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dimanche, 25 janvier 2015

NON, NOUS NE SOMMES PAS CHARLIE !

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La semaine d’hystérie qui a suivi les deux tueries des 7 et 9 janvier 2015 à Paris mérite qu’on s’y intéresse de plus près. Sept jours durant, les médias aux ordres nous ont abreuvés de commentaires élogieux et hypocrites sur ceux qui s’autoproclamaient « Je suis Charlie ». Cette opération de  récupération politique a été menée de main de maître par le pouvoir actuel. Rarement nous avons  assisté à un tel conformisme de circonstance.

Mais cet unanimisme n’est qu’apparence. Des voix se sont élevées ici et là pour affirmer leur différence. Elles n’ont pas eu, ou très peu, la possibilité de s’exprimer. Nous avons donc décidé de recenser dans ce numéro hors-série de la revue Synthèse nationale un certain nombre de prises  de positions iconoclastes glanées sur la toile. L’ensemble de ces textes donnant une toute autre  approche des événements que celle véhiculée par les chiens de garde du Système.

Notre objectif : donner à ceux qui veulent s’opposer à la pensée unique les arguments nécessaires pour la combattre.

De nombreuses réactions :

Vous pourrez lire les réactions de personnalités non conformistes telles que Jean-Ansar, Serge Ayoub, Bruno Bartez, Yvan Benedetti, Claude Bourrinet, Thibaut de Chassey, Yves Darchicourt, Raoul Fougax, André Gandillon, Bruno Gollnisch, Roland Hélie, Carl Lang, Jean-Yves Le Gallou, Jean-Marie Le Pen, Jean-Gilles Malliarakis, MNR, Charles-Philippe d’Orléans, Charlotte d’Ornellas, Patrick Parment, Caroline Parmentier, Arnaud Raffard de Brienne, Philippe Randa, Riposte laïque, Jean-Claude Rolinat, Robert Spieler, Nicolas Tandler, Pierre Vial... et bien d’autres.

Sortie samedi 17 janvier d'un numéro hors série de Synthèse nationale donnant la parole à ceux qui ne sont pas Charlie.

Commandez-le dès maintenant ! Faire surgir la vérité est un acte militant. 

Synthèse nationale hors série n°4

120 pages, 12 € (+ 3 € de port), 6 exemplaires : 50 €, 12 ex. : 90 €

Chèque à l'ordre de Synthèse nationale,à retourner à Synthèse nationale

116, rue de Charenton 75012 Paris (Correspondance uniquement)

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vendredi, 09 janvier 2015

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3169 du 24 décembre 2014 au 7 janvier 2015

 

LE CONSEILLER spécial de Marine Le Pen, Eric Domard, s’est lâché en répondant aux centaines de militants du FN, indignés devant l’arrivée du fondateur de Gay-Lib et organisateur de l’Europride 2013 à Marseille et qui l’avaient inondés de courriels, il a envoyé une réponse type, dans le registre, disons, viril :

 

« Monsieur,

 

Il ne faut pas être baptisé pour entrer au FN, il faut aimer la France tout simplement. Vous n’avez visiblement pas compris la vocation même du Front National qui est de rassembler, depuis sa création, des Français patriotes sans distinction d’origine, de religion, et d’orientation sexuelle.

 

Tous ceux qui ont la France au cœur sont les bienvenus à nos côtés et occupent des postes au seul regard de leurs compétences et de leur mérite.

 

Je vous invite en conséquence à rejoindre un groupuscule d’extrême droite qui végète dans le microcosme politique où vos exigences discriminatoires seront accueillies dans l’allégresse et la joie ».

 

Et cet exceptionnel oiseau de conclure son courriel par : « Salutations républicaines et laïques ». Peut-on manifester un plus grand mépris à l’égard de tous les nationaux qui sont choqués par l’homosexualisme du néo-FN ?

 

FATIMA ALLOUI VIRÉE DE LA DIRECTION DE L’UMP… ET QUI VA REJOINDRE LE FN !

 

Fatima Allaoui était secrétaire nationale de l’UMP. Etait… Elle venait d’être promue, il y a quelques jours, par NKM, vice-présidente déléguée de l’UMP. Elle avait, il est vrai de hautes qualités. NKM l’avait dit : « Elle était issue de la diversité » Patatras. Libé révèle qu’elle avait aussi été adhérente du SIEL, le micro-parti créé par Paul-Marie Coûteaux, associé à Génération Bleu Marine (ce dernier vient, au demeurant d’en être viré récemment au profit de Karim Ouchikh, le conseiller à la culture de Marine Le Pen). Nathalie Koscuisko-Morizet l’a immédiatement exterminée, déclarant : « Confiance trahie par Fatima Allaoui. Aucun rapprochement avec l’extrême-droite ne sera toléré »… Inch’Allah ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là : Florian Philippot a proposé à Fatima Allaoui de rejoindre le FN. Et cette dernière s’est dite très intéressée. En quelques mois seulement SIEL, UMP et FN : le parcours de Fatima Allaoui donne le sentiment que l’on a vraiment affaire à une femme de conviction. Elle a donc toute sa place au FN mariniste !

 

ENFIN UNE CAMPAGNE EFFICACE CONTRE L’ANTISÉMITISME !

 

L’antisémitisme est, comme on le sait, un des « plus grands fléaux de l’humanité », dixit le quotidien Aujourd’hui. L’organisation juive européenne (OJE) lance sur Internet une importante campagne pour dénoncer cette horreur et en guérir les grands malades qui sont atteints de cet Ebola, puissance dix. On voit sur les affiches de l’organisation un médecin, souriant, tenant à la main une boîte de médicaments, avec pour nom “Antisemitox” associé à « le premier traitement contre l’antisémitisme ». L’organisation commente, avec ce qui se veut être de l’humour : « Cette haine, née de la peur de l’autre et de l’ignorance, est une maladie contagieuse, parfois grave, hautement transmissible, souvent héréditaire, qui peut toucher tout le monde, hommes ou femmes, de toutes origines et de toutes confessions. Désormais, grâce à Antisemitox, cette maladie n’est plus incurable ». Comme il n’y a pas de petits profits, les boîtes de “médicament” (10 000 sont actuellement en vente, chacune contenant trois pastilles de miel et le texte de loi rappelant ce qu’encourent les personnes exprimant leur antisémitisme) sont proposées sur le site de l’OJE, à partir de 5 euros. Avis aux amateurs Rivaroliens qui cherchent à se guérir de leur addiction. La notice précise que « le miel agit immédiatement en adoucissant les paroles et les comportements antisémites dès l’apparition des premiers symptômes ». Mais qu’en dit notre ami Couki (Cukierman, président du Crif) ? Il estime qu’il s’agit d’« une très bonne idée, sympathique et indolore » mais « doute que ce placebo guérisse les cas les plus graves ». Pas grave, Couki, il suffira de les faire piquer…

 

LE CRIF : “NON À LA TOURNÉE DE LA HAINE ! NON AUX TRIBUNES DE LA HONTE !

 

Mon Dieu, qu’ils sont dénonciateurs ! On dirait qu’ils ont ça dans le sang. Le CRIF relève avec effroi que dans quelques semaines, Dieudonné se produira dans une vingtaine de villes françaises. L’organisation « déplore que de nombreuses salles de spectacle aient choisi de lui offrir une tribune pour déverser, sur un public instrumentalisé, sa haine des Juifs ». Et le lobby d’ajouter, toujours dans la nuance : « Ces tribunes seront celles de la honte ». Les excités, qui s’y connaissent en humour, déclarent : « Il n’est plus un humoriste depuis longtemps et ses spectacles ne sont que des meetings politiques. » Et puis, ils se sont mis à balancer : « Le CRIF est tout particulièrement choqué que le groupe VEGA propriété du groupe FIMALAC, acteur majeur de ce secteur (qui sera proprement égorgé, après de multiples sévices), mette à la disposition de Dieudonné sept salles, soit 30 % des dates de sa tournée. Il note avec regret la participation dans une moindre mesure certes du groupe GL Events (qui sera lui, exterminé mais sans torture), compromis avec d’autres sociétés moins connues dans cette nouvelle tournée de la haine. L’irresponsabilité de ces exploitants est particulièrement grave alors que les violences antisémites progressent et se banalisent dangereusement. » Et puis, voici les ordres du lobby : « Le CRIF demande (c’est-à-dire, exige) au Ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, d’agir sans tarder auprès d’eux afin de les rappeler à leurs obligations, morale et juridique. L’implication de tous les acteurs du spectacle vivant dans le combat contre la nébuleuse de la haine, au cœur de laquelle se trouvent Dieudonné et Alain Soral, est indispensable à la réussite de la mobilisation contre le racisme et l’antisémitisme à laquelle ont appelé le Premier ministre Manuel Valls et le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. » Tout cela donne une furieuse envie d’aller voir le spectacle de Dieudonné…

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GUILLAUME PELTIER ET GUY ALVÈS PLACÉS EN GARDE À VUE

Guillaume Peltier (la Droite forte) et Guy Alvès, co-fondateur de Bygmalion, avaient été placés en garde à vue, la semaine dernière : pour une misérable affaire de favoritisme et de prise illégale d’intérêts. Bref, rien du tout… Les hordes policières les ont cependant interpellés et ils ont été conduits, comme de vulgaires dealers, dans les locaux de la police judiciaire de Nice. C’est la division économique et financière de la PJ niçoise qui se charge de l’enquête. Du coup, Peltier fait profil bas, très bas. Il avait déjà été interpellé et perquisitionné en juin, à son domicile dans le Loir-et-Cher dans le cadre d’une affaire pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, au sujet d’une petite affaire d’attribution de marchés publics à Menton en 2012. C’est suite à un dépôt de plainte de l’association anti-corruption “Anticor” que la procédure avait été lancée. A l’extrême joie de NKM qui exècre Guillaume Peltier ! Comme quoi, Guillaume, toi qui es passé du FN au MNR, du MNR au MPF et du MPF à l’UMP pour faire carrière, tu as tout raté et tu risques de te retrouver derrière les barreaux à cause de tes fréquentations dangereuses à l’UMP. Tu vois, Gui-Gui, ça ne sert à rien de trahir !

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Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.

