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mardi, 27 mai 2014

Chronique de la France asservie et résistante

 

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3141 du 15 mai 2014

CE N’EST PAS, certes, du Boris Vian, dont on se souvient de sa chanson antimilitariste, Le déserteur, (magnifique, au demeurant) : « Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous en avez le temps » La journaliste Sandrine Campese a compilé certains courriers reçus par l’Elysée et destinés à François Hollande… Car chaque citoyen peut écrire au président de la République, sans avoir à timbrer sa lettre. 800 courriers lui parviennent tous les jours. Il y a de tout.

MONSIEUR LE PRÉSIDENT, JE VOUS ÉCRIS AUJOURD’HUI…

Le quotidien Le Parisien en a livrées quelques-unes, qui valent le voyage. Exemple : « Monsieur le président, c’est ma mère qui m’a poussé à vous écrire. Elle est désespérée que je sois célibataire à 38 ans. Je vous rassure, ce n’est pas pour vous que j’écris (pardon, mais vous êtes trop dégarni pour moi). Ma mère pense que compte tenu du nombre de personnes que vous connaissez, mon futur mari devrait statistiquement se trouver dans le lot »… Ce n’est pas complètement idiot sur le plan de la logique pure. Un autre, qui a sans doute lu et relu l’album de Tintin « Vol 747 pour Sydney » révèle à Hollande cette information terrifiante : « Monsieur le président, on vient de me transmettre le présage cosmique suivant. Je vous le retranscris tel qu’il m’a été envoyé : Président Hollande devra bientôt prendre un avion mais suite accident atterrira sur une île inconnue aux créatures dangereuses besoin urgent protection karmique. Annulez tous vos déplacements, Monsieur le président, c’est trop risqué ! » Du coup, les journalistes particulièrement bien informés de RIVAROL l’auront relevé : Hollande a annulé tous ses déplacements en avion. Autre lettre qui traduit la confiance que certains continuent à avoir en le Pingouin : « Monsieur le président, mon chef me regarde bizarrement depuis quelques jours, je sens que je vais être viré. Pourriez-vous appeler mon employeur qui ne jure que par vous (ne dites pas que je vous l’ai dit). Quand il vous aura, il sera obligé de me garder, c’est sûr… » On se demande pourquoi peu de lettres arrivent sur le bureau du Président…

UN ÉTRANGE COLLOQUE “ANTISÉMITE” EN BELGIQUE

Un colloque qualifié d’“antisémite” par ses adversaires devait avoir lieu le 4 mai à l’initiative de « Debout les Belges », le mouvement du député Laurent Louis et une librairie d’Uccle, à Anderlecht, banlieue de Bruxelles, en Belgique. Le « 1er Congrès européen de la dissidence » devait réunir plusieurs orateurs issus de courants qualifiés par la presse de « l’extrême droite catholique, musulmane ou panafricaine ». Il devait y avoir là Dieudonné, Alain Soral ou encore Kémi Séba (condamné à plusieurs reprises pour provocation à la haine raciale et dont l’organisation « Tribu Ka » a été dissoute en 2006 à la suite d’une descente dans le quartier juif de la rue des Rosiers à Paris). Que du beau monde, dans le registre du sulfureux. La réunion avait évidemment toutes les chances d’être interdite, ce qu’elle fut, bien évidemment. La Ligue belge contre l’antisémitisme a alerté les 19 bourgmestres des communes bruxelloises de la tenue de ce congrès. Elle leur a adressé un florilège des déclarations de quelques-uns des orateurs prévus au contenu jugé antisémite en leur demandant de prendre les dispositions utiles à l’interdiction de cette manifestation. « Je ne peux envisager que, dans ma ville, ait lieu le premier congrès antisémite depuis la fin de la deuxième guerre mondiale », a déclaré le président, Joël Rubinfeld. La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et l’Union des étudiants juifs de Belgique déposèrent bien entendu plainte, elles aussi, avec le soutien du Consistoire central israélite de Belgique, le Forum des organisations juives de Belgique et le Comité de coordination des organisations juives de Belgique. Elles menacèrent : si la réunion avait lieu, « tous les démocrates (seraient appelés) à une manifestation, malgré l’agressivité possible de l’autre partie ». En d’autres termes, ça finirait mal d’autant que les supposés démocrates ne sont pas si démocrates que ça, d’autant que des cars du Betar, l’extrême-droite juive étaient annoncés, venant de France… La Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA) avait déposé plainte auprès du procureur du roi de Bruxelles, dénonçant une « véritable Journée de la Haine qui servirait de cadre au pire rassemblement d’auteurs, de théoriciens et de propagandistes antisémites que notre pays aura connus depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Bref, le colloque, comme il fallait s’y attendre, fut interdit…Malgré l’interdiction du rassemblement, plusieurs centaines de personnes — dont le député Laurent Louis — ont manifesté devant la salle où il devait se tenir. La police a été contrainte d’utiliser des canons à eau pour les disperser. Un des participants déclara : « Ce n’est pas un geste antisémite (la quenelle) mais on en a marre de cette communauté qui fait de l’argent avec ça » (la shoah).

L’AGRESSION AMÉRICAINE CONTRE LES INTÉRÊTS FRANÇAIS

C’est le site Infoguerre qui nous le révèle ces informations. Une campagne américaine est actuellement en cours, sous le nom « Name and Shame » (désigner et dénoncer) ayant pour objectif de menacer publiquement toute entreprise française implantée ou ayant des projets d’implantation en Iran. Plus de 50 entreprises ont été obligées à se retirer ou à suspendre leurs activités ou projets d’implantation en Iran dont Shell, Caterpillar, KPMG, ABB, Peugeot, Renault, qui y ont évidemment perdu des milliards de chiffres d’affaires. La méthode utilisée par le lobby : envoyer une lettre personnalisée aux principaux dirigeants des entreprises ciblées et à communiquer publiquement et a posteriori autour de cet envoi. Le lobby, qui s’y connait en Droits de l’Homme, dénonce les manquements du régime iranien et son soutien supposé au terrorisme international. Sournoisement, il évoque les risques à la réputation pour les entreprises visées et menace les intérêts et activités de celles-ci sur le territoire américain. Certains mauvais esprits dénoncent évidemment les liens entre l’UANI (le lobby évoqué) et l’administration américaine. Le lobby ne serait que le « bras armé » de Washington pour la préservation des intérêts économiques américains en Iran. La direction de l’UANI est principalement composée d’anciens membres de l’administration Bush et des services de renseignement américains, britanniques et israéliens, dont Meïr Dagan, chef du Mossad sous trois Premier ministres d’Israël et James Woolsey, directeur de la CIA du président Bill Clinton et sous-secrétaire de l’US Navy sous le président Jimmy Carter. Pendant que des entreprises françaises se font chasser d’Iran, ou plutôt s’en excluent toutes seules, il parait que certaines entreprises américaines pénètrent et se développent discrètement sur le marché iranien.

