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vendredi, 19 juin 2015

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3187 du 7 mai 2015

 

MARINE Le Pen a eu un Premier mai pourri : temps pluvieux, très maigre affluence, historiquement basse (3 500 personnes, qui dit moins ?), interventions intempestives des Femen, réponse musclée du service d’ordre, heurts avec des journalistes de Canal+ et de France 5, dépôts de plaintes croisés des Femen et du FN, enquête interne à l’hôtel intercontinental concernant l’entrée des membres du DPS dans la chambre louée par les Femen, montée non prévue de Jean-Marie Le Pen sur la tribune où il reçoit une ovation du public et même des conseillers départementaux derrière lui sous l’oeil stupéfait, médusé et furieux de la présidente du Front national. Bref un Premier mai catastrophique à tous points de vue, en termes d’images, de communication et en termes politiques. Tuer le père ne lui réussit manifestement pas. Et à notre avis elle n’a pas fini de payer cet odieux et abject parricide.

 

UN BEAU NUMÉRO DE FAUXCUL DE LA PART DE PHILIPPOT

 

On sait que le site Mediapart, piloté par le trotskyste Edwy Plenel, a affirmé que Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du Front national, aurait planqué 2,2 millions d’euros — principalement sous forme de lingots et de pièces d’or, gérés par son majordome, en Suisse —. Une accusation probablement fantaisiste, mais le Menhir continue à leur faire peur et ils ne reculent devant rien. Mais que dit Florian Philippot, le numéro 2 du FN, qui hait tout simplement Jean-Marie Le Pen ? Stupéfaction. Il est d’une modération de chaisière, pucelle, forcément pucelle. « Je ne peux pas croire que cela soit vrai », a-t-il déclaré sur I-Télé, se disant par ailleurs « pas du tout au courant » de cette affaire. « Je ne sais pas du tout si c’est vrai, cela me parait étrange connaissant Jean-Marie Le Pen », a-t-il répondu à Laurence Ferrari qui l’interrogeait. Quel exceptionnel sournois ! Quel exceptionnel menteur !

 

« Je crois qu’il s’en expliquera, c’est une affaire personnelle qui le concerne(vous voyez ce qu’il veut dire ?). J’ai eu Marine Le Pen au téléphone qui est très surprise et qui n’en connaissait rien non plus et qui attend comme nous tous des éclairages et des explications de Jean-Marie Le Pen », a-t-il encore affirmé. Ben voyons… Mais Philippot sait que le Chef, pour se venger des avanies qu’on lui fait subir, est capable de déclencher un tsunami, emportant tout sur son passage. Du coup, il n’en mène pas très large. Pour parler grossièrement, il pète de trouille. Et il cherche désespérément à se planquer dans un bunker. On est à Berlin, le 30 avril 1945, c’est dire…

 

Plaintivement, alors qu’il est lourdement soupçonné, suite aux propos du président d’honneur dans RIVAROL, d’avoir tenu la main de Marine Le Pen pour suspendre Jean-Marie Le Pen du parti qu’il a fondé, il a déclaré, au mépris de toute vraisemblance, qu’il « ne menait aucune guérilla à personne ». Il ajoute, tout aussi plaintivement : « Je ne suis d’ailleurs pas dans un combat personnel depuis le début dans cette affaire-là (propos de JMLP dans RIVAROL). Vous remarquez que je n’ai jamais dit de choses, d’arguments personnels, je suis dans un débat d’idées sous la conduite, la direction, l’impulsion de Marine Le Pen, la présidente du Front. », a-t-il déclaré avec un sacré culot avant de surenchérir : « Je n’ai jamais rien demandé, je n’ai jamais demandé l’exclusion. J’ai toujours réservé ma position en interne. » Le journaliste qui, a priori n’aime pas trop être pris pour un imbécile, et qui a des fiches lui demanda : « Vous n’avez jamais demandé à ce qu’il quitte le FN ? » Réponse grandiose de Philippot : « Non, je lui ai dit — comme l’a fait d’ailleurs Marine — qu’il serait plus sage de savoir partir, de prendre du champ et de prendre sa retraite politique. » Marine Le Pen et Philippot n’ont pourtant pas hésité à exécuter le père.

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UMP : DES CANDIDATS QUI NE SOUHAITENT PAS REVENIR SUR LA LOI TAUBIRA

 

Voilà qui a au moins le mérite de la clarté. L’UMP a désigné comme têtes de liste aux élections régionales des candidats ouvertement hostiles à l’abrogation de la loi Taubira. C’est le cas du politologue Dominique Reynié qui a été choisi pour diriger la liste rassemblant l’UMP et l’UDI dans la région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon. Il est le fondateur d’un « think tank » chiraquien qui a apporté dès 2005 son soutien au “mariage” homosexuel et frayé avec les lobbys LGBT les plus extrémistes, dont Act-Up. Quant à Valérie Pécresse, candidate pour l’Ile-de-France, elle considère courageusement que l’abrogation de la loi Taubira est définitivement perdue. Dans le Sud-Est, le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, également candidat aux régionales et qui se plait parfois à prendre des positions supposées “droitistes”, il a estimé que si la droite reprenait le pouvoir en 2017, elle ne devrait pas revenir sur la loi Taubira. Fidèle entre les fidèles de Sarkozy, il lui demande de « trancher une fois pour toutes » cette question qui divise le parti, afin de « ne plus en faire une affaire de débat » et considère que le mariage pour tous est « une avancée ». Oui, une avancée vers le suicide, vers l’abîme !

 

AYMERIC CHAUPRADE DEMANDE DES DROITS D’AUTEUR À CHRISTIAN ESTROSI

 

Le député UMP de Nice, Christian Estrosi a de la chance. Il n’est pas membre du Front national mariniste, sans quoi il aurait sans doute été sévèrement sanctionné pour ses propos outranciers, à l’image de ceux d’Aymeric Chauprade, qui avait déjà parlé de « cinquième colonne » et de « France en guerre contre des musulmans », ce qui lui valut un sérieux rappel à l’ordre de la part de Marine Le Pen. Christian Estrosi évoque, dans une interview une « cinquième colonne de l’islamo-fascisme », la « civilisation judéo-chrétienne menacée », la perspective d’une « troisième guerre mondiale » ou encore la « carte d’identité qui ne fait pas un Français ». On a évidemment tous compris que Christian Estrosi s’apprête à affronter le Front national aux régionales sur les thèmes de la sécurité et de l’identité… Aymeric Chauprade s’en amuse, demandant avec humour à Estrosi : « Merci d’arrêter de plagier mes vidéos ou versez-moi des droits d’auteur ! »

 

LE CRIF TOUT-PUISSANT CONVOQUE LES AMBASSADEURS

 

On aura tout vu : Et voici que le CRIF convoque 24 ambassadeurs et représentants d’ambassades en France ! Le Président du CRIF, Roger Cukierman, avait invité, c’est-à-dire convoqué, les représentants des ambassades des pays européens à déjeuner. Ce fut l’occasion d’un « vaste tour d’horizon ». Vous noterez que les tours d’horizon sont toujours vastes… Il n’y avait là que du beau monde. Bien entendu, RIVAROL n’avait pas été invité, mais ce n’est pas grave. On y retrouvait les ambassadeurs d’Allemagne, de Chypre, de Croatie, du Danemark, d’Espagne, de Grèce, de Hongrie, de Lettonie, de Malte, de Pologne, et de Roumanie, ainsi que les représentants des ambassadeurs d’Autriche, d’Estonie, de Finlande, de Grande-Bretagne, d’Irlande, d’Italie, de Lituanie, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la République tchèque, de Slovénie, et de Suède. Cuki a su faire passer les messages. Il a présenté le CRIF et ses thèmes de travail : l’antisémitisme, la mémoire, les relations avec Israël, questions d’autant plus actuelles depuis les attentats à Paris dixit le site du CRIF. Il n’était évidemment pas question de s’arrêter en si bon chemin. Il fallait qu’ils allassent, l’un après l’autre, à résipiscence. Il convenait qu’ils se flagellassent d’importance. Les ambassadeurs furent, l’un après l’autre, comme ça se passe à l’école primaire, tenus de s’exprimer et de se justifier. Ils commentèrent bien entendu la situation de l’antisémitisme et du combat contre le jihadisme dans leurs pays respectifs et en Europe. Ils insistèrent sur la nécessité de les traiter par la fermeté, mais aussi par l’éducation, l’enseignement de la Shoah et à la tolérance, ainsi que par une réflexion sociétale sur les causes de ce fléau. Ils se prosternèrent tous, ils se couchèrent tous, le ton plaintif, avec larmes à l’oeil de circonstance. Conclusion de Cukierman : « Il faut raffermir nos idées et soutenir nos sociétés », « Il faut combattre la passivité… »

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LES SOUVENIRS CROUSTILLEUX DE ROSELYNE BACHELOT

 

Roselyne Bachelot, ex-ministre du gouvernement de François Fillon, actuellement journaliste à la télé, est ce qu’on appelle « une grande gueule ». Elle vient de publier ses mémoires sous le titre gentillet La petite fille de la Ve, aux éditions Flammarion. Et ça dépote. Elle raconte des souvenirs croustilleux concernant des présidents qui ont marqué la Ve République. Sarkozy qui intime l’ordre à son entourage : « Bon, vous vous mettez en chasse. Il me faut un Noir, ou mieux, une Noire ! » En fait, Sarkozy avait été très impressionné par la campagne de Barack Obama, qu’il avait croisé avant son élection à la présidence des Etats-Unis et il avait prédit sa victoire. Il avait aussi discuté avec Condoleeza Rice, « une femme formidable ». Du coup, tout émoustillé par le côté glamour des noirs, il a absolument tenu à avoir son Noir, et de préférence sa Noire dans son équipe. François Mitterrand a, lui aussi, droit à quelques pages amusantes. Roselyne raconte : « Le futur président de la République avait un charme ravageur, toutes les femmes en étaient folles et il multipliait les conquêtes. » Elle cite un exemple pour le moins amusant : « Il était de notoriété publique qu’il avait pour maîtresse l’épouse d’un marchand de bestiaux du Bazois. Le maquignon étant parti avec son troupeau pour Paris, l’épouse, pensant être tranquille, fit un jour venir son amant à la maison. Quand, dans la nuit, le cocu rappliqua, Mitterrand dut se résoudre à sauter par la fenêtre et explosa la verrière en contrebas avant de prendre la fuite en se blessant assez sérieusement au visage. Le lendemain, on le voyait à la foire du chef-lieu, le visage couturé mais avec de grandes lunettes noires, souriant et serrant les mains le plus naturellement du monde ».