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mercredi, 31 décembre 2014

L’histoire du PFN (Parti des Forces Nouvelles)

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Robert Spieler - Rivarol n°3169

Les origines

Le PFN naissait, il y a 40 ans, le 11 novembre 1974 et occupa, durant dix ans, l’avant-scène de la « Droite nationale ». Ordre Nouveau ayant été dissous, ainsi que la Ligue Communiste de Krivine, ses dirigeants décidèrent de créer  un Front national, en 1972, dont Jean-Marie Le Pen ne fut aucunement le fondateur, contrairement à ce que croient beaucoup. Les anciens dirigeants d’Ordre Nouveau, dont Alain Robert, étaient allés chercher Jean-Marie Le Pen, qui avait encore une certaine notoriété dans les milieux nationaux (il avait été député poujadiste, talentueux patron du groupe à l’Assemblée nationale, et dirigea la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour). Leur objectif était évidemment de faire de Le Pen une sorte de potiche, manipulable à merci. Ceux qui connaissent le personnage savent qu’il n’en pût être ainsi. Une scission eut lieu, et les dirigeants de l’ex Ordre Nouveau quittèrent le Front national émergent et créèrent le Parti des Forces Nouvelles, qui, à l’époque, fut bien plus dynamique, talentueux et médiatisé que le FN. Il s’agissait, dans leur esprit, de créer une « droite moderne ». Vaste sujet… Le livre qui nous conte cette étonnante aventure a été piloté par Didier Lecerf, qui fut un militant et un responsable du parti, aux côtés de Roland Hélie, dans la dernière période du parti,  dans  les années 1980. Mais revenons aux origines du PFN. Au printemps 1973, Ordre Nouveau lance une campagne contre « l’immigration sauvage » et annonce la tenue d’un meeting, le 21 juin, à la Mutualité. Aussitôt, fureur des gauchistes qui exigent l’interdiction du meeting. Des centaines de militants de la Ligue communiste, casqués et armés de manches de pioche, de barres de fer, de cocktails Molotov, passent à l’attaque : il y eut 71 blessés du côté policier… Le 28 juin, Ordre Nouveau fut dissous, ainsi que le mouvement de Krivine, en Conseil des ministres…

Quelques souvenirs personnels

L’auteur de ces lignes fut militant et fut même un des responsables alsaciens du PFN. L’historien Pascal Gauchon, patron du PFN, vint inaugurer notre local, en plein centre de Strasbourg. Un modeste studio de 100 m2 dans un quartier bourgeois. Mais cela ne nous suffisait pas. Nous louâmes tout un immeuble, de 400 m2 dans le quartier de la gare, assez délabré à l’époque, pour un prix, il est vrai, raisonnable. Nous avions créé une imprimerie et embauché un salarié. La folie… Bien entendu, comme nous étions tous parfaitement nuls en gestion, l’affaire périclita. Mais les dîners militants succédaient aux dîners militants. Notre antre était en quelque sorte une Casa Pound avant l’heure… Les actions militantes  faisaient parler d’elles dans le Landernau strasbourgeois. Pas de semaine sans qu’une distribution de tracts n’ait lieu devant un Resto U. Nous n’avons jamais eu de problème avec l’extrême gauche. Il est vrai que nous avions un service de protection des plus efficaces. Notre ami C.D. avait un chien-loup à la mine particulièrement féroce qui suscitait comme un respect, chez nos adversaires… L’extrême-gauche ne nous menaça qu’une seule fois, envisageant de prendre d’assaut notre local. Le SAC (service d’action civique, la milice gaulliste), vint à notre rescousse. Je n’en tire pas une fierté particulière… A ce propos, voici une anecdote qui devrait éclairer certains de nos jeunes amis tentés par une radicalité hasardeuse. J’avais été invité avec mon ami J.J.C par le patron du SAC alsacien, dans sa maison à Brumath, qui servait aussi de lieu de réunion de l’officine. Il nous reçut fort aimablement. Il s’absenta quelques minutes, puis revint avec un paquet, que nous ouvrîmes : c’était de la dynamite. Il avait pour projet de nous faire exploser la librairie de Ferdinand Moschenross, l’animateur du mouvement autonomiste alsacien, que j’aimais bien mais qu’il haïssait minutieusement  (certains Rivaroliens alsaciens se souviennent sans doute de sa  Librairie 31, sur les quais, en face du palais des Rohan). Nous refusâmes bien sûr ce cadeau. Mais imaginons que nous ne nous n’ayons pas été formés politiquement, que nous n’ayons pas eu un minimum de raison, que nous nous soyons laissés aller à une sorte d’héroïsme de contrebande, que serions-nous devenus ?  Le patron du SAC rejoignit, quelques années plus tard, le Front National… A propos d’héroïsme de contrebande, il faut que je vous raconte la fin du PFN alsacien qui explosa, c’est le cas de le dire. Trois de nos militants, qui n’étaient pourtant pas des imbéciles, entreprirent, sans nous en avertir, une opération, qui aurait pu avoir des conséquences humaines dramatiques, au sujet de laquelle je ne m’étendrai pas, même s’il y a prescription. Nous apprîmes très vite ce qui s’était passé. Nous étions évidemment consternés et furieux. L’un des nôtres (si l’on peut dire), que nous  connaissions, à vrai dire, assez peu, se rendit le soir même au commissariat de police pour les balancer. Dès le lendemain, les perquisitions démarraient. Nous fûmes une quinzaine à être interrogés par la Police Judiciaire. Aucun de nous ne balança ceux qui restaient quand même des camarades, leur stupidité fût-elle totale… La ligne de défense était : ce type (le dénonciateur) est un fou… Ce qui était certainement vrai… Dix ans plus tard, alors que j’étais député du Front national, ma secrétaire m’informe de la venue d’une personne qui, paraît-il, me connaissait fort bien, à une fête du FN auprès d’un étang dans la région de Strasbourg. Elle ne se souvenait plus de son nom. C’était lui, la balance. Il était venu avec son épouse et son jeune fils. Par égard pour eux, je le pris à part, et lui intima l’ordre : « Casse-toi immédiatement ». Ce qu’il fit…

Faire Front, puis le PFN, face au FN

Les comités Faire Front étaient, en quelque sorte, les bases de ce qui sera le futur Parti des Forces Nouvelles. Le divorce devient total entre les comités et le FN. Et puis, survient le décès de Georges Pompidou. Jean-Marie Le Pen entend être le « candidat de salut public », le chef de file de « toute la droite sociale, populaire et nationale ». Faire Front, avec François Brigneau, choisit résolument de faire battre Chaban-Delmas, « ce général de la Résistance et cet affairiste de l’Epuration ». Et d’appeler à voter Giscard d’Estaing… Le PFN naîtra les 9, 10, 11 novembre, lors d’un congrès constitutif qui se tiendra à Bagnolet. 250 personnes, venues de toute la France, sont là. Une plaquette doctrinale de 88 pages, Propositions pour une nation nouvelle, largement inspirée par les idées de la Nouvelle Droite, est diffusée. Le PFN se veut l’incarnation d’une droite moderne, décomplexée, tournée vers l’avenir, au « service d’une France forte, juste et libre », dans une « Europe de nations, unie et puissante ». Décidé à devenir « respectable » (vieille antienne de ceux qui ne le seront jamais, vu leur passé), il décide de tourner le dos à l’activisme, au sectarisme, au profit d’un style totalement nouveau, ouvert et rassurant, lui permettant de tendre la main et de travailler avec tous ceux qui, à droite, se battent contre le socialisme triomphant et l’Union de la gauche. Bref, le PFN entre dans le système, et pas qu’un peu. Même François Brigneau, qui n’est pourtant pas le plus modéré des modérés, déclare en 1974 : « Nous devrions nous placer aux frontières de la droite de la majorité ». Bref, le PFN se veut devenir respectable, ce qui n’est pas forcément à son honneur…Ceci dit, il fait preuve d’un grand dynamisme. Un « forum de la nouvelle droite » une « semaine du cinéma de droite » sont organisés et rencontrent du succès. On parle de « la droite design ». De nombreux intellectuels, dont Jean Raspail s’investissent. Ce dernier sera parmi les membres du premier conseil national du parti. Petite anecdote, en passant. J’avais dîné avec Jean Raspail, il y a trois ans, chez  des amis dans la Nièvre. Il m’expliqua qu’il n’avait jamais eu d’activités politiques. Malpoli au possible, je lui rappelai l’épisode du PFN (J’étais présent au congrès, quand il était là) qu’il semblait avoir quelque peu oublié. Il ne devint jamais Académicien. La faute, bien sûr, au Camp des Saints, magnifique livre qu’il faut lire et relire…

Le formidable dynamisme du PFN

Un exemple d’action militante amusante : la statue de cire de Georges Marchais fut enlevée, en janvier 1980, au musée Grévin, par un mystérieux « groupe d’intervention nationaliste ». Si vous voulez des détails, Roland Hélie pourra vous en fournir… La statue fut déposée, 13 jours plus tard « chez ses frères », en l’occurrence les ours du Jardin des Plantes. Le vétérinaire du lieu émotionna. Il déclara : « Si les ours avaient eu faim, cela aurait pu être dangereux pour eux ». Et puis, il y eut la création de nombreuses associations, plus dynamiques les unes que les autres, dont l’initiative du « sergent Dupuy » qui vole au soutien de l’armée française, confrontée aux menées de l’extrême-gauche. Le retentissement de l’opération fut énorme. Il obtint le soutien de nombreuses personnalités : les épouses des maréchaux de Lattre et Juin, les académiciens Thierry Maulnier et Maurice Druon ; les écrivains Jean Cau, Louis Pauwels, Michel de Saint-Pierre, Michel Droit, mais aussi le colonel Rémy et toutes les plumes de notre camp, dont François Brigneau. Interrogé par un journaliste qui lui demandait le pourquoi de sa présence à un forum du PFN, Michel Mourlet, qui fut le fondateur, il y a plus de quarante ans, du remarquable magazine littéraire Matulu, répondit : « Parce que j’y entends un son nouveau ». Il ajouta : « La substance vitale d’une civilisation, c’est sa culture. C’est pourquoi l’impérialisme marxiste a entrepris un immense travail en profondeur dans les trois secteurs-clés de la culture : l’enseignement, le monde intellectuel et le monde spirituel ». Une incroyable époque… Lors du « Forum de la nouvelle droite » organisé les 1er et 2 mars 1975, il y eut une exposition permanente abordant divers sujets : l’armée, la jeunesse, le Front de la jeunesse, le monde du travail, l’agitation, les forces communistes dans le monde et ceux qui leur résistent, les dédicaces de livres (Bardèche, Pierre Gripari, le colonel Rémy, Roland Gaucher, entre autres).

Il faut lire ce livre !

