteur de la maison identitaire bretonne, l’association Jeune Bretagne, le dirigeant de la Ligue du Midi, Roudier, Arnaud Gouillon, qui fut candidat du Bloc à l’élection présidentielle et Jacques Cordonnier, président d’Alsace d’Abord.

Ces derniers se sont fait littéralement virer par le tandem Vardon/Robert qui pratique un mode de fonctionnement fort peu démocratique. Le FN ne leur a, évidemment accordé aucune circonscription et ils se retrouvent gros Jean comme devant… Tout ceci était tellement prévisible.

PAPY N’EN FAIT QU’À SA TÊTE

Les AVC, les malaises, permettent à Michel Rocard, 81 ans, de rebondir comme un farfadet. Il avait déjà semé le trouble dans la campagne présidentielle de Ségolène Royal, en 2007, un mois après son accident cérébral, assurant qu’il pouvait la remplacer sans problème. Un peu plus de deux mois après son récent malaise en Suède, il récidive. Le voici invité par le gouvernement iranien. Peu sensible aux réactions que son voyage suscitait au sein du PS en pleine campagne présidentielle, il s’était rendu en Iran, en bon papy. Tranquille.

Il est probable qu’il s’agit d’une petite vengeance en direction de Hollande et des caciques socialistes. Hollande n’a cessé, durant la campagne, de tresser des louanges aux ex-Premiers ministres, Mauroy, Fabius ou Jospin, oubliant totalement Michel Rocard. Du coup, Papy n’en a fait qu’à sa tête…

HOLLANDE ET SES “EMMERDEUSES”

Patrick Gofman, qui vient de publier un livre sur les “emmerdeuses” va pouvoir, dans une réédition, y rajouter le nom de Valérie Trierweiler, la concubine de François Hollande qui fut jusqu’il y a peu, journaliste à Paris Match (« Dictionnaire des Emmerdeuses », Grancher, mai 2012, 320 pages, 16 euros, chez votre libraire ou en ligne sur fnac.com). Elle a l’air assez terrifiante dans son genre. Sa jalousie à l’encontre de Ségolène Royal, séparée pourtant de François Hollande depuis cinq ans, est abyssale : une jalousie profonde et irraisonnée. Il est, paraît-il, impossible de prononcer le nom de Ségolène Royal devant elle, même sous l’angle uniquement politique. « Avec Valérie, tout ce qui concerne Ségolène sort du domaine du rationnel », déclare un de ses proches. Le meeting de Hollande où Valérie et Ségolène se croisèrent fit monter la tension à son comble, entre les deux femmes. Il fut même question de supprimer la photo Royal-Hollande, tant la mégère avait les nerfs à fleur de peau. Trierweiler se décida finalement, lourdement cornaquée par les conseillers du futur président, à aller serrer la main de Ségolène, assise au premier rang, et dont tout, dans la gestuelle, traduisait une vive hostilité, derrière un sourire de façade. Ségolène Royal, qui n’en avait pas été informée, voyait les photographes s’agglutiner autour d’elle. Elle demanda :

« Mais pourquoi il y a tous ces photographes ? » Elle devait vite comprendre…

Folle de rage, elle écrivit un SMS à Manuel Valls, directeur de la communication de François Hollande : « C’est la première et la dernière fois que tu fais ça », et confia à L’Express : « Je ne suis pas une people, mais une personnalité politique de premier plan. C’était dégradant. » Dieu sait que Royal a la réputation d’être absolument invivable. Ses collaborateurs en savent quelque chose. Mais Hollande a, avec Valérie Trierweiler, tiré le gros lot.

Une journaliste de Paris Match avait écrit un article qui précisait que Thomas était le fils aîné du « couple Royal-Hollande. »

Fureur hystérique de la mégère qui envoya le texto suivant à la journaliste : « De l’ex-couple Royal-Hollande ! A quoi joues-tu ? » Parions que tout ceci finira bien mal, pour le plus grand bonheur des lecteurs de RIVAROL, que nous tiendrons informés, d’heure en heure, de l’évolution des relations du trio Hollande/Royal/Trierweiler.

ENCORE UNE HISTOIRE DE CHIENS AUX ETATS-UNIS

On se souvient du chien de Mitt Romney, le candidat républicain à l’élection présidentielle, qui est accusé d’avoir maltraité son chien, il y a trente ans, en lui faisant parcourir 1 200 km, dans un panier, sur le toit de sa voiture. Les Américains étant friands de détails, il paraît que le pauvre chien s’était même pris une diarrhée. Pas bon, pas bon du tout, aux yeux des amis des chiens, qui sont légion aux Etats-Unis. Pour peu qu’on apprenne prochainement que Romney a martyrisé un lézard, quand il avait cinq ans, sa carrière politique sera terminée. Mais revenons à notre histoire de chien. Il s’appelle Knuckles. Craig Dershowitz tente le tout pour le tout pour extirper « son petit garçon » des griffes de son ex-femme. Il a déjà dépensé 30 000 euros pour « obtenir sa garde ». Il a lancé un appel à l’aide pour en obtenir encore 20 000 sur un site de donations, pour continuer la procédure.

Le pauvre explique qu’il lui faut cinq heures de voiture pour aller voir Knuckles en Californie, où habite sa mégère d’ex-épouse.

Grace au New York Post, qui a fait paraître un émouvant article, il a recueilli 1 200 dollars le week-end dernier.

Ces Américains sont quand même bizarres…

02:13 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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