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3186 du 30 avril 2015

ON A BESOIN D’UNE KATIE HOPKINS PLUTÔT QUE D’UNE MARINE LE PEN, EN FRANCE !

 

Katie Hopkins ? C’est une journaliste anglaise dramatiquement de droite, dont les textes paraissent dans des journaux anglais et qui sévit souvent à la télévision anglaise, tenant des propos horriblement provocateurs et choquants. La polémique enfle après la publication par le tabloïd The Sun d’une chronique de Katie Hopkins sur l’immigration qui dépasse toutes les limites. Son article, paru à quelques semaines des élections législatives, dans The Sun (deux millions de lecteurs), a suscité l’effroi chez les âmes sensibles. Que dit-elle ? Le titre est, il est vrai, très pédagogue, « Rescue boats ? I’d use gunships to stop migrants » (Bateaux de secours ? J’utiliserais des navires de combat pour stopper les immigrants). Mais c’est du Raspail ! Les immigrés clandestins qui tentent à Calais de monter dans des camions pour se rendre en Grande-Bretagne ? Une « épidémie de sauvages » et elle ajoute : « Ne vous trompez pas, ces immigrants sont comme des cafards. Ils peuvent ressembler un peu à l’Ethiopie de Bob Geldof (chanteur spécialisé dans le “charity business”) en 1984, mais ils sont construits pour survivre à une bombe nucléaire. Ce sont des survivants… J’en ai rien à faire. Montrez-moi les images de berceaux, montrez-moi les corps flottants dans l’eau, jouez du violon et montrez des personnes émaciées et tristes. J’en ai rien à faire ». Me ne frego, en d’autres termes (rien à fiche), dans une langue que nous aimons ! Et, Dieu, que nous aimons ce slogan fasciste ! Elle ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle ajoute : « certaines de nos villes sont des plaies purulentes couvertes de nuées d’immigrés et de demandeurs d’asile recevant des allocations comme des billets de Monopoly ». Scandale, bien entendu. Vive Katie Hopkins !

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COMBATTANTS IDENTITAIRES AUSTRALIENS (SUITE)

 

J’ai évoqué ici, la semaine dernière, l’incroyable campagne que mène l’Australie contre l’invasion de ses terres. Tony Abbott, Premier ministre d’Australie, vient de récidiver. Il estime que si les pays de l’Union européenne suivaient le modèle australien, beaucoup de vies de migrants seraient sauvées. Pour Tony Abbott, seul le refoulement systématique des bateaux chargés de migrants est efficace. Il vient de déclarer : « Des centaines, peut-être des milliers de personnes se sont noyées en essayant d’atteindre l’Europe depuis l’Afrique. Le seul moyen d’empêcher ces tragédies est de mettre fin (à l’arrivée) des bateaux. Il est urgent que les Européens adoptent une politique très ferme qui puisse mettre fin au trafic d’êtres humains en Méditerranée ». Un disciple de Jean Raspail, sans doute…

 

QUAND LE MIGNON SÉBASTIEN CHENU, AUJOURD’HUI FRONT MARINISTE, MIGNONNAIT DU CÔTÉ DE L’UMP, PUIS DU PS

 

Le Monde raconte le parcours de Sébastien Chenu, aujourd’hui très proche de Marine Le Pen et membre de la divine et tendre camarilla qui l’entoure. Voici ses propos : « Cet ancien secrétaire national de l’UMP, fondateur de Gaylib, une association de défense des droits des homosexuels, a rallié avec fracas le RBM en décembre 2014. Déçu par Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ne lui avait pas donné la tête de liste de l’UMP dans le 2e arrondissement de Paris pour les élections municipales de mars 2014, son transfert a été célébré par Marine Le Pen. L’homme de 42 ans a, depuis, été candidat aux élections départementales à Beauvais (Oise) pour le compte du parti frontiste. » On en apprend de belles dans cet article : Quelques mois plus tôt, il avait sollicité une place au PS. L’ex porte-parole du maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, raconte : « Il en voulait beaucoup à l’équipe de NKM. Il demandait à être sur nos listes et a frappé à toutes les portes possibles et imaginables pour y parvenir. Nous n’avions aucune raison de faire confiance à ce personnage. » Etonnant, n’est-ce pas ? Toujours est-il que Chenu ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Un proche d’Anne Hildago raconte : « Une fois l’élection passée, il nous a envoyé une demande pour obtenir une place dans un établissement culturel ou un conseil d’administration. Il était intéressé par la Maison européenne de la photographie. » Chenu ne cherche pas, au demeurant, à démentir, déclarant : « J’avais des sympathies pour Anne Hidalgo, une femme de charisme. J’ai passé mon temps à lui faire des compliments pendant la campagne. » Elle n’avait pas répondu à ses compliments, l’ingrate. Du coup, le mignon se tourna vers Marine Le Pen, qui l’accueillit à cœur ouvert. C’est ainsi que cela se passe au Front mariniste des mignons…

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FILLON, ANCIEN PREMIER MINISTRE, ET NONOBSTANT GRAND HISTORIEN RÉVISIONNISTE

 

François Fillon vient de révolutionner les études historiques. Il vient de dévoiler une information inouïe, que les historiens ignoraient, en déclarant : « En 1940, nous n’avons pas hésité à nous allier à Staline pour vaincre le nazisme et nous avons eu raison de le faire. » De mauvais esprits, eux aussi révisionnistes dans leur genre, prétendront qu’en 1940, l’URSS était alliée d’Adolf Hitler, qu’en France, les communistes sabotaient les usines d’armement avant l’armistice et qu’au lendemain de l’armistice Jacques Duclos, leader communiste, demandait aux nazis le droit de faire paraître L’Humanité. Reynouard, qui mérite au demeurant d’être durement sanctionné pour ses propos, prétendra évidemment que ce n’est que le 22 juin 1941, lorsque l’Allemagne lance l’opération Barbossa destinée à envahir l’URSS, que le pacte germano-soviétique prend fin. Dernière information : le grand historien François Fillon vient de supprimer son tweet.

 

MOI Y EN A PAS PARLER ANGLAIS

 

Marine Le Pen vient d’être désignée par le magazine Time parmi les cent personnes les plus influentes au monde. Personne n’est obligé de le croire. Il est vrai que Time, qui cherchait désespérément une Française n’avait pas beaucoup de choix. NKM, Anne Hidalgo, ma Cricri (Christine Boutin), Bernie (Chirac), Trierweiler, Carla Bruni, , non ça ne collait pas. Il fallait du lourd, du solide, du camionneur. Du coup, ce fut Marine Le Pen qui fut choisie. Un bon choix en définitive, puisque ce fut le choix de l’excellence française. Elle permit à Marine Le Pen de déclarer, mardi 21 avril, en surfant élégamment sur le tapis rouge du Jazz Lincoln Center, à New York aux côtés de son concubin, Louis Aliot, pétillant d’intelligence : « Ah non, je ne parle pas anglais, moi. Je suis française ! » Voici qui était dit, et bien dit. Et elle précisa, car il est important de préciser : « Je fais partie de la majorité des Français, qui parlent peu l’anglais. En cela je suis très gaullienne : I speak very badly », plaisanta-t-elle avec un accent à couper au couteau. Et voici qu’elle se prend pour De Gaulle, une référence, au prétexte qu’elle ne parle pas l’anglais. On n’a décidément pas fini de rigoler ! Mais, pas grave. C’est donc Ludovic de Danne, le conseiller aux Affaires européennes du parti, qui a joué les interprètes, le professionnel sollicité préalablement ayant fait faux bond au dernier moment. La starlette de sous-préfecture est apparue tout sourire dans une robe bustier bleu nuit (on aurait dit Gérard Depardieu en robe a ironisé un humoriste particulièrement bien inspiré), robe dont je ne m’autoriserai pas à commenter l’esthétique, au côté de son concubin Louis Aliot, en smoking et l’œil éteint, ravie de se retrouver aux côtés du rappeur Kanye West et de l’élite mondiale dégénérée. Elle eut cette profonde parole, à graver dans le marbre : « Permettez-moi de faire preuve de curiosité. Je pense que nous allons arriver au pouvoir et que par conséquent, il faut obligatoirement croiser, rencontrer, discuter avec des gens puissants dans leur pays respectif » (comme, sans doute le rappeur Kanye West, par exemple)… mais la milliardaire Marine Le Pen n’oublie pas les sans-dents, déclarant avant de rejoindre sa table pour dîner : « La France des oubliés n’est pas oubliée ». C’est trop beau…

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MON DIEU, QU’ILS SONT MÉCHANTS, LES MIGNONS DE PHILIPPOT !

 

« S’il lui reste un minimum d’honneur, que Jean-Marie Le Pen prenne la porte. Il retarde l’inévitable ascension de Marine à la tête du pays », écrit David Masson-Weyl, président du collectif Marianne, un « cercle de réflexion » pour étudiants lié au Rassemblement Bleu Marine (RBM). « Les pleurnicheries de Jean-Marie Le Pen sont ridicules. Il se plaît à jouer l’homme plein d’honneur ? Qu’il assume et qu’il parte ! », lance, quant à lui, Joffrey Bollée, directeur de cabinet de Florian Philippot. Ils sont mignons, ces mignons, et c’est bien pour cela qu’on les aime. Même s’ils sont très méchants…

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lundi, 04 mai 2015

Malgré les perfides tentatives du pouvoir pour empécher sa tenue, la 3e Journée régionale nordiste de Synthèse nationale a reporté un franc sussès...

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A la tribune, lors de la première table-ronde : Thomas Joly, Robert Spieler, Luc Pécharman, Arnaud Raffard de Bienne

Une fois de plus, une minable manœuvre a été tentée cette fin de semaine pour empêcher la bonne tenue de la  journée régionale annuelle de Synthèse nationale dans le Nord.