Le PFN, qui pourtant avait tenu la dragée haute au Front national finira, sur la proposition de Roland Hélie, qui en fut son dernier dirigeant, par s’auto dissoudre en juin 1984, devant l’irrésistible montée du parti de Jean-Marie Le Pen. Une époque finissait, une autre débutait. Il y a deux textes absolument superbes à lire dans ce livre, entre autres, bien sûr. Mais rien que ces textes méritent que l’on achète l’ouvrage. Le premier, superbe, est de Jean Raspail, paru en juin 1975 dans le mensuel du PFN, Initiative nationale. Son titre : Souviens-toi d’une pagode au Cambodge. C’est un texte magnifique. Découvrez-le. Vraiment. Le second, splendide,  a été écrit par Didier Lecerf, qui a piloté la réalisation de ce livre. Le titre de son article : « Pourquoi j’ai adhéré au PFN, et y adhérerais encore… » Dans un article plein de pudeur et d’émotion, il raconte une tranche de sa vie : Son père, qui un jour, quitte le domicile conjugal pour acheter des cigarettes. Comme l’écrit Didier, « manifestement, il ne les a toujours pas trouvées. Depuis, silence radio… » Didier Lecerf a, depuis, rejoint la grande famille des nationalistes français et européens, parfois orpheline… Il y est chez lui…

Le PFN, 1974-1984, Une autre droite, par Didier Lecerf, 200 pages, 20 euros plus 3 euros de frais de port ; Synthèse nationale, 116 rue de Charenton, Paris 75012

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Notre divin Marquis nous convie : A TABLE !

image050.jpgRobert Spieler

Lu dans Rivarol n°3165 - 27 novembre 2014

Notre « divin Marquis » rivarolien, Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, vient de commettre un formidable ouvrage : un pavé de près de 300 pages à la gloire de la gastronomie française, dans lequel il raconte quelques souvenirs croustilleux. Son ouvrage est émaillé d’anecdotes, de situations cocasses. Ses critiques concernant certains restaurants, de tendance, disons cosmopolite, valent le détour. Michel Sy, Président des Amis de Curnonsky, qui préface son livre, décrit ainsi ce « gastronome raffiné, un hôte divertissant mais exigeant » :« Gourmand avisé, sa culture culinaire précise et immense lui accorde l’écoute et le respect des chefs, ses critiques sont acceptées des professionnels. »A noter que le livre du marquis est copieusement  illustré par Nicolas Charrier, dont j’avoue, toute honte bue, n’avoir jamais entendu parler. Quel dessinateur talentueux ! Incroyable ! C’est du Dubout (son style y ressemble) en bien mieux !

« La nourriture est la base de la vie spirituelle »

Notre Marquis cite Guillaume de Sardes : « Dieu nous ayant ordonné de manger pour vivre, nous y invite par l’appétit, nous soutient par la saveur, et nous récompense par le plaisir… » Il relève qu’Eve a été gourmande et note que la gourmandise est l’un des sept péchés capitaux, le seul, écrit-il à être… capiteux ! Il note, légèrement indigné que « le plaisir de manger (placé)aux côtés du meurtre, de laluxure et du vol (lui) semble excessif ». Il s’en était ouvert à son ami Poilane. Les compères décidèrent « qu’il serait souhaitable de substituer à la notion de gourmandise, celle de goinfrerie ». Et du coup, Poilane, qui adhéra totalement à cette réflexion, adressa une supplique à Jean-Paul II pour lui demander de mettre cette réforme à l’étude. La secrétairerie d’Etat répondit rapidement que la requête ferait l’objet d’un examen bienveillant. Hélas, Poilane décédait peu après dans un accident d’hélicoptère, et le pape mourut peu après. Exit la gourmandise, exit la goinfrerie. Jean-Paul Chayrigues de Olmetta note, avec un petit cynisme réjouissant : « Gourmands, mais pas goinfres, nous sommes toujours menacés de l’Enfer. Laissons passer un conclave puis nous aviserons. L’Eglise a évidemment d’autres préoccupations, au rang des premières : la faim dans le monde. »

Quelques anecdotes…

Le Marquis n’en tarit pas. Sait-on que « se mettre en rangs d’oignon » n’a rien à voir avec la plante ? L’origine de l’expression serait due à Artus de la Fontaine Solaro, baron d’Oignon qui, grand maître des cérémonies aux états de Blois, plaçait seigneurs et députés selon leur rang. Et « maître-queux » ? Rien à voir avec la queue des casseroles. Son origine latine est ‘coquus’, qui signifie ‘cuisinier’. On apprend qu’« appareiller » est l’art de mélanger les ingrédients, qu’ « habiller », celui de préparer une pièce : volaille, gibier ou poisson. Et le chocolat ? Son irruption en France date de 1615 où Anne d’Autriche, venue épouser Louis  XIII, l’importa d’Espagne. Le chocolat était une rareté, réservée à une élite. Mais qu’en est-il du café ? En novembre 1669, à Versailles, Louis XIV reçoit fastueusement Soliman Mustapha Raca, ambassadeur du sultan ottoman Mehmed IV. Les esclaves de sa suite offrent aux invités une curieuse substance noire, le kawa, dont de grandes quantités transiteront, dans les années qui suivent, en direction de la France, par le port de Moka sur la mer Rouge. On comptera plus de 300 cafés, à Paris, au début du règne de Louis XV ! L’abbé Morellet dira : « Paris est le café de l’Europe », tandis que l’abbé Delille écrira cette « Ode au café » : « Viens donc, divin nectar, viens donc, inspire-moi / A peine, j’ai senti ta vapeur odorante, / Mes pensers plus nombreux accourent à grand flots / Et je crois (…) boire dans chaque goutte un rayon de soleil ».


Louis XVI, Napoléon et Talleyrand, à table

Ah si le roi Louis XVI ne s’était pas attardé à la dégustation d’un pâté de pieds de veau, le 25 juin 1791, à Varennes ! Jean-Baptiste Drouet, le maître de poste, n’aurait pas eu le temps de le faire arrêter après l’avoir reconnu sur un écu ! Le Marquis raconte que le dénonciateur devint membre de la Convention et homme politique agité, ajoutant : « Sa forfaiture lui avait ouvert l’appétit du pouvoir ». Et Napoléon ? Il est de mœurs militaires, donc relativement frugales. Mais il aime le poulet sous toutes ses formes, particulièrement fricassé au champagne et apprécie le Chambertin, cependant coupé d’eau. Mais la table des tables, la plus élégante, la plus délicieuse, la plus gourmande était celle de Talleyrand. Le Marquis cite un extrait du livre de Béatrix de l’Aulnoit et de Philippe Alexandre, Des fourchettes dans les étoiles : « Sur la table étincelant d’or et de cristaux, des centaines de chandelles éclairaient les potages à la Clermont, les croustades de truffes au champagne, les perdreaux à la Montmorency, les turbans d’anguille aux écrevisses, les grosses pièces de bœuf à la cuiller… » Les trois services comprenaient huit potages, huit relevés de poisson, huit grosses pièces, quarante-huit entrées, quarante-huit entremets… »Commentaire du Marquis : « Talleyrand (qui fut évêque d’Autun à trente-quatre ans) a mis un point d’honneur à entretenir laréputation gourmande de l’Eglise ».

Dresser le couvert, boire, et autres anecdotes

Saviez-vous que ce n’est qu’au seizième siècle qu’apparait, venue d’Italie, la table ronde ? Et la serviette ? Les Romains eurent, autour du cou, un sudarium (desudatio, sudation), qui servait plus de serviette de bain que de serviette de table. Le Marquis donne ses consignes : « Chères maîtresses de maison, pour un dîner entre amis, jamais de porte-couteaux. Leur présence voudrait dire : ‘Essayez de rester propres, la nappe va resservir… » On apprend aussi que l’assiette creuse apparait en 1653 et qu’au 17ème siècle l’expression ‘pique-assiette’ remplaça les anciennes ‘pique-lardons’, ‘écume-marmite’ ou ‘cherche-midi’. Nous trouvons cependant à Paris une rue ‘cherche-midi’ qui fut inaugurée en 1832…On apprend avec jubilation qu’aujourd’hui il est permis de couper les feuilles de salade au couteau, ce qui, hier, était d’un vulgaire… Il est vrai que les lames ne s’oxydent plus au contact de la vinaigrette. Au fait, si le Marquis vous invite ‘à table’, n’oubliez pas, sous peine de passer pour un plouc : le foie gras se mange avec la fourchette et le couteau, les pâtés avec la seule fourchette…  Arrosés, bien sûr d’un Jéréboam (3 litres) de vin, ou d’un Nabuchodonosor (15 litres), voire d’un Melchisédech (30 litres), à moins que, ayant l’obligation de prendre le volant, vous ne choisissiez, plus raisonnablement, le Salomon qui ne contient que 18 litres. A propos de vin, le Marquis est intarissable. Autrefois, « sabler » le vin voulait dire ‘boire cul sec’. Le Marquis s’en prend avec une violence inouïe, une brutalité de forban, aux vins bouchonnés, déclarant : « Un vin n’est jamais ‘un peu’ bouchonné, il est bouchonné, point ». Et il ajoute, histoire de convaincre, légèrement menaçant, le lecteur : « Croit-on en Dieu, un peu ? »Il nous raconte aussi que Napoléon commandait à ses soldats : « Buvez, certes, mais comme un Polonais », ce que nous traduisons volontiers  par, boire comme un trou, voire être ivre-mort. En réalité, dans l’esprit de Napoléon, la phrase signifiait « boire beaucoup, sans perdre son contrôle ».Comme le savaient faire les Polonais… L’auteur nous rappelle aussi quelques saillies de la sagesse populaire, telles : « Lorsque les vaches mangeront du raisin, je boirai de l’eau » ; « Tu choisis l’incinération… ce sera ta dernière cuite » ; « Il y a plus de vieux ivrognes que de vieux médecins ». Pour conclure avec ces histoires à ne plus tenir debout, le Marquis évoque le cardinal de Bernis, ambassadeur de Louis XV près le Vatican, qui exigeait pour sa messe quotidienne un bon Meursault, prétextant qu’il ne fallait pas que le Créateur le vît grimacer à la communion…  La gastronomie est-elle réservée en priorité aux hommes ? On pourrait le croire en lisant Emile Zola qui fait dire à Bachelard, dans Pot-Bouille : « Les femmes ne savent pas manger, elles font du tort aux truffes et gâtent la digestion ». Honoré de Balzac y allait aussi de sa misogynie : « Pauvres femmes, elles boivent du thé et en raison de ce breuvage, ‘l’amour est vicié’. Les buveuses de thé sont pâles, maladives, parleuses », a-t-il écrit. Notre ‘divin marquis’ n’est pas loin de penser pareil. Il écrit : « Soyons clair, dans les ripailles, la femme est une intruse »…

Bon appétit !

