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dimanche, 08 juillet 2012

Polémique inattendue : Le "Dictionnaire des polémiste" de Robert Spieler provoque l'ire de la direction du journal Présent...

2277121978.jpgSource Synthèse nationale (cliquez là)

 

Robert Spieler avait été invité, sans l’avoir nullement sollicité, à donner une interview au quotidien Présent (*) suite à la parution de son livre Le Dictionnaire des polémistes (cliquez ici). La journaliste de Présent qui avait réalisée l’interview avait fort aimablement qualifié Robert Spieler de « remarquable polémiste chez notre confrère Rivarol ».

 

Or, la parution de cette interview a suscité une fureur folle du fondateur de Présent, Jean Madiran, et de Jeanne Smits, la directrice du journal. Madiran évoque « un accident lamentable », évoquant la « bassesse des insultes à Maurras et aux maurassiens » et se plaint de se « faire insulter à domicile, chez moi, à Présent par un provocateur invité (le supposé provocateur étant Robert Spieler). Jeanne Smits, écrit qu’elle n’aurait jamais laissé paraître cette interview si elle l’avait lue. Bref, Le Dictionnaire des polémiste engendre déjà des polémiques inattendues...

 

Notons que le journal l'Action française, dans sa livraison de cette semaine, se montre beaucoup moins rancunier que Présent puisqu'il consacre un article fort élogieux au livre de Robert Spieler.

 

Robert Spieler nous communique sa réponse à ces "accusations" :

 

J’ai notamment évoqué dans cette interview un polémiste de très grand talent, Lucien Rebatet, qui fut, comme Jean Madiran, et comme je m’honore de l’être aujourd’hui, un chroniqueur de Rivarol. Il avait eu, il est vrai, la dent un peu cruelle à l’encontre de Charles Maurras et de l’« Inaction Française». Je raconte ce que Rebatet évoque dans ses Décombres. Pendant que Paris était à feu et à sang, au lendemain des émeutes du 6 février 1934, Maurras écoutait « trop galamment le caquetage d’une pécore du monde. » Interrompu par un partisan qui lui demandait d’agir, il « se cambra, très froid et très sec, et frappant du pied » déclara : « Je n’aime pas que l’on perde son sang-froid ». Puis, raconte Rebatet, « incontinent, il se retourna vers la perruche, pour lui faire à n’en plus finir l’honneur immérité de son esprit. »

 

Dans mon interview, j’évoque aussi la diatribe de Rebatet à l’encontre de Maurras : « Sa confiance allait infailliblement aux personnages les plus nuisibles, les plus falots, une bande de ratés, de plats flatteurs, voire de vrais gredins à scapulaires. » Damned, Jean Madiran, qui connut quelque peu Maurras, s’est senti visé, on se demande pourquoi, par ces propos de Rebatet. Du coup, il fulmine. Il expectore, il argumente, il couine, m’accusant de venir « l’insulter dans son journal» et écrivant : « Non, l’entourage de Maurras n’était pas composé d’imbéciles et de gredins ; non, sa confiance n’allait pas infailliblement aux plats flatteurs. » Je n’avais certes jamais affirmé que Madiran était un imbécile, un gredin ou un plat flatteur. Pourquoi s’est-il senti visé par des propos tenus, il y a 70 ans, par Lucien Rebatet, à qui il voue apparemment une haine antédiluvienne, parlant de la « bassesse de ses insultes» et le qualifiant de « triste inventeur ». ? Mystère.

 

Madiran, me dit-on, est un homme profondément méchant. Il parait cependant qu’il se bonifie avec l’âge. Dans quelle direction, je l’ignore à vrai dire. Pour ma part, je trouve cela plutôt amusant quand cette méchanceté s’exerce au détriment de ses ennemis et en même temps rigolo que nonobstant ses supposées convictions, il ne sache pas pratiquer le pardon de supposées offenses, fût-ce 70 ans plus tard. Jeanne Smits, la directrice de Présent, explique quant à elle héroïquement que si elle avait lu l’interview, elle ne l’aurait pas publiée pour « les raisons évoquées par notre directeur émérite » et… pour « quelques autres encore. » Lesquelles ? Mystère et boule de gomme. Ils sont vraiment trop mignons… Je les adore…

 

(*) Entretien avec Catherine Robinson publié dans le numéro de Présent daté du samedi 30 juin dernier.

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vendredi, 22 juin 2012

Un nouveau Bouquin de Synthèse nationale : Le Dictionnaire des polémistes, d'Antoine de Rivarol à François Brigneau, par Robert Spieler...

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Tout au long de l’année 2011, Robert Spieler a proposé aux lecteurs de Rivarol, l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne, une série d’articles consacrés aux polémistes qui marquèrent l’histoire de la presse depuis la Révolution française, jusqu’au milieu du XXe siècle. Il reprend ainsi le travail effectué par Pierre Dominique dans son ouvrage publié au début des années 60 (et aujourd’hui épuisé) Les Polémistes français depuis 1789.

Ce Dictionnaire des polémistes rassemble tous ces articles. Vous retrouverez ici les grands noms qui, en leur temps, marquèrent les esprits. Ils n’hésitaient pas à dénoncer les puissants du moment. Beaucoup parmi eux payèrent très cher leur engagement. Aujourd’hui, la liberté d’expression se heurte encore aux ukases du politiquement correct et, comme hier, des lois liberticides, beaucoup plus insidieuses sans doute, empêchent les vrais polémistes de s’exprimer…

Robert Spieler, ancien député, fondateur d’Alsace d’abord, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, est aussi l’un des journalistes de l’hebdomadaire Rivarol. Chaque semaine il décortique avec délectation et cynisme l’actualité dans sa fameuse Chronique de la France asservie et résistante.