On se souvient qu'il y a deux ans la salle que nous avions retenue pour la première édition de ces rendez-vous militants nous avait été "sucrée" au dernier moment par le pleutre maire de Marcq-en-Baroeul cliquez ici qui avait lamentablement cédé aux injonctions de l'officine stipendiée SOS-Racisme. En catastrophe, nous avions alors trouvé une salle de remplacement dans laquelle nous avons, depuis, tenu nos journées régionales.

L’an dernier, à la veille de notre deuxième journée, quelques barbouillages nocturnes avaient dégradé les murs avoisinant mais il en faut plus que ça pour nous impressionner.

Cette année les larbins du Système ont sournoisement tenté un stratagème qui a, lui aussi, lamentablement échoué. En effet, vendredi dernier le directeur de la salle a été informé par la police que son local ne correspondait plus aux normes en vigueur (la commission de contrôle avait pourtant récemment apprécié la bonne tenue des lieux) et que, par conséquent, il fallait annuler notre réunion de dimanche. Dont acte, puisque la salle prévue n’est pas autorisée à recevoir une réunion publique, une autre salle voisine qui appartient au même propriétaire, peut, elle, recevoir une réunion privée. Sans que personne ne s’en soit rendu compte, notre réunion qui avait été publiquement annoncée s’est donc privativement tenue.

C'est donc dans une ambiance amicale que s'est déroulée la 3e Journée régionale (Flandre, Artois, Hainaut) de Synthèse nationale ce dimanche 26 avril à Nieppe, près de Lille, en présence d'une centaine de participants, et cela malgré les fourberies du pouvoir socialiste en place.

Ironie du sort, le thème de cette réunion était "La liberté menacée". Les intervenants qui se succédèrent au cours des deux tables-rondes animées par Luc Pécharman purent donc dresser un véritable réquisitoire contre la clique Hollande-Valls-Taubira qui est actuellement sensée gouverner la France et qui semble plus préoccupée par ses obsessions antifascistes que par le bien être de notre peuple. 

Dès l'ouverture le public était au rendez-vous. Plusieurs stands associatifs et politiques l’attendaient, comme ceux du Parti de la France, de Terre et peuple, des associations identitaires flamandes, de Rivarol, d'une librairie nationaliste et bien-sûr celui de Synthèse nationale qui présentait le nouveau numéro (n°39) de la revue. De nombreux nouveaux abonnements furent d'ailleurs enregistrés.

Au cours de la première table-ronde, en tout début d'après-midi, prirent la parole successivement Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, venu en voisin puisqu'il est un ancien élu de Picardie, Robert Spieler, le fameux chroniqueur de l'hebdomadaire Rivarol qui vient de faire parler de lui en publiant un entretien avec Jean-Marie Le Pen, et Arnaud Raffard de Brienne, essayiste et spécialiste de la désinformation.

La seconde table-ronde avait une dimension européenne puisque Synthèse nationale recevait deux amis venus de Grèce et de Belgique. A savoir Konstantinos Boviatsos de l'Aube dorée, qui nous exposa la situation peu enviable pour ses compatriotes en général et pour ses camarades en particulier qui sont victimes d'une hallucinante répression, et Hervé Van Laethem, du mouvement belge francophone Nation, qui petit à petit réussit à s'imposer en Wallonie et cela malgré les manœuvres peu reluisantes de la police belge.

Enfin, il revenait à Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, de conclure les travaux de cette journée. Il demanda à Konstantinos Boviatsos de bien vouloir transmettre aux dirigeants de son mouvement actuellement emprisonnés un fraternel message de solidarité de la part de l'assemblée présente et il termina en appelant l'ensemble des militants et sympathisants nationalistes et identitaires présents, quelles que soient les organisations auxquelles ils appartiennent à amplifier sans cesse leur combat pour sauver notre civilisation européenne.

La journée s'est terminée par un concert acoustique du groupe Frakass qui enchanta les nombreux jeunes présents.

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Nous publierons dans la semaine d'autres photos sur cette belle réunion de Synthèse nationale dans le Nord..

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER RIVAROL N° 3185 du 23 avril 2015

 

FLORIAN PHILIPPOT AIME LE MÉTISSAGE

 

On connaissait les propos de Nicolas Sarkozy, à la gloire du métissage. Rappel : « L’objectif c’est relever le défi du métissage. Le défi du métissage […] ce n’est pas un choix, c’est une obligation, c’est un impératif », et puis ceux de François Hollande : « Il faut croire au métissage », et enfin ceux de Jean-Luc Mélenchon — « Notre chance c’est le métissage ». Mais voici qu’apparaît aussi le vice-président du Front mariniste, Florian Philippot, qui a éructé : « Moi j’aime le drapeau métissé français. Le bleu, le blanc et le rouge. » Consternant…

 

MARION MARÉCHAL-LE PEN DÉZINGUE GOLLNISCH ET CONDAMNE SON AÏEUL

 

Marion Maréchal Le Pen a confirmé sa candidature en Paca, aux élections régionales, mais refuse absolument de faire un tandem avec Bruno Gollnisch, que Jean-Marie Le Pen imaginait, vu son expérience, en cas de victoire, voir présider la Région. Bruno Gollnisch incarne en effet, aux yeux de la petite-fille du Menhir, « le Front d’une certaine époque » (les années les plus sombres de l’Histoire ?), « une époque qui (lui) semble un peu révolue ». Elle insiste au cas où l’on n’aurait pas compris : « Je n’accepterai pas d’en faire (un ticket) avec Bruno Gollnisch ». Et elle précise : « Je ne me reconnais pas dans sa ligne, même si je sais que l’on nous met souvent dans le même lot mais c’est un raccourci grossier et faux. Moi, je suis clairement dans le Front national de Marine Le Pen. » Elle poursuit avec ces fortes paroles : « J’ai un immense respect pour Jean-Marie Le Pen. Je lui dois énormément. Mais je ne me trompe pas de combat. Je ne me sens pas une femme d’extrême droite. Le totalitarisme, le racisme, ce n’est pas moi » (Mais c’est Jean-Marie Le Pen, si l’on décrypte les propos de la benjamine !). Et puis, elle l’affirme : « Je n’ai jamais été l’objet de mon grand-père. Je m’étais détachée de ses propos lors de l’épisode sur “la fournée”. Je ne cautionne ce qu’il a dit ni sur la forme, ni sur le fond. ». Sa conclusion : Bruno Gollnisch est un ringard : « Je ne peux pas être d’accord avec lui. Je ne suis pas de ce FN des années 1970, de l’après-guerre d’Algérie. » a-t-elle confié sans ménagement à La Provence. Nous voici informés. Merci, Marion… On s’en souviendra.

 

CE COLLARD DE COLLARD VEUT MAINTENANT ADHÉRER AU FN

 

Ce « collard de Collard », qualificatif imagé que JMLP a attribué à l’avocat-député mariniste, que tous les Rivaroliens sauront décrypter, saute le pas. Il vient de déclarer sur Radio Classique : « J’ai toujours dit que je suis mariniste. Moi, je n’ai pas adhéré au FN parce que Jean-Marie Le Pen y était. J’ai toujours dit que je ne pouvais pas adhérer à certains de ses propos. C’est la raison pour laquelle je suis apparenté Front national au Parlement, mais je n’ai pas ma carte. Mais là, maintenant, je considère que plus rien ne s’oppose, vu la mise en retrait de Jean-Marie Le Pen à ce que j’aie ma carte. » On n’en attendait pas moins de ce Collard.

 

FLORIAN PHILIPPOT N’A JAMAIS VOTÉ JEAN-MARIE LE PEN

 

On est soulagé de l’apprendre. Florian Philippot dévoile, dans une interview, cette information sensationnelle : il assure n’avoir « jamais voté Jean-Marie Le Pen ». Il déclare avoir « voté blanc » lors du second tour de l’élection présidentielle de 2002, et ajoute « Je ne l’ai jamais diabolisé », soulignant : « Je ne vais pas dire que j’approuve tout ce qu’il a dit, bien évidemment, mais je lui reconnais un grand courage, celui d’avoir porté le thème de l’immigration très tôt, à un moment où ce n’était franchement pas facile ». Et Philippot de conclure : « on aurait mieux fait de l’écouter ».

Houlà, mais que se passe-t-il ? Philippot deviendrai-il humaniste à l’égard de Jean-Marie qu’il vouait aux gémonies trois jours plus tôt, déclarant, à la suite de ses propos à RIVAROL que « la solution préférable » était que le président d’honneur du FN parte « de lui-même » car « il s’est mis de lui-même en marginalité du mouvement ». Explication de texte : Philippot est mort de trouille à l’idée que le Chef commence à envisager de s’énerver d’importance à son encontre… Mais il n’en démord pas : Le Pen ne peut plus occuper un poste de direction au sein du FN, il doit « prendre du champ » dit-il avec arrogance.

 

JEAN-MARIE LE PEN A RENCONTRÉ LES NATIONALISTES EUROPÉENS

 

Il s’agit du premier pied de nez de Jean-Marie Le Pen à sa fille et à sa clique. Et sans doute pas le dernier, parions-le. Le président d’honneur du FN vient de rencontrer le 13 avril (et se faire prendre en photo, voir le site de Lionel Balland), au Parlement européen de Bruxelles des personnages considérés par la camarilla comme hautement sulfureux : le fasciste italien Roberto Fiore (Forza Nuova-Italie), Nick Griffin (Royaume-Uni) du British national Party et le député du parti ultranationaliste allemand NPD (que les âmes sensibles décrivent volontiers comme étant néo-nazi), le révisionniste Udo Voigt. Mais comment, diable, la camarilla pouvait-elle imaginer qu’un combattant comme Jean-Marie Le Pen se laisse poignarder dans le dos sans contre-attaquer ? Ils n’ont pas fini de souffrir…

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L’AUSTRALIE RÉSISTE ! “PAS QUESTION, VOUS NE SEREZ PAS CHEZ VOUS EN AUSTRALIE !

 

Le gouvernement australien vient de mettre en place les mesures de protection de ses frontières les plus sévères de tous les temps. Voici les textes des affichettes et de la propagande internet qu’il vient de diffuser :

– « Si vous montez sur un bateau sans visa, vous n’arriverez pas jusqu’en Australie.

– Toute embarcation qui cherche à gagner illégalement l’Australie sera interceptée et reconduite

hors des eaux territoriales.

– Ces règles s’appliquent à tout le monde : familles, enfants accompagnés ou non, travailleurs qualifiés.