Quel fut le somptueux menu de Noël 1870, proposé par le Grand-Hôtel de Paris ? Il mérite d’être cité in extenso : « Consommé de cheval au millet / Foie de chien à la maître d’hôtel / Emincé de râble de chat en mayonnaise /Civet de chat aux champignons / Salmis de rat sauce Robert / Gigot de chien flanqué de raton /Bégonias au jus / Plum-pudding au jus et à la moelle de cheval. Cette adresse ne figurait pas encore dans le Guide du ‘Michelin’, ni dans le ‘Gault et Millau, qui n’existaient pas encore. Le Marquis fait un sort aux guides, sans humanité aucune. Il écrit, sans pitié, citant Georges Bernanos : « Lorsque des ratés jugent des ratés, la chose est certaine, ils ne vous rateront pas » et il commente : « La plupart de leurs signataires ne savent ni manger, ni écrire ».Il y a des pages absolument réjouissantes dans le livre du Marquis. Il s’en prend notamment à cette grotesque « pantalonnade, favorite des médias », citant le critique PéricoLegasse, à propos de la ‘cuisine moléculaire’ d’El Bulli, qualifié par ces crétins de critiques comme étant le ‘meilleur restaurant au monde’. Legasse évoque, à juste titre « la plus grossière forfaiture médiatique et culinaire du siècle » et parle de « farce moléculaire ».Magnifique formule ! Il faut aussi lire cette page consacrée aux banquets maçonniques. Le Marquis, franc-maçon repenti, en est encore plié de rire. On en apprend sur le personnage : Il « redoute les pique-niques » car « se nourrir en compagnie des fourmis et des guêpes, assis dans l’herbe est (pour lui) une épreuve ». Il n’aime pas davantage les barbecues, « pivots de la vie estivale des beaufs anisés », ni les buffets ou les cocktails, où il « faut franchir la muraille des culs de plomb qui, arrivés les premier, s’empiffrent sans souci des autres ». Il se souvient avec nostalgie du wagon-restaurant de son enfance, des déjeuners et dîners dans les avions et sur les paquebots où c’était « élégant, bon et gentiment servi ». Aujourd’hui, dit le Marquis, sur Air France, « c’est aussi mauvais qu’à la SNCF ».

Les restaurants du Marquis

Le Marquis nous propose de découvrir 150 restaurants, pour la plupart parisiens. Même si nos moyens ne nous permettront pas forcément de les fréquenter, c’est un vrai plaisir de découvrir ses commentaires parfois acides. Exemple : Le Saut du Loup, le restaurant du grand chef Marc Meneau est « un désastre » : « cuisine ratée, service de camp de vacances et addition salée ».Allard ? Ce lieu prestigieux est pour l’instant « déglingué, sale, poussiéreux, mauvais et prétentieux »…Chez Françoise, cette annexe de l’Assemblée nationale ? « C’est le repaire des badernes du Palais-Bourbon, hanté par les demi-soldes de la Franc-Maçonnerie. Cuisine de routier à la dérive… ». Et Ledoyen, où déjeunèrent François Fillon et le secrétaire général de l’Elysée, suscitant le scandale que nous connaissons ?  « Une triste usine à barmitsvas », et le Marquis d’ajouter : « Régine, un temps, a sévi ici… Ça laisse des traces… »Mais il n’y a pas que des gargotes prétentieuses à Paris. Le Marquis cite aussi les endroits qu’il aime, tels Les Ronchons, qui fut la « cantine » préférée de Serge de Beketch et qui offre un service « bon enfant et efficace et une cuisine remarquablement concoctée par un chef très avenant ». Et puis rappelle le Marquis, « c’est le rendez-vous de ceux qui pensent bien » ! Autre lieu apprécié par l’auteur : La Pomponette, à Montmartre. La cuisine est à l’ancienne et le bar est fréquenté par le Tout-Montmartre qui picole joyeusement « à la pomponette », c’est-à-dire avec des verres sans pied que l’on ne peut donc pas poser…

Les usages

Le Marquis, qui est un homme bien élevé, apprend dans son livre, aux rustauds que nous sommes, quelques usages. Lorsqu’un plat froid est servi, on doit attendre que chaque convive ait le sien et qu’une dame le commence pour manger. En revanche, on consomme un met chaud, dès qu’il est servi. Il convient évidemment de bannir le sonore « Bon appétit » ou l’imbécile « bonne continuation ». Le Marquis aurait aussi pu citer cette abomination qu’est le « bonne fin de soirée », lancé, l’œil égrillard mais satisfait de sa supposée courtoisie par la patronne ou le serveur, dans certains restaurants, à destination d’un couple s’en va… Evidemment on ne se cure pas les dents, on ne se maquille pas et l’on ne se coiffe jamais à table. Les conversations se doivent être anodines. Pas question de lancer un tonitruant : « Il y a trop de Juifs en France, vous ne trouvez pas ? », faute de quoi vous risquez de passer pour un malotru.

Pour conclure…

Pour conclure la recension de ce formidable livre (vous allez vous régaler, vraiment, lisez-le !), citons cette Chanson à manger de Paul Scarron (1610-1660), redécouverte par le Marquis, dédiée à la gourmandise : « Quel plaisir, lorsqu’avec furie /Après la bisque et le rôti, / Un entremet bien assorti / Vient réveiller la mangerie ! / Ô mon très cher ami, je suis pour la mangeaille ; / Il n’est rien de tel qu’un glouton ! »

Jean-Paul Chayrigues de Olmetta, « A Table ! », illustrations de Nicolas Charrier, 294 pages, grand format, 29 euros plus 3,5 de frais de port,Via Romana, 5 rue du Maréchal  Joffre, 78 000 Versailles

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER RIVAROL N° 3168 du 18 décembre 2014

 

ON SAIT que Mélenchon est un humaniste, tendance névropathe. Il vient de s’en prendre une fois de plus à l’Allemagne, qui pour n’être plus nationale-socialiste, reste pourtant l’Allemagne.

 

MÉLENCHON ET CES SALAUDS DE “BOCHES”

 

Un jour après avoir demandé à la chancelière Merkel de « fermer sa gueule » (« Maul zu, Frau Merckel »), « Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruine », le voici qui récidive dans l’invective, s’en prenant à la députée CDU Ingeborg Grässle, qu’il insulte copieusement, la traitant de « caricature de Boche de bande dessinée » et se moquant de son accent allemand. Elle avait, il est vrai, demandé à la France de réagir par rapport à son déficit excessif. Ce qui est d’une insolence folle, que notre Doriot de poche ne pouvait supporter…

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ROBERT MÉNARD SE RÉJOUIT DU “MIRACLE DE NOËL”

 

Lors d’une conférence de presse, le maire de Béziers s’est réjoui : « Le miracle de Noël s’est produit. J’ai réconcilié la droite et la gauche, ils sont contre l’interdiction des crèches dans les lieux publics ». « Cette histoire a réconcilié tout le monde. Cette année, la Sainte Vierge et Jésus ne seront pas jetés dehors comme il y a 2 000 ans. Ils resteront bien au chaud dans notre mairie ». Il s’appuie sur les propos du Premier ministre Manuel Valls, de Nathalie Kosciusko-Morizet et du Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui tous, se sont prononcés contre l’interdiction des crèches dans les lieux publics. Par ailleurs, le maire de Béziers a confirmé son intention de débaptiser la rue « du 19 mars 1962 » pour en faire une rue Hélie Denoix de Saint Marc. « Supprimer le 19 mars, c’est rassembler les Français. Moi, je ne fête pas les défaites. D’ailleurs, il n’y a pas de gare du 19 mars, mais il y a la gare d’Austerlitz. Le 19 mars, c’est une insulte aux soldats du contingent, aux harkis. J’inaugurerai la rue Hélie Denoix de Saint Marc ou Hélie de Saint Marc le 19 mars et, ce jour-là, les drapeaux seront en berne sur la ville de Béziers ». Dommage toutefois que Robert Ménard ait cru bon le 16 décembre d’allumer dans sa mairie la première bougie du chandelier à neuf branches de la fête juive Hanoucca. Comme quoi on ne saurait trop demander aux élus, fussent-ils nationaux !

 

IMPORTANT DISCOURS DE ROGER CUKIERMAN À CRÉTEIL

 

On connaît l’agression, paraît-il antisémite (ce n’est pas évident du tout), qui a eu lieu, il y a quelques jours, à Créteil. Voici les importants propos de Couki (Cukierman), le président du CRIF, que tout Rivarolien se doit de lire et de méditer : « On nous dit : “Vous exagérez, c’est de la violence banale, ces braves jeunes sont mal dans leur peau, ils souffrent de se sentir exclus de la société, et puis bien sûr c’est la faute d’Israël !” Eh bien non, ce n’est pas de la faute d’Israël, et nous n’exagérons pas ! Nous en avons marre de devoir être protégés. Nous en avons marre que le mot juif soit une insulte dans les écoles de la république. (A qui la faute, à qui la faute, camarade Cukierman ?) Nous en avons marre que nos enfants soient attaqués à la sortie des écoles, que nos anciens soient insultés, que nos synagogues soient agressées, que nos commerces soient menacés. Nous en avons marre de subir des boycotts. Avec 91 % de hausse des actes antisémites cette année, la France n’est plus le pays de la liberté. (A qui la faute, à qui la faute ?). Nous sommes 1 % de la population française et nous subissons 50 % des actes racistes, xénophobes et homophobes ! (Homophobes ? Mais où va-t-il chercher cela ? Tous les Juifs ne sont pas homosexuels, que je sache !) L’Etat doit absolument, impérativement éradiquer ce cancer (l’antisémitisme). Sinon la France ne sera plus la France. Une immense action doit être menée. Pour cela il faut mobiliser toutes les forces vives de la nation et notamment les enseignants, les magistrats, les parents, les journalistes et les syndicats. Les Juifs se sentent en danger. Certains quittent déjà la France, leur pays auquel les Juifs ont tant contribué (ah bon ?). Si l’Etat ne fait pas de cette cause nationale une ardente obligation pour tous les citoyens, les Juifs partiront en masse, et la France tombera entre les mains soit de la charia soit du Front national. » « Tombera entre les mains du Front national », il fallait oser… « Alors battons-nous tous ensemble contre la bêtise, contre l’ignorance, contre les préjugés moyenâgeux pour que la France redevienne le pays de la fraternité où il fait bon vivre en harmonie entre tous les citoyens ». « Vive la France ! », conclut-il, ne doutant de rien, de rien du tout… Eh, oh, Couki, tu te calmes ? Prends un petit cachet de tranxène, et ça ira mieux… Comme nous l’apprend le site vulgarismedical, le Tranxène est un anxiolytique à base de benzodiazépines se présentant sous la forme de gélules en boîte de 30 (Tranxène 5 et 10) et de 28 (Tranxène 20). Il était important que RIVAROL en informât Couki…

 

ALERTE ! HOLLANDE SURVEILLE TRIERWEILER !