■ Commandez le Dictionnaire des Polémistes :

Règlement à la commande par chèque à l’ordre de Synthèse nationale à retourner à :

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

18, 00 € l’exemplaire (+ 3 € de port)

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A diffuser massivement au cours de l'été : le Guide de survie en société islamique... Dans quelques années, il sera peut être trop tard !

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56 pages, présenté et rédigé par Filip Dewinter et par Robert Spieler, des textes percutants, de nombreuses illustrations…

● 1 exemplaire : 4 timbres postes au tarif en vigueur

● 25 exemplaires : 30 €,

● 50 exemplaires : 45 €,

● 100 exemplaires : 60 €,

● le 100 supplémentaire : 35 €

Ce « document militant » proposé par la revue Synthèse nationale est destiné à informer les Français de ce que sera leur vie quotidienne en cas de victoire, un jour, de l’islam en Europe.

En effet, l’implantation massive de populations musulmanes, venues en particulier du continent africain, risque de modifier de façon définitive les coutumes et les traditions sur notre continent. Lorsqu’il s’agit de "définitif", nous pensons qu’il est préférable de prévoir plutôt que de voir. Afin d’éviter bien des surprises et, au-delà, des déconvenues à nos compatriotes, nous avons donc décidé de publier ce « Guide de survie dans une société islamique ».

Nous vous conseillons, à toutes fins utiles, de conserver précieusement ce document…

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dimanche, 15 avril 2012

Parution du n°27 (mars avril 2012) de la revue Synthèse nationale...

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Au sommaire :

- Editorial de Roland Hélie : Présidentielle, que faire ?

- Tribune libre à Yvan Blot : le point sur la Présidentielle...

- Dossier : le prêt à penser est de gauche, la culture est de droite... articles de Arnaud Raffard de Brienne, Philippe Randa, Patrick Parment, Bernard Bres....

- Le désarmement spirituel de notre société... Georges Dillinger

- Alain Juppé, un étranger aux affaires. Patrick Parment

- Rétablir la peine de mort pour les terroristes... Bernard Bres

- La crise : c'est maintenant ! Pieter Kerstens

- Libre échange et immigration : les deux mamelles de la France enterrée Marc Rousset

- Europe : est-il possible de concilier fédéralisme et souverainisme ? Jean-Claude Rolinat

- L'islam modéré est un leurre... Eric Lhullier

- Pierre Nothomb et la grande Belgique... Lionel Baland

- Un entretien avec Serge Ayoub sur le lancement du mensuel Salut public

- Chronique historique d'Yves Darchicourt

- Les pages du Marquis Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

- Un entretien avec Jean-Claude Rolinat sur son dernier livre Salazar le regretté...

- Je suis partout... l'histoire d'un journal Francis Bergeron

126 pages, 12,00 €

Abonnez-vous !

1 an (6 numéros) : simple 50,00 €, soutien 100,00 €

(Chèque à l'ordre de Synthèse nationale)

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(correspondance seulement)

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jeudi, 22 décembre 2011

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mercredi, 26 octobre 2011

Charles Mauras est de retour...

4e0d2946bafc44e656cf2886c0b75bb2_XL-232x300.jpgCharles Maurras est de retour grâce aux Cahiers de l’Herne !

 

Par Robert Spieler

Article publié dans Rivarol

n°3018 du 21 octobre 2011

 

C’est en quelque sorte une renaissance de l’œuvre et de la personnalité de Charles Maurras. Non pas qu’il ait jamais disparu de la mémoire française, mais seule une minorité de fidèles le lisaient encore. Une minorité qui s’intéressait essentiellement à sa pensée politique, ignorant par ailleurs le grand écrivain et poète qu’il fut, et la prodigieuse richesse de sa pensée. La parution dans la prestigieuse collection des Cahiers de l’Herne d’un volume ( 392 pages, 39 euros), consacré à Maurras est un évènement. Qui est Charles Maurras ? Les contributions réunies ont en commun de se situer dans une perspective a posteriori, qui permet d’embrasser un Maurras accompli. On y retrouve des autoportraits d’âges différents, et des portraits brossés par des contemporains amis ou adversaires qui le connurent de près ou de loin. On y trouve aussi des analyses de son œuvre littéraire, mal connue, de sa relation avec la philosophie, la « religion » de la politique dans laquelle il était entré, la place de Maurras dans l’essor de la connaissance géopolitique, sa pensée fédéraliste, sa relation avec la foi, avec les Princes de la maison de France, son antisémitisme d’Etat, sa relation avec les femmes et l’amour, son procès où il arbora la Francisque et puis, la mort.

 

Je vous propose d’apprécier quelques pépites de ce remarquable gisement.