– Peu importe qui vous êtes et d’où vous venez, vous ne serez pas chez vous en Australie. Pensez-y à deux fois avant de gaspiller votre argent, les passeurs sont des menteurs… »

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RUQUIER : “J’AI ENFIN COMPRIS LE CALVAIRE DU PRÉSIDENT

 

« J’ai compris enfin le calvaire qu’a vécu notre président de la République pendant des années ! » a plaisanté Laurent Ruquier sur le plateau de On n’est pas couché. Il y avait eu, une semaine plus tôt, un violent clash entre Valérie Trierweiler et Laurent Ruquier. Valérie, qui avait sans doute abusé de certaines substances ou n’avait pas bu que de l’eau, avait reproché à Laurent Ruquier d’avoir dit à l’antenne que François Hollande était le père de Léonard Trierweiler, propos qu’il n’avait jamais tenus. Folle de rage, pour des raisons parfaitement fantaisistes, elle avait enjoint à Ruquier d’« apprendre à parler distinctement » et à faire preuve de « rigueur sur l’essentiel ». « Amuseur public est aussi un métier, à défaut d’être journaliste », avait-elle conclu. Du coup, Ruquier s’est amusé à se déchaîner, quelques jours plus tard, sur le plateau de son émission, envoyant perfidement une invitation à Trierweiler : « Nous vous convions à venir parce que je crois que votre œuvre littéraire de grande journaliste sort en livre de poche. Je serais ravi de recevoir vos cours de distinction ». Amusant quand les cloportes invectivent les cloportes…

 

TENTATIVE D’ASSASSINAT EN FLANDRES DE NOTRE CAMARADE FILIP DEWINTER

 

Un homme masqué et armé s’est introduit au domicile de Filip Dewinter, l’un des leaders du Vlaams Belang, parti national flamand, très en pointe contre l’islamisation de la Flandre et de l’Europe. Filip Dewinter était absent au moment des faits, ce qui lui a probablement sauvé la vie. Mais l’une des filles de Filip Dewinter, enceinte, ainsi que son mari et leur petit garçon de trois ans, étaient dans la maison et ont échappé au pire. Lorsque l’individu masqué et armé s’est retrouvé face au gendre de Filip Dewinter, il lui a demandé dans un anglais approximatif si Filip Dewinter habitait bien là. Le gendre de Dewinter a nié et l’intrus s’est enfui. Une voisine qui avait remarqué l’intrusion avait appelé la police qui est arrivée trop tard pour interpeller l’individu. La police locale d’Anvers vient de confirmer la “menace” qui pèse sur Filip et assure enfin sa protection, et celle de sa famille.

 

SÉVÈRE REPROCHE D’ELKABBACH À LA SOEUR DE BHL: “POURQUOI VOUS N’ÊTES PAS RESTÉE JUIVE ?

 

Jean-Pierre Elkabbach recevait Véronique Lévy, la sœur de BHL, qui livre un témoignage de sa conversion au “catholicisme” (conciliaire). Il y eut comme un petit moment de malaise, le journaliste lui posant cette question en forme de reproche : « Pourquoi vous n’êtes pas restée juive ? » Réponse qui étonnera peut-être certains de nos lecteurs mais qui est tout à fait dans l’esprit de Vatican II : « Je suis restée juive en devenant catholique. Catholique veut d’ailleurs dire universel. Un chrétien est un juif accompli. » Elkabbach ne lâche cependant pas le morceau de Torah : « Vous dites “je suis devenue catholique parce que je suis juive”. Mais est-ce que l’avenir d’un juif c’est de se convertir au Christ, est-ce que ça ne sonnerait pas comme la fin du peuple de Moïse ? » Véronique Lévy réplique : « Non, pour moi, c’est un accomplissement absolu. » Et puis Elkabbach de monter au front, avec ces fortes paroles : « Mais il vaut mieux que pour les juifs leur destinée ne soit pas de se fondre dans des conversions qui les fassent disparaître pire que d’autres ont essayé de la faire ». Alors là, amis Rivaroliens, il a touché à l’essentiel, au grandiose ! Dernière minute : la vidéo de la chaîne Public Sénat où Elkabbach tenait ces propos vient de se volatiliser. Incroyable…

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3184 du 16 avril 2015

SELON Le Canard Enchaîné, après que Jean-Marie Le Pen eut qualifié les chambres à gaz de « détail de l’histoire » le 2 avril sur BFMTV, sa fille aurait éructé: « Il a décidé de me faire chier jusqu’au bout ! », ajoutant : « Il est fait pour être président de Région, comme je suis faite pour être danseuse de Crazy Horse ! ».

 

IL A DÉCIDÉ DE ME FAIRE CHIER JUSQU’AU BOUT !

 

Bon, ceci dit, autant on peut imaginer Jean-Marie Le Pen président de Région, autant on voit très mal sa fille déguisée en danseuse du Crazy. Le fondateur du FN n’a pas tardé à répliquer aux propos de Marine, estimant que « la liberté de pensée et d’expression sont des biens précieux que le Front national doit défendre ». Il n’appelle plus Marine Le Pen par son prénom. Il l’appelle Madame Le Pen et enfonce le clou, en déclarant que si le FN « ne les défend plus (la liberté de pensée et d’expression), c’est madame Le Pen qui doit se poser la question de savoir si ce qu’elle fait est utile à la cause qu’elle prétend servir ». Bonne question, dont nous connaissons quant à nous depuis longtemps la réponse…

 

QUAND MARINE LE PEN TENTE D’ASSASSINER SON PÈRE, CELUI-CI, CURIEUSEMENT, RÉSISTE

 

Suite à son interview dans RIVAROL, Jean-Marie Le Pen, on le sait, est convoqué par sa fille devant le bureau exécutif du Front national, dont il est le fondateur. Objectif : le mettre à l’écart du mouvement qu’il a fondé. Oui, mais le Menhir ne se laisse pas impressionner. Il est déterminé à se battre jusqu’au bout contre les traîtres. On ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec cette honteuse réunion du Grand Conseil fasciste qui écarta Mussolini, qui fut embastillé au Gran Sasso, avant que les commandos de Skorzeny ne viennent le délivrer. Son gendre, le ministre des Affaires étrangères Ciano, qui l’avait trahi, fut condamné à mort et fusillé. Jean-Marie Le Pen contre-attaque sur RTL, le 10 avril, accusant sa fille de « dynamiter sa propre formation » et de « se soumettre au système ». Il ajoute : « Madame (madame !) Le Pen me laisse pantois. Je n’arrive pas très bien à comprendre les causes de son action ». Il poursuit : « Elle avait la chance d’avoir une unité et des résultats conquérants, et c’est elle-même qui crée une difficulté majeure avec le président d’honneur, fondateur de son parti, qui de surcroît est son père, sous des prétextes extrêmement légers, qui ne justifient pas l’action qu’elle prétend mener ». Il soupçonne dans la démarche de la fille indigne « une manœuvre délibérée pour essayer de se concilier je ne sais quelle sympathie ou indulgence de la part du système et qui dirait : […] il faut que vous soyez autre chose ». Et Jean-Marie Le Pen d’ajouter : « Quand elle sera autre chose, elle ne sera plus rien ». Bref, il considère que Marine Le Pen « se suicide » et qu’elle menace le FN d’“implosion”. « Elle parle de suicide en ce qui me concerne, mais c’est elle qui se suicide, qui se tire une balle dans le pied en prétendant se détacher de Le Pen. C’est un élément fondamental, si on s’en sépare délibérément, c’est du sabotage », dit-il. Même sa petite-fille, Marion, qu’il a formée et propulsée sur la scène politique a, sous l’influence de son affreuse tante, pris ses distances. Il « subit un assaut généralisé », dit-il. Mais il en a vu d’autres. Il combat, il résiste, il ne se décourage pas, il ne recule pas, il ne se couche pas : « Marine Le Pen souhaite ma mort, elle ne doit pas compter sur ma collaboration. ». En attendant, Louis Aliot, le compagnon de la camionneuse, qualifie RIVAROL de « torchon antisémite », reprenant l’expression du député-maire UMP de Nice Christian Estrosi et relevant que les « désaccords politiques sont désormais irréconciliables», tandis que Marine Le Pen se contente du qualificatif beaucoup plus modéré d’« ignoble torchon ». De la part de ces gens-là nous recevons ces attaques comme une décoration.

 

LE SÉNATEUR-MAIRE UMP DE WOIPPY D’ACCORD POUR DOUBLER LE NOMBRE DE MOSQUÉES

 

François Grosdidier, sénateur-maire UMP de Woippy en Moselle a annoncé sur BFM-TV qu’il était d’accord pour doubler le nombre de mosquées en France. Ce qui correspond à la demande du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Dalil Boubakeur. Notons que la ville de Woippy a été la première en France à financer une mosquée (3 millions d’euros à la charge de la commune). A Woippy (Moselle) comme dans toute l’Alsace, le concordat d’Alsace-Moselle ne sépare pas l’Etat et les cultes catholiques, protestants et israélites. La loi de 1905 ne s’appliquant pas, les élus peuvent financer les cultes. François Grosdidier se fait pédagogue : « Quand je suis arrivé à la mairie, en 2001, les musulmans disposaient d’une petite pharmacie d’une capacité de 50 ou 60 places, qu’ils avaient acheté » affirme M. Grosdidier. Une capacité très insuffisante, sachant que les fidèles de l’islam représentent 45 % des 14 000 habitants de la commune. 45 %… Ça va, inutile de faire un dessin. On a compris les motivations de Grosdidier, qui, lorsqu’il était député, s’était engagé pour que la religion musulmane fût reconnue dans le statut concordataire d’Alsace-Moselle. J’ai croisé Grosdidier, dans les années 1980, dans les allées du GRECE (appelé aussi la Nouvelle Droite) dirigé par Alain de Benoist, qui défendait alors une vision, disons ethniciste, de l’Europe. Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…

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HORREUR : UN BÉBÉ DE 18 MOIS EST DÉJÀ RACISTE !