Le Pingouin ne se sent pas totalement rassuré, à cause des foucades de Trierweiler. Il garde un œil sur elle et aurait demandé à ses services de la surveiller de près. Dans une ambiance joliment paranoïaque, voici ce que les dernières confidences de Valérie Trierweiler à une radio anglaise laissent supposer. Au cours d’une interview récemment accordée à l’émission “Rachel&co” sur les ondes de Radio French London, l’ancienne Pingouine a en effet fait de nouvelles révélations à ce sujet. « Il semblerait qu’en venant à Londres mon fils et moi nous avions trois policiers autour de nous » a-t-elle raconté. « Ils étaient là jusque sur le quai de la gare. Moi je ne les ai pas repérés, ce sont des photographes qui les ont vus », a-t-elle poursuivi. Hollande suit le paquet d’explosifs de très près. Récemment, il avait fait livrer des fleurs à l’hôtel de New York et de Marrakech où elle logeait incognito. Il avait écrit un petit mot, légèrement menaçant : « Je saurai toujours où te trouver ». De son côté, le ministère de l’Intérieur nie en bloc toute surveillance, déclarant qu’« aucun service de police ou de gendarmerie ne protège ni ne surveille Madame Valérie Trierweiler depuis le 1er février 2014 ». Paranoïa, quand tu nous tiens…

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MAXIME BUTTEY ENFIN EXCLU DES CADRES DU FN

 

L’improbable oiseau islamo-frontiste, Maxime Buttey, élu FN de la ville de Noisy-le-Grand avait été suspendu du Front national après avoir envoyé au bureau départemental une vidéo intitulée « Les Miracles du Coran » prétendant notamment que l’islam avait prédit « plus de 500 découvertes scientifiques ». Cet imbécile d’exception, converti à l’islam, avait été réintégré définitivement le 31 octobre dernier. À cette occasion, il avait écopé d’un simple rappel à ses devoirs. Finalement, il a appris, le 5 décembre, que le parti de Marine Le Pen lui retirait ses fonctions de responsable de circonscription, révèle Le Point. L’élu local continue toutefois de porter l’étiquette FN au sein du conseil municipal de sa commune. Selon une source interne, sur les 500 conseillers FN élus en mars dernier, près de 200 auraient déjà fait défection. Et combien d’entre eux vont à la Gay Pride ?

 

PAS DE NOUVELLE GRANDE MOSQUÉE À STRASBOURG !

 

Jacques Cordonnier, le président d’Alsace d’Abord, l’association Forum d’Alsace et treize habitants du quartier de la Meinau à Strasbourg ont demandé au Tribunal administratif d’annuler le permis de construire délivré à la communauté islamique Millî Görüs pour la construction de la nouvelle mosquée turque Eyyub sultan. La requête a été déposée le 19 novembre dernier. Le maire de Strasbourg et son adjoint à l’urbanisme, désireux de voir s’ériger à tout prix une mosquée cathédrale de style ottoman, n’ont pas hésité à accorder un permis de construire comportant plusieurs anomalies et irrégularités. Le projet ne respecte pas, entre autres, le règlement du Plan d’occupation des sols qui limite à 18 mètres la hauteur des constructions alors que le projet prévoit une coupole à 26 mètres et des minarets culminant à plus de 44 mètres, parmi les plus hauts d’Europe. Jacques Cordonnier estime que « la municipalité de Strasbourg commet une faute en autorisant la construction de minarets, ce qu’aucun maire d’Alsace n’avait autorisé jusqu’à présent. Dans leur grande majorité, les habitants de la Meinau (quartier de Strasbourg, où la mosquée doit être érigée), et les Alsaciens en général, considèrent que les minarets ne font pas partie des traditions de notre région et ne s’intègrent pas dans nos paysages ». Voici qui est dit, et bien dit…

 

“FASCISTE UN JOUR, FASCISTE TOUJOURS”

 

Le très ambitieux Guillaume Peltier, qui fut successivement cadre du FN, puis du MNR, puis du parti de Villiers, et qui avait atterri à l’UMP où il anime le courant de la Droite Forte, avait de grandes ambitions, notamment de faire partie des 22 secrétaires nationaux de l’UMP. Problème : le numéro deux du parti, NKM, n’en veut pas. Mais où est le problème ? Elle l’a dit à Sarkozy, qui tentait de défendre Peltier : « Je n’aime pas les fascistes ». NKM, qui a quelques petites origines juives, avait ainsi décidé d’exterminer le fasciste Peltier. Sarkozy finit cependant par s’énerver, déclarant : « Tu commences à m’emmerder », raconte le Canard Enchaîné. Mais NKM ne plia pas, affirmant : « Peltier ne fera pas partie du dispositif », menaçant de claquer la porte. Fureur de Sarkozy, éructant : « Si tu passes cette porte, pas la peine de revenir ». Il a fallu que Brice Hortefeux s’en mêlât pour que les esprits se calment quelque peu. En attendant, ce pauvre Peltier est out… Ça lui apprendra d’avoir été fasciste.

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Pour lire la chronique dans son intégralité : achetez Rivarol chaque semaine chez votre marchand de journaux ou abonnez-vous. Vous pourrez ainsi lire la chronique complète de Robert Spieler cliquez ici.

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mardi, 23 décembre 2014

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dimanche, 21 décembre 2014

Chronique de la France asservie et résistante

3550197500.2.JPGRobert SPIELER - RIVAROL N° 3167 du 11 décembre 2014

EMMANUEL Petit, qui fut un grand joueur de football, s’est un tout petit peu lâché, déclarant sur sports.fr, mardi 2 décembre : « La France est hypocrite et lâche. Parfois, je me dis qu’en ayant été envahis par les Allemands, on serait mieux dirigés aujourd’hui. » Et, histoire de se faire bien voir, il ajouta : « J’ai beaucoup de mal avec les Français, je n’ai jamais vu un peuple aussi arrogant, suffisant, menteur et hypocrite, a tancé l’ancien milieu de terrain d’Arsenal. Pris dans un élan humaniste, il poursuit, évoquant l’affaire de Brandao, ce joueur de foot qui avait quelque peu, et même plus, malmené un de ses adversaires : « Quand Brandao prend un mois de prison pour un coup de tête, Cahuzac est encore en liberté, Thévenoud siège toujours à l’Assemblée nationale ». Mais est-il devenu fou ?

 

HOULÀ ! MAIS EMMANUEL PETIT EST-IL DEVENU FOU ?

 

Emmanuel Petit se fit très sévèrement souffler dans les bronches. Les couineurs professionnels couinèrent d’importance, et même plus. Dieu merci, il vint très, très vite à résipiscence, déclarant : « Cette référence historique a été stupide de ma part. Je m’excuse auprès du peuple juif, mais aussi auprès de tous ceux qui ont connu la guerre. Ma référence est déplacée »… Il était important qu’il s’excusât auprès de peuple juif. Il l’a fait. Tant mieux. Les Rivaroliens lui pardonneront donc ce petit dérapage.

 

PAS DE CRÈCHE DE NOËL AU CONSEIL GÉNÉRAL DE VENDÉE

 

Le conseil général de Vendée avait décidé d’installer une crèche de Noël dans son hall. Il s’agissait évidemment d’une provocation inouïe et d’un mépris absolu pour le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat, comme l’a décidé le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique). Jean Regourd, un homme de haute pensée, président de la fédération de la Libre pensée de Vendée, avait saisi le tribunal. Il avait déclaré : « A priori, elle ne respecte pas ce que doit être la neutralité des bâtiments publics, de l’Etat donc, et ne respecte pas la liberté de conscience d’un citoyen qui, rentrant au conseil général, se voit quasiment imposer un emblème religieux et caractérisé comme tel. Il s’agit d’une crèche de la Nativité, donc c’est un emblème religieux, d’une religion particulière ». On peut comprendre son indignation, dès lors que cette crèche ne participe pas au crétinisme franc-maçon. En attendant, Bruno Ratailleau, président du conseil général de Vendée, a rétorqué, annonçant qu’il « fera appel de la décision du tribunal administratif » : « Le respect de la laïcité n’est pas […] l’abandon de toutes nos traditions et la coupure avec nos racines culturelles. Faudrait-il interdire les étoiles dans les guirlandes de Noël qui décorent nos rues en ce moment, sous prétexte qu’il s’agit d’un symbole religieux indigne d’un espace public ? ». Quel courage, quel héroïsme, quelle lucidité admirable ! Sauf que le même se couche, gémissant, déclarant plaintivement : « Maintenir la crèche, c’était entrer dans l’illégalité. Or un responsable public, et à plus forte raison un parlementaire chargé de faire la loi, ne peut pas donner l’exemple de la désobéissance civile. On ne peut pas à la fois déplorer l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat, qui est une réalité que je ne cesse de dénoncer, et refuser d’appliquer la loi. C’est une question de cohérence et de crédibilité. » Mais attention, il résiste avec ses petits muscles ! Il entend aller jusqu’au bout pour faire annuler cette décision, « devant le Conseil d’Etat et jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme s’il le faut ». Il note, fort justement, « que cette décision est grotesque. Pourquoi dans ce cas ne pas interdire la galette des rois à l’Elysée, et la croix occitane sur le logo de la mairie de Toulouse ? » et relève que personne ne remet en cause le repas d’ouverture du Ramadan offert tous les ans par la mairie de Paris. Très bien, mais un résistant digne de ce nom n’aurait jamais consenti à s’aplatir devant la trahison des juges et l’injustice. Jamais ! Philippe de Villiers, l’ancien président du Conseil général de Vendée, n’hésite pas à parler de « méthode terroriste », de « laïcisme totalitaire » : « On se croirait en Union soviétique ! » lance-t-il. « J’appelle à la résistance ! Si j’étais Président du Conseil général de la Vendée, je n’aurais pas démonté cette crèche ! » lance-t-il. Au passage, Philippe de Villiers s’en prend à la franc-maçonnerie. Fort bien. Mais pourquoi ne l’avait-il fait quand il occupait le devant de la scène politique ? Et Bruno Retailleau était bien l’un de ses poulains même s’ils se sont fâchés depuis !

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CRÈCHE : ROBERT MÉNARD, LUI, REFUSE DE CÉDER

 

Le préfet de l’Hérault, Pierre Bousquet, saisi par le parti communiste, vient d’envoyer une lettre officielle au maire de Béziers, Robert Ménard, pour lui demander de retirer la crèche de Noël installée à la mairie. Réponse du courageux Robert Ménard : pas question d’obtempérer. Il a déclaré : « J’ai placé cette crèche dans le cadre de l’ensemble de la politique culturelle de la ville des fêtes de fin d’année ». Point… Pourvu qu’il tienne, le courage étant une vertu rare par les temps qui courent !

 

DE RETOUR DE SYRIE…

 

Je m’étais rendu, il y a un mois et demi, en Syrie. Invité à participer à une conférence organisée à Damas sur le thème du “terrorisme”, j’y retournai il y a quelques jours, en compagnie de 25 délégations dont des Américains, des Russes et des Polonais. J’y rencontrai plusieurs ministres dont celui de la Culture. J’intervins à plusieurs reprises lors du colloque et fus longuement interviewé par des chaînes de télévision. J’assurai nos amis syriens du soutien des nationalistes français et européens dans leur combat antimondialiste et insistai sur le terrorisme intellectuel qui sévit en France et en Europe. J’ai évidemment abondamment cité le cas de RIVAROL persécuté par les lobbys et le système, ce qui me valut l’expression d’une vive sympathie de la part des 300 participants devant lesquels j’intervins pour la conclusion des travaux. A noter que Bachar El-Assad vient d’accorder une interview à Paris Match. Il y déclare que les frappes de la coalition n’aident pas la Syrie car les combats contre Daech sont des combats terrestres. Il note aussi que la Turquie continue à apporter un soutien direct ou indirect aux terroristes. Et le président d’asséner : « Nous autres Syriens, nous n’accepterons jamais que notre pays devienne un jouet entre les mains de l’Occident. » Mais qu’en est-il de Hollande ? Réponse de Bachar El-Assad : « L’administration actuelle œuvre à l’encontre des intérêts de notre peuple et de ceux du peuple français. Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival d’Hollande. Je pense que c’est plutôt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches. » Reconnaissons au président syrien un incontestable sens de l’humour ! A ce propos, j’ai rencontré à Damas plusieurs personnalités de valeur, qui m’ont toutes raconté la même anecdote. Avant la guerre, Bachar se promenait seul, ou presque, avec son chauffeur, sur le marché de Damas, allant déjeuner dans un restaurant, sans aucune protection policière. A-t-on jamais vu un “tyran” se comporter ainsi ?