 

Maurice Barrès évoque Maurras :

 

« Je tiens Charles Maurras pour un des premiers hommes d’Etat de ce temps.(…) Parmi ses adversaires même, un grand nombre d’esprits ont été éveillés par un rayon sorti de son œuvre. Quelle poésie profonde dans la destinée de ce jeune Charles Maurras, tel que je le vois il y a trente années et plus, au début d’une amitié qui est un des plaisirs et des honneurs de ma vie ! Quoi de plus noble que cette puissante influence qui s’est formée dans la solitude ! Mais c’est surtout avec le temps que l’on mesurera la hauteur du bel arbre, quand les broussailles à perte de vue auront péri. »  Mais Barrès ne sera jamais maurassien. Il lançait souvent à Maurras, de l’aveu même de ce dernier : « Si j’étais aussi bon dialecticien que vous, je prouverais le contraire de vous. »

 

Jusqu’au bout, Barrès en restera à cet avis qu’il avait donné pour l’Enquête sur la monarchie et que Maurras lui-même devait qualifier plus tard de « poignant » : « Peut-être avez-vous raison, mais vous n’avez pas avec vous les puissances du sentiment. »

 

Et puis Robert Brasillach, dans Notre avant-guerre

 

« Les vivants et les morts de notre avant-guerre, c’est lui qui les domine : nous aurons eu la chance de l’approcher, de rencontrer dans notre jeunesse ce regard aux yeux gris, cette pensée juste et dure, et cette brûlante passion pour son pays et pour la jeunesse de son pays. […]

 

[…] Cet homme magnifique, ce prince de la vie, je devais le voir aussi en des lieux plus surprenants. Pour avoir écrit qu’il faudrait tuer, s’ils arrivaient à leurs fins, les parlementaires coupables de vouloir la guerre avec l’Italie, le ministère Blum avait fait mettre Charles Maurras à la prison de la Santé. Il y resta huit mois, écrivant chaque jour dans L’Action française, sous le pseudonyme de Pellisson, continuant à analyser le monde et la France. »

 

Léon Daudet, qui fut son compagnon de combat

 

« Du jour où je rencontrai Maurras, où je reçus le choc de son esprit – le plus puissant, le plus complet que j’aie rencontré ici-bas – il m’apparut que cette réalisation [le gouvernement héréditaire] ne devait être qu’une question de temps. […] Il est de taille moyenne, mince, alerte, avec un visage ferme et décidé, où brille l’immatérielle flamme de deux yeux fascinants, inoubliables.

 

Maurras se tient droit comme un glaive, et il est, en effet, trempé d’acier. Il ignore la déconvenue, le recul, ou le temps d’arrêt. Sans cesse il avance vers son but, du même pas décidé, entraînant son monde derrière lui.

 

Maurras est un foyer embrasé, inextinguible, qui émet mille et dix mille fois plus qu’il ne reçoit. »

 

Lucien Rebatet dans les Décombres

 

Lucien Rebatet avait quitté Maurras et l’Action Française qu’il surnommait l’Inaction Française. Il se montre, à son habitude, fort sarcastique : « Maurras s’enfermait avec des visiteurs variés. C’étaient avant tout, comme on l’affirmait dans les journaux à échos de la gauche, des escouades de douairières qui possédaient un véritable abonnement à ces séances, des marquises de répertoire comme on n’imaginait plus qu’il pût en exister encore, ou de ces vieilles timbrées, emplumées et peintes comme des aras, qui rôderont toujours autour des littérateurs académisables. […]

 

Maurras, harcelé par les besognes d’un parti et d’un quotidien, commençant ses journées avec un retard invraisemblable, perdait ainsi deux heures et parfois plus .

 

Il n’était pas rare qu’une sommité de l’industrie ou de la presse, un étranger éminent poireautât à ses côtés, dans l’attente d’une audience qu’il sollicitait depuis huit jours. »

 

« Maurras avait habité pendant de nombreuses années rue de Verneuil, jusqu’à ce que le déluge des livres et des papiers eût envahi même son lit. Il avait mis ce capharnaüm sous verrous et émigré rue de Bourgogne. Sa porte y était consignée à tout visiteur. Quelques messagers, pour qui il fallait cependant qu’elle s’entr’ouvrit, rapportaient des descriptions effarantes. On se frayait accès jusqu’au Maître entre des tranchées de bouquins et de dossiers entassés du parquet au plafond, on piétinait une litière de papiers. La découverte d’un document parmi ces stratifications relevait de la géologie.

 

Personne n’aura davantage célébré l’action, et eu devant elle une attitude plus floue, faite à la fois de dédain et d’embarras. »

 

Georges Valois qui quitta lui aussi Maurras pour créer le Faisceau, le premier parti fasciste en France, avait écrit, avant leur rupture : « Vous admirez Maurras. Que vous soyez homme de gauche, ou de droite, ou du centre, si vous n’êtes pas complètement aveuglé par l’esprit de parti, si vous jouissez de quelque liberté intellectuelle, vous reconnaissez que Maurras est au tout premier rang des Lettres françaises et vous devez admettre qu’il est au même rang dans l’ordre de la pensée philosophique et politique. Mais je vous demande de voir plus haut ou plus loin : Maurras est un chef ; et je suis bien tenté d’écrire : un chef militaire. Il y a deux puissances de commandement : l’une qui courbe les volontés, l’autre qui les élève, les associe et les entraîne. C’est celle-ci que possède Maurras.

 

Maurras et l’antisémitisme d’Etat

 

Maurras n’était pas un antisémite de peau et considérait que les théories de Gobineau ou de Montandon étaient des inepties. Maurras s’interrogea sur la place que les Juifs occupent dans la nation française. Trois grandes vérités se dégagent à ses yeux :

a. Le peuple juif est un peuple distinct et qui se distingue, qui ne peut ni ne veut s’assimiler.

b. De par sa tradition religieuse il est étranger au monde de la civilisation à laquelle

appartient la nation française.

c. La contribution des Juifs à l’oeuvre de la création de la nation française est quasi nulle et leur influence intellectuelle est entièrement négative. Les juifs ne sauraient être être des citoyens comme les autres. Ils sont un « état dans l’État » de même que les Protestants, les « Métèques » et les Francs-Maçons avec lesquels ils se « confédèrent » contre les intérêts nationaux des Français. Il convient dès lors d’en prendre acte et d’agir en conséquence.

 

En somme, il s’agit de faire l’exact contraire de ce que réalisa la Révolution : ne rien leur accorder comme citoyens mais tout leur accorder comme peuple.

 

Charles Maurras et la poésie

 

T.S. Eliot, qui est un grand poète anglais, considère que Charles Maurras est un poète majeur du 20éme siècle. Voilà le témoignage de Joachim Gasquet : « La première fois que j’entendis Maurras réciter des vers, il avait vingt ans. Beau comme Apollon, sous sa flottante chevelure, avec ses yeux dominateurs, il m’apparut dans l’ombre aiguë d’un olivier de notre pays, entre deux cyprès, devant son étang. J’eus l’impression que la lumière chantait. J’ai vu peindre Cézanne, sculpter Rodin, j’ai vu Saint-Saëns à l’orgue, mais cette minute radieuse de ma jeunesse est au-dessus de ma mémoire comme mes poèmes au-dessus de ma vie. La poésie me fut révélée ce jour-là. Dans tout vers qui élève en moi son murmure, il y a un écho de cette voix du soleil sur les lèvres en fleurs de Maurras. Il est l’initiateur… » Joseph Kessel, qui composa plus tard le Chant des Partisans avec son neveu Maurice Druon, rencontra Maurras à Martigues, cette ville qu’il aimait tant. Maurras lui parla des pêcheurs de Martigues : « Ce sont des gens robustes et fiers, pleins de traditions, de bonté, une belle race. Connaissez-vous leur ancienne prière, qui les peignait tout vifs. Non ? Alors écoutez :

Notre Père, donnez-nous du poisson

Assez

Pour en manger,

En donner,

En vendre,

Et nous en laisser voler.

M. Maurras s’arrête quelques secondes, puis, les yeux mi-clos, répète – mais en provençal – les paroles, et il me semble voir sur le vaste étang latin les hommes de bois brun jeter leurs filets avec cette supplication humble et magnifique. » Maurras aimait passionnément la Provence et parlait magnifiquement de Frédéric Mistral, qui fut son père spirituel. Il déclara : « Je ne sais pas parler de Mistral. Je l’aime. »

 

Maurras et l’amour

 

Maurras, que l’on peut imaginer comme un moine soldat, aimait les femmes, aimait l’amour. C’est Gustave Thibon qui le relève « L’amour – cet amour qui affecte l’esprit plus que la chair et qui est la source des hautes jouissances qui se moquent du tombeau, comme disait son ami Mistral – lui inspirent des vers qui comptent parmi les plus beaux de notre langue »

 

Mon malheur est venu d’avoir aimé votre âme

Plus que tous vos parfums, plus que votre beauté

Comme vous en doutiez dure argile de femme

Sachez que votre esclave est dans ma volonté

Tout mon coeur n’aspira qu’à votre essence pure

Je reconnais en vous l’ordre de mon destin

Et le cri du désir de toute ma nature

Tout ce qui n’est pas vous est vain.

 

Il écrira à un de ses amours : « Non seulement je t’aime comme la volupté faite chair, faite femme et faite mon amie, mais je t’aime aussi comme un paysage et comme un ciel. Tu me représentes la nature dans sa force féconde et violente, dans son silence magnifique et dans sa paix trompeuse. C’est pourquoi je ne puis sortir de ta pensée, et je ne puis penser à toi sans trouble, et je ne puis sentir de trouble sans le rapporter à toi. Voilà mon état, pauvre amour »

 

Une relation passionnelle laissa Maurras dans un désespoir total, au bord du suicide. Il avait écrit dans un article du Figaro : « Le suicide sévit surtout chez les êtres supérieurs ou du moins chez ceux qui exigent beaucoup de la vie par la force de leurs passions », rajoutant « qu’on se tue également par la force de l’âme. »

 

Gustave Thibon avait rendu visite à Charles Maurras, emprisonné, après 1945. « Pédéraste, pédéraste, je n’entends plus parler que de ça », déclara Maurras, ajoutant : « Mais dites-moi, pourtant de mon temps c’était si bon la femme. »

 

Maurras et la mort

 

Maurras écrira dans la préface de Sans la muraille de cyprès : « Tout homme est une ébauche qui s’achève à mesure que se tient plus proche de lui cette Mère de la Beauté et de la Vérité : la mort. Elle seule la finira. La beauté véritable est au terme des choses. » Et puis, lisez ce poème magnifique, un des derniers qu’il ait écrit : La prière de la fin. Car, Seigneur, je ne sais pas qui vous êtes. J’ignore / Quel est cet artisan du vivre et du mourir, / Au cœur appelé mien quelles ondes sonores / Ont dit ou contredit son éternel désir / Comment croire, Seigneur, pour une âme qui traîne / Son obscur appétit des lumières du jour ? / Seigneur, endormez-la dans votre paix certaine / Entre les bras de l’espérance et de l’Amour.

 

Maurras avait eu à subir un procès, en 1945, où il fut condamné à la réclusion à perpétuité, pour intelligence avec l’ennemi. Mauriac, qui n’était pas de ses amis eut ce commentaire : « La seule forme d’intelligence qu’il n’ait jamais eue, c’est l’intelligence avec l’ennemi. » Un journaliste avait décrit ainsi Maurras, faisant face au tribunal : « Dans son vieux manteau beige, il a plutôt l’air d’un oiseau déplumé, mais sous son lorgnon de vieux professeur d’internat, il a le regard de braise d’une de ces solides bêtes de Camargue élevées pour le combat. »

 

Ces Cahiers de l’Herne sont pour nous tous une bonne nouvelle : Charles Maurras est de retour.

 

Présentation :

Stéphane Giocanti et Axel Tisserand, Maurras, Les Cahiers de l’Herne, 21 x 27,5 cm, 396 pages, avec iconographie, 39,00 €, Éditions de l’Herne, 22, rue Mazarine 75006 Paris Tél. 01 46 33 03 00 ; lherne@lherne.com

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lundi, 20 décembre 2010

Le CRIF, un lobby au cœur de la République...

2978.jpgArticle de Robert Spieler publié dans Rivarol

(n°2978 - 10 décembre 2010)

 

Anne Kling est l’auteur de deux excellents ouvrages, La France Licratisée (2006) et Révolutionnaires juifs (2008) qui ont obtenu un grand succès. Succès mérité car son analyse de la puissance du lobby est imparable. Basée sur les revues et les sites internet des diverses officines, elle est servie par une langue claire et un style enlevé, qui rendent la lecture de ses ouvrages agréable et passionnante. Anne Kling récidive avec un livre consacré au CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, qui dispose d’une puissance considérable, parlant d’égal à égal avec les dirigeants politiques au plus haut niveau et exprimant des désidératas qui sont autant d’ordres que s’empressent d’exécuter ceux qui les reçoivent. Préfacé par Jean-Yves Le Gallou, le livre évoque les origines de l’officine, l’importance des années Mitterrand, l’ « invention » des dîners du CRIF, ses objectifs et décrit avec force l’incroyable activisme et l’influence totalement disproportionnée du lobby sur la vie politique française.

 

La naissance du CRIF.

 

Il faut remonter aux années d’avant-guerre et à une forte immigration juive de 140.000 personnes, en provenance d’Europe de l’est, les Juifs français étant au nombre de 190.000, pour comprendre les raisons de la création du CRIF en 1944. Cette immigration suscita des réactions violentes au sein de la communauté juive. Jacques Helbronner, alors vice-président du consistoire, accusera en 1936 les réfugiés juifs d’être « de la racaille, le rebut de la société, des éléments qui n’auraient pu être d’aucune utilité chez eux ». Emmanuel Berl, en 1938, dans un numéro de « Pavés de Paris », parlera d’une « immigration de déchets » et d’une « véritable catastrophe pour la France ». Ces amabilités devaient laisser des traces au sein de la communauté juive et entrainer la création durant la guerre d’une organisation juive à forte connotation communiste, qui allait contester le rôle prééminent de l’Union Générale des Israélites de France (UGIF), accusée de collaborer avec Vichy, et entraîner la création clandestine, en septembre 1944, à Lyon du Conseil Représentatif des Israélites de France. Le CRIF était né.

 

La montée en puissance du CRIF.

 

Le CRIF joue un rôle relativement modeste jusque dans les années 80, se contentant de défendre les intérêts de la communauté, la scène étant occupée par la LICRA qui elle, au nom de l’antiracisme, entend favoriser l’immigration musulmane massive. C’est l’arrivée en France d’un brillant activiste israélien, Avraham Primor, chargé par l’Etat d’Israël de redynamiser et politiser une communauté juive jugée trop timorée, qui va changer la donne. Araham Primor a pour mission de « réorganiser la communauté juive de France afin qu’elle occupe la place politique que lui confère son importance ». Voilà qui a le mérite de la clarté.

 

L’objectif est de créer un « lobby juif » tel qu’il existe aux Etats-Unis. Cela suscite la fureur du baron Guy de Rotschild, dirigeant historique de la communauté qui se voit contesté par une nouvelle génération d’activistes, tel Henri Hajdenberg, fondateur du Renouveau Juif qui sera élu président du CRIF en 1995. En attendant, les insultes pleuvent drues. Le baron Guy, fou de rage, déclare : « Je n’admettrai pas, en tant que responsable auprès du gouvernement français, la création d’un lobby juif par des marginaux soutenus par une racaille ! ». Mais ce sont bien ces « marginaux » qui allaient l’emporter et faire du CRIF l’organisation devant laquelle viennent se justifier la plupart des responsables politiques, économiques, médiatiques et institutionnels de France.

 

L’arrivée de Théo Klein à la présidence de l’officine en 1983 et les années Mitterrand vont donner au CRIF les orientations qui sont encore les siennes aujourd’hui. Le CRIF s’engage dans le soutien sans faille à Israël. Il est vrai que Théo Klein a tout pour rassurer Israël. Il a la nationalité israélienne et a milité dans les rangs du parti socialiste Rafi de Ben Gourion. Son objectif « Que la communauté juive de France se dote d’une politique qui exprime pleinement sa solidarité avec Israël, son peuple… ». C’est Théo Klein qui va « inventer » le dîner annuel du CRIF qui deviendra au fil des années le rendez-vous incontournable de la communauté juive organisée avec la « République ». Les bonnes habitudes sont prises dès le premier dîner, en 1985, qui voit Théo Klein apostropher Laurent Fabius et le réprimander vertement, l’accusant de légitimer le Front national en introduisant la proportionnelle. La lutte contre l’antisémitisme qui, comme nul ne l’ignore, « gangrène notre pays », est évidemment en toute première ligne, Roger Cukiermann, qui succède à Henri Hajdenberg à la présidence du CRIF en 2001 souhaitant en faire une grande cause nationale et allant jusqu’à déclarer : « Les Juifs sont les sentinelles de la République et des valeurs de la République. Nous sommes à l’avant-garde. Quand on s’attaque aux juifs, peu de temps après, on s’attaque à la liberté, à la démocratie ». Fermez le ban, et tenez-vous le pour dit…

 

Le CRIF, combien de divisions ?

 

Le CRIF se considère comme le partenaire privilégié et incontournable du gouvernement. Il n’a aucune raison d’en douter puisque le président de la République l’a dit et redit : «  Le CRIF que vous présidez est un interlocuteur essentiel de l’Etat ». Mais que pèse ce « partenaire essentiel de l’Etat » ? Quelle est sa représentativité ? La population juive de France est de l’ordre de 600.000 personnes, soit un peu moins de 1% de la population totale. Le CRIF a admis en l’une ou l’autre circonstance représenter environ 100.000 personnes, soit 1/6ème de la communauté, chiffre probablement exagéré. Les 60 associations membres de l’officine et très diverses par leur nature et leur importance ne représenteraient ainsi que 0,02% et plus probablement 0,01% de la population française. Parmi les associations membres, relevons à titre anecdotique l’association Naguilah, qui rassemble « les juifs aveugles » en leur proposant « une nouvelle manière de voir (sic…), par la découverte des richesses de l’identité juive », ABSI Keren Or, qui milite « pour le bien-être des soldats israéliens » et « à la gloire de Tsahal » et le Mouvement juif libéral de France, dont le fondateur est le père du rabbin Gabriel Fahri qui s’était déclaré victime d’une agression antisémite en janvier 2003 et qui verra au cours de l’enquête le rabbin passer de l’état de victime à celui de suspect. La justice rendra cependant une ordonnance de non lieu…

 

Le fait que le CRIF soit archi minoritaire au sein de la communauté n’empêche pas le président actuel, Richard Prasquier, avec une incroyable houtspa (culot monstre en hébreu), de déclarer lors de la meurtrière opération Plomb durci que « 95% de la communauté juive de France est en accord avec la politique d’Israël et ce qu’entreprend son armée ». Devant le tollé, il nuancera son enthousiasme. Il aurait dû se contenter d’évoquer « la grande majorité des juifs de France »…

 

Les priorités du CRIF.

 

Anne Kling relève que les activités du CRIF s’ordonnent autour de trois axes qui en réalité ne forment qu’une seule et même colonne vertébrale visant la sauvegarde des intérêts du peuple juif, en Israël et dans la diaspora.. En premier, le soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël et à son gouvernement. Toute critique à l’encontre d’Israël se voit de plus en plus ouvertement assimilée à de l’antisémitisme. En deuxième, l’entretien de la mémoire des évènements survenus au peuple juif durant la seconde guerre mondiale, et bien sûr en corollaire, le rappel incessant de la culpabilité de la France à cet égard. En troisième, la lutte contre toute forme d’antisémitisme et d’antisionisme, personne n’ignorant bien sûr, qu’antisémitisme et antisionisme sont en réalité des synonymes…A ces priorités, il convient de rajouter un objectif qui n’est certes pas inscrit dans les statuts, mais qui est présent à travers toute l’action du CRIF : la promotion d’une société multiethnique et le soutien à un fantaisiste islam dit « républicain ». Le soutien obsessionnel à l’Etat d’Israël passe quant à lui, aux yeux du CRIF, par l’entretien tout aussi obsessionnel du souvenir de la shoah. L’objectif est d’imposer l’idée, la croyance qu’Israël n’est pas un Etat comme un autre et qu’il a, de ce fait, le droit à des comportements qui ne seraient admis chez aucun autre.

 

Dans cette incroyable opération de manipulation des esprits, le CRIF et Israël ont bénéficié de l’appui majeur de Jacques Chirac, en 1995. Jacques Chirac fait ce qu’aucun chef d’Etat français, fût-il socialiste, n’avait accepté de faire : accéder à la demande récurrente des lobbys dont le CRIF, et reconnaître la culpabilité de la France dans la shoah. A la grande joie du CRIF, Mgr Olivier de Berranger, évêque de Saint-Denis, lira le 30 septembre 1997 à Drancy une déclaration proclamant : « Devant l’ampleur du drame et le caractère inouï du crime, trop de pasteurs de l’Eglise ont par leur silence offensé l’Eglise elle-même et sa mission. Aujourd’hui, nous confessons que ce silence fut une faute… ».

 

La grande joie du CRIF s’explique aussi par le tsunami d’espèces sonnantes et trébuchantes que font pleuvoir ces repentances.

 

Le CRIF s’émeut considérablement de la vague d’antisémitisme que connaît la France. La lutte contre l’antisémitisme est son cheval de bataille, sa raison de vivre, son objectif sacré, certes avec une forte dimension hystérique… Que faire ? Le CRIF réagit en créant, avec d’autres institutions juives, un Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ). Cette officine travaille « étroitement avec les autorités », dont bien sûr le ministère de l’Intérieur. Aussi incroyable que cela paraisse, le recensement des actes antisémites en France et leur publication sont à l’heure actuelle non du ressort du ministère de l’Intérieur, mais du Service de Protection de la Communauté Juive. Les chiffres livrés par cette officine font évidemment état d’une forte augmentation d’ « actes antisémites ».

 

Certains, naïvement ou tout simplement lucidement, s’autorisent, tel le sociologue et directeur de recherche au CNRS, Laurent Mucchielli, à commettre des écrits hautement subversifs. Il évoque avec une rare insouciance le discours « rituel » du CRIF. Et puis, dit-il,  « Il n’y a pas d’augmentation tendancielle de l’antisémitisme en France ». Mais est-il fou ou complètement fou ? Il aggrave son cas, si tant est que cela soit possible, en dénonçant « une incapacité du CRIF à prendre ses distances avec l’Etat d’Israël ». La réplique ne tarde pas : « Le jeune sociologue » (bon, il a 42 ans, mais ceci est une formule destinée à le présenter comme inexpérimenté) « s’est aventuré sur un terrain dangereux. Dangereux pour tous les Français de toute origines ». Ah bon ? Dangereux sans doute surtout pour l’officine, dont on sait aujourd’hui, comme dans le conte d’Andersen, que le roi est nu, et qu’asséner et répéter des mensonges ne saurait constituer la vérité.

 

Le CRIF au quotidien : la samba des carpettes.

 

Anne Kling a, de façon fort intéressante, listé les activités du CRIF sur la période 2009/2010. Le lecteur découvrira les émotions émouvantes d’Enrico Macias qui déclare, en pleine opération israélienne Plomb durci sur Gaza : « « Machiah est arrivé le jour de la création d’Israël. Rien n’arrêtera le cours de notre histoire. Je serai toujours aux côtés d’Israël et si des épreuves personnelles ne m’en avaient pas empêché, je serais moi-même aujourd’hui à Gaza, aux côtés des soldats de Tsahal. Ils sont en train de mourir pour nous. Je veux mourir pour eux ! ». « Ils sont en train de mourir pour nous » ? Mais c‘est qui, « nous » ?

On découvre le fort peu charismatique Hervé Morin, qui fut ministre de la Défense. Il accueille le CRIF. On aborde des sujets de la plus haute importance, et qui, tous sont  de la compétence du CRIF : la menace nucléaire iranienne, bien sûr, la France et l’OTAN, bien sûr, l’antisémitisme en France, bien sûr, et, entre autres thèmes importants, l’intégration au sein de l’armée française de jeunes issus de milieux défavorisés. En quoi ce dernier point concerne-t-il le CRIF ? A vrai dire, je n’en sais strictement rien.

 

En septembre 2010, Xavier Darcos, ministre du Travail, reçoit Richard Prasquier, président du CRIF, afin d’évoquer la possibilité de mettre en place des « actions de dialogue sur le terrain » dans le cadre de la campagne « Agir ensemble pour le vivre ensemble ». Quel charabia ! Mais, lisez le plus émouvant : « Des réunions informelles telles que le groupe de parole entre mères afro-antillaises et juives (…) se sont livrés à une première réflexion sur l’efficacité des programmes « là où ça se passe ». Ces groupes de parole sont mis en place par Yves-Victor Kamami, membre du comité directeur du CRIF.

 

La parole est souvent révolutionnaire. C’est ainsi que le président Shimon Peres se montre digne du roi Ubu d’Alfred Jarry quand il explique le plus sérieusement du monde à une délégation du CRIF: « J’aimerais transformer l’armée d’Israël en un grand campus universitaire. Chaque soldat devrait recevoir un diplôme de troisième cycle à l’issue de sa période militaire ». Les Palestiniens apprécieront… Et puis, voici Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers, qui n’en peut plus. Son grand-père a sauvé le grand rabbin de Bordeaux, ce qui autorise Raymond Couderc de s’indigner qu’Israël, qui compte 17,5% de francophones, ne fasse pas partie de la francophonie et de réclamer qu’une action forte soit menée par le gouvernement.

 

Le CRIF mène aussi des opérations efficaces pour empêcher l’ennemi de pénétrer dans la place. C’est ainsi qu’il empêche, avec succès, la nomination d’Hubert Védrine, en 2007, au ministère des Affaires Etrangères ; au prétexte que celui-ci était « le pire des anti-israéliens habituels du Quai d’Orsay » et menaçant : « La communauté juive prendrait la nomination de Védrine comme un casus belli ». Et c’est ainsi que le président Sarkozy obtempéra.

 

Anne Kling raconte aussi, par le menu, la réunion où l’exceptionnel patriote Eric Raoult intervient « Pour Gilad et pour Israël ». Un morceau d’anthologie : « Eric Raoult fera une brève apparition à la tribune ». Brève, mais oh combien remarquable et remarquée.

 

 Que dit-il ?  « Ce soir, j’avais le bureau politique de mon parti et Xavier Bertrand me dit : « Mais tu t’en vas ?  On parle des retraites, c’est important » et je lui fais passer un papier en lui disant : « pour moi, Israël, c’est plus important que les retraites ».

 

Commentaire d’Anne Kling : « Edifiant, n’est-ce pas ? Si jamais les électeurs se décident un jour à sanctionner ces priorités si clairement affichées, il pourra toujours poursuivre sa brillante carrière de l’autre côté de la Méditerranée. »

 

Comment se résoudre à devenir des Français comme les autres ?

 

Dans sa conclusion, Anne Kling pose la question. Elle cite le président du CRIF, Richard Prasquier, qui, tout en déclarant abhorrer le communautarisme… chez les autres, évoque une « identité collective » pour les Juifs que la nation se doit de leur reconnaître. Refuser de reconnaître cette « identité collective » reviendrait à « nier tout ce qui fait qu’il y a entre les Juifs un socle commun de références, d’attachements et de valeurs qui les rend non pas à part, mais distincts ». Se revendiquer « distincts » ne revient-il pas à se placer « à part » ? La nuance est pour le moins subtile. En réalité, conclut Anne Kling, lorsque le président du CRIF parle d’identité collective, c’est l’utilité, la pertinence et le pouvoir considérable de l’officine qu’il entend défendre avec acharnement. Quelle horreur de devenir des Français comme les autres, sans davantage de droits et de passe-droits ! Ne plus pouvoir tempêter, exiger, palabrer au sommet de l’Etat. On comprend, écrit Anne Kling, que le spectre de l’assimilation soit de ceux qui hantent les nuits de certains dirigeants communautaires.

 

 

2457982678_2.jpgPour commander le livre :

Le CRIF, un lobby au cœur de la République

Editions Mithra, 295 pages, 18,00 € plus 3,00 € de frais de port.

Chèques à l’ordre d’Anne Kling, 

Adresse : Mithra, BP 60291 - 67008 Strasbourg cedex

 

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18:18 Publié dans Livre | Lien permanent | |  Facebook

dimanche, 07 novembre 2010

Le nouveau livre d'Anne Kling, "Le CRIF, un lobby au coeur de la République", vient de sortir...

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Préface de Jean-Yves Le Gallou

 

Huit cents invités au dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France. Toute la classe politique présente en rangs serrés afin d’entendre les remontrances, récriminations et requêtes de cette officine représentant, de son propre aveu, quelque 100 000 personnes. 1/6e à peine de l’ensemble de la « communauté » et 0,2% de la population totale du pays. Dîner de gala relayé par autant de dîners régionaux et de contacts réguliers tout au long de l’année au plus haut niveau de l’Etat.

 

Comment une telle influence, un tel pouvoir même, sont-ils possibles dans une démocratie laïque ne reconnaissant officiellement que des citoyens tous pareillement égaux? Pourquoi la classe politique française fait-elle preuve d’une telle complaisance à l’égard du CRIF et de ses dirigeants? Qui se qualifient eux-mêmes de « porte-parole politiques de la communauté juive de France » mais songent d’abord à défendre les intérêts d’un pays étranger, Israël.

 

Fantasmes ou mensonges, que cette puissance? Une plongée dans l’histoire de cette  institution devenue « interlocuteur essentiel de l’Etat » et l’examen attentif des actions et réactions du CRIF tout au long de l’année 2009 et de la première partie de 2010, permettront au lecteur d’en juger.

 

Editions Mythra, 294 pages. 18,00 €.

 

Pour le commander : cliquez ici

 

Anne Kling participera jeudi 11 novembre à la 4ème Journée nationale et identitaire organisée au Forum de Grenelle (5, rue de la Croix-Nivert Paris XVème - métro Cambronne) par Synthèse nationale. 

23:53 Publié dans Livre | Lien permanent | |  Facebook

dimanche, 27 décembre 2009

SYNTHESE NATIONALE N°16 EST SORTI !

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Au sommaire :

Quand le rassemblement devient une réalité... l'éditorial de Roland Hélie

La 3ème journée nationale et identitaire du 11 novembre dernier : Une réussite qui va au-delà de nos espérances... reportages.

Agir groupés sur nos idées, par Annick Martin, Secrétaire générale du MNR

Dossier : Débat sur l'identité, N'EST PAS GAULOIS QUI VEUT ! Contributions de Robert Spieler, Frédéric Pichon, Eric Lhuillier et Pierre Vial.

Heinz Christian Strache, la deuxième marche sur Vienne a commencé par Lionel Baland

Le temps d'Ordre nouveau, 40 ans après... par Philippe Pinson

Quand Saint-Loup visait le Prix Goncourt... par Francis Bergeron

Des articles et les rubriques de Jean-Claude Rolinat, Patrick Parment, Arnaud Raffard de Brienne, Philippe Randa, Vincent Vallois, Patrick Gofman, Pieter Kerstens, Nicolas Tandler, Gunther Palikao...

132 pages, 12,00 €. En vente à la librairie Primatice (10, rue Primatice Paris XIIIème - métro Place d'Italie) et dans les bonnes librairies à la fin de la semaine.

ABONNEZ-VOUS !

Abonnement simple 50,00 €, abonnement de soutien 100,00 €

(Chèques à l'ordre de Synthèse nationale)

A retourner à (correspondance seulement) :

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

SN Bulletin abonnement.pdf

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mercredi, 24 juin 2009

A LIRE : SYNTHESE NATIONALE N°14

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Le numéro 14 de Synthèse nationale paraîtra demain.

 

Au sommaire :

 

Notre Europe ? l’Europe des Peuples !

 

- L’éditorial de Roland Hélie, directeur de la revue.

- Après les européennes, perspectives pour le mouvement national et identitaire… par Robert Spieler

- Pourquoi l’Europe en est-elle là et quel avenir lui proposer ? par Franck Abed

- Où en est l’Afrique du Sud ? par Jean- Claude Rolinat

- L’ Oncle Sam est –il moribond ? par Pieter Kerstens

- Chères, très chères banlieues… par Arnaud Raffard de Brienne

- La Droite nationale en Norvège par Lionel Baland

- Cologne, 9 mai 2009, le congrès anti-islamique européen… par Lionel Baland

- Un entretien avec Pierre Vial sur son engagement avec la Nouvelle Droite Populaire

- Voyage au cœur du continent blanc : l’Antarctique… par François Ferrier

- Lorsque l'islam apparaît... Dr Jean-Claude Perez

 

Les rubriques de Patrick Parment, Philippe Randa, Ursule Minoret-Levrault,Vincent Valois, Nicolas Tandler

 

120 pages d’actualité en rupture avec la pensée unique… le numéro : 12,00 Euros

 

AVEZ-VOUS PENSE A VOUS ABONNER ?

 

Abonnement : 1 an (6 numéros) : 50,00 Euros (soutien : 100,00 Euros) Chèque à l’ordre de Synthèse nationale

 

Bulletin d'abonnement à SN

 A retourner à :

Synthèse nationale 116, rue de Charenton 75012 Paris

(correspondance uniquement)

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