 

Ce genre de délire ne peut se passer qu’aux Etats-Unis. Encore que… À la Chambre des représentants de l’État d’Indiana, la démocrate noire Vanessa Summers est montée à la tribune, « en tant que femme noire (Black female) », pour dénoncer son collègue républicain Jud McMillin et le fils de celui-ci, âgé de… dix-huit mois. Un grand moment. Un très grand moment d’émotion. Elle s’est mise à chouiner : « J’ai dit à Jud McMillin que j’aimais son fils mais qu’il avait peur de moi à cause de ma couleur, et c’est horrible. C’est vrai. Je lui demande : “Présentez votre enfant à des personnes de couleur, pour qu’il ne soit pas plein de préjugés toute sa vie”. » Vanessa s’est épanchée dans la presse, notamment dans le quotidien The Indianapolis Star. Selon elle, le bébé « m’a regardé comme si j’étais un monstre et a tourné la tête en pleurant. Et je lui ai dit [à Jud McMillin], vous devez présenter votre enfant à des gens qui ont la peau sombre, et ainsi il n’aura pas peur ». Mc Millin, en bon Américain qu’il est, jure ses grands dieux que son bébé n’est pas raciste : « Il a réagi de la même façon qu’il réagit avec tous les gens qu’il ne connaît pas, il enfouit sa tête dans l’épaule de son papa. C’est toujours ce qu’il fait. C’est un bébé de dix-huit mois, qui est dans un environnement nouveau pour lui à la Chambre des représentants et ne connaît personne. Honnêtement, je ne me rappelle rien qui sorte de l’ordinaire ». Thomas Lifson, éditeur du magazine conservateur en ligne American Thinker, a commenté : « Vanessa Summers incarne tout ce qui ne va pas dans la politique raciale d’aujourd’hui. […] Au lieu de traiter le jeune McMillin comme un enfant normal, Summers l’a accusé du crime capital de notre temps. Seulement à cause de sa race à lui. Si ça n’est pas du racisme [de la part de Vanessa Summers], je voudrais savoir ce qu’il en est ». Cette information est tellement invraisemblable, ressemble tant à un hoax (fausse info sur internet) ou à un poisson d’avril que j’ai pris du temps à la vérifier sur de multiples sites américains. Eh bien si, elle semble vraie…

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MASSACRE AU KENYA : UN COMMUNIQUÉ DE L’ELYSÉE QUI NOUS FAIT HONTE

 

On se souvient qu’en février l’Elysée avait pondu un communiqué suite à la décapitation par l’Etat islamique de 21 coptes d’Egypte. Pas parce qu’ils étaient Egyptiens mais bien parce qu’ils étaient coptes, donc chrétiens. Le ridicule occupant de l’Elysée n’avait rien trouvé de mieux que de diffuser un communiqué condamnant « l’assassinat sauvage de 21 ressortissants égyptiens ». Egyptiens, pas chrétiens. Le voici qui récidive après le massacre de 148 étudiants chrétiens kényans avec ce communiqué qui nous fait rougir de honte, car il engage la France : « Le président de la République exprime sa solidarité avec le peuple kenyan, qui doit faire face au terrorisme le plus abject, celui qui s’attaque à la jeunesse, au savoir et à l’éducation. » Nulle part, il n’évoque le fait qu’ils ont été abattus parce qu’ils étaient chrétiens… Après l’assassinat des 21 Coptes, un “prélat” posait la question suivante, qui reste plus que d’actualité après ce nouveau massacre : « D’où vient le fait qu’il paraît impossible à certains de nos dirigeants de reconnaître qu’il y a des pays où les chrétiens sont persécutés ou même assassinés parce qu’ils sont chrétiens, et non parce qu’ils sont égyptiens ou libyens ? Reconnaître cela serait-ce attentatoire à la laïcité ? J’affirme aujourd’hui haut et fort que si — ce qu’à Dieu ne plaise — certaines personnes le pensent, même et surtout si elles ont de hautes responsabilités au sommet de l’État, ce n’est pas à leur honneur, ni à l’honneur de la France. Et la situation du monde est trop grave en ce moment pour que, chrétiens ou non, nous puissions nous résigner à avoir honte de notre pays. »

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dimanche, 03 mai 2015

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3183 du 9 avril 2015

SELON des informations livrées par L’Obs, la direction du FN mariniste a tenté de faire annuler une interview de Jean-Marie Le Pen sur France Inter, le 17 mars dernier. Jean-Marie Le Pen était annoncé comme l’invité de Patrick Cohen. Craignant de nouveaux “dérapages” et d’insolentes considérations voire l’expression d’abominables pensées, Marine Le Pen a tenté de faire annuler le passage du président d’honneur sur France Inter. Elle a chargé son factotum Alain Vizier, responsable de sa communication, de faire expulser Jean-Marie à son profit. « Il aurait été normal que la présidente du parti soit invitée avant le premier tour des départementales, et non Jean-Marie Le Pen, qui aurait pu être interviewé après le second tour [sic]. Ça a été un bras de fer assez important, j’ai beaucoup insisté » a confirmé Alain Vizier qui, bien entendu, a échoué dans sa mission, les journalistes n’aimant pas trop qu’on leur dicte leur conduite.

 

DEHORS, JEAN-MARIE LE PEN !

 

Les propos de l’entourage de Marine Le Pen, dont Florian Philippot et Alain Vizier à l’encontre de Jean-Marie Le Pen sont d’une extrême et honteuse violence : il serait “gaga” (aurait dit Vizier) et accro à la vodka (si l’on en croit Philippot, alors que Le Pen ne boit pas d’alcool). Alain Vizier a démenti ces propos. Personne n’est rigoureusement obligé de croire qu’il ne les a pas tenus…

 

JEAN ROUCAS PERSÉCUTÉ

 

L’humoriste Jean Roucas, l’ancienne voix du « Bébête Show », avait déjà fait parler de lui de façon parfaitement scandaleuse, quand il s’était rendu à l’université d’été du FN et avait exprimé des sympathies pour ce mouvement. Voici que ce fou récidive. Il n’a rien trouvé de mieux à faire que de fustiger sur Twitter « les méthodes du PS contre les candidats FN ». Plusieurs incidents ont en effet visé des candidats du FN en marge de la campagne pour ces élections. « Incendies, menaces de morts, agressions… Valls et ses SA en action », a-t-il ainsi énuméré avant de lâcher : « Heil Hollande ! ». Scandale ! Valls, chef des SA et Hollande comparé au Führer. Mais que raconte Roucas ? Les deux zozos socialistes ne boxent pas dans la même catégorie ! Les sanctions n’ont pas tardé à tomber. Roucas devait jouer dans la revue « France-Hollande 0 partout » au Théâtre des 2 ânes, dont le directeur est Jacques Mailhot. L’affaire fut promptement traitée : viré. Explication du théâtreux : « Le théâtre a toujours respecté les opinions politiques de chacun de ses pensionnaires, mais il ne peut cautionner de tels propos infamants pour la République et ses représentants ». Ben, voyons… Il est vrai que Jean Roucas y était allé fort (et juste) sur Twitter, dénonçant « Ruquier et sa bande de socialo-collabos », ajoutant : « Oui, nous sommes des Français de souche, ce pays est le nôtre, et il sera difficile de nous en déloger ». Le 7 mars, il postait une photo de Manuel Valls avec une moustache hitlérienne et le 8 mars une affiche « Y a pas bon Banania » avec une caricature de Taubira. Marine Le Pen a twitté : « Quand Bedos père me compare à Hitler, ça n’a fait bouger personne. Soutien total à Jean Roucas ! Charlie à géométrie variable ! » Quant au vieux complice de Jean Roucas, Stéphane Collaro, voici ce qu’il a déclaré : « Quand la fine fleur des comiques français soutenait le communisme stalinien, on ne les virait pas pour autant des plateaux… »

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LA RATP, DROIT DANS SES BOTTES ANTICHRÉTIENNES ET DÉGÉNÉRÉES

 

La RATP a refusé les affiches du groupe “catholique” à succès « Les prêtres », destinées à être placardées dans les couloirs du métro, qui annonçaient leur concert à l’Olympia, le 14 juin 2015 .Il est vrai qu’ils avaient exagéré. L’affiche informait que les bénéfices du concert seraient rassemblés « Pour les chrétiens d’Orient ». Au nom de la laïcité, les affiches ont dû être réimprimées, la RATP demandant que la mention « pour les chrétiens d’Orient » soit enlevée. À noter que lors de l’affichage en octobre 2014 pour annoncer le concert au Palais des Congrès, la RATP avait refusé dans un premier temps les affiches à cause de la croix que porte l’“évêque”. Car, dit la régie publicitaire de la RATP, « Le métro est un espace laïc, il n’y a pas de prise de position, ni politique, ni religieuse ». Petit retour en arrière : la RATP a, dans le passé, placardé des affiches vantant le Secours Islamique de France ou l’entreprise Isla Délice « Fièrement Halal », et tout récemment encore celles de l’entreprise Gleeden appelant ni plus ni moins à l’adultère… On se souvient de son slogan affiché dans les couloirs du métro : « Contrairement aux antidépresseurs, l’amant ne coûte rien à la Sécu ». Et puis la mise en scène graveleuse d’une saucisse de Morteau (« 20 centimètres de pur bonheur »), les slogans du site de réservation d’avion Liligo (« J’ai trouvé le moyen le plus économique pour m’envoyer en l’air »)… Et puis cette affiche Benetton montrant une religieuse embrassant langoureusement un curé. Ou encore une publicité Leclerc parodiant la Cène (« OK, c’est moi qui coupe le poulet »). Et enfin cette campagne spéciale “ramadan” affichée dans tous les couloirs du métro avec cette jeune femme voilée brandissant une carte téléphonique au-dessus du slogan « Je peux gassar sans compter ! » Mais, rassurons-nous, la RATP argue du fait que sa charte proscrit toute communication à caractère “religieux”.

 

Dernière minute : le lundi 6 avril, tardivement et à contrecœur, la direction de la RATP a fini par reculer complètement et admettre purement et simplement la mention « au bénéfice des Chrétiens d’Orient » !

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BONNE NOUVELLE : UN FRANÇAIS DE PLUS…

 

L’ancien député européen écologiste Dany le rouge, Daniel Cohn-Bendit, 70 ans, veut demander la nationalité française, expliquant se sentir à la fois « allemand et français ». Né à Montauban en avril 1945 de parents juifs, ces derniers s’étaient exilés d’Allemagne vers la France après la prise du pouvoir par Hitler en 1933, Daniel Cohn-Bendit avait pris la nationalité allemande pour ne pas avoir à faire son service militaire en France. Désormais, il sera français. Pour pouvoir être candidat à l’élection présidentielle ? Qui sait ?