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COLLARD : PLUS SIONISTE QUE LUI, TU MEURS…

 

L’Assemblée nationale a adopté le 2 décembre, par 339 voix contre 151, une résolution du groupe socialiste invitant le gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien. 68 députés n’ont pas pris part au vote et 16 se sont abstenus. La quasi-totalité des socialistes, les écologistes, le Front de gauche, une partie des radicaux de gauche et quelques UMP et UDI ont voté pour le texte, tandis que la grande majorité de l’UMP et de l’UDI a voté contre. Mais qu’en est-il de Gilbert Collard, le député du Rassemblement Bleu Marine ? Il en fit des tonnes. Prenant la parole à la tribune, il lança, ému en diable, des trémolos dans la voix : « Vous embrassez le Hamas, le terrorisme et la haine ». Et puis, cette puissante envolée : « Israël n’est pas un État raciste, mettez-vous cela dans la tête ! » Dans l’hémicycle, Meyer Habib, député UDI représentant les Français établis en Israël, a vivement applaudi le député du Rassemblement Bleu Marine. Si avec ce genre de reptations Collard n’est pas réélu, ce serait à désespérer de la Synagogue. Il a d’ailleurs immédiatement reçu les chaleureuses félicitations de la Ligue de Défense juive. Le Rassemblement bleu Marine serait-il le parti le plus sioniste de France ? Cela expliquerait bien des choses…

 

TRIERWEILER : “LE MENSONGE NOUS A ACCOMPAGNÉS JUSQU’À LA FIN

 

Hollande est décidément un menteur d’élite. Trierweiler vient de raconter que Hollande était venu la trouver, récemment, pour lui dire qu’il ne lui en voulait pas pour le livre. Il lui assura que Julie Gayet ne venait jamais à l’Elysée. Patatras, le lendemain le dernier numéro de Voici offrait des clichés de François Hollande et de sa nouvelle concubine, attablée dans les jardins de l’Elysée. L’hebdomadaire racontait : « Julie Gayet y est comme chez elle : la comédienne y dort plusieurs fois par semaine… », estimant même que l’actrice est devenue « une Première dame quasi officielle ». Commentaire de Trierweiler : « Le mensonge nous a accompagnés jusqu’à la fin ». Comme quoi le politicien qui ment continûment dans sa vie privée a toutes les chances de mentir aussi dans sa vie publique, la cloison n’étant pas étanche entre les deux sphères et l’homme étant un tout.

 

VALÉRIE TRIERWEILER FUSILLÉE PAR THE GUARDIAN

 

Certains media européens tirent à vue sur Trierweiler, en pleine tournée de promotion de son livre. Le quotidien anglais The Gardian y va allègrement. Il s’agit là d’« une série de clichés à couper le souffle trempés dans suffisamment de venin pour couler un gouvernement, sans parler de la narcissique prétentieuse qui semble avoir construit toute sa carrière autour d’un ego fragile », a en effet raillé une éditorialiste du Guardian. « Si c’est cela que les Français appellent l’élite, que le Ciel vienne en aide aux pauvres ! », a-t-elle même lâché. Tout est dit…

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3166 du 4 décembre 2014

 

IL FAUT reconnaître que l’humoriste Patrick Timsit sait parfois (mais pas souvent) être quelque peu amusant, même s’il est très loin du talent d’un Desproges ou d’un Dieudonné. Il y a quinze ans, il avait eu quelques petits soucis avec la justice pour avoir comparé les trisomiques à des crevettes roses, déclarant dans un de ses spectacles : « Tout est bon, sauf la tête ». Il fallait oser… Le voici qui récidive dans la provocation. La Shoah ? « Hitler nous aurait adorés, nous les Sépharades (Timsit est juif d’Afrique du nord), on lui aurait dit de ne pas aller en Pologne, c’est bourré d’Ashkénazes (les Juifs européens) ». Quant aux handicapés, « On peut en rire, mais ça coûte cher. Pour les nains, l’amende est à moitié prix. » Et les Rroms ? « Ils peuvent pas t’attaquer, il faudrait rentrer dans un commissariat. » Mais qu’en est-il de l’adoption ? Réponse : « J’ai commandé un Chinois sur Internet, quand je lui ai donné le bain, il a rétréci de 20 cm ». Excellent !

 

ENCORE UN PRÉLAT CONCILIAIRE TRAÎTRE À SA PATRIE ET À L’EUROPE !

 

Les habitants des quartiers populaires de Rome n’en peuvent plus. Les centres d’accueil pour immigrés clandestins leur rendent la vie impossible. Ils manifestent, de plus en plus massivement, contre ces nuisances. Le site Novopress nous raconte les hallucinantes déclarations, de “Mgr” Francesco Montenegro, “archevêque” d’Agrigente, président de la commission de la Conférence épiscopale italienne pour les migrations et de la fondation “Migrantes” pour l’accueil des immigrés. L’animateur de l’émission religieuse Stanze Vaticane lui a posé la question suivante : « Il y a eu des affrontements ces jours derniers entre réfugiés [sic] et habitants de Tor Sapienza qui ont attaqué le centre d’accueil. Les migrants [sic] hébergés par l’établissement seraient auteurs de vols, d’actes de vandalisme, de tapage nocturne. » Réponse du personnage : « Qu’on pense à ces réfugiés, qui doivent rester dans des centres dans toute l’Italie des mois et des mois, certains même des années, avant d’avoir une réponse [à leur demande de statut de réfugié, N.d.T.]. Si moi, par exemple, j’étais un migrant de 20/30 ans, qui doit rester toute la journée sans rien faire, à attendre une réponse sur son propre avenir, après quelques jours moi aussi je deviendrais méchant ! Ce sont des “grands garçons”, qui auraient envie de faire quelque chose avec nos jeunes, et on ne le leur permet pas. Au lieu de ça, ils sont contraints de vivre dans un centre d’accueil sans rien faire pendant des mois, à regarder la route et le ciel. Et nous voudrions en plus qu’ils deviennent impeccables. Ça serait ça l’accueil ? » Le journaliste insiste : « A propos d’Agrigente et de Lampedusa, nous vivons aussi aujourd’hui le risque que, parmi les migrants qui arrivent sur les bateaux depuis l’Afrique du Nord, il y ait aussi des infiltrés de l’ISIS… » Le collabo Montenegro répond: « Nous ne pouvons pas vivre comme si nous étions dans une bulle de savon ». Relisons, histoire de répliquer à cet imbécile ou à ce félon, Le Camp des Saints de Jean Raspail…

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TAUBIRA DÉFEND LES VOYOUS… NOIRS ÉVIDEMMENT

 

Taubira est folle de rage. Dans une série de tweets rageurs publiés au petit matin, mardi 25 novembre, le garde des Sceaux, “afro-française” s’est ému de l’affaire Mickael Brown, du nom de ce jeune voyou “afro-américain” (c’est-à-dire noir) abattu par un policier blanc à Ferguson aux États-Unis. Ces messages ont été écrits juste après que la justice américaine eut décidé que l’auteur des coups de feu ne serait pas poursuivi. Se mêlant de choses qui ne la regardent pas, mettant en cause les décisions de la justice américaine (un jury a acquitté un policier blanc qui avait abattu le fou furieux noir qui le menaçait. Le policier était en état de totale légitime défense), Christiane Taubira a osé twitter « Quel âge avait Mickael Brown ? 18 ans. Quel âge aura le prochain ? 12 mois ». Et elle reprit les paroles d’une chanson de Bob Marley : « Tuez-les avant qu’ils ne grandissent ». Du coup, malaise. Les tweets du ministre de la Justice ont plus que choqué les Américains, ce qu’on peut comprendre. On était proche de l’incident diplomatique. Du coup, Stéphane le Foll, porte-parole du gouvernement, a jugé nécessaire de la recadrer, déclarant au sortir d’un Conseil des ministres : « Les États-Unis ont des règles, il y a des procédures en cours. Il faut se garder de faire des commentaires sur ce qui est en train de se passer aux USA ».

 

« En général, les ministres doivent éviter les positions politiques. Je pense que, surtout avec ses outils qui sont dans l’immédiateté, il vaut mieux prendre son temps et réfléchir ». Oui, mais, pas facile pour Taubira de réfléchir quand il s’agit de questions raciales… Taubira a un comparse dans l’affaire : Obama qui vient de déclarer « la police a un problème ». Sous-entendu : « Cette police qui est aux mains des Blancs. » En attendant, Ferguson, cette ville de 21 000 habitants, est à feu et à sang. Les manifestants noirs défilent, brandissant des pancartes « Mort aux Whitey » — mort aux Blancs (voir l’article page 7 de Paul Sigaud).

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EXIT LA CROIX SUR LE BLASON DU REAL MADRID

 

Le blason du célèbre club de football espagnol présentait une croix qui surmontait la couronne royale au-dessus des couleurs du club. C’est terminé. Le partenariat du club avec la Banque nationale d’Abou Dabi a sonné le glas de cette fantaisie. La banque de l’Etat musulman a tout simplement exigé qu’on la gommât, ce qui fut fait promptement. L’argent n’a pas d’odeur… La banque d’Abou Dabi devrait prendre à sa charge le projet de complexe immobilier à thème à la marque du club, chiffré à 1 000 millions de dollars. Le président du Real Madrid évoque une « alliance stratégique avec l’une des entités les plus prestigieuses au monde ». Isabelle la Catholique, au secours !

 

DELANEY, SANS DOUTE NAZI, ÂGÉ DE TROIS ANS

 

Cette ahurissante histoire s’est passée en Angleterre : un enfant de 3 ans a été interdit de photo de classe pour cause de « coupe de cheveux extrémiste ». La directrice de l’école maternelle lui a interdit de prendre part à sa première photographie de classe, jugeant que sa coupe de cheveux était trop courte. La responsable de l’école, madame Stocker, a expliqué à la mère de l’enfant que sa coiffure enfreignait les règles de l’école en étant considérée comme “extrême”.

 

MARINE LE PEN ET LA CULTURE, IL Y A UN PROBLÈME

 

Paul-Marie Coûteaux, qui fut député européen, proche de Marine Le Pen et président de son micro-parti associé au Rassemblement Bleu Marine, le Siel (Souveraineté, Indépendance et Liberté), dont il vient d’être éjecté, balance dans le registre « Elle n’a aucune culture ». Il raconte : « Je lui ai dit un jour que le Front national ne pourrait jamais arriver au pouvoir sans alliés », racontant qu’il avait fait la comparaison avec la marche sur Rome de Mussolini, en 1922. Elle lui avait répondu : « De quelle marche me parlez-vous, Paul-Marie ? ». Coûteaux raconte aussi qu’il lui avait établi, en 2010, une liste d’œuvres classiques incontournables. On comprend qu’elle l’ait fait virer de la présidence du parti qu’il avait fondé, au profit de Karim Ouchikh… Elle préfère entonner le générique d’Albator et lire les livres de la collection Harlequin !

 

POURQUOI SARKOZY AVAIT-IL NOMMÉ RACHIDA DATI, MINISTRE ?

 

En meeting, récemment, à Boulogne-Billancourt, Sarkozy a expliqué pourquoi il avait nommé, en 2007, Rachida Dati ministre de la Justice. Ses ascendances maghrébines avaient été déterminantes dans son choix : « Avec père et mère algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens ». Il laissait entendre, tout à fait involontairement, en passant, qu’il y a un petit lien entre immigration et délinquance. Sarkozy a toujours eu, lui qui s’était décrit en 2007 comme « un petit français de sang-mêlé », du fait de ses origines hongroises et juives, une forte fascination pour l’ouverture à l’“autre”. Il avait déjà dérapé dans le passé, louant lors d’une visite en 2007 à Washington, l’audace des Etats-Unis d’avoir nommé un ministre des Affaires étrangères « pas Américain, canal historique », alors que Condoleezza Rice était née aux Etats-Unis de parents américains… Fin 2011, il dérapa une fois de plus, lors d’un déjeuner à l’Elysée, où il évoqua son « copain Obama », le décrivant ainsi : « Il est noir, vraiment noir. D’ailleurs, il marche comme un Africain ».

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3165 du 27 novembre 2014

 

MARION Maréchal-Le Pen a demandé une nouvelle suspension de Maxence Buttey, élu FN de Seine-Saint-Denis converti à l’islam, qui avait été suspendu fin octobre pour prosélytisme. La commission de discipline ne l’avait pas sanctionné (voir récent article dans RIVAROL).

 

MARION LE PEN AVOUE DES DIVERGENCES AVEC PHILIPPOT

 

Interrogée le 18 novembre sur BFM-TV, Marion Maréchal Le Pen a ainsi déclaré : « Je pense que je ne suis pas la seule à m’être rendu compte du fait qu’il se soit bien moqué de nous ». « Trois heures après sa réintégration, il est allé courir sur le plateau de Canal + pour expliquer pourquoi il s’était converti et pourquoi l’islam était merveilleux et en cohérence avec le programme du FN ». « Je souhaite qu’il soit suspendu de ses fonctions au sein du FN ». « S’il réitère les comportements qu’il a eus jusqu’ici, je pense qu’il n’a rien à faire au FN », a-t-elle déclaré. Interrogée sur les djihadistes “français”, Marion Maréchal-Le Pen a indiqué : « Dix ans de prison, c’est autre chose qu’un accompagnement socio-éducatif ». Elle a précisé que le Front national voulait étendre les possibilités de déchéance de nationalité, notamment pour les binationaux. Elle souhaite également que la France sorte de l’Otan et s’est prononcée en faveur de l’abrogation de la loi Taubira. Dans la même émission, le député FN du Vaucluse a reconnu sur certains sujets (mariage inverti, islam, économie et rôle de l’Etat) des divergences avec Florian Philippot, tête pensante de Marine Le Pen. Y aurait-il des tensions entre la tante et la nièce ? Décidément, la famille Le Pen, c’est comme Dallas : son univers est impitoyable !

 

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MARION MARÉCHAL-LE PEN VOTERA POUR LA RECONNAISSANCE D’UN ÉTAT PALESTINIEN

 

Un scrutin organisé à l’Assemblée nationale aura lieu le 28 novembre, invitant le gouvernement français à reconnaître l’État palestinien. Il s’agit d’une résolution non contraignante, présentée par les socialistes. Marion Maréchal a expliqué : « Au FN, nous sommes pour la reconnaissance d’un État palestinien parce que nous estimons que cette reconnaissance donnera des droits, mais aussi des devoirs et des moyens pour lutter notamment contre le terrorisme. » Le problème, c’est que l’autre député élu avec le soutien du FN, Gilbert Collard, est contre. Il n’y a donc pas de position commune des deux parlementaires FN et RBM (Rassemblement Bleu Marine) sur la question, ce qui est plutôt fâcheux.

 

ÇA CHAUFFE ENTRE JEAN-MARIE ET MARINE !

 

Le président d’honneur du FN Jean-Marie Le Pen a déclaré le 18 novembre qu’il lui paraissait “logique” d’être la « tête de liste » du FN en Provence-Alpes-Côte d’Azur lors des prochaines élections régionales, estimant être «la meilleure locomotive ». « La question n’a pas encore été posée, mais il me paraît logique que je sois la tête de liste », a déclaré Jean-Marie Le Pen. Le même jour, Marion Maréchal-Le Pen s’était dite prête à laisser la tête de liste FN aux régionales en Paca à son grand-père s’il voulait se représenter. Interrogée par BFM TV sur sa volonté de mener la liste FN pour ce scrutin en décembre 2015, l’élue a dit ne pas l’exclure. Mais « ce que j’ai dit à Jean-Marie Le Pen, c’est que s’il souhaitait être candidat, je ne maintiendrais pas ma candidature ». La présidente du FN n’apprécie que modérément. Interrogée le 9 novembre sur une candidature de son père, Marine Le Pen, pinailleuse en diable, avait observé : « Il y a des instances au sein du FN qui décident qui sont les candidats. […] Moi, je ne savais pas que Jean-Marie Le Pen était candidat, j’avais pensé que Marion pouvait être assez légitimement candidate dans la région. » Quelle ambiance familiale ! Le doberman nazi de Jean-Marie, qui avait gobé la chatte judéo-maltaise (ou quelque chose d’approchant) de la présidente, reste décidément en travers de la gorge de Marine.

 

NICOLAS SARKOZY : “LA FRANCE S’EST TOUJOURS CONSTRUITE SUR LE MÉTISSAGE

 

L’ancien président de la République était à Aulnay-sous-Bois, pour son premier meeting en Seine-Saint-Denis. Il s’est adonné à un étonnant charabia. Florilège : « Je suis chrétien de culture et de racine, la France n’est pas que chrétienne, elle a des racines chrétiennes. » Expliquez-moi ce que cela veut dire ? Mais le métissé Sarkozy, tel qu’il se définit, nous explique : « je sais d’où je viens (d’où ?) et je connais la géographie, la France s’est toujours construite sur le métissage ». (Où est-il allé chercher cela ?) » Et enfin, cette superbe génuflexion : « Je n’aime pas le communautarisme, quand un juif se fait attaquer, bousculer, ce n’est pas l’affaire de la communauté juive c’est l’affaire de la France ! Je combats les amalgames scandaleux sur nos compatriotes musulmans de France ». Etc.

 

UN ALLEMAND, PRÉSIDENT DE LA ROUMANIE !

 

Incroyable ! Le candidat libéral Klaus Iohannis, 55 ans, issu de la minorité allemande, a remporté, contre toute attente, dimanche 16 novembre, le scrutin présidentiel avec 55 % des voix (voir l’article de Scipion de Salm en page 10). Il s’est imposé face au premier ministre socialiste Victor Ponta, pourtant grand favori des sondages. La puissante diaspora roumaine (3 millions de personnes) a sans doute joué un rôle majeur dans ce résultat. Un peu d’histoire : la présence de la minorité allemande en Roumanie remonte au XIIe siècle. C’est à la demande du roi Géza II de Hongrie que des colons allemands (dont beaucoup d’Alsaciens et de Lorrains) sont arrivés en Transylvanie (le royaume de Vlad Dracul, qui empala d’abondance les Turcs et qui inspira le magnifique livre de Bram Stocker, Dracula). Ils sont alors chargés de défendre la frontière orientale du royaume de Hongrie contre les incursions des Tatars et, plus tard, des Turcs. Les cités médiévales, les châteaux et les églises fortifiées poussèrent comme des champignons. En 1930, la Roumanie comptait une communauté allemande de 745 000 personnes. La défaite de l’Allemagne sonnera le glas de cette communauté. 80 000 allemands de Roumanie, qui n’avaient pas pu fuir trouveront la mort en Silésie. Le régime de Ceausescu, arrivé au pouvoir en 1965, et avides de devises, vit cependant le moyen de faire de l’argent avec les rescapés de la folie communiste. Il entreprit, dans la plus grande discrétion, de “vendre” à l’Allemagne les Allemands restants en Roumanie. Nicolae Ceaucescu, qui était un grand humaniste, tendance homme d’affaires, avait déclaré : « Le pétrole, les Allemands et les Juifs sont les marchandises les plus recherchées pour l’exportation ». Plus de 200 000 colis allemands en profitèrent pour quitter la Roumanie… L’hémorragie fut encore plus importante, après la chute du Conducator, en décembre 1989. Il ne reste aujourd’hui, plus que 35 000 Allemands, dont… le président de la République, Klaus Johannis ! Il est vrai que ce dernier a su transformer le petit bourg, Sibiu, érigé par des colons allemands au XIIe siècle en un joyau de la Transylvanie, au centre du pays, dans les contreforts des Carpates. Sibiu ne compte plus que 1 500 Allemands, c’est-à-dire 1 % de la population locale, mais ce diable de maire teuton a su, dès son installation à la mairie, attirer les investisseurs allemands. Il paraît que de plus en plus d’Allemands reviennent en Transylvanie. C’est ce que les mauvais esprits appelleront sans doute le «Drang nach Osten ».

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ALLEMAGNE : ET VOICI QU’ILS RÉCLAMENT DES “FEUX TRICOLORES FÉMININS” !

On croyait avoir tout vu, tout entendu… Voici qu’au nom de l’égalité homme/femme, des élus de gauche et les écologistes de la ville de Dortmund réclament 50 % de « feux tricolores féminins » dans leur ville ! Une dizaine de villes allemandes a déjà installé de tels feux, sans toutefois respecter une stricte parité, ce qui fait couiner ces folles. Et ces démentes de haut vol ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Elles ne sont pas contentes, elles protestent contre ces feux parce que le pictogramme féminin… porte une robe !