 

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LES AUTRICHIENS FONT FORT DU CÔTÉ DES DÉGÉNÉRÉS EUROPÉENS

Les Autrichiens font fort, très fort… Conchita Wurst (Wurst signifie “saucisse” dans la langue allemande), est la représentante de l’Autriche à l’Eurovision, diffusée samedi soir sur France 3. Conchita est une drag-queen, qui plus est barbue, âgée de 25 ans, dont le vrai nom est Thomas Neuwirth. « Est-ce qu’on doit vraiment être la risée de l’Europe », écrit un membre du groupe Facebook opposé à cette fantaisie ? Il a obtenu 38 000 adhésions. Des téléspectateurs russes ou biélorusses, légèrement moins dégénérés que les Européens, ont appelé au boycott de l’émission dans leur pays. Idem pour le candidat arménien qui a qualifié la participation de l’alien d’“inacceptable” avant de rétropédaler quelque peu sur la pression des lobbys organisateurs. Wurst, quant à lui, s’est livré dans une interview. Né dans un petit village autrichien, il aimait, dès son plus jeune âge, porter des vêtements de femme. Oui mais, attention, il n’avait alors ni barbe, ni faux cils. Son rêve ? Reproduire l’exploit de Dana International, un transsexuel israélien qui l’avait emporté lors de l’Eurovision 1998. Et il a réussi. Il vient d’emporter l’Eurovision (voir éditorial). Et pendant ce temps, où en est l’état de la Résistance en Autriche ? Notre camarade Andreas Mölzer, député européen, qui était tête de liste du FPÖ autrichien aux élections européennes, a été expulsé de la liste pour avoir tenu des propos politiquement légèrement incorrects (mais qui ne tombaient pas sous le coup de la loi). J’en ai parlé dans un récent RIVAROL. Que voulez-vous que je vous dise ?

SACRÉ MÉLENCHON !

L’extravagant Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, est un formidable stalinien. Il accuse Le Monde d’hostilité à son égard. Du coup, il vient d’appeler ses militants présents à ses meetings « à surveiller de façon étroite et vigilante » les journalistes du quotidien et de Libération. Il n’a pas cité RIVAROL, puisque les collaborateurs de notre hebdomadaire ne fréquentent pas ses réunions. Paranoïaque en diable, il a demandé à ses militants de « filmer leurs agissements, si possible, dès qu’ils les repèrent, qu’ils agissent à découvert ou qu’ils se cachent sous de faux noms ». Amusant personnage. Enfin, si l’on peut dire… Imaginons une seule seconde que Jean-Marie Le Pen ait donné ce type de consignes. Vous imaginez le tollé ?

 

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samedi, 17 mai 2014

"RIVAROL" PARLE DU 1er NUMERO DES "CAHIERS D'HISTOIRE DU NATIONALISME" CONSACRE A LEON DEGRELLE...

2324674723.jpgUn article de Robert Spieler paru dans Rivarol du 24 avril dernier cliquez ici :

Il y a quelques semaines paraissait dans les pages nécrologiques des quotidiens belges Le Soir et L’Avenir ce texte : « 31 mars 2014 : vingtième anniversaire de la disparition de l’écrivain et poète JEAN DOUTRELIGNE 1906-1994. Auteur de ‘Notre-Dame’ de la ‘Sagesse’, ‘Révolution des âmes’, ‘La Chanson ardennaise’, ‘La Grande Bagarre’… Sa famille, ses amis, ses disciples ne l’oublient pas. » Jean Doutreligne est le pseudonyme de… Léon Degrelle, qui écrivit de magnifiques poèmes. La parution de cette annonce à laquelle les services des deux journaux n’y virent que du feu suscita évidemment la joie chez certains et la fureur chez d’autres. C’est une des nombreuses anecdotes que l’on trouve dans le livre consacré à Léon Degrelle dans la nouvelle collection de Synthèse nationale, pilotée par Roland Hélie et intitulée « Cahiers d’histoire du nationalisme ». On y trouve des contributions de Camille Galic, Francis Bergeron, Pierre Vial, Yvan Benedetti, Alexandre Gabriac, Henri de Fersan et d’autres qui nous pardonneront de ne pas les citer tous. On y trouve aussi un article de Saint-Loup et un important discours de Léon Degrelle, prononcé le 7 février 1943 à Berlin, intitulé : « Pour la révolution nationale-socialiste ». Christophe Georgy nous présente la biographie du « beau Léon ». Ses soldats le surnommaient aussi affectueusement « Modeste 1er de Bourgogne » car il n’avait, à juste titre, pas la réputation d’être d’une modestie excessive.

Naissance et jeunesse

C’est dans les Ardennes belges, dans la petite ville de Bouillon, située à trois kilomètres de la frontière française, au nord de Sedan, que nait Léon, Joseph, Marie, Ignace Degrelle, le 15 juin 1906, dans une famille d’origine française, très catholique. Son père, Edouard Degrelle, brasseur de métier, avait quitté la France en 1901 car il était opposé aux persécutions qu’imposait le ‘Petit Père Combes’ aux congrégations religieuses. Léon Degrelle fut très marqué, dans sa jeunesse par l’affreuse guerre qui ravagea l’Europe, n’épargnant pas la Belgique. En novembre 1918, il est choisi pour présenter un compliment aux officiers français qui entrent à Bouillon. Le jeune scout fera à cette occasion le tour de la ville, main dans la main avec un officier dont le nom est… Philippe Pétain à qui il vouera toute sa vie une profonde admiration. Dès l’âge de seize ans, il se passionne pour la littérature et notamment pour l’œuvre de Charles Péguy. Il écrit des poèmes et commence à collaborer à des journaux.

Degrelle journaliste

Il commence à s’intéresser à la politique et grâce à la lecture de Charles Maurras dans l’Action française, il se forge ses premières convictions personnelles. Il lit aussi Léon Daudet et Jacques Bainville. C’est au cours de ses études en faculté de lettres et de philosophie thomiste à l’Université catholique de Louvain qu’il est repéré par Mgr Picard qui voit déjà en lui un vrai meneur. Il lui propose, alors qu’il n’a que vingt ans, de prendre la direction d’un journal d’étudiants dont il portera, grâce à son talent d’éditorialiste, les ventes à 10 000 exemplaires, chiffre impressionnant pour ce type de publication. Mais la consécration viendra avec sa rencontre avec l’abbé Norbert Wallez, directeur du grand journal catholique Le Vingtième siècle, qui l’engage.

Degrelle rencontre Hergé

Au même moment débute le jeune Georges Remi, qui se fera connaître sous le pseudonyme d’Hergé. Comme le raconte Francis Bergeron, leur amitié fut immédiate et définitive. Un vrai coup de foudre ! Hergé est fasciné par son nouvel ami et certains, dont Degrelle, prétendront qu’Hergé s’est inspiré de lui pour le personnage de Tintin. N’allons pas aussi loin. Degrelle, envoyé en reportage au Mexique où le gouvernement franc-maçon exterminait les chouans catholiques entrés en rébellion (les Cristeros), en profita, au retour pour se rendre en Amérique du Nord. Sur une photo connue, on voit Degrelle au pied des gratte-ciels new-yorkais, image transcrite presque à l’identique dans Tintin en Amérique. Hergé s’est évidemment inspiré des récits de son ami, des photos rapportées et aussi des bandes dessinées américaines, alors inconnues en Europe, que lui apporta son ami. Ils se rencontrèrent la dernière fois au début de l’Occupation mais restèrent en correspondance. On sait, raconte Bergeron, qu’Hergé a lu les deux livres de souvenirs de Degrelle dont La Campagne de Russie, qu’il avait trouvé « émouvant et bien écrit » et qu’il en conseillait la lecture à ses amis.

Degrelle, patron de presse

Journaliste, Degrelle lance plusieurs publications dont Rex, dont il deviendra le propriétaire en 1933. A 27 ans ! Il avait annoncé au lancement du journal : « Notre journal politique va y aller carrément. Nous servirons le Parti catholique de toutes nos forces, en le critiquant ou en l’encourageant, en attendant de le conquérir ». En 1934, il se rend en Espagne, y rencontre José Antonio Prima de Rivera qui fait de Degrelle le premier membre non espagnol de la Phalange ! La rupture avec les organisations catholiques, qui se méfiaient de plus en plus de son activisme, se produit en 1935. Arrivent les élections législatives du 24 mai 1936. Degrelle n’y va pas de mainmorte durant la campagne électorale. Un évêque sera même traité de « clown » et de « prêtre de foire ».

Degrelle crée le Rex

Rex a désormais vocation de devenir un part politique à part entière. Il s’appellera Rex. Degrelle trouve de nouvelles formes de manifestations. Il veut faire le ménage dans le Système. Il fait défiler des milliers de porteurs de balais. Il qualifie les politiciens vendus de « banksters ». Le soir des élections, le parti rexiste obtient 11,5% des voix, 21 députés et douze sénateurs. Robert Brasillach rencontre Degrelle et publie un reportage dans Je suis partout intitulé Visite à Léon Degrelle. Le chef du Rex se fait aussi inviter en Italie où il rencontre Benito Mussolini qui lui offrira une aide financière. Le 26 septembre 1936, il est reçu à Berlin par Adolf Hitler et son ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop qui rapportera le commentaire du Führer : « Je n’ai jamais vu de tels dons chez un garçon de cet âge ». En Janvier 1937, Rex organise au Palais des Sports de Bruxelles les fameux Six jours de Rex, rassemblant chaque soir douze à quinze mille personnes. Des élections ont lieu en avril 1937. Degrelle qui se présente en face d’une sorte de Front républicain, si l’on peut utiliser ce terme pour la Belgique, subit un revers. Il obtient 19% contre 76% à son adversaire qui était le Premier ministre…Il visite l’Espagne en 1938 et est reçu par le Caudillo. Lors des élections législatives du 2 avril 1939, il est cette fois-ci élu député à Bruxelles.

Degrelle persécuté

Pendant la « drôle de guerre », il soutient la politique de neutralité du Roi. Il estime que la responsabilité de la France et de la Grande-Bretagne, et plus spécialement des forces occultes de la franc-maçonnerie et de la finance juive est à l’origine du conflit. Arrêté en mai 1940 ainsi que 6000 personnes soupçonnées appartenir à une « cinquième colonne » (dont des trotskistes, des nationalistes flamands, et même des réfugiés juifs allemands), il subira une incarcération avec passage à tabac, simulacre d’exécution, et sera déplacé dans 21 prisons françaises. Il sera libéré le 24 juillet sur ordre du Maréchal Pétain. Il aura eu plus de chance que le grand leader nationaliste flamand Joris Van Severen et un vieux militant rexiste qui furent exécutés par des soldats français avinés.

Degrelle engage le Rex dans la Collaboration et la guerre

Rentré à Bruxelles, il engage résolument le Rex dans la voie de la collaboration avec l’Allemagne. L’invasion de l’Union soviétique, le 22 juin 1941, constitue un tournant. Les rexistes peuvent concrétiser leur volonté de collaboration militaire contre le Bolchevisme. C’est ainsi qu’est créée la Légion Wallonie. Lors d’un rassemblement à Liège, le 22 juillet 1941, Degrelle annonce qu’il s’engage comme simple soldat. 730 militants rexistes l’accompagnent. Faisant preuve d’un grand courage sur le front, Léon Degrelle est décoré de la Croix de fer et nommé Feldwebel (adjudant) en mars 1942. La Légion a perdu 63% de ses effectifs… Degrelle considère que le moment est venu d’intégrer la Légion Wallonie dans la grande armée européenne que représente, à ses yeux, la Waffen SS. Degrelle, qui n’a pas froid aux yeux, négocie avec Himmler l’intégration mais exige le maintien de l’aumônier catholique belge et du français comme lange de commandement. Incroyable, Himmler accepte… Arrive janvier 1944 et la gigantesque bataille de Tcherkassy. C’est là que la Légion va obtenir tous ses titres de gloire. Degrelle est promu SS-Hauptsturmführer. Sur les 2000 volontaires engagés en novembre 1943, il n’en reste plus que 632. Envoyé à Berlin, il est reçu par Adolf Hitler qui le décore le 24 février 1944 de la Ritterkreuz (Croix de Chevalier de la Croix de Fer), une des plus hautes distinctions allemandes. Il fait la une de Signal. Il participe dans les semaines qui suivent à un meeting à Paris, au Palais de Chaillot, aux côtés de Jacques Doriot, Marcel Déat, Joseph Darnand et Fernand de Brinon. C’est la gloire.

Degrelle se bat héroïquement jusqu’au bout

Mais les choses ne vont pas tarder à se gâter. Son frère, Edouard, pharmacien à Bouillon est assassiné en juillet, alors qu’il ne joue quasiment aucun rôle dans le mouvement rexiste. Il retourne sur le front en Estonie où la Légion, avec des forces limitées, réussit à bloquer l’avance soviétique. Reçu à nouveau par Hitler, il se voit accrocher les Feuilles de Chêne sur sa Ritterkreuz. Hitler lui aurait déclaré : « Si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il fût comme vous ». Hitler le nommera Volksführer der Wallonen (chef de peuple des Wallons) le 23 novembre 1944. Mais les alliés sont à Bruxelles et imposent une épuration sans relâche. La situation sur le front est mauvaise. C’est fini.

Degrelle réussit à rejoindre l’Espagne

Degrelle gagne la Norvège, réquisitionne un bimoteur appartenant au ministre Albert Speer, et… s’envole vers l’Espagne où l’avion, en panne de carburant, s’écrase dans la mer. Degrelle est sérieusement blessé : quatre fractures à l’épaule, une fracture du pied et de la jambe. Des blessures somme toute miraculeuses car elles lui évitent d’être ramené derechef en France. Débutent de longues années où les autorités belges chercheront par tous les moyens à obtenir son extradition, sans compter les six tentatives d’enlèvement dont il sera l’objet.

La vie de Degrelle en Espagne

Il va entreprendre un énorme travail d’écriture. On retiendra La cohue de 1940, son premier livre paru en 1949, La campagne de Russie, dans lequel il raconte ses souvenirs du front de l’Est, La grande bagarre, son seul roman écrit sous le pseudonyme de… Jean Doutreligne, Hitler pour mille ans, paru en 1969, et tant d’autres. Naturalisé espagnol en 1954, il se trouve enfin, de facto, protégé. Il va, petit à petit, réapparaitre en public. IL sera durant les années 60 et 70, le correspondant en Espagne du Spectacle du Monde sous pseudonyme, bien sûr. Il recevra beaucoup de visite de toute l’Europe, particulièrement de France et de Belgique. Camille Galic raconte une de ces rencontres où Dominique Jamet était présent. Dominique Jamet a, il est vrai, toujours été un esprit libre. François Mitterrand l’imposera trois ans plus tard comme Président de l’Etablissement public de la Bibliothèque nationale… Un banquet sera organisé tous les ans par le Cercle Franco-hispanique présidé par notre cher Olivier Grimaldi, qui vient, hélas de nous quitter. Léon Degrelle s’éteint à l’âge de 87 ans, le 31 mars 1994 à Malaga. Jean Vermeire, ancien officier de la Légion Wallonie révèle qu’il a dispersé les cendres du Chef à Berchtesgaden.

Cahiers-d-histoire.couv_1.jpgPour commander le livre Léon Degrelle : 20 € plus 3 € de frais de port.                          

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

NDLR :

Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme

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jeudi, 15 mai 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3140 du 9 mai 2014

 

L’ASSEMBLÉE de Corse a voté, par 29 voix sur 51, une règle prévoyant de réserver l’achat d’un terrain ou d’un logement sur l’île aux seuls résidents permanents. Il faudrait y habiter depuis au moins cinq ans pour devenir propriétaire. Objectif : mettre un frein à la démente spéculation immobilière : « On est passé de 5 000 à 6 000 résidences secondaires dans les années 1970 à, aujourd’hui, près de 80 000 », affirme l’élu nationaliste, maire de Bastia, Gilles Siméoni. Le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse, Paul Giacobbi, explique, quant à lui, qu’il s’agit « d’éviter que des gens qui ont les moyens de posséder une île comme la nôtre se l’approprie au détriment de sa population ».

 

LA CORSE AUX CORSES ! ET À QUAND LA FRANCE AUX FRANÇAIS ?

 

Les nationalistes de Corsica Libera déplorent, quant à eux, que « les Corses soient exclus de leur propre terre ». Les élus de l’île envisagent d’adopter un statut particulier pour les Corses expatriés, ayant gardé des attaches locales. La décision de l’assemblée de Corse doit désormais être soumise au Parlement et n’a cependant rigoureusement aucune chance de passer. Si c’était le cas, nul doute que le Conseil Constitutionnel la retoquerait. Mais cela fait plaisir de voir des gens défendre leur identité et leur terroir. A quand la France aux Français ?

 

“ON N’EST PAS COUCHÉ” : UNE ALTERCATION ARCADY-CARON COUPÉE AU MONTAGE

 

Une vive altercation a opposé, lors de l’enregistrement de l’émission « On n’est pas couché » (France 2), Aymeric Caron (chroniqueur) et le réalisateur Alexandre Arcady auteur de 24 jours (l’affaire Halimi), affirme Elisabeth Lévy sur le site internet de Causeur. Une altercation qualifiée de “violente” par la polémiste, que les téléspectateurs fidèles de Laurent Ruquier n’ont pas pu voir. Motif : elle a été coupée au montage. Que s’est-il passé ? Le réalisateur Alexandre Arcady était venu promouvoir son film 24 jours, récit du calvaire d’Ilan Halimi, torturé à mort en 2006 par Youssouf Fofana et son « gang des barbares ». Bien entendu, l’anti-antisémitisme fut une discussion de mise. Et voici qu’Aymeric Caron eut l’incroyable audace de dire quelques vérités. Avait-il bu ou fumé la moquette ? Toujours est-il qu’Elizabeth Lévy raconte ainsi l’histoire : « Consultant ses fiches soigneusement préparées, il [Aymeric Caron] déplore, chiffres à l’appui, que le film passe sous silence les actes islamophobes qui ont bien plus augmenté que les actes antisémites […]. Le ton monte […] Arcady ne sait plus comment la discussion en arrive à Merah. Si on interrogeait Merah, déclare alors Caron, il dirait qu’il a tué des enfants juifs parce que l’armée israélienne tue des enfants palestiniens […]. D’ailleurs, là encore, il a les chiffres. Sous le regard médusé des invités, il brandit ses notes, puisées dans le rapport d’une ONG. J’ai les chiffres ! Qu’est-ce que vous répondez à ça ? Arcady s’étrangle. Vous osez dire que l’armée israélienne tue des enfants !, hurle-t-il […]. Polony demande à son partenaire s’il n’a pas perdu la tête : tu viens à une émission sur Ilan Halimi avec des données sur les Palestiniens tués par l’armée israélienne, est-ce que tu te rends compte de ce que tu fais ? ». Du coup, sans qu’on ne sache vraiment pourquoi, la séquence a été coupée au montage. Alexandre Arcady, qui est un féal de Tsahal, ne décolère pas, chargeant Aymeric Caron, qui a sans doute une espérance de vie télévisuelle qui n’est plus que très limitée : « Ce monsieur vient avec des affirmations d’un antisionisme et d’un anti-Israël d’une façon tellement caricaturale. Ces raccourcis font mal ». De plus, déclare-t-il, et là, il faut le reconnaître, on frôle l’horreur : « il a plongé son nez dans ses notes et il a cité des chiffres, donc tout ça était préparé, ce n’était pas improvisé […] » Il a plongé son nez dans ses notes… C’est, il faut le reconnaître, effrayant.

 

LA PLACE DES GOÏM (LES NON-JUIFS)

 

Le grand rabbin séfarade israélien Ovadia Yosef, l’une des plus hautes autorités spirituelles juives dans le monde, vient de décéder récemment. Une lourde perte… Dans son sermon du 16 octobre 2010, le rabbin Yosef avait révélé que le seul but des Gentils (les non-juifs) est de servir les Juifs : « Les Goïm sont nés seulement pour nous servir. Sans cela, ils n’ont pas de place dans le monde. » Il a cependant eu l’élégance de donner quelques explications. « Pourquoi les Gentils sont nécessaires ? Ils travailleront, ils laboureront, ils récolteront. Et assis comme des effendi, nous mangerons. C’est pour ça que les Gentils ont été créés. » Du côté de la Licra, du Crif, de SOS-Racisme, de la Ligue des Droits de l’Homme, silence radio…

 

LE FN NE SE BAT PAS CONTRE LE MARIAGE INVERTI ET L’EUTHANASIE

 

Eric Zemmour le dit : « On voit bien que le FN ne se bat pas contre le mariage homosexuel ou l’euthanasie »… Dans « Ça se dispute » vendredi 25 avril, Eric Zemmour explique qu’en abandonnant le terrain des questions sociétales, le Front national laisse un créneau à Christine Boutin aux élections européennes. Son compère Nicolas Domenach, qui n’a pas forcément tort, est sceptique et prévoit « un score ridicule » pour les listes « Force Vie » de Boutin. Ceci dit, la remarque de Zemmour est des plus pertinentes. Le FN a bien changé !

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ISRAËL : DES DESCENDANTS DE NAZIS FONT REPENTANCE

 

C’est le quotidien Aujourd’hui en France qui le raconte. Dina, 34 ans, est une juive orthodoxe, dont le grand-père, Walter Saam, décédé en 2012, a combattu sur le front de l’Est. Fort logiquement, elle se pose des questions douloureuses : « J’essaie de me persuader qu’il n’a pas tué de juifs de ses mains, mais en vérité, je ne sais pas », dit-elle. En devenant juif, son père, qui s’appelait Knut, a choisi le prénom de Yoram. 400 Allemands, convertis ou non, étaient venus s’installer, après-guerre, dans l’Etat juif. Le fils d’un Waffen-SS est même devenu un rabbin éminent de Jérusalem. En Israël, on appelle ces gens-là des “tikouns” (des repentants). Dans le nord du pays, un village, Migdal, regroupe une quinzaine de familles allemandes désireuses de couper tous les ponts avec une Allemagne qui a généré Adolf Hitler et leurs ancêtres. On trouve parmi les “repentants” d’Israël, Orna Porat, une actrice dont le vrai nom est Irène Klein et qui fut membre des Jeunesses hitlériennes. Dieu merci, elle rencontra Joseph, un jeune officier britannique juif, qui l’emmena en Israël. Sa fille, Lital, explique sobrement : « Ma mère voulait réparer les crimes de son peuple ». Dina ne peut pas s’empêcher de faire montre d’un certain sadisme, voire d’une joie maligne. Son grand-père (nazi, dit-elle), qui s’était rendu pour un unique voyage en Israël, eut à subir la sirène qui retentit lors de la journée nationale d’hommage aux victimes de la Shoah. Du coup, dit-elle, « Il a été obligé de rester de longues minutes debout. A l’intérieur, il devait bouillir. Une petite revanche pour nous ». Bien fait pour lui. Ce vieillard n’avait, après tout, que ce qu’il méritait. Ça lui apprendra aussi à faire semblant de faire repentance ! Au fait, dans le registre des folies : Bettina Goering, la nièce de Hermann Goering, s’est fait, ainsi que son frère, stériliser pour « effacer à tout jamais le nom de Goering ». Elle a changé de nom et quitté l’Allemagne. Peut-être s’appelle-t-elle désormais Bettina Hitler ? On ne sait pas. La petite-nièce de Heinrich Himmler, Katrin a, quant à elle, épousé un juif israélien, « fils de rescapés de la Shoah ». Quant à Jennifer Teege, la petite-fille d’Amon Göth, le bourreau de « la liste de Schindler », c’est une métisse de père nigérian. Nuancée au possible, celle qui a fait ses études en Israël déclare : « Mon grand-père m’aurait tuée de ses mains ». Toujours dans l’exagération, ces gens-là, fussent-ils métis…

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MARINE LE PEN ET LA TUNIQUE DE NESSUS DE L’ANTISÉMITISME

 

Rien n’y fera, ni génuflexion, ni repentance. Le FN, fût-il mariniste, reste taché de l’étoile jaune de la honte. Voici les propos tenus récemment par Martine Benayoun qui préside le Cercle de la Licra-Réfléchir les droits de l’homme : « Oui, je suis inquiète de ces relents racistes et antisémites en France. Je suis inquiète de la montée en puissance des populismes. Je suis inquiète des extrémismes qui menacent la cohésion sociale et nationale républicaine. Et je suis inquiète des scores du FN lors des dernières élections municipales : 14 mairies entre les mains du FN ! Or bien que Marine Le Pen ne ménage pas sa peine pour “dédiaboliser” la formation politique fondée par Jean-Marie Le Pen il y a plus de quarante ans, en lissant son propre discours, en recrutant des personnalités jeunes, en soignant ses passages télévisés, les témoignages et les révélations des repentis du FN nous prouvent que ce parti est toujours et plus que jamais raciste. Des militants frontistes séduits à un moment donné par “le changement de ton et le discours plus consensuel” de leur Présidente, en ont démissionné et déclarent, après coup, avoir constaté qu’il n’y a en réalité aucune remise en question idéologique, mais au contraire le recours à une terminologie raciste au sein même de l’appareil et une parole raciste qui fait son chemin jusque dans les familles, chez les amis, dans les écoles. » Bref, il ne sert à rien de se prosterner devant les lobbies. A rien, à rien ! Alors, que diable, ne nous prosternons pas !

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Où trouver "Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme" à Paris ?

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3139 du 2 mai 2014

 

L’OPÉRATION de “dédiabolisation” du Front national peine quelque peu. Dans une interview à la BBC, le 17 avril dernier, Marine Le Pen avait « ouvert les bras » à Nigel Farage, le chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), pour « s’allier dans le but commun de combattre l’Union européenne », à l’occasion du scrutin du 22 mai. Damned, Nigel Farage, qui est un sioniste tendance frénétique, a envoyé paître Marine Le Pen, déclarant : « L’antisémitisme est dans l’ADN du [Front national] ». C’est totalement injuste, certes, mais Farage cherche à attirer à lui des voix conservatrices mais aussi travaillistes qui verraient d’un mauvais œil une alliance avec le FN, fût-il dédiabolisé.

 

L’ANTISÉMITISME EST DANS L’ADN DU FN

 

Ceci dit, il n’y a pas trop de soucis à se faire. L’objectif de Marine Le Pen est de constituer un groupe au Parlement européen. Pour cela, il faut obtenir 24 élus de 7 pays différents. Ce qui permettra, au passage, d’empocher 2 millions d’euros de financement public et de disposer de belles voitures, avec chauffeurs. Marine Le Pen peut compter sur le Parti pour la liberté néerlandais (PVV) de Geert Wilders, le Fpoe d’Autriche, la Ligue du Nord italienne, les Démocrates suédois, le Parti national slovaque et les Flamands du Vlaams Belang. Les élus “extrémistes”, hongrois ou bulgares, en sont, entre autres, exclus. Cela n’a pas empêché 22 Femen, arborant une petite moustache hitlérienne et un drapeau européen avec une croix gammée dessinée sur leur poitrine dénudée, de manifester le mardi 22 avril à Paris contre le Front national, qui présentait au même moment ses listes aux élections européennes lors d’une conférence de presse. Mais que faut-il faire de plus que ce que fait Marine Le Pen pour être aimé des Femen et du Système ? En attendant, la présidente du FN a qualifié les déclarations de Farage d’“ignominieuses”. « J’ai essayé désespérément de trouver la raison qui le pousse à ces déclarations somme toute assez nouvelles, car par le passé il avait plutôt eu à notre égard un comportement courtois. » Et Marine Le Pen d’oser cette extravagante déclaration : « Est-ce que peut-être nos assistantes sont moins jolies que celles de Nicolas Dupont-Aignan ? Ça pourrait être une raison » (sympa pour les assistantes du FN). Une allusion claire à la tête de liste de Dupont-Aignan, (qui fait équipe avec Farage) dans la circonscription Est, Laure Ferrari, qui a été l’assistante parlementaire de Nigel Farage au Parlement européen et qui est, il est vrai, ravissante. Dans un communiqué diffusé mardi 22 avril, Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé une « perte soudaine de sang-froid » de la part de Marine Le Pen. « L’attaque de Marine Le Pen contre l’une de nos têtes de liste, qu’elle ose salir (en quoi la salit-elle ?), relève clairement des vieilles méthodes de l’extrême droite : chassez le naturel… je dénonce ses paroles malheureuses et ses basses attaques dignes de son père », a couiné le président de Debout la République, crédité par les sondages de 1,5 à 3 % des intentions de vote pour ces européennes. Finalement, leur démocratie, c’est parfois amusant !

 

UN MUSULMAN PRIE ALLAH PENDANT UN OFFICE PASCAL !

 

Le dimanche 20 avril au matin la collégiale de Dole dans le Jura était pleine à craquer. Arrive un homme vêtu d’une djellaba et d’une coiffe. Il venait, tranquillement, faire sa prière. Il a installé un tapis, à gauche de l’autel, alors que l’office (conciliaire) de Pâques était en train d’être célébré. Il a lu des versets du coran et écrit quelques lignes en arabe dans le registre paroissial. Y-a-t-il eu quelques paroissiens pour l’expulser ? Que nenni. Une équipe de la police est venue lui demander poliment d’avoir l’extrême obligeance de bien vouloir évacuer les lieux. Commentaire du sous-préfet : « Il ne faut pas créer d’amalgame ». La messe est dite… D’autant que Jean Paul II officiellement “canonisé” avait baisé le Coran en 1999 et que François a récemment incité à étudier ce même Coran, livre selon lui plein de richesses…

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PIERRE FRAIDENRAICH, C’EST “PIERRE TROISIÈME REICH” !

 

Pierre Fraidenraich est le nouveau directeur du quotidien Libération, qui se porte très mal. Pas de quoi décourager les journalistes de Libé, qui ont Fraidenraich dans le nez. Ils ont publié dans leurs colonnes un article meurtrier pour accueillir leur nouveau directeur. Certains lui ont trouvé un surnom pour le moins mignon : « Pierre Troisième Reich ». Ça couine évidemment sec. D’aucuns évoquent le calembour de Jean-Marie Le Pen (Durafour crématoire), et certains s’autorisent à évoquer les six millions de morts. L’horreur est absolue. Car, attention, relève le site sioniste Dreuz.info, « une partie de la famille Fraidenraich a fini dans les fours crématoires du dernier Reich, ce qui rend la vilaine plaisanterie encore plus funeste. » Remarque assez pertinente du site : « Il n’est pas difficile d’imaginer ce qu’aurait été la réaction de la rédaction de Libé si un obscur conseiller municipal du Front National s’était essayé à pratiquer le même et improbable humour ». Au fait, certains journalistes de Libé lui ont trouvé un surnom bien plus humaniste : “Frankenstein”.

 

SCANDALEUX : IL N’OBTIENT PAS SON PERMIS DE CONDUIRE

 

Un candidat au permis de conduire s’est légèrement énervé, mercredi 16 avril à Givors (Rhône). Il avait échoué. Du coup, il a brisé les vitres du véhicule d’auto-école avec un marteau et a donné des coups à son moniteur. La veille, le conducteur avait déjà menacé de brûler la voiture du directeur de son auto-école, située à Brignais (Rhône), s’il n’obtenait pas le permis de conduire. Oui mais, problème : l’examinateur a été obligé de freiner à sa place pour éviter un accident. Du coup, pas de permis. Du coup, l’épisode du marteau. Du coup, voici notre oiseau déféré au parquet… On ignore son origine ethnique.

 

LE FRÈRE DE ROSELYNE BACHELOT AU FN !

 

Son nom : Jean-Yves Narquin. Il est le maire de Villedieu le Château, un petit village de 500 habitants, et est nettement moins connu que sa sœur, dont il fut l’assistant parlementaire. L’ancienne ministre et désormais chroniqueuse télé, Roselyne Bachelot a, chose stupéfiante, un frère qui avait déjà été candidat pour le FN dans la troisième circonscription du Loir-et-Cher en 2012. Il sera présent sur la liste des élections européennes du FN, et déclare : « Je serai présent en neuvième position sur dix. Je suis là pour apporter mon soutien, pas pour être élu ». Son ex-beau-frère, le docteur François Bachelot, fut député du Front national. Il est le frère de Jacques Bachelot, qui fut l’époux de Roselyne. Jean-Yves Narquin explique : « La direction de l’UMP est en pleine schizophrénie entre une base militante et sympathisante qui réclame à plus de 60 % des alliances avec le FN et des cadres parisiens qui la refusent ». Qu’en dit sa sœur ? « Elle n’a pas cherché à m’en dissuader. Et de toute façon, son influence sur moi est quasi nulle ». Le père de Roselyne Bachelot et de Jean-Yves Narquin n’est autre que Jean Narquin qui fut député RPR. En attendant, Roselyne, sœur aimante, avait soutenu aux législatives son ancien collègue au gouvernement Maurice Leroy, contre son frère. Ambiance familiale garantie…

 

UNE MUTINERIE POUR EXIGER… DES REPAS HALAL

 

Une soixantaine de détenus de la maison d’arrêt de Sequedin (Nord), près de Lille, dont on ignore absolument l’origine ethnique, ont refusé, il y a quelques jours, de réintégrer leur cellule après la promenade, selon La Voix du Nord. Selon le délégué régional FO-Pénitentiaire, Cédric Deprez, les détenus demandaient « la baisse du prix des cantines et, apparemment, un menu halal ».

 

INTERDIT DE DÉVOILER L’IDENTITÉ ETHNIQUE DES DÉLINQUANTS !

 

Pas possible ! Selon Le Progrès, certains faits de délinquances seraient associés à la nationalité de leurs auteurs. Une infographie publiée le 22 avril par le quotidien régional Le Progrès liait certains faits de délinquance à la nationalité supposée de la majorité de leurs auteurs. Bien entendu, SOS-Racisme a failli défaillir et a déposé plainte contre X, notamment pour des faits de fichage ethno-racial, diffamation raciale ou provocation à la haine raciale et à la discrimination. Rien que ça. De plus, l’association, dénonciatrice en diable, a saisi la Commission Nationale Informatique et Liberté (Cnil) et le Défenseur des Droits « pour faire la lumière sur cette affaire ». Car il convient en effet de faire la lumière sur cette affaire sordide. Le quotidien s’est en effet autorisé, dans un article qualifié de “nauséabond” (ils adorent ce mot, nous aussi) de présenter une infographie intitulée Délinquance, à chacun sa spécialité, qui associe à certains faits des nationalités ou catégories de population. Par exemple pour les cambriolages : « Géorgiens, Albanais, Roms, Gens du voyage, locaux (groupes des cités, toxicomanes, autres) ». Du coup, l’officine a annoncé le dépôt à Lyon d’une plainte contre X pour les faits de fichage ethno-racial, dénonçant une « lecture stigmatisante, ultra-violente et inadmissible pour les populations visées ». Pauvres populations visées, mais surtout pauvres Français…

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samedi, 03 mai 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER

RIVAROL N° 3138 du 24 avril 2014

 

L’ANCIEN député européen souverainiste Paul-Marie Coûteaux qui fut un collaborateur de Philippe Seguin et siégea aux côtés de Philippe de Villiers au Parlement européen avait été une prise de choix pour Marine Le Pen. Il a été un recruteur efficace puisque Florian Philippot, vice-président responsable de la communication, Philippe Martel, ex-collaborateur d’Alain Juppé devenu chef de cabinet de Marine Le Pen, et Karim Ouchikh, conseiller responsable de la Culture rejoignirent Marine Le Pen par son intermédiaire. Du coup il se flattait d’être le DRH (Directeur des Ressources Humaines) du Rassemblement Bleu Marine. Son carnet d’adresses est, il est vrai, bien rempli. Il avait fait rencontrer à MLP diverses personnalités dont l’écrivain Renaud Camus — le théoricien du « grand remplacement » à sa table, dans son domicile parisien. Il n’était pas encarté au FN mais avait monté une petite structure, le Siel (Souveraineté, Indépendance et Libertés) qui avait intégré le Rassemblement bleu marine. Las, les meilleures choses ont une fin.

 

RUPTURE ENTRE MARINE LE PEN ET PAUL-MARIE COÛTEAUX

 

Marine Le Pen vient d’écrire en date du 7 avril une « lettre de rupture » à Paul-Marie Coûteaux, dont les termes sont explicites : « Je ne veux plus vous voir ni avoir de relation personnelle ou politique avec vous ». Marine Le Pen conserve cependant sa confiance à Karim Ouchikh, actuel président exécutif du Siel… Que s’est-il passé ? Le Point, qui a mené l’enquête, relève des commentaires de proches de MLP. « MLP était exaspérée par Coûteaux. Elle a été de déception en déception ». Ses “dérapages” face à la ligne qui se veut lisse de la présidente du FN ont fini par faire déborder le vase. On lui a reproché d’avoir tenu une conférence au Local de Serge Ayoub en septembre 2012, sur le thème « recréer une droite nationale », alors que MLP s’était elle-même rendue au Local. J’ai déjà raconté dans RIVAROL comment Coûteaux s’était fait piéger par Canal+ en décembre 2013, expliquant qu’il avait « raconté tout un baratin » aux journalistes, prétendant le ralliement d’un ancien gaulliste très connu à Brest. Problème : son micro-cravate était encore branché et cet « ancien gaulliste » n’existait pas. Un jour, il explique qu’il ne veut surtout pas être filmé aux côtés de militants FN pour ne pas abîmer son image. Des militants, furieux, ont écrit à MLP pour se plaindre. Puis, il lança une polémique sur les Rroms durant sa campagne des municipales dans le 6e arrondissement, évoquant les “camps” dans lesquels il convenait de les “concentrer”, ce qui ne fut guère apprécié dans un parti en recherche de respectabilité. Partisan, et n’en démordant pas, de l’union de la Droite, ce qui ne correspond pas à la ligne du FN, il avait appelé à faire battre la candidate socialiste, sans attendre le mot d’ordre du FN. Accusé d’être “ingérable” et « imbu de lui-même », Marine Le Pen ne pouvait plus le supporter. La réciproque était au demeurant vraie depuis longtemps. Il confiait il y a déjà un an à un de mes amis : « Elle est insupportable. Il est impossible de travailler avec elle ». Il avait aussi à plusieurs reprises déploré l’absence de « vie propre » du RBM (Rassemblement Bleu Marine), « encore largement une coquille vide », ce que tout le monde sait au demeurant. Histoire de se faire bien voir, il ajoute « tout le monde est carpette devant elle. J’ai essuyé les colères de Philippe Séguin dont j’ai été le collaborateur. Alors les colères de Marine Le Pen ne me font pas peur ! » et il ajoute au sujet de son petit parti : « Sans rouler des mécaniques, il n’y a guère que moi qui puisse tenir tête quand il le faut à Marine Le Pen. Sans moi, le Siel deviendrait une sorte de faux nez du FN et il disparaîtrait. » Marine Le Pen, consciente des dégâts que cette affaire peut faire quant à son image, aurait envoyé un SMS à Coûteaux qui déclare : « Marine Le Pen m’a assuré qu’elle était désolée que sa lettre de rupture ait été mise sur la place publique ». Et il ajoute : « À chaque fois que nous nous engueulons, nous renouons. Nous devrions nous revoir bientôt, sûrement la semaine prochaine. » Quel naïf ou quel menteur, ce Coûteaux !

 

LE CRIF ORDONNE : ILS SE COUCHENT

 

Une vente aux enchères de divers objets volés en mai 1945 au Berghof (Alpes bavaroises) par des soldats de la 2e D.B. dans les maisons d’Hitler et de dignitaires du Reich devaient être organisée à Paris, le 26 avril, par la maison Vermot de Prat. Il s’agissait d’une quarantaine d’objets provenant de la résidence d’Adolf Hitler et de la maison voisine où s’était installé Hermann Goering : passeports, livres, vaisselle, manuscrits, albums, pièces portant des croix gammées ayant appartenu à Adolf Hitler et à son ministre Hermann Goering. Le Crif s’est mis, derechef à hurler et à menacer. On lit sur son site : « Le CRIF estime que cette vente porte atteinte à la mémoire des victimes de la barbarie nazie. Faire commerce public de ce type d’objet consiste à leur donner une valeur symbolique malsaine qui s’apparente à du cynisme et à une forme d’indécence morale. Le CRIF réitère donc sa demande à la maison Vermot de Prat ainsi qu’au conseil des ventes de revenir sur leur décision. Il demande à la Ministre de la Culture et de la Communication de se prononcer sur cette vente. Il souhaite qu’à l’avenir aucune initiative de ce genre ne puisse à nouveau voir le jour. » Et devinez ce qui se passa ? Le ministre de la Culture Aurélie Filippetti se prosterna et demanda l’annulation de cette vente « moralement répréhensible ». La vente fut évidemment annulée. Filippetti se « félicite de cette décision, nécessaire au regard de l’Histoire et de la morale ». Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui avait jugé la vente “obscène”, se réjouit de la victoire du « bon sens et du respect de la mémoire ». Le Crif couine évidemment de joie et, tenez-vous bien, lisez attentivement, a une nouvelle exigence : il propose « que s’ouvre une réflexion sur le type de public autorisé à participer aux ventes de tels objets. » En d’autres termes, si vous avez les cheveux trop courts ou trop blonds, les yeux trop bleus, si vous êtes fichés par la police comme militant nationaliste, si vous possédez un chien loup qui ressemble à Blondie, le chien du Führer, si vous avez un pas trop martial, si vous êtes végétarien (car le Führer l’était), si vous paraissez être trop français, passez votre chemin. Il vous sera interdit de pénétrer dans la salle des ventes dont l’entrée sera exclusivement réservée aux sympathisants de la Licra qui achèteront ces objets (pas cher) pour, bien entendu les détruire… Décidément, ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnaît.

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UNE ROSSIGNOL ANTI-FAMILLE

 

La nouvelle secrétaire d’Etat chargée de « la Famille, des Personnes âges et de l’Autonomie », Laurence Rossignol, ancienne porte-parole du Parti socialiste et ancienne trotskyste, que j’ai évoquée dans le précédent numéro de RIVAROL, évoque, dans une interview au JDD du dimanche 13 avril, la phrase qu’elle avait prononcée sur le plateau de France 3 : « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents ». Elle insiste : « (Cette phrase) devrait pourtant faire consensus… » Quels sont les fondements de l’égalité, selon elle ? Le but de l’enseignement à l’égalité est de dire aux filles : “Rien ne vous est fermé car vous êtes des filles”, Et de dire aux garçons : “On est différents, mais personne ne doit avoir le dessus sur l’autre”. La cour de récréation n’est pas un espace pour des apprentis petits coqs. »

 

ÇA CONTINUE : VICHY ACCUSÉ CETTE FOIS-CI D’AVOIR LAISSÉ MOURIR 50 000 HANDICAPÉS

 

Une pétition pour réclamer la création d’un mémorial dédié aux victimes handicapées des régimes nazi et de Vichy, déjà signée par 43 000 personnes, a été remise à François Hollande. Cette pétition a été signée par 92 personnalités dont les maniaques bien connus de la pétitionnite, l’écrivain Tahar Ben Jelloun, le romancier Pascal Bruckner, le scientifique Axel Kahn, le sociologue Edgar Morin, ou les réalisateurs d’Intouchables, Eric Toledano et Olivier Nakache. Le texte fait évidemment le parallèle entre Vichy et le régime nazi qui aurait fait assassiner dans le cadre d’un plan Aktion T4, 275 000 enfants ou adultes affectés d’une déficience mentale ou physique. Un plan accompagné de stérilisations forcées. Si c’est le tribunal de Nuremberg qui le dit, c’est forcément vrai. Du coup un énième site commémoratif dédié cette fois-ci aux victimes handicapées des crimes commis par le régime nazi, va ouvrir ses portes à l’automne 2014 en Allemagne. Du coup les signataires de la pétition réclament la création d’un tel mémorial en France, reconnaissant cependant (pour le regretter ?) qu’en France, il n’y a pas eu d’extermination programmée mais accusant le régime de Vichy d’avoir laissé mourir par abandon, absence de soin, sous-alimentation, 50 000 personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français. Et ça continue, et ça continue…

 

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NDLR :

 

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