 

GRANDIOSE ! JULIE GAYET À SCIENCES PO

 

La fiancée du Pingouin a été invitée, il y a quelques jours, à s’exprimer lors d’une conférence à Sciences-Po (nul n’ignore ses hautes compétences en sciences politiques), sur le thème du « genre au cinéma » et devait évoquer son rapport au féminisme et à la création. Vaste et passionnant programme. Le Figaro, présent dans la salle, rapporte des propos de haute tenue intellectuelle : « Avant, j’avais la sensation qu’être féministe était un gros mot. Aujourd’hui, je me dis que je suis féministe par essence parce que je suis une femme. » On comprend que Sciences-Po n’ait pas pu se passer d’une telle puissante pensée. Julie Gayet était notamment invitée pour parler d’un film diffusé à la télévision fin 2013, qu’elle avait produit, intitulé Cinéast(e)s et qui se présentait comme une réflexion sur la place des femmes dans le septième art. Le message d’une profondeur insondable qu’elle tenta de faire passer ?

 

Accrochez-vous : « Un film d’homme, c’est un film. Un film de femme, c’est un film de femme ». Sans doute épuisée par sa géniale pensée, elle refusa de répondre aux questions de la salle. Dommage. Nous aurions sans doute eu quelques raisons complémentaires de nous amuser…

 

QUAND L’INÉNARRABLE PINGOUIN NE SAIT PAS TENIR SA LANGUE

 

Hollande vient d’annoncer, il y a une semaine, la création d’un centre d’appels à Metz au profit des ex-salariés d’Ecomouv’, la société qui avait pour mission de collecter l’écotaxe. A défaut d’écotaxe, tout ceci avait fini par un écocrash, avec plusieurs centaines de salariés sur le carreau. Mais, pas grave, le Pingouin a de la ressource. En visite à Metz, il annonce, fier comme Artaban, la création de « 100 à 150 emplois » sur une « plateforme que Pôle emploi va mettre en place » sur le site d’Ecomouv’. Le président de la communauté d’agglomération, l’UDI Jean-Luc Bohl, y est aussi allé de son petit mouvement de menton, annonçant dans la foulée de Hollande que le groupe Arvato serait chargé de recruter en priorité les anciens salariés d’Ecomouv’. Jusque-là, rien d’apparemment choquant, sauf qu’un appel d’offres avait été lancé par Pôle emploi, qui ne prenait fin que le « 30 mars 2015 à 12 heures », soit trois jours après les vantardises du Pingouin et trois jours avant la conclusion de l’appel d’offres.

 

Du coup la procédure se retrouve entachée d’irrégularité et sera évidemment contestée par les autres candidats qui auront eu la désagréable impression de s’être fait berner. La société lauréate était connue, grâce à Hollande, avant même qu’aucune décision officielle ne pût être prise. Cela porte le doux nom de favoritisme aggravé. Du coup, Hollande se retrouve le bec dans l’eau et malheureusement les salariés d’Ecomouv’ aussi…

 

THIERRY ARDISSON ADORE LES KEBABS, MAIS PAS CHEZ LUI…

 

L’animateur de télévision Thierry Ardisson, bobo invétéré, qui exècre l’extrême-droite, n’en défend pas moins le patrimoine de la France. Il vient de créer une association de défense des arcades de la rue de Rivoli. Normal, il y habite. Il part en guerre contre les excès de certains commerçants de la célèbre rue. Quels commerçants ? Explication : il a déclaré dans une interview : « C’est le patrimoine, c’est la France, c’est en face du musée du Louvre, c’est en face du jardin des Tuileries, il n’y a aucune raison que nous laissions ce patrimoine se dégrader année après année ». Mais qui ou quoi dégrade, diantre, ce patrimoine ? Le super bobo finit par lâcher le morceau : « J’adore les kebabs, mais les kebabs, c’est mieux à Barbès ». En d’autres termes, la colonisation des autres quartiers parisiens ne lui pose aucun souci, dès lors qu’il peut vivre tranquillement, dans le luxe et la volupté, dans son quartier, à l’écart des gueux, fussent-ils Arabes…

 

POISSON D’AVRIL AU “CARRÉ”

 

« Nous devons lutter contre le métissage généralisé et protéger les Européens blancs » : voici les propos supposés avoir été tenus par Marine Le Pen, si l’on en croit le site La Flamme. Hélas, il s’agissait d’un poisson d’avril…

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mardi, 21 avril 2015

RAPPEL : dimanche 26 avril, 3e Journée régionale de Syntnèse nationale à Nieppe (près de Lille)

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samedi, 18 avril 2015

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert Spieler - Rivarol n°3182 - 2 avril 2015

 

LA “SAGA DES RÉPARATIONS”

 

Les lecteurs du récent numéro de RIVAROL ont lu l’interview d’Anne Kling concernant son dernier (et remarquable) livre, « Shoah (indispensable de le lire !) : La saga des réparations ». Il s’agit des réparations que les organisations juives n’ont cessé d’exiger de toutes les nations européennes, complices, comme on le sait, de la shoah. On se rappelle notamment du racket dont la SNCF fut récemment l’objet : elle était coupable d’avoir transporté des déportés dans ses trains, et dut lourdement cracher au bassinet, faute de quoi les organisations juives l’empêcheraient de décrocher tout contrat aux Etats-Unis. Les réparations ainsi obtenues, multipliées, démultipliées, surmultipliées à l’infini ont fini par donner des idées à certains. Plus de huit cents cheminots de nationalité ou d’origine marocaine demandent “réparation” à la Société nationale des chemins de fer (SNCF) pour discrimination durant leur carrière. L’affaire est jugée depuis le lundi 23 mars aux prud’hommes de Paris. La plupart des plaignants ont été recrutés au Maroc au début des années 1970 par la SNCF. Embauchés comme contractuels, avec un contrat de droit privé, ils ne relèvent pas du statut particulier des cheminots. Qu’à cela ne tienne. Le statut de cheminot était réservé aux détenteurs de la nationalité française (aujourd’hui ouvert aux ressortissants européens), pourquoi les ressortissants marocains, européens de souche comme on le sait, n’en bénéficieraient-ils pas ?

 

HITLER TOUJOURS VIVANT ?

 

Le site du quotidien Le Monde nous fait connaître une grandiose nouvelle. Des archéologues argentins affirment avoir découvert un repaire nazi dans la jungle. On savait que Hitler ne serait pas mort, mais qu’à la fin de la guerre, il se serait réfugié au lac Titicaca et qu’il préparerait son retour, style Bonaparte, retour de l’île d’Elbe, Waterloo en moins. Mais voici que des archéologues argentins pensent avoir découvert un repaire nazi secret dans la forêt du nord du pays, à la frontière du Paraguay. Il s’agit de trois structures de pierres maçonnées, à demi effondrées et rongées par la végétation. Ils y ont trouvé des pièces de monnaie allemandes des années 1940, de la porcelaine et des inscriptions nazies. Tout ceci dans un lieu éloigné de toute civilisation et tout à fait inaccessible à l’époque. Un lieu qui est de surcroît situé à dix kilomètres du Paraguay, dont on a connu l’appétence pour le nazisme. Les archéologues, complotistes en diable, expliquent : « Apparemment, au milieu de la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont développé un projet secret : construire des abris pour des dignitaires du régime en cas de défaite, sur des sites inaccessibles : au milieu du désert, dans les montagnes, sur une falaise ou au milieu de la jungle, comme ici ». Mais, explique le site du Monde, cette cache n’aurait finalement pas été utilisée, puisque nombre de dirigeants nazis seront ouvertement accueillis en Argentine après la chute du régime, et autorisés à y vivre sans se cacher. Et de citer Klaus Barbie (chef de la Gestapo à Lyon), Walter Kustchmann (un des chefs de la Gestapo en Pologne), Ante Pavelic (chef du régime oustachi en Croatie) ou encore Eduard Roschmann (« le Boucher de Riga »). Quant au docteur Mengele, il séjourna longuement et paisiblement en Argentine sous sa véritable identité avant de se réfugier au Paraguay en 1960, après l’enlèvement d’Adolf Eichmann par un commando israélien dans la banlieue de Buenos Aires. Au fait, sans doute avez-vous déjà vu, en France et surtout en Allemagne, des panneaux “Mengele” surmontant des concessions de machines agricoles. Il s’agit en fait d’une société appartenant à la famille de Mengele qui lui apporta son discret soutien financier, jusqu’au bout, dans son périple.

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VOTEZ FN, VOUS SEREZ PAYÉ !

 

Un site, lancé récemment, propose de rémunérer les électeurs qui peuvent apporter la preuve qu’ils ont voté FN au premier tour des élections départementales. En échange d’une photo prise dans l’isoloir et montrant leur bulletin de vote pour le parti de Marine Le Pen, il leur est en effet promis la somme de 5 euros créditée sur leur compte PayPal. Les fonds proviendraient d’un groupement d’investisseurs privés. Il s’agit évidemment d’un canular que n’apprécie absolument pas Marine Le Pen qui envisage de porter plainte. Le Belge de 24 ans (méfions-nous des Belges, on ne le dira jamais assez) à l’origine de ce site a expliqué que son initiative n’avait aucun lien avec le FN et que son objectif était d’“emmerder” le parti d’extrême droite.

 

DES CANDIDATS “RACISTES ET FASCISTES” À CALAIS

 

Le Parti de la France de Carl Lang présentait des candidats dans le canton de Calais 2, ce qui, a priori, est son droit. Ils ont obtenu le score tout à fait honorable de 3,3 %. Le candidat du Front National, Rudy Vercucque, présent au second tour face aux socialistes, a cru intelligent de déplorer dans la presse locale le score « trop élevé » du Parti de la France et de « ses candidats racistes et fascistes ». Par conséquent, le Parti de la France n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour.

 

MANUEL VALLS, UN “MUSSOLINI MOITIÉ TRISOMIQUE” ?