 

UN MAIRE UMP CONDAMNÉ POUR DES PROPOS ANTI-RROMS

 

Le maire (UMP) de Roquebrune-sur-Argens (Var), Luc Jousse, a été condamné lundi 17 novembre à un d’inéligibilité et à 10 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Draguignan pour avoir prononcé des propos contre la communauté rrom. Il a fait appel. C’était le 12 novembre 2013. Suite à un incendie dans un camp de Rroms implanté sur sa commune, il avait déclaré : « Ils (les Roms) se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes ! Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! » Du coup l’UMP l’avait suspendu durant quelques semaines, mais comme ses propos l’avaient rendu encore plus populaire dans sa commune, n’avait pas osé l’exclure et l’avait réinvesti comme candidat pour les municipales. Il fut réélu en mars 2014 pour un troisième mandat…

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3164 du 20 novembre 2014

FLORIAN Philippot, le numéro deux du FN, ne recule devant rien. Pour le 44e anniversaire de la mort de Charles de Gaulle, le vice-président du Front national a rendu hommage, à titre personnel, au général, « référence absolue » de son engagement politique, il y a quelques jours, à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne). En présence de hautes références, tels Anne Hidalgo, maire PS de Paris, dont on se demandait ce qu’elle venait faire là, et le préfet de Haute-Marne. Curieusement, aucun cadre de l’UMP n’avait fait le déplacement. Nicolas Sarkozy, qui cite pourtant à tour de corde vocale le massacreur de Brasillach, de Bastien-Thiry, de Dovecar, de Piegts et de tant d’autres, était absent. Mais Philippot était là, entouré d’une centaine de militants. Il a déclaré, à son arrivée, l’air grave et la bouche en cul de poule, avant de déposer une gerbe sur la tombe blanche de Charles De Gaulle, sous les quolibets de quelques spectateurs : « Le général est un exemple pour moi, une référence absolue pour mon engagement politique. Il figure la Résistance et incarne l’indépendance nationale, la grandeur de la France et le rassemblement des Français. »

 

LE FN MARINISTE ET GAULLISTE A ENCORE FRAPPÉ

 

Il a beau être énarque, mais cet oiseau ne sait pas de quoi il parle. Le volatile ne pouvait évidemment pas s’arrêter en si bon chemin. Comme les cacatoès, bavard en diable, il poursuivit son profond cheminement intellectuel, déclarant (toujours avec la bouche en cul de cacatoès) : « Le message du général De Gaulle est un message très moderne avec une éthique très forte. Alors que le système politique UMPS se perd dans les boules puantes et le marigot politicien, il y a chez nous au FN une volonté de faire vivre la France dans sa grandeur et sa souveraineté ». Une grandeur qu’incarnait De Gaulle, comme ne l’ignorent pas ceux qui n’ont pas oublié Robert Brasillach, le maréchal Pétain, ni les rapatriés et les harkis… Mais qu’en dit Marine Le Pen, qui a évidemment donné son accord à la prosternation de Philippot ? Elle a rappelé qu’il s’agissait d’un « geste personnel », se déclarant pour sa part, “gaullienne” et ajoutant : « J’accorde au général de Gaulle d’avoir été probablement le dernier véritable chef d’État, avec une vision d’une France libre de sa destinée. » Elle a tout de même relevé, cherchant sans doute à éviter la fureur de son père : « Entre le général De Gaulle et moi, il y a la guerre d’Algérie. J’ai beaucoup de considération et je partage la souffrance des pieds-noirs, des harkis, qui ont eu le sentiment (sic) d’être trahis ». Elle n’a évidemment pas évoqué Robert Brasillach, qu’elle ne connaît sans doute pas. Mais que dit Florian Philippot ? « L’affaire algérienne est une affaire ponctuelle (ponctuelle… !), qui laisse encore des traces, mais le temps passe». « Comme le temps passe », pour reprendre le titre du magnifique roman de Robert Brasillach. Certes, mais nous, nous n’oublierons jamais, nonobstant le temps qui passe…

 

BONNE NOUVELLE : JUPPÉ, LE CHÉRI DE CES MESSIEURS-DAMES, ÉVOLUE

 

On se souvient d’Alain Juppé, « droit dans ses bottes ». Juppé se révèle être, en fait, un être sensible qui change d’opinion comme de petite culotte. Député de la Gironde au moment du débat du Pacs, en 1999, il vote contre, expliquant que s’il était contre, c’est parce qu’il était contre. Mais pas de problème, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Dix ans plus tard, il avait déjà réfléchi et se déclara « favorable à une totale égalité des droits, au travers d’une union civile ». Il déclara, l’air grave et concerné : « J’ai évolué et je pense aujourd’hui qu’il faut donner aux homosexuels exactement les mêmes droits qu’aux hétérosexuels », ajoutant dans une récente interview aux Inrocks : « Je suis convaincu qu’on ne reviendra pas en arrière : on ne démariera pas les couples homosexuels. » Mais qu’en est-il de l’adoption pour les couples homosexuels ? « Aucun des arguments en faveur de l’adoption ne tient la route », déclare-t-il, toujours aussi droit dans ses bottines, en janvier 2013. Oui, mais que dit-il en octobre 2014 sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes » ? « Je me fais violence (au sujet de l’adoption par les homosexuels) » Et puis, et puis ? Il vient de déclarer, il y a quelques jours : « Après mûre réflexion, je suis favorable à l’adoption par un couple du même sexe ». Ciao, pantin !

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GILBERT COLLARD MOUCHE MARINE LE PEN

 

J’ai souvent critiqué dans ces colonnes Gilbert Collard. Le député Rassemblement Bleu Marine du Gard vient cependant de dire une vérité qui déplaira forcément à Marine Le Pen, qui avait déclaré qu’il n’y avait pas de Grand Remplacement, que la thèse de Renaud Camus était erronée, qu’il s’agissait d’une thèse complotiste, racialiste, etc. Gilbert Collard vient d’affirmer : « Je pense qu’il y a tous les risques d’un grand remplacement », vantant au passage les qualités de Renaud Camus. Mais que pense-t-il du déni de Marine Le Pen, pour qui, sans doute, l’immigration musulmane n’est pas un danger pour la France ? Il considère que la formulation inepte de « fantasme racialiste » est une “couardise”. Une fois n’est pas coutume, bravo Me Collard !

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L’HUMOUR, INTERDIT EN FRANCE

 

On sait que ces gens-là n’ont aucun humour. Pas davantage que ceux qui guillotinaient dans les années 1794. Pas davantage que ceux qui massacraient dans les années 1945. Le directeur de la publication de Minute, Jean-Marie Molitor, vient d’être condamné à 10 000 euros d’amende pour sa “Une” consacrée à Taubira. Une somme ridicule, a considéré le parquet de Paris, qui a fait appel le 12 novembre. Les juges, considérés comme trop cléments, avaient par ailleurs relaxé Molitor et le dessinateur David Miège, dans l’affaire du dessin représentant un singe, versant une larme, au sujet duquel l’avocat déclarait : « Mon client porte plainte pour avoir été odieusement caricaturé en madame Taubira ». Le ministère public a décidé là aussi de faire appel. Me Frédéric Pichon, avocat de Minute et de Jean-Marie Molitor, parle non sans raison d’« acharnement judiciaire ».

 

L’HUMOUR INTERDIT EN FRANCE (SUITE)

 

Christian Schoettl, le maire de Janvry (Essonne) est un parfait inconscient, tendance suicidaire. Il vient d’appeler un lama femelle qui vient tout juste d’intégrer le parc animalier de Janvry, “Najat”. Un lama cracheur, qui a la prétention de se mêler de l’Education, comme Najat Belkacem, on n’avait, il est vrai, jamais vu ça. Et puis, il y a eu l’arrivée d’un chameau. Le maire raconte : « Tout a commencé avec l’arrivée d’un chameau qui faisait tout le temps non de la tête et qui blatérait sans cesse. Nous l’avons eu au moment de la campagne de Mélenchon contre le Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005. Nous avons trouvé un air de famille alors nous l’avons appelé Méluche ». Vint ensuite un wallaby — petit kangourou — blanc albinos qui sautait beaucoup et que l’édile a décidé de surnommer DSK. Mais le wallaby était seul, beaucoup trop seul. Pas longtemps. Notre maire raconte : « Nous l’avons privé de femelle pendant six mois, et, ensuite, nous l’avons installé avec une femelle que nous avons appelée Martine… Vous imaginez DSK, condamné à vivre avec Martine Aubry ? » Et puis, dans la ménagerie, il y a aussi Harlem, le taureau tibétain. Il paraît, selon le maire, que « c’est un gros fainéant. Il est vraiment très chiant ». Mais où en est affectivement Najat, la lama. Pas de souci. Elle vit des moments heureux avec le lama Boris. Boris ? Explication du maire Christian Schoettl : « Boris est le mari de la ministre. On n’est pas salauds, on ne les a pas séparés ». En voici un original, comme on les aime ! Dernière déclaration de l’édile : « Notre commune est la dernière à maintenir son recours au Conseil d’État contre la réforme des rythmes scolaires. Dans ce combat, nous n’avons jamais pu avoir le moindre contact avec la ministre. Cela témoigne d’un certain dédain qui mérite bien un nom d’animal dans notre petit parc. »

 

LOUIS ALIOT BALANCE, BALANCE…

 

Il y a ainsi des individus qu’il vaut mieux ne pas avoir comme voisins, en des périodes troublées. Nos amis Rivaroliens de Perpignan, Laurent et Philippe, mon amie Hilde, ancienne députée du Vlaams Belang flamand, mon camarade catalan espagnol Enrique, me contactent, scandalisés. Ils ont la rage… Un récent référendum a donné aux partisans de l’indépendance de la Catalogne espagnole une immense majorité : 80 % des suffrages. Le tribunal administratif espagnol refusa de reconnaître le résultat du référendum. Soit. Des manifestations (pacifiques) eurent lieu, en Espagne, mais aussi en Catalogne française, à Perpignan, pour dénoncer la décision du tribunal administratif espagnol. Louis Aliot, le compagnon perpignanais de Marine Le Pen, ne trouva rien de mieux, au lieu de se taire et de ne pas se mêler des affaires internes d’un pays voisin qui est seul à même de décider de son destin, que d’envoyer une lettre dénonciatrice à la “préfète” des Pyrénées-Orientales, dans laquelle il s’insurge contre ce qu’il nomme des « groupes extrémistes » qui défilent dans Perpignan ou manifestent devant le consulat espagnol. Ce qu’il appelle “extrémistes” ce sont des personnes qui manifestent pacifiquement au son des tambours et des “gralles” (bombarde catalane) et qui applaudissent à la réalisation d’un “castell” (tour humaine) ou à des chants d’une chorale catalane… N’y a-t-il pas d’autres priorités, d’autres urgences en France que de s’immiscer à ce point dans le débat passionné sur l’indépendance ou non de la Catalogne espagnole quel que soit par ailleurs l’opinion que l’on est bien sûr libre d’avoir sur ce dossier de ce côté des Pyrénées ? Aliot ferait mieux de dire à sa concubine qu’elle doit urgemment réviser sa position sur le “grand remplacement” !

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