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samedi, 03 mai 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3138 du 24 avril 2014

 

L’ANCIEN député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux qui fut un collaborateur de Philippe Seguin et siégea aux côtés de Philippe de Villiers au Parlement européen avait été une prise de choix pour Marine Le Pen. Il a été un recruteur efficace puisque Florian Philippot, vice-président responsable de la communication, Philippe Martel, ex-collaborateur d’Alain Juppé devenu chef de cabinet de Marine Le Pen, et Karim Ouchikh, conseiller responsable de la Culture rejoignirent Marine Le Pen par son intermédiaire. Du coup il se flattait d’être le DRH (Directeur des Ressources Humaines) du Rassemblement Bleu Marine. Son carnet d’adresses est, il est vrai, bien rempli. Il avait fait rencontrer à MLP diverses personnalités dont l’écrivain Renaud Camus — le théoricien du « grand remplacement » à sa table, dans son domicile parisien. Il n’était pas encarté au FN mais avait monté une petite structure, le Siel (Souveraineté, Indépendance et Libertés) qui avait intégré le Rassemblement bleu marine. Las, les meilleures choses ont une fin.

 

RUPTURE ENTRE MARINE LE PEN ET PAUL-MARIE COÛTEAUX

 

Marine Le Pen vient d’écrire en date du 7 avril une « lettre de rupture » à Paul-Marie Coûteaux, dont les termes sont explicites : « Je ne veux plus vous voir ni avoir de relation personnelle ou politique avec vous ». Marine Le Pen conserve cependant sa confiance à Karim Ouchikh, actuel président exécutif du Siel… Que s’est-il passé ? Le Point, qui a mené l’enquête, relève des commentaires de proches de MLP. « MLP était exaspérée par Coûteaux. Elle a été de déception en déception ». Ses “dérapages” face à la ligne qui se veut lisse de la présidente du FN ont fini par faire déborder le vase. On lui a reproché d’avoir tenu une conférence au Local de Serge Ayoub en septembre 2012, sur le thème « recréer une droite nationale », alors que MLP s’était elle-même rendue au Local. J’ai déjà raconté dans RIVAROL comment Coûteaux s’était fait piéger par Canal+ en décembre 2013, expliquant qu’il avait « raconté tout un baratin » aux journalistes, prétendant le ralliement d’un ancien gaulliste très connu à Brest. Problème : son micro-cravate était encore branché et cet « ancien gaulliste » n’existait pas. Un jour, il explique qu’il ne veut surtout pas être filmé aux côtés de militants FN pour ne pas abîmer son image. Des militants, furieux, ont écrit à MLP pour se plaindre. Puis, il lança une polémique sur les Rroms durant sa campagne des municipales dans le 6e arrondissement, évoquant les “camps” dans lesquels il convenait de les “concentrer”, ce qui ne fut guère apprécié dans un parti en recherche de respectabilité. Partisan, et n’en démordant pas, de l’union de la Droite, ce qui ne correspond pas à la ligne du FN, il avait appelé à faire battre la candidate socialiste, sans attendre le mot d’ordre du FN. Accusé d’être “ingérable” et « imbu de lui-même », Marine Le Pen ne pouvait plus le supporter. La réciproque était au demeurant vraie depuis longtemps. Il confiait il y a déjà un an à un de mes amis : « Elle est insupportable. Il est impossible de travailler avec elle ». Il avait aussi à plusieurs reprises déploré l’absence de « vie propre » du RBM (Rassemblement Bleu Marine), « encore largement une coquille vide », ce que tout le monde sait au demeurant. Histoire de se faire bien voir, il ajoute « tout le monde est carpette devant elle. J’ai essuyé les colères de Philippe Séguin dont j’ai été le collaborateur. Alors les colères de Marine Le Pen ne me font pas peur ! » et il ajoute au sujet de son petit parti : « Sans rouler des mécaniques, il n’y a guère que moi qui puisse tenir tête quand il le faut à Marine Le Pen. Sans moi, le Siel deviendrait une sorte de faux nez du FN et il disparaîtrait. » Marine Le Pen, consciente des dégâts que cette affaire peut faire quant à son image, aurait envoyé un SMS à Coûteaux qui déclare : « Marine Le Pen m’a assuré qu’elle était désolée que sa lettre de rupture ait été mise sur la place publique ». Et il ajoute : « À chaque fois que nous nous engueulons, nous renouons. Nous devrions nous revoir bientôt, sûrement la semaine prochaine. » Quel naïf ou quel menteur, ce Coûteaux !

 

LE CRIF ORDONNE : ILS SE COUCHENT

 

Une vente aux enchères de divers objets volés en mai 1945 au Berghof (Alpes bavaroises) par des soldats de la 2e D.B. dans les maisons d’Hitler et de dignitaires du Reich devaient être organisée à Paris, le 26 avril, par la maison Vermot de Prat. Il s’agissait d’une quarantaine d’objets provenant de la résidence d’Adolf Hitler et de la maison voisine où s’était installé Hermann Goering : passeports, livres, vaisselle, manuscrits, albums, pièces portant des croix gammées ayant appartenu à Adolf Hitler et à son ministre Hermann Goering. Le Crif s’est mis, derechef à hurler et à menacer. On lit sur son site : « Le CRIF estime que cette vente porte atteinte à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Faire commerce public de ce type d’objet consiste à leur donner une valeur symbolique malsaine qui s’apparente à du cynisme et à une forme d’indécence morale. Le CRIF réitère donc sa demande à la maison Vermot de Prat ainsi qu’au conseil des ventes de revenir sur leur décision. Il demande à la Ministre de la Culture et de la Communication de se prononcer sur cette vente. Il souhaite qu’à l’avenir aucune initiative de ce genre ne puisse à nouveau voir le jour. » Et devinez ce qui se passa ? Le ministre de la Culture Aurélie Filippetti se prosterna et demanda l’annulation de cette vente « moralement répréhensible ». La vente fut évidemment annulée. Filippetti se « félicite de cette décision, nécessaire au regard de l’Histoire et de la morale ». Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui avait jugé la vente “obscène”, se réjouit de la victoire du « bon sens et du respect de la mémoire ». Le Crif couine évidemment de joie et, tenez-vous bien, lisez attentivement, a une nouvelle exigence : il propose « que s’ouvre une réflexion sur le type de public autorisé à participer aux ventes de tels objets. » En d’autres termes, si vous avez les cheveux trop courts ou trop blonds, les yeux trop bleus, si vous êtes fichés par la police comme militant nationaliste, si vous possédez un chien loup qui ressemble à Blondie, le chien du Führer, si vous avez un pas trop martial, si vous êtes végétarien (car le Führer l’était), si vous paraissez être trop français, passez votre chemin. Il vous sera interdit de pénétrer dans la salle des ventes dont l’entrée sera exclusivement réservée aux sympathisants de la Licra qui achèteront ces objets (pas cher) pour, bien entendu les détruire… Décidément, ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnaît.

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UNE ROSSIGNOL ANTI-FAMILLE

 

La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de « la Famille, des Personnes âges et de l’Autonomie », Laurence Rossignol, ancienne porte-parole du Parti socialiste et ancienne trotskyste, que j’ai évoquée dans le précédent numéro de RIVAROL, évoque, dans une interview au JDD du dimanche 13 avril, la phrase qu’elle avait prononcée sur le plateau de France 3 : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ». Elle insiste : « (Cette phrase) devrait pourtant faire consensus… » Quels sont les fondements de l’égalité, selon elle ? Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles : “Rien ne vous est fermé car vous êtes des filles”, Et de dire aux garçons : “On est différents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre”. La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs. »

 

ÇA CONTINUE : VICHY ACCUSÉ CETTE FOIS-CI D’AVOIR LAISSÉ MOURIR 50 000 HANDICAPÉS

 

Une pétition pour réclamer la création d’un mémorial dédié aux victimes handicapées des régimes nazi et de Vichy, déjà signée par 43 000 personnes, a été remise à François Hollande. Cette pétition a été signée par 92 personnalités dont les maniaques bien connus de la pétitionnite, l’écrivain Tahar Ben Jelloun, le romancier Pascal Bruckner, le scientifique Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, ou les réalisateurs d’Intouchables, Eric Toledano et Olivier Nakache. Le texte fait évidemment le parallèle entre Vichy et le régime nazi qui aurait fait assassiner dans le cadre d’un plan Aktion T4, 275 000 enfants ou adultes affectés d’une déficience mentale ou physique. Un plan accompagné de stérilisations forcées. Si c’est le tribunal de Nuremberg qui le dit, c’est forcément vrai. Du coup un énième site commémoratif dédié cette fois-ci aux victimes handicapées des crimes commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l’automne 2014 en Allemagne. Du coup les signataires de la pétition réclament la création d’un tel mémorial en France, reconnaissant cependant (pour le regretter ?) qu’en France, il n’y a pas eu d’extermination programmée mais accusant le régime de Vichy d’avoir laissé mourir par abandon, absence de soin, sous-alimentation, 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français. Et ça continue, et ça continue…

 

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