 

Dieudonné était poursuivi en justice pour injure à l’encontre du Premier ministre Manuel Valls, qu’il avait qualifié de « Mussolini moitié trisomique ». Le tribunal correctionnel de Paris vient de le relaxer, considérant que les propos « s’inscrivent dans le cadre d’une polémique politique ». Dieudo avait, dans une vidéo, qualifié celui qui était alors ministre de l’Intérieur de “brêle”, et de « petit soldat israélien veule et docile ». Une fois n’est pas coutume, félicitons les juges qui ont ajouté : « Que l’on apprécie ou non le ton de l’auteur, son propos est l’expression d’une opinion politique, visant un personnage public, dont les choix amènent tant à solliciter les suffrages qu’à se soumettre à la critique ». Las, une hirondelle ne fait pas le printemps et l’on ne saurait d’une manière générale « faire confiance à la justice de notre pays ».

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mardi, 07 avril 2015

Dans Rivarol de jeudi : un grand entretien explosif de Robert Spieler et Jérôme Bourbon avec Jean-Marie Le Pen

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En avant-première sur Synthèse nationale. Quelques phrases-chocs parmi d’autres de Jean-Marie Le Pen dans cette interview :

1)  A propos de la nouvelle affaire du détail et des réactions de la direction du FN :

 « On n’est jamais trahi que par les siens »

 « Je ne suis pas homme à changer d’avis ni à ramper »

 « J’ai cessé de marcher à quatre pattes depuis l’âge de 18 mois. Je ne suis pas l’homo a plat ventrus. »

 « Si l’on ne veut pas prendre de coups, mieux vaut rester ou rentrer chez soi, c’est plus sage. »

2) A propos du maintien définitif de sa candidature comme tête de liste du FN aux régionales en PACA :

 « Je suis candidat tête de liste pour mettre à la porte les socialo-communistes »

 « Je rappelle que j’ai fait aux dernières élections européennes, il y a moins d’un an, plus de 33 %  des voix dans la région PACA. Je suis donc légitime pour conduire la liste du Front national dans cette région où, de surcroît, je suis conseiller régional et président du groupe FN depuis 1992 »

3) A propos de sa volonté d’être président de la région PACA et de succéder à Michel Vauzelle :

 « Je suis candidat à la présidence de la région PACA par la logique des choses. »

4) A propos de la vision des dirigeants actuels du FN de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale :

 « Les nouvelles générations qui n’ont pas connu la guerre sont plus perméables que les anciennes au discours médiatiquement dominant et à une vision manichéenne de l’histoire, comme le faisait déjà remarquer François Mitterrand à Georges-Marc Benamou : “Jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parler” ».

5) Sur Pétain et le pétainisme :

 « Je n’ai jamais considéré le maréchal Pétain comme un traître »

 « L’on a été très sévère avec (Pétain) à la Libération »

 « Je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal. Ils ont selon moi leur place au Front national comme l’ont les défenseurs de l’Algérie française, mais aussi les gaullistes, les anciens communistes et tous les patriotes qui ont la France au cœur. »

6) Sur l’influence selon lui détestable du chevènementisme au FN, allusion claire à Florian Philippot, numéro 2 du FN :

 « Je crois que l’origine politique de certains actuels dirigeants du Front a plus d’importance que leur comportement personnel (NDLR : l’homosexualité). Je pense à l’influence nocive d’un homme que je trouve pour ma part tout à fait détestable : Jean-Pierre Chevènement. Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible. Cette tournure d’esprit m’est totalement étrangère. »

7) Sur le grand nombre et l’influence des homosexuels au sein du FN :

 « Il y a en effet un assez grand nombre d’homosexuels au Front national. »

 « Ils ont tendance à se regrouper, même s’ils se détestent les uns les autres. Ils forment une communauté. »

8) Sur « l’immigré » Manuel Valls :

 « Nous sommes gouvernés par des immigrés et des enfants d’immigrés à tous les niveaux »

 « Valls est Français depuis trente ans, moi je suis Français depuis mille ans »

 « Quel est l’attachement réel de Valls à la France ? Cet immigré a-t-il changé du tout au tout ? Qu’a-t-il apporté à notre pays ? »

9) Sur la République et la démocratie :

 « Ils commencent à me gonfler tous avec la République ! »

 «  Je comprends tout à fait qu’on mette en cause la démocratie, qu’on la combatte »

10) Sur les “dérapages” de candidats du FN :

 « Je n’ai pas retiré mon estime à Madame Leclère scandaleusement condamnée à neuf mois de prison ferme »

11) Sur la défense et la survie de la race blanche :

 « Nous devons impérativement nous entendre avec la Russie pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc »

12) Sur la retraite à 60 ans proposée aujourd’hui par le FN :

 « J’ai essayé d’expliquer à Marine Le Pen et à ses conseillers que c’était une erreur. C’est ridicule de demander la retraite à 60 ans alors que moi, à la tête du FN, pendant des décennies, je l’ai demandé à 65 ! »

 « En politique on ne doit jamais sombrer dans la facilité ni faire de la démagogie. »

 « Il ne faut pas tomber dans le ridicule de paraître défendre le système de retraite à 60 ans parce que même si l’on y apporte des amodiations (comme les 40 ans d’annuités), elles ne sont pas audibles politiquement. Pourquoi s’accrocher là-dessus ? Je leur ai dis : « Rectifiez le tir ». En vain pour le moment. »

Jeudi, 3,50 €, chez votre marchand de journaux.

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samedi, 04 avril 2015

Carl Gustav Emil Mannerheim, le sauveur de la Finlande

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Robert Spieler

Article paru dans Rivarol du 12 mars 2015

Le nouveau, et remarquable livre de Jean-Claude Rolinat, paru aux Editions Synthèse nationale évoque le maréchal Mannerheim, ce grand nationaliste qui sauva la Finlande de la mainmise soviétique. On découvrira dans cet ouvrage passionnant  des textes d’Alfred Fabre-Luce, d’Henri Bordeaux et de François Duprat.

Mannerheim naît le 4 juin 1867 à Askainen dans une famille aristocratique finlandaise. A cette époque la Finlande fait partie de l’Empire russe. Il séjourne de 1882 à 1886 à l’école des cadres de Hamina dont il sera renvoyé du fait de son entêtement et de son indiscipline. C’est à partir de cet épisode que la mutation s’opère. L’adolescent turbulent, parfois violent, devient progressivement un jeune homme du monde au comportement sociable et distingué. Il entre à l’Ecole de cavalerie Nicolas de Saint-Pétersbourg dont il ressortira diplômé en 1889 : les chevaux occuperont toujours une place importante dans sa vie. Sa vocation militaire, qui est profonde, l’amènera, comme nous le verrons plus loin, à se réaliser d’abord dans l’armée russe (de 1887 à 1917) puis dans l’armée finlandaise de 1918 à 1951. Sa première expérience de la guerre se situe en Mandchourie où l’armée russe affronte le Japon, puissance montante en Asie, qui vient de lui infliger une terrible défaite maritime, l’escadre navale russe ayant été envoyée par le fond les 27 et 28 mai 1905, dans le détroit de Tsuchima. Il s’agissait de la première grande défaite du monde blanc, face au monde jaune…Lors de la bataille de Moudken, en Mandchourie, Mannerheim  fait preuve d’un grand courage qui lui vaut d’être promu colonel. En 1907, il entame une mission scientifique d’exploration en Asie centrale et en Chine, le long de la célèbre Route de la soie. A l’été 1908, il rencontre le chef spirituel des Tibétains, le Dalaï-Lama. L’expédition a certes des objectifs de recherche ethnologique et archéologique, mais elle sert aussi de couverture à l’officier russe pour une mission de renseignement. Sa mission secrète était de collecter des renseignements militaires sur les garnisons de l’ouest et du nord de la Chine, sur les réformes entreprises dans l’armée chinoise ainsi que sur les itinéraires de marche praticables de la Russie en direction de Lanzhou et de Pékin. Reçu, à son retour, en audience par l’Empereur, il fut nommé commandant du régiment des Uhlans de la garde personnelle de Nicolas II, basée à Varsovie, et ne tarda pas à recevoir le titre prestigieuxde « général de la suite impériale ».

La  «  guerre d’indépendance »

Au début de 1914, Mannerheim prit le commandement de la brigade de cavalerie de Varsovie. La guerre allait embraser l’Europe. La capitale polonaise tomba aux mains des troupes du Kaiser et fut occupée par les Prussiens. Le courage qu’il montre au combat sur le front roumain, contre les forces austro-hongroises, lui vaut d’être décoré en décembre 1914 de la croix de Saint-Georges. Cependant le nouveau gouvernement russe le tient pour un fieffé réactionnaire. Le voici relevé de ses fonctions de lieutenant-général et placé dans l’armée de réserve. Il commence à penser à sa retraite militaire et envisage de rentrer en Finlande. Le 6 décembre 1917, la Diète finlandaise proclamait l’indépendance du Grand-Duché. Période difficile. Les gardes rouges armés  narguent le gouvernement et préparent un soulèvement avec le soutien des soviets. Le gouvernement a besoin d’une force armée. L’homme de la situation était d’évidence le général baron Carl Gustav Mannerheim qui accepta le poste de commandant en chef. Il envoya depuis Helsinki au chef d’état-major russe, sa démission de l’armée russe en arguant sa qualité de citoyen finlandais et son adhésion à l’indépendance de la Finlande. Mais les Bolcheviks entendaient étendre leur révolution au monde entier, et notamment à la petite Finlande, déclarant la guerre aux forces « contre-révolutionnaires » du gouvernement de la Finlande. La guerre civile débuta le 28 janvier 1918 et se clôtura, du moins provisoirement, en mai de la même année. Le pouvoir se regroupa sur la côte occidentale, tandis que le Conseil des Commissaires du Peuple, fondé par les Bolcheviks, s’installait à Helsinki. Le général Mannerheim avait une mission : sauver la Finlande ! Il battit le rappel des anciens officiers d’origine finlandaise de l’armée russe. Il demanda au voisin suédois de faciliter l’envoi de volontaires. C’est grâce à la détermination du général que les troupes bolcheviqueset les insurgés socialistes présents sur le territoire furent vaincus et désarmés, les armes récupérées servant à équiper les nouvelles troupes gouvernementales. Le renfort d’un corps expéditionnaire allemand, ce que Mannerheim avait refusé dans un premier temps, par crainte d’une mainmise allemande sur son pays, contribua cependant  au rapide dénouement de cette guerre que l’on nomma « la guerre d’Indépendance ». Malgré ce soutien important, la Finlande resta formellement neutre envers les parties belligérantes du conflit mondial.

Mannerheim,  « roi de Finlande »

Sa victoire sur les communistes et la garantie, certes provisoire, de l’indépendance de la Finlande lui valurent une grande popularité. A telle enseigne que certains envisagèrent de le désigner roi de Finlande ! N’étant pas véritablement sensible aux honneurs mais ne voulant pas décevoir son peuple, il acceptera le 12 décembre 1918 le titre de Régent, fonction qu’il occupa jusqu’au 26 juillet 1919. Certains ne manquèrent cependant pas de le soupçonner de vouloir conforter les aspirations royalistes d’une partie de la population, voire de nourrir pour lui-même des ambitions par le biais d’un coup de force. Le nouveau président de la République, Pehr Evind Svinhufvud, connaissant la valeur du personnage, le nomma au poste de président du Conseil de Défense, fonction qu’il exerça jusqu’en 1939. Il développa l’industrie des armements de la Finlande, et se consacra à la coopération avec la Suède, notamment dans le domaine de la production d’armes. Il se rendit souvent en Allemagne, dans l’objectif d’y acheter des armes. Une obsession, mais Mannerheim connaissait le terrible danger potentiel que l’Union soviétique faisait peser sur la petite Finlande (moins de quatre millions d’habitants), mais aussi le poids écrasant de l’Allemagne. Son credo, d’une totale lucidité : « Il faudrait que la Finlande ne se querelle avec aucune puissance »

La « Guerre d’hiver »

Lors de la seconde Guerre mondiale, Mannerheim se rangea dans un premier temps du côté des puissances occidentales contre les « perturbateurs de la paix ». Le pacte germano-soviétique l’inquiète évidemment lourdement. Le 13 septembre 1939, l’URSS proclame solennellement qu’elle restera neutre vis-à-vis d’Helsinki. Mais quatre jours plus tard, elle exige la cession d’une partie du littoral arctique finlandais, l’installation d’une base navale dans la presqu’île de Hango, la rectification des frontières en Carélie et autour de Petsamo. Les soviétiques, qui ne reculent devant rien, revendiquent près de 3000 km2 de la région la plus riche en échange de 6000 km2 de landes et d’étangs ! Un négociateur finlandais est désigné. Mais les Soviets refusent de négocier avec le gouvernement « usurpateur » de Helsinki, ni avec le maréchal « réactionnaire » Mannerheim. Moscou invente un pseudo gouvernement  communiste finlandais, qui s’installe à quelques encablures de la frontière et qui demande sans délai à Moscou de « libérer » la Finlande ! Et puis le 30 novembre, les troupes soviétiques entrent en Finlande au prétexte (parfaitement inventé) que sept obus finlandais auraient tué trois militaires russes. Ce qu’on appellera la « Guerre d’hiver » vient de débuter.  La Finlande en appelle à la Société des Nations qui en exclut l’URSS, ce dont les Bolcheviks se contrefichent éperdument. L’issue semble ne faire aucun doute, tant les forces sont disproportionnées. Deux circonstances vont cependant favoriser les Finlandais. Les immenses forêts se prêtent aux embuscades sur les rares routes qui les traversent. Les températures de 30 ou 40 degrés au-dessous de zéro affectent davantage les Soviétiques, moins bien équipés. Les Finlandais ne possédaient aucunes armes antichars. Ils vont découvrir l’efficacité des cocktails Molotov. Des divisions entières de soldats russes furent anéanties, grâce notamment à des patrouilleurs finlandais très mobiles, vêtus de chaudes combinaisons d’une couleur se fondant avec le paysage, montés sur des skis (les Russes ne disposaient pas de telles unités), et jaillissant de nulle part. Ils étaient parfois accompagnés de rennes qui tractaient l’armement ! A propos de la forêt finlandaise, le maréchal Mannerheim a dit qu’elle était « la merveilleuse alliée des guerriers finlandais et n’éveillait chez les Russes que de la frayeur. C’est là que rôdait ‘la mort blanche’, le partisan finlandais dans sa tenue d’hiver ». Une histoire peu connue, que raconte le livre : A la fin de l’année 1939, un corps de volontaires étrangers, dont des Français s’était constitué pour venir se battre auprès de Finlandais. Parmi eux, l’admirable Jean Fontenoy, journaliste et écrivain fasciste, qui combattit dans la division Charlemagne et qui se suicida le 28 avril 1945 à Berlin. L’académicien (contemporain) Dominique Fernandez (le fils de Ramon Fernandez, qui fut membre du PPF de Jacques Doriot)  a pu écrire que le « baroudeur » Fontenoy  «  avoisine Malraux par le talent et le distance par le panache »Mais chacun savait que la guerre entre l’URSS et la Finlande déboucherait inévitablement sur une victoire de la première. Les vagues inépuisables de soldats soviétiques finirent par submerger les lignes de défense. Face au désastre annoncé, la Finlande accepta l’invitation de l’URSS à discuter des conditions d’un armistice. Les conditions en furent des plus dures. Mais une revanche, certes qui ne durera pas, ne va pas tarder à se présenter.

 La « Guerre de continuation »

L’invasion de la Russie par le Reich (l’opération Barbarossa) allait rebattre les cartes. Les autorités allemandes préviennent les responsables finnois dès janvier 1941 d’une possible guerre allemande contre Staline, demandant secrètement à Helsinki, d’autoriser le transit par leur pays des forces cantonnées au nord de la Norvège, et offrant des armes en contrepartie. Le gouvernement finnois accepte. Durant la guerre qui sera  nommée « Guerre de continuation », la Finlande est certes engagée aux côtés de l’Allemagne, sans pour autant toutefois conclure de traité avec les forces de l’Axe. Mannerheim refuse d’engager les troupes finnoises dans le siège de Leningrad, ce qui ne fait guère plaisir aux Allemands. Son seul objectif est de récupérer les territoires finnois conquis par les Russes.  Hitler  se rendra en Finlande le 4 juin 1942 (date de l’anniversaire de Mannerheim) pour une visite que celui-ci tiendra à garder discrète. Un détail amusant : Hitler qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (qui mesurait 1m90), portait des talonnettes ! En novembre 1942, le front soviéto-finlandais était stabilisé. Tous les territoires perdus en 1939/1940 avaient été récupérés. L’alliance entre la Finlande et l’Allemagne ne plut pas aux Anglais qui rompirent leurs relations diplomatiques avec le petit pays et lui déclarèrent la guerre ! Mannerheim était cependant convaincu qu’Hitler perdrait inéluctablement la guerre. La défaite de Stalingrad en était l’illustration. De discrets contacts furent pris avec les Soviétiques. Mais leurs exigences étaient si dures que les Finlandais n’eurent d’autre choix que de poursuivre la guerre. Mais ils étaient à bout de force. Le maréchal Mannerheim avait fréquemment rappelé aux Allemands qu’au cas où leurs troupes se retireraient d’Estonie, la Finlande n’aurait pas d’autre choix que de conclure une paix séparée avec les Russes, même si les termes de l’accord s’avéraient très défavorables pour leurs intérêts. Une Estonie occupée donnait à l’ennemi une base de départ pour un assaut par mer et par air et aurait interdit tout accès à la mer pour la Finlande. Le président HeikkiRyti démissionna le 4 août 1944 et Mannerheim fut exceptionnellement désigné président de la République par le Parlement (impossible évidement d’organiser des élections en pleine guerre), poste qu’il quitta le 8 mars 1946.

La « Guerre de Laponie »

Au printemps 1944, Staline avait décidé d’écraser la Finlande par une grande offensive terrestre dans l’isthme de Carélie.C’était la fin. Mannerheim savait que l’ennemi envisagerait l’occupation totale du pays si la résistance perdurait, et accepta un cessez-le-feu qui mettait un terme, le 4 septembre 1944, aux opérations sur tous les fronts. L’armistice fut signé à Moscou le 19 septembre. Les conditions en étaient très dures. L’armée devait être démobilisée et la Finlande expulser au plus vite toutes les troupes allemandes présentes sur son sol. Bien entendu l’armée du Reich refusa de se plier à cette exigence et les Finlandais n’eurent d’autre choix que de retourner leurs armes contre leurs anciens alliés.On l’appela la « Guerre de Laponie ». Les dernières troupes allemandes furent expulsées en avril 1945. Jean-Claude Rolinat pose la question : ‘Comment un grand soldat comme Mannerheim, patriote, nationaliste, ennemi de classe des bolcheviques, a-t-il engagé des conversations avec son ennemi juré ? Il répond : Parce que c’est la marque des grands hommes d’Etat de prendre en compte les réalités de l’heure et de sauver ce qui peut être sauvé plutôt que de poursuivre des chimères, à savoir une ultime, sanglante et inutile résistance. L’exemple du maréchal Pétain vient bien sûr à l’esprit.

Mannerheim se retire

Le maréchal allait quitter la présidence en mars 1946.Sans doute ces dix-neuf mois ne furent pas les meilleurs moments de sa vie. Il restait un goût amer de défaite, malgré les énormes sacrifices humains  consentis. Et puis, la Finlande perdait définitivement la Carélie, cette Alsace-Lorraine septentrionale. Mannerheim, qui avait des problèmes de santé s’installa en Suisse, à proximité de Montreux, sur les bords du lac Léman et passa beaucoup de temps à l’hôpital de Valmont, où il était soigné. Le maréchal s’éteignit à Lausanne, le 28 janvier 1951. Les funérailles furent organisées à Helsinki le 4 février1951. 11 000 scouts et de nombreuses troupes en armes escortaient le cortège. Sur son tombeau est gravée la devise des Mannerheim : « Pro causa candida enso candida » (Pour une cause pure avec une épée pure). Tout comme Salazar le fut pour le Portugal, Carl Gustaf Emil Mannerheim fut désigné le 5 décembre 2004, par les téléspectateurs de son pays, comme « la plus grande personnalité finlandaise de tous les temps ».

Mannerheim, la Finlande face aux Rouges de Jean-Claude Rolinat  (200 pages, 20 euros+ 3 de frais de port), Les Cahiers d’histoire du nationalisme, Editions Synthèse nationale, 116 rue de Charenton, 75012 Paris.

 

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