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lundi, 14 avril 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3135 du 3 avril 2014

 

HÉNIN-BEAUMONT : tout ça pour ça ? Lundi 24 mars 2014, sur RTL, le futur maire FN de Hénin-Beaumont, Steve Briois, dont Caroline Fourest dit dans une tribune libre au Huffington Post du 25 mars qu’il est gay, a déclaré : « Je ne vois pas pourquoi les couples homosexuels ne pourraient pas être mariés. Vous savez à Hénin-Beaumont comme ailleurs, les couples seront mariés, parce que c’est la loi, et là aussi je respecterai la loi ». Si c’est pour faire la même politique que les autres et appliquer des lois gravement immorales, à quoi cela sert-il de voter FN ?

 

STEEVE BRIOIS N’EST PAS SEUL

 

D’après Le Figaro, Robin Reda, 22 ans, étudiant à Sciences po, militant à l’UMP depuis l’âge de 15 ans et responsable départemental des Jeunes Populaires, élu maire UMP de Juvisy-sur-Orge confesse qu’il « n’aime pas trop faire traîner les choses ». Samedi, aussitôt désigné maire par le conseil municipal, il doit marier un “couple” homosexuel. Ça sera son premier acte de maire. Sa crainte dans la vie ? « Devenir un vieux con »… Et les jeunes cons, en a-t-il entendu parler ?

 

“MINUTE” DEVANT LES TRIBUNAUX

 

Il n’y a pas que RIVAROL à subir la répression du Système. Notre confrère Minute avait commis en juillet 2012 un numéro, dont la une élégante était : « Mariage homo : bientôt ils vont pouvoir s’enfiler… la bague au doigt ». Les titres s’étalaient sur fond de photo de deux hommes de dos, vêtus seulement de sous-vêtements en cuir lors d’une « gay pride », tenant le drapeau arc-en-ciel des militants LGBT. Du coup, l’association SOS-Homophobie s’est émue et a déposé plainte pour injure et provocation à la haine devant le tribunal correctionnel de Paris. Un article de Minute s’interrogeait dans le registre légèrement zoophile : « Et pourquoi pas Médor ou le chat du voisin ? ». L’avocat du lobby estime, horreur, que Minute associe les homosexuels aux pratiques zoophiles. Et puis, l’avocat estime quant au sida que « les homosexuels sont présentés comme des éléments pathogènes », réclamant des « dommages et intérêts exemplaires ». Curieusement, la représentante du parquet estime que si cette une est « choquante et utilise un terme particulièrement grossier », l’assimiler à une injure à toute la communauté gay est « un saut intellectuel ». « Faire référence à la sodomie, qui est une pratique absolument pas réservée à la communauté homosexuelle, ne la stigmatise pas globalement ». Quant à la référence aux animaux à propos de la filiation, dans le déroulé de l’article « dire qu’elle prête à la communauté homosexuelle des tendances zoophiles est une extrapolation de mauvaise foi ». Le seul point litigieux pour le procureur serait la phrase : « Sida : malgré les risques ils vont vous donner leur sang », qui accuserait la communauté homosexuelle toute entière. Me Frédéric Pichon, l’avocat en défense, reconnaît « un titre provocateur et aguicheur, gras, évidemment pour attirer le chaland » et évoque la « liberté d’expression ».

 

CECILIA, EX-SARKOZY, POIGNARDE NICOLAS

 

On aime ou on n’aime pas Nicolas Sarkozy (on ne l’aime pas). Mais le comportement de son ex-épouse, Cécilia, et de son mari Richard Attias a été parfaitement ignoble lors du Salon du livre de Paris, où Le Petit journal de Canal+ avait déployé ses caméras mercredi 26 mars, suscitant même la stupeur de Yann Barthès, le journaliste du Petit Journal. Alors que le journaliste Edwy Plenel, qui dirige le site d’informations Mediapart, est en pleine séance de dédicaces, deux personnes se permettent de l’interrompre pour venir le “saluer” et le “féliciter”. Il s’agit de Cecilia ex-Sarkozy et de son mari Richard Attias. « Elle félicite l’homme qui est à l’origine des principales affaires de Nicolas Sarkozy, qui n’est autre (Nicolas Sarkozy) que le père d’un de ses enfants », s’étonne fort justement Yann Barthès. Edwy Plenel, trotskiste acharné, haïssant Nicolas Sarkozy, a publié de nombreux articles concernant « l’affaire Kadhafi, l’affaire Karachi, l’affaire des écoutes de Sarkozy, l’affaire Bettencourt », visant à déstabiliser l’ancien Président de la République. Le président de Mediapart avait déclaré récemment au sujet de Sarkozy : « Si nous pouvons prouver qu’un seul euro a été volé dans une campagne électorale […] eh bien oui, il faut la prison ». Le 17 mars, Edwy Plenel était sur le plateau de France 2 pour évoquer cette affaire. Une intervention qui a ravi Richard Attias. « Vous étiez très bon à Mots Croisés » a glissé ce dernier à Edwy Plenel au Salon du Livre devant les caméras du Petit Journal. Quel monde dégénéré !

 

IL PORTE UN POLO MANIF POUR TOUS ? EXCLU DU BUREAU DE VOTE !

