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dimanche, 21 décembre 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3163 du 13 novembre 2014

INTERROGÉE par Le Journal du Dimanche, Marine Le Pen explique ne pas croire au « Grand Remplacement » (voir RIV. du 6 novembre) théorisé et dénoncé par l’écrivain Renaud Camus : « Le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste » (sic). « Je pense de manière plus pragmatique que l’immigration est utilisée depuis trente ans par les grands milieux financiers pour peser à la baisse sur les salaires, avec une grande efficacité si j’en crois les derniers chiffres (ce qui est, au demeurant vrai) », continue la Présidente du Front national. Décidément, Marine Le Pen, qui a un talent médiatique certain (elle a hérité de son père le bagout et elle sait aboyer), mais qui n’a aucune colonne vertébrale, aucune conviction profondément ancrée, aucune foi, aucun idéal, aucune doctrine, qui n’a jamais lu un livre, ni de Maurras, ni de Drieu La Rochelle, ni de Céline, ni de Bardèche, ni de Coston, ni de Jacques Ploncard d’Assac, mais qui a, il est vrai, lu Harry Potter et Spirou et qui connaît par cœur le générique du dessin animé japonais Albator, est une véritable calamité. Le « Grand Remplacement » serait ainsi, d’après Marine Le Pen, une vision “complotiste”. Les habitants des banlieues occupées apprécieront, ainsi que Jean-Marie Le Pen, Julien Rochedy, l’ancien Président du Front national de la jeunesse, ou encore Philippe Martel, le directeur de cabinet de Marine Le Pen, qui évoquent fréquemment le « Grand Remplacement ». Jean-Marie, au secours, ils sont devenus fous !

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LE GRAND REMPLACEMENT ? “UN FONDEMENT RACIALISTE”

 

Ce n’est pas Hollande, ce n’est pas Mélenchon, ce n’est pas Cukierman, le président du CRIF, ce ne sont pas les pleureuses des supposés Droits de l’Homme qui ont estimé que le concept de « Grand Remplacement », inventé par l’écrivain Renaud Camus, fleurait bon le racisme le plus abject. C’est le nouveau directeur national du Front National de la Jeunesse, Gaëtan Dussaussaye, 20 ans, qui était interrogé lors du JT de TVLibertés, jeudi 6 novembre et qui a tenu ce propos extravagant, qui rejoint d’ailleurs les propos de Marine le Pen sur le même sujet. Il a osé déclarer : « A la base de cette notion (de grand remplacement), il y a un fondement racialiste, ce que ne peut accepter le FN ». Il préfère s’en tenir à la critique d’un grand remplacement purement culturel. Mon Dieu, pardonnez-lui, car il ne sait pas ce qu’il dit ! Mais l’oiseau, très à l’aise devant les caméras, ne s’arrête pas en si bon chemin. Il fut interrogé par les talentueux Martial Bild et Elise Blaise sur l’avortement et l’euthanasie. Voici leur dialogue :

 

Martial Bild : Il y a 20 ans, quand vous êtes né, le FN était un parti qui défendait la famille, mais qui luttait aussi contre l’avortement : est-ce qu’on continue au FN à lutter contre l’avortement, l’euthanasie ?

 

Gaëtan Dussaussaye : On continue et on en parle ; peut-être un peu moins souvent, parce qu’en tant que parti politique, il faut s’intéresser aux réels problèmes qui s’acharnent contre les Français, et je pense que […] même si ce sont des faits de société importants, l’avortement et l’euthanasie ne sont pas les problématiques qui s’imposent à la majorité des Français.

 

Excellente réplique d’Élise Blaise : C’est par cet argument que François Hollande a pu faire passer le mariage pour tous…

 

Pour conclure, Martial Bild lui demanda quel était son philosophe préféré. Gaëtan Dussaussaye, qui semble, au demeurant, être un homme intelligent, est en Mastère de philosophie à la Sorbonne. Sa réponse ? « Il n’y en a pas un, il y en a trois ». Mais encore ? Il cite Aristote, Rousseau (???) et… Karl Marx (????) Et c’est ainsi que le FN mariniste prétend devenir respectable…

 

CANADA : UNE FOIS DE PLUS, HOLLANDE RIDICULISE LA FRANCE


L’improbable et ridicule pingouin était, il y a quelques jours, en visite officielle au Canada. Il était reçu en grande pompe au parlement d’Ottawa où il était accueilli par les présidents du Parlement et du Sénat, qui entouraient le nouveau héros national, Kévin Vickers, celui qui avait abattu le terroriste islamiste qui avait tenté, le 22 octobre, de mettre le parlement à feu et à sang. La rencontre avec Hollande était présentée, dans l’agenda du président, comme un moment important de la visite. Les services de l’Elysée l’avaient noté en gras sur le programme du voyage. Problème : le ridicule gnome élyséen n’a pas reconnu Vickers et s’est contenté de lui serrer distraitement la main, sans un mot, sans une accolade. Stupeur et gêne des officiels présents. Le responsable du protocole canadien, serrant les mâchoires, a eu ce commentaire très british : « C’est très surprenant », tandis qu’un haut responsable français, consterné, lâchait : « Mais quelle équipe de bras cassés ! A quoi ça sert, tous ces conseillers, s’ils ne lui disent rien ?… » A rien. Et à quoi sert Hollande ? A rien… Si, à détruire la France !

 

UMP : QUAND UNE HUÎTRE MENACE UN PIT-BULL

 

Bruno Le Maire est le principal challenger de Nicolas Sarkozy dans la course à la présidence de l’UMP. L’entourage de Nicolas Sarkozy lui aurait reproché « un charisme d’huître », ce qui n’est pas forcément inexact. Le Maire, interrogé quant à cette comparaison avec des ostréidés, a déclaré « J’aime beaucoup les huîtres, donc je ne trouve pas cela désagréable du tout », ce qui, reconnaissons-le, est une haute pensée philosophique. En attendant, Sarkozy joue à la brosse à reluire, tendance démocrate et humaniste (enfin, il fait semblant d’y jouer). Il déclare, dans ses meetings, de façon immuable, qu’il aura besoin de Bruno Le Maire et d’Hervé Mariton une fois élu à la tête du parti. Quel hypocrite, quel menteur ! En réalité, Nicolas Sarkozy traite en privé Le Maire de “connard”. Brice Hortefeux, le commensal de Sarkozy, use d’un langage encore plus fleuri. Le “connard” en question serait, selon Brice, une « ordure qui nous crache à la gueule alors que, sans Nicolas, il n’aurait jamais été ministre ». Quelle haine ! Mais quelles en sont les raisons ? En réalité, le camp Sarkozy commence à s’inquiéter sérieusement. Sarkozy comptait emporter l’élection de la présidence de l’UMP avec un score africain. Peut-être pas 99,99 %, mais un petit 80 % lui aurait convenu. Oui mais, l’huître ne déplaît pas aux ostréidés de l’UMP. Du coup, le résultat de Sarkozy pourrait être bien moindre : 70 %, 60 %, voire moins de 50 %, ce qui paraît tout de même improbable. En attendant, gobons les huîtres !

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BERNARD CAZENEUVE DEMANDE À BOUBAKEUR DE L’AIDER À “RÉTABLIR LA SÉCURITÉ EN FRANCE

 

Interrogé par le Figaro, Dalil Boubakeur, président du Conseil Français pour le Culte Musulman nous apprend que Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, a demandé de l’aide aux autorités musulmanes pour « établir la sécurité en France ». Bientôt, une police musulmane ? Mais qu’en est-il du djihad ? Pas de soucis, Daril Boubakeur se montre serein : « Dans l’islam, il y a une variété, je dirais même une liberté (Il se moque vraiment de nous !) mais aussi un certain nombre d’éléments qui peuvent aller vers la violence et le danger ». Une microscopique concession…. Il fallait oser ; il a osé… Oui, mais qu’en est-il des islamistes qui prétendent couper la gorge aux impies ? Pas de problème, Dalil condamne ces actes, relevant qu’aucun “conservateur” (ce qui signifie, aucun égorgeur potentiel) ne siège au CFCM. Il condamne, certes, les égorgements, mais affirme rester en relation avec ceux qu’il appelle ses “frères” au prétexte qu’ils « ont la même vision spirituelle de l’islam ». Et il conclut par ces fortes paroles : « L’unité des musulmans est plus importante que nos idées parfois différentes ». On a compris, merci…

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“PAPA, LE PÈRE NOËL N’EXISTE PAS !”

 

Une vidéo sulfureuse circule sur internet (voir le site contre.info) mettant en scène Dieudonné et son fils, âgé sans doute de six ans. Le fils, dans les bras de son père, déclare : « Papa, le père Noël n’existe pas ». Réplique du papa : « Ah bon, et les chambres à gaz ? ». Sacré Dieudonné… La police de la pensée s’étrangle évidemment d’importance devant cette abomination et fait pression sur la plateforme de vidéos Vine (Twitter) afin qu’elle censure l’enregistrement. Trop tard, on l’a vu !

 

ILS NE RESPECTENT PLUS RIEN, MÊME PAS LE TRAVAIL

 

C’est à Dachau, à proximité de Munich, que cet acte abominable a été commis. Le portail de ce camp de concentration portant l’inscription « Arbeit macht frei » (le travail rend libre) a été volé. On ignore pour l’instant si les auteurs de cette abomination sont des néo-nazis ou tout simplement des trafiquants de métaux. Toujours est-il que la chancelière Merkel a déclaré toutes affaires cessantes : « Ce lieu est devenu un lieu contre l’oubli, à destination des générations futures ». « Des actes tels que le vol de la porte d’entrée du camp de Dachau, sont abominables ». Il est en effet abominable de voler une porte d’entrée…

 

LES DITS DE NICOLAS SARKOZY

 

Dans un livre paru, il y a quelques jours, intitulé Ça reste entre nous, hein ? paru chez Flammarion, deux journalistes d’Aujourd’hui en France, Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel, ont fait parler Sarkozy. Florilège : à propos de Hollande et de ses photos estivales au fort de Brégançon : « C’est les Bidochon en vacances ». « Il est mal fagoté, il mange des frites. Quand on fait un métier public, il faut faire attention ». Après les photos du pingouin casqué : « Hollande, c’est le président ridicule. » Valérie Trierweiler ? « Je l’ai toujours trouvée sotte et prétentieuse » Et Sarkozy d’ajouter : « Ce n’était pas une très bonne journaliste politique et pas une très bonne journaliste culturelle non plus ». Manuel Valls ? « Il devrait porter des lunettes, il a le regard fuyant, il fait un peu illuminé » L’UMP ? « Tous des cons ». Fillon ? « Il paraît qu’il a beaucoup souffert pendant cinq ans. Peut-être aurais-je dû abréger ses souffrances » Mais qu’en est-il de Xavier Bertrand, que personne ne connaît mais qui a de très hautes prétentions ? : « Ce bon à rien, ce petit assureur » ; « C’est un médiocre, ce n’est pas la reconnaissance qui l’étouffe » ; Et puis, pris dans un élan de compassion : « Lui, ce sera pieds nus, avec des plaies ouvertes, dans les mines de sel. » Et Marine Le Pen, qu’en dit-il ? « Des airs de “déménageur”, c’est une masse, elle fait hommasse épaisse ». Le côté sympathique de Sarkozy est qu’il est quelque part un humaniste…

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jeudi, 13 novembre 2014

Dimanche 7 décembre 2014 : 19e Table-ronde de Terre et peuple à Rungis

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Parution prochaine du n°4 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré au Parti des Forces nouvelles (1974 - 1984)

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Sortie : le 25 novembre 2014

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Malnier, un nouveau livre de Georges Feltin-Tracol

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Nous reprenons ici l'article de Robert Spieler publié dans Rivarol de la semaine dernière sur le remarquable livre que notre ami Georges Feltin-Tracol à consacré à Thierry Maulnier.

Synthèse nationale

Il y a près de 25 ans, la dénomination d’un nouveau lycée d’enseignement général, construit dans la banlieue ouest de Nice, suscitait l’émoi chez les couineurs de gauche, d’extrême-gauche, et chez les émotionnés professionnels de l’antiracisme. Pensez… Le maire de Nice, qui était alors Jacques Médecin, voulait le baptiser ‘Lycée Thierry Maulnier’. Ce qui fut fait, au grand dam des indignés congénitaux. Qui était Thierry Maulnier ? Une biographie écrite par le prolifique Georges Feltin-Tracol, nous dévoile les arcanes de cet étonnant personnage, qui fut accusé d’être ‘fasciste’ et dont Mauriac dira : « Au lieu de (se) contenter de quelques articles au Figaro, (il) aurait pu être le Sartre de (sa) génération ». Mais Thierry Maulnier ne s’est, certes pas, contenté d’écrire « quelques » articles au Figaro…

Sa jeunesse

Thierry Maulnier est le pseudonyme de Jacques Louis André Talagrand. Il est né le 1er octobre 1909 à Alès, de parents agrégés de lettres. Son père, Joseph, est un farouche républicain et un anticlérical énervé. Accessoirement, il se comporte comme un parfait tyran domestique, et voue ses deux fils à se consacrer à l’étude permanente : pas à l’école républicaine, non, à la maison… Jacques finira tout de même par découvrir la vie lycéenne dans un établissement de Nice. Gare à lui s’il amène des notes autres qu’excellentes à la maison. Le « despote », c’est ainsi que les frères le surnomment, se déchaîne… Mais cette dure éducation a des vertus. Jacques est plus que brillant, plus que cultivé. Il aura droit à sa photo dans la presse locale niçoise pour avoir décroché le second prix au Concours général d’histoire. A l’automne 1924, précoce, il entre en classe de terminale au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Il s’y fait vite une réputation certaine : sa haute taille, son exceptionnelle culture générale, et son m’en-foutisme affiché attirent les regards. Il fait le choix d’être un  « cancre invétéré » qui sera cependant bachelier avec une mention « assez bien », en une époque où une telle mention avait de la signification. Le voici en hypokhâgne où il fait la connaissance des inséparables Maurice Bardèche et Robert Brasillach, avec qui il sympathise fortement. En deuxième année de Normale ’Sup, loin de s’amender pour ce qui concerne son indolence, tant naturelle que travaillée, il se singularise, une fois de plus. Le diplôme de fin d’études repose sur un mémoire que la plupart des étudiants préparent d’arrache-pied tout au long de l’année. Pas lui. Il entreprend d’écrire son mémoire consacré à « L’art dramatique chez Racine d’après ses préfaces », 48 heures avant l’échéance, et obtient la note de 18/20 ! Il épate évidemment Brasillach, Bardèche, et ses camarades. Mais la perspective de devenir professeur, comme ses parents, ne l’enchante absolument pas. Il sera journaliste.

Thierry Maulnier, journaliste

Il découvre Charles Maurras et L’Action française, adhère à l’AF et milite quelques temps aux Camelots du Roi. Ecrivant dans l’organe maurassien des étudiants  L’Etudiant français, il prend le pseudonyme de Thierry Maulnier. Grâce à la qualité de ses articles, le nombre d’abonnements augmente. Il acquiert une certaine célébrité dans les milieux nationalistes. Il est âgé de vingt an ! Le service militairel’attend. Il en gardera un vif sentiment d’inutilité et un antimilitarisme sous-jacent. Sa vie sociale sera intense. Les sorties au théâtre, au cinéma et dans les bistrots s’enchaînent, aux côtés de ses amis Brasillach, Bardèche, Blond, Lupin, Kleber Haedens. Il plaît beaucoup aux femmes et fréquente assidument la Coupole, le Flore, Lipp quand lui et ses amis ne font pas le tour (à pied) de la capitale. Mais quand trouve-t-il le temps d’écrire ? Une anecdote qui décrit sa méthode : A un ami s’enquérant de son éditorial du mois,  il répondit : ‘Il est prêt’, et alors que l’autre le lui demandait, il ajouta : ‘Il ne me reste plus qu’à l’écrire’… Claude Roy dira de lui : « Ce grand travailleur est aussi un grand paresseux ». Cela n’explique  cependant pas tout de ses retards à ses rendez-vous. Il est amoureux de Dominique Aury, pseudonyme d’Anne Cécile Desclos, qui fréquenta la joyeuse équipe de Brasillach et de Bardèche. Elle sera, plus tard, en 1953, le célébrissime  auteur, sous le pseudo de Pauline Réage, d’Histoire d’O, roman érotique qui eut quelques soucis avec la censure.

 

Thierry Maulnier et les anticonformistes des années 1930

Curieuse et fascinante période que celle des années 1930. Un vaste ensemble intellectuel se développa en France, dans lequel Thierry Maulnier joua un rôle majeur. On évoqua les « relèves des années trente », avec d’un côté d’anciens briandistes favorables à la construction européenne, les « fascistes » de Georges Valois et les « techniciens » de ceux qui constituèrent plus tard la célèbre Synarchie. Thierry Maulnier faisait partie d’une seconde tendance qui, avec Denis de Rougemont et Robert Aron, venus du maurrassisme, constituèrent la Jeune Droite. On ne peut évidemment pas s’empêcher de penser à la Révolution conservatrice allemande. Maulnier rédigea l’introduction de l’édition française du Troisième Reich d’Arthur Moeller van den Bruck, un des maîtres à penser de cette école de pensée. L’ouvrage n’a, faut-il le rappeler, rien à voir avec le Troisième Reich hitlérien. Thierry Maulnier écrit, et il écrit beaucoup. Paul Sérant dira de lui qu’il « fut considéré à une certaine époque comme le successeur possible de Maurras dans le domaine doctrinal ». Révolutionnaire, Maulnier l’est avec véhémence. Il dénonce les effets désastreux de la modernité. : « La machine moderne doit produire à tout prix : on ne produit plus pour consommer, on consomme pour produire. De là naît un esprit nouveau, esprit barbare, mépris devant ce que la civilisation a de plus précieux, mépris de l’homme en fin de compte ». Allant encore plus loin dans la révolte, il appelle à « mépriser les lois, violer les lois et les détruire ». Il méprise profondément les milieux politiques de droite. Il écrit cette phrase terrible, si terriblement juste : « Nous ne sommes pas les braves jeunes espérés, la milice sacrée que la droite traditionnelle espère voir surgir pour lui remettre le soin de prolonger le temps des équipages, de défendre la tradition, la Propriété, la Famille, la Morale, et de faire renaître, avec un peu de chance, l’époque où il y avait encore des domestiques ». Maulnier aborde les questions sociales sans craindre de scandaliser ses lecteurs d’esprit conservateur. Il prône une synthèse révolutionnaire-conservatrice et, à l’instar de Drieu La Rochelle, un « fascisme socialiste qui est aujourd’hui la seule forme encore vivante du socialisme ». Il se méfie cependant des étiquettes et refuse d’importer en France des modèles totalitaires étrangers. S’inspirant de Lénine, il écrit : « Une révolution dans son principe n’a pas été un mouvement de masse, les mouvements de masse naissent après les révolutions. La prise du pouvoir, par la ruse ou par la violence, ne demande qu’une minorité ardente, cohérente, convenablement fanatisée. »

Maulnier, trop extrémiste pour Brasillach et Rebatet

Il collabore, entre autres revues, à L’Insurgé, qui se réclamait à la fois de Jules Vallès et de Drumont, dont les orientations fascisantes et corporatives étaient connues. Curieusement, l’équipe de Je suis partout (auquel collabore aussi Maulnier), en particulier Lucien Rebatet et Robert Brasillach, montre une franche hostilité à une ligne éditoriale qu’ils jugent trop extrémiste… Pas étonnant que Maulnier se rapproche durant quelques temps de Jacques Doriot et du Parti populaire français. Il collaborera même à l’organe principal du PPF, L’Emancipation nationale. Il déteste toujours autant le conservatisme, écrivant : « Ce qui nous sépare aujourd’hui des conservateurs, c’est autre chose et beaucoup plus que leur lâcheté (Mon Dieu, qu’il a raison !) », ajoutant « Ce ne sont pas seulement les méthodes d’action conservatrices, ce sont les manières de penser conservatrices, ce sont les valeurs conservatrices qui nous sont odieuses. » Et il ajoute : « A bas l’Union sacrée ! Sous aucun prétexte, nous ne nous solidariserons avec la France d’aujourd’hui ! », concluant par ces mots : « C’est dans l’opposition, c’est dans le refus, c’est, le jour venu, dans la révolution, que réside notre seule dignité possible ». Il évoque cette « République démocratique (qui) ne peut être pour nous que la grande ennemie du peuple, le symbole de son oppression séculaire et des massacres qui l’ont assurée », ajoutant « Démocratie et capitalisme ne sont qu’un seul et même mal : on les abattra en même temps ». Et puis, ces mots (écrits, faut-il le préciser, avant la victoire allemande) : « La France est un pays envahi, un pays colonisé, un pays soumis à la domination étrangère ».

Thierry Maulnier pendant la guerre

Officier de réserve, jacques Talagrand est mobilisé et part en première ligne. L’avancée allemande le contraint à se réfugier chez Léon Daudet. Il  appartiendra aux « vichysto-résistants », ce que n’apprécient guère ses anciens amis de Je suis partout, qui le qualifient de « gaulliste » et de « libéral anglais »à longueur d’articles incendiaires. Lucien Rebatet ira jusqu’à le qualifier, dans Les Décombres, d’  « agent inconscient de l’Intelligence Service » ! Il signe cependant, dans La Revue universelle, une série d’articles, développant des axes doctrinaux pour la Révolution nationale et adhère le 26 janvier 1941 au Comité de Rassemblement pour la Révolution nationale, aux côtés de Jean-Louis Tixier-Vignancour, Edouard Frédéric-Dupont (qui sera membