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jeudi, 13 novembre 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3162 du 6 novembre 2014

 

ON SAIT que Patrick Modiano vient d’obtenir le prix Nobel de littérature et que Fleur Pellerin serait ministre de la Culture. Enfin, façon de parler… Une journaliste de Canal+ lui pose la question qui tue : « Votre livre préféré de Modiano ? » Réponse d’une grande profondeur de notre brillant ministre : “Euuuhhhh…

 

UN MINISTRE DE LA CULTURE PAS TRÈS CULTIVÉ

 

La présentatrice lui tendit une perche : « Son dernier livre ? » Fleur Pellerin, coincée, fut bien obligée de reconnaître qu’elle n’en savait rien et tenta de se justifier : « J’avoue sans aucun problème que je n’ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. […] Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP mais je lis très peu ». N’est pas Mitterrand ou Pompidou qui veut. Pourtant, quelques minutes auparavant, le ministre avait indiqué avoir déjeuné avec Patrick Modiano. « On a eu un déjeuner formidable, très très sympathique. On a beaucoup rigolé », avait-elle confié. Pathétique...

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LICRA : “POUR L’AMOUR DE LA FRANCE”, PAR ICI LA BONNE SOUPE !

 

Dans une tribune intitulée « Pour l’amour de la France », Alain Jakubowicz, président de la Licra, présente les conclusions des travaux des Universités de la Licra tenues au Havre du 17 au 19 octobre. Il constate évidemment l’épouvantable montée du racisme et de l’antisémitisme. Mais il a la solution. Il constate : « Le gouvernement allemand, confronté aux mêmes constats, vient de débloquer 30 millions d’euros pour un projet de cinq ans visant à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Qu’attend-on en France? Il n’est plus possible de nous contenter de grandes et belles déclarations. On ne rétablira pas le lien social sans s’en donner les moyens. Si le combat pour l’emploi est une priorité, celui pour le “vivre ensemble” en est l’une des conditions. Tout le monde doit y contribuer, du sommet de l’Etat aux élus locaux, du monde du travail aux associations, de l’école aux terrains de sport. » En d’autres termes : par ici les subventions.

 

Jamais à court d’idées dès lors qu’il s’agit de faire fonctionner le tiroir-caisse, la Licra propose l’organisation d’un Grenelle de la Fraternité. Et quand la Licra propose, on se met au garde-à-vous, et vite. C’est ce qu’a fait illico Jacques Toubon, le Défenseur des droits (c’est quoi encore, ce machin ?) qui, avec des trémolos dans la voix, a dit tout son soutien à ce projet. Conclusion d’Alain Jakubowicz : « Il est temps de poser les vrais problèmes, sans candeur ni langue de bois, et d’arrêter un plan quinquennal avec des objectifs clairs et les moyens nécessaires pour les atteindre ». Les moyens, les moyens, toujours les moyens. Ces gens-là sont décidément obsédés par « les moyens ». Et c’est ainsi que les impôts flambent...

 

SARKOZY EST-IL DÉJÀ MORT ?

 

Sarkozy doit faire face à de redoutables bombes à retardement. Qui risquent de l’amener en enfer. Il y a tout d’abord son ancien conseiller, Patrick Buisson, qui lui voue aujourd’hui une haine féroce et qui vient de déclarer dans les colonnes du Nouvel Obs : « Je me tairai jusqu’au jour où je ne me tairai pas. Et ce sera spectaculaire. » Il prédit la mort politique prochaine de l’ancien président, promettant le lancement d’« une mystérieuse fusée à trois étages » qui pourrait semer le désordre et faire grand bruit à droite. Buisson prédit : « Hollande et Sarkozy vont couler tous les deux, car ils font système ». Il ajoute : « Nicolas Sarkozy sera mort politiquement avant de l’être judiciairement », commentant ainsi la campagne de l’ancien président pour la présidence du parti : « La mayonnaise ne prend pas. Il est seul. Y’a plus de jus. Plus rien ». Mais il n’y a pas que Buisson. Jérôme Lavrilleux, qui sait tout sur l’affaire Bygmalion, a déjà déclaré à L’Express qu’il avait « du mal à imaginer que Nicolas Sarkozy ne connaissait pas le nom de Bygmalion ». Lavrilleux sera probablement mis prochainement en examen. S’il se met à table, les conséquences risquent d’être redoutables pour Sarkozy. Mais il y a aussi Eric Cesari, ce « Corse formé à l’école Pasqua », selon un ancien ministre UMP, et surnommé « l’œil de Sarkozy » dans les couloirs du siège de l’UMP. Il vient d’être mis en examen pour faux et usage de faux et abus de confiance dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Lui aussi, s’il se met à parler… Le commentaire le plus intrigant est venu d’Eric Zemmour, en général bien informé. Il vient de déclarer au sujet de Sarkozy : « Je pense que c’est fini. Il ne récupérera pas les électeurs populaires qui ne lui font plus confiance. » Zemmour dispose-t-il d’informations particulières ? Dernière info, allant dans le sens de l’analyse de Zemmour, livrée le jeudi 30 octobre par BVA, pour Orange : la part des Français qui souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique a chuté de sept pointspar rapport au mois précédent, en tombant à 26 %. Et c’est parmi les sympathisants de l’UMP et de la droite que le désaveu est le plus fort. Sarkozy chute lourdement (moins 13 %) parmi les sympathisants de l’UMP, pour ce qui concerne leur souhait d’un retour de l’ancien président de la République. Du coup, Nicolas Sarkozy se trouve devancé par Alain Juppé de 29 points parmi les Français et de quinze points parmi les sympathisants de la droite. Juppé plutôt que Sarkozy ? C’est ce qui s’appelle tomber de Charybde en Scylla.

 

PAUVRE STRAUSS-KAHN, LE VOICI AU BORD DE LA RUINE

 

Dominique Strauss-Kahn, pour avoir été le patron du FMI, n’a cependant pas vraiment le sens des affaires. Il vient de perdre quelques millions d’euros dans une aventure parfaitement improbable.

 

En mai dernier, le mariage entre l’homme d’affaires franco-israélien Thierry Leyne (à la réputation sulfureuse) et Dominique Strauss-Kahn était célébré en grandes pompes et faisait les gros titres de la presse helvétique. Leur fonds d’investissement Leyne-Strauss-Kahn & Partners (LSK) annonçait un objectif « très ambitieux », celui d’atteindre une taille de « deux milliards de dollars d’ici un an ». La filiale suisse, Assya Asset Management, qui n’acceptait que les clients lui confiant un minimum de 20 millions d’euros, devait même être dirigée par Vanessa Strauss-Kahn, la fille de l’ancien ministre socialiste. Seuls les mauvais esprits voient un soupçon de Madoff dans cette aventure. Las, Thierry Leyne vient de se suicider en se jetant du balcon de son somptueux appartement de Tel-Aviv. Il avait, il est vrai, emprunté des sommes assez considérables à des « hommes d’affaires » originaires des pays de l’Est. Sommes qu’il était parfaitement incapable de rembourser. Or, nul n’ignore que ces gens-là n’ont un sens de l’humour que très modéré et passent assez vite aux représailles, y compris à l’encontre des familles des audacieux qui ont la prétention de les rouler… Mais que venait faire Strauss-Kahn dans cette galère ? Il avait fait la connaissance il y a deux ans de l’homme d’affaires franco-israélien, qui vivait dans le plus grand luxe, tout en étant très pratiquant (il portait régulièrement les tsitsvis, ces cordelettes rituelles exprimant un haut degré de judaïsme, sous sa chemise ou son tee-shirt). Ayant de parfaits comportements de psychopathe, ce qui a dû plaire à DSK, il passait d’un instant à l’autre d’un comportement policé à un comportement violent, insultant et même ordurier. On apprend que Thierry Leyne a vécu dix ans à Genève. Sa femme s’y est suicidée en se jetant dans le vide il y a trois ans. Or, depuis sa disparition la semaine dernière, aucun financier suisse ne lui a rendu hommage. Plus inquiétant encore, la communauté juive ne s’est pas manifestée non plus. « Ce n’est pas bon signe », constate un banquier genevois. Et pourtant DSK et Leyne avaient tout fait pour se faire bien voir des Suisses. Malgré leurs passeports français et israélien, ils avaient décidé récemment de soutenir… l’équipe suisse de tennis. Ah, cosmopolitisme, quand tu nous tiens ! Pauvre DSK, qui attend de plus, dans quelques jours, le procès de l’Affaire Carlton. Très affecté, on ne sait pas si c’est par la perte de son argent ou la disparition d’un camarade, il s’est rendu à ses obsèques à Tel Aviv, pour réciter le Kaddish, la prière juive des morts. Mais pour l’heure DSK ne s’est pas, lui, suicidé.

 

APRÈS L’ANTISÉMITISME, L’HOMOPHOBIE, VOICI L’ANTIMAÇONNISME QUI MENACERAIT LEUR RÉPUBLIQUE !

 

Vous l’ignoriez peut-être, mais selon Daniel Keller, le Grand Maître du Grand Orient, l’heure est grave car on assiste aujourd’hui en France à « la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme ». Quels sont, d’après l’oiseau, « les trois symptômes de la crise de la République » ? Vous ne devinerez jamais. Il y a tout d’abord l’antisémitisme et puis l’homophobie, et enfin, l’antimaçonnisme, qui constitue, selon le Grand Maître, « une menace pour les fondements de la République ». Ni plus, ni moins… Bref, le Grand Orient lançait, il y a quelques jours, à Lille, une campagne publique contre « la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme » qui se déclinera en conférences tenues dans huit villes françaises. Dont sans doute Tel-Aviv ? Grâce au journaliste Jiri Pragman (dont nous n’avons jamais entendu parler), qui intervint, l’air grave lors de cette conférence, nous savons qui sont les responsables de cette épouvantable résurgence. Il a déclamé : « 2014 n’est certes pas 1934 ou 1940, mais il y a une résurgence de l’antimaçonnisme, venant des milieux catholiques hostiles au mariage pour tous, des évangélistes, des musulmans et plus généralement d’internet et des réseaux sociaux » Fermez le ban, et sortez le carnet de chèque…

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LE DERNIER DÉLIRE DE COLLARD

Mais si, vous connaissez Gilbert Collard, le député mariniste à l’Assemblée nationale. Jean-Marie Le Pen avait déjà suggéré que son nom résonnerait mieux si l’on remplaçait les deux ‘l’ par une autre consonne. Voici sa dernière déclaration : « On peut être membre du FN et se convertir à l’Islam ». Après de telles déclarations il n’y a plus qu’à tirer l’échelle !

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10:28 Publié dans Chronique de la France asservie et résistante | Lien permanent | |  Facebook

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