 

Bruno, 54 ans, avait l’incroyable prétention d’aller voter dans un bureau du centre-ville de Toulouse lors du premier tour des élections municipales, affublé d’un polo représentant les silhouettes d’un homme et d’une femme tenant deux enfants par la main. Un acte d’une provocation inouïe, reconnaissons-le. Refus du président du bureau de vote, Pierre Vanicat, le président du bureau de vote n°20, dans le centre de la ville rose qui l’a empêché de voter pour « port ostensible d’un signe politique ». Ce dernier lui a demandé de se changer s’il voulait voter. Ce qu’il a fait. Plusieurs votants se déclarèrent choqués par cette « entrave à la liberté de penser et de voter », à ce « déni de démocratie ». La scène a été filmée par son épouse et mise sur Youtube. Bruno a voulu faire consigner l’incident au PV des opérations de vote mais aucun des délégués de droite du bureau de vote, vers qui il s’était tourné, n’a accepté sa requête. Des minables ! Bruno, qui ne s’attendait pas du tout « à une telle réaction », se « réserve le droit de porter plainte », après vérification de ce qu’il estime être un « abus d’interprétation du droit ». Juristes et avocats sont à l’œuvre pour faire avérer cette liberté prise avec le code électoral. Un autre avocat a également été saisi pour un cas similaire concernant Emmanuel, un habitant de Limoges. « Refuser l’accès au vote à quelqu’un dont le seul fait, passif qui plus est, est de défendre la famille, c’est ahurissant et tellement symbolique de l’idéologie ambiante mortifère qui comprime la France… », réagit un autre citoyen du même bureau de vote toulousain. D’autant que le code électoral, s’il interdit d’arborer un slogan ou le symbole d’un parti politique dans un bureau de vote, ne sanctionne absolument pas ce type de situation ou d’attitude. Bref, encore un excès de zèle caractéristique de la tyrannie socialiste que nous subissons.

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ELLE CRACHE SUR LA MANIF POUR TOUS : POURQUOI NKM NE POUVAIT PAS GAGNER

 

Le 12e, arrondissement clé pour la conquête de Paris, a été le théâtre d’un épisode ahurissant dans la campagne de la droite parisienne. Episode qui a définitivement convaincu l’électorat de la Manif pour tous de ne plus apporter ses voix à NKM dans la capitale. Dès l’annonce des résultats du premier tour, Nathalie Kosciusko-Morizet fait le calcul qu’il lui faut gagner les électeurs centristes du 12e arrondissement. Franck Margain, vice-président du Parti chrétien-démocrate très proche de la Manif pour tous, était prévu en 4e position. Exit Franck Margain, qui a fait toute la campagne auprès de NKM et se retrouve donc éliminé à 40 minutes du dépôt des listes au profit d’un vague centriste. Fureur du PCD (Parti Chrétien-Démocrate, parti associé à l’UMP) dont le président Jean-Frédéric Poisson dénonce une décision “humiliante” de NKM. Un communiqué rageur a « appelé à faire battre la liste de Madame Montandon dans le 12e arrondissement de Paris et à ne pas soutenir les listes de Madame Kosciucko-Morizet dimanche prochain ». Cricri (Christine Boutin), ex-présidente du PCD et membre active de la Manif, s’est déchaînée sur Twitter appelant à virer NKM. Exit NKM…

 

MÉNARD REFUSE DE SE LAISSER EMBRIGADER

 

Robert Ménard, candidat soutenu par le FN à Béziers, a réfuté l’étiquette de candidat frontiste. A l’issue du premier tour, Marine Le Pen avait quelque peu fanfaronné en proclamant : « Béziers, c’est déjà gagné pour nous ! », ce qui n’a pas franchement fait plaisir à Robert Ménard qui refuse l’étiquette, déclarant : « Il y a combien de gens du FN sur ma liste ? Six. Je vous rappelle qu’il y a quatre partis qui me soutiennent : le FN, Debout la République, le Rassemblement pour la France, le Mouvement pour la France. Or les trois quarts des membres de ma liste n’appartiennent à aucun de ces partis ! Si je gagne, ce sera une victoire des Biterrois. » Ménard est quelque peu énervé : « Elle dit ce qu’elle veut ! », ajoutant : « Je ne suis pas membre du Front national, je ne suis pas membre du Rassemblement Bleu Marine ! Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise de plus ? ».

 

LES PIEDS-NICKELÉS À NÎMES

 

On s’amuse quand même de temps en temps en démocratie. Cette histoire est incroyable. La liste d’union du PS avec le Front de gauche n’a pas été déposée à temps à la préfecture. La gauche avait donc au second tour deux listes dans la préfecture du Gard dans une quadrangulaire. Les socialistes, après avoir longuement négocié une liste commune au second tour avec le Front de gauche, ont tout simplement… oublié de la déposer à temps à la préfecture de Nîmes mardi avant 18 heures ! Un amusant gag ! On n’avait jamais vu un couac pareil dans une grande ville. Et tout ceci était le résultat ubuesque d’heures et d’heures de palabres et de tergiversations pour les places réciproques des uns et des autres, mais aussi d’un joli cafouillage dans les documents administratifs nécessaires au dépôt. Il paraît qu’au moment d’enregistrer la liste en préfecture, les deux protagonistes ne retrouvaient pas le document ! Voyant la tournure des événements, le Front de gauche nîmois décidait alors prudemment de reconduire son équipe du premier tour cinq minutes avant l’heure légale et le PS se voyait contraint de faire de même, non sans avoir tenté, en vain, de faire acter la liste commune après l’heure légale. Las, la Préfecture avait fermé ses portes. Inutile de relever que la Droite et le FN ont bien ri… En attendant, les socialistes nîmois subissent les quolibets : « Amateurisme, irresponsabilité, grand n’importe quoi » Au second tour la liste socialiste de Françoise Dumas est arrivée quatrième avec 13,94 %, très loin derrière le candidat UMP qui a été réélu. Le FN a fini second avec près de 25 % des voix et le Front de gauche troisième. Une véritable humiliation pour les socialistes locaux.

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23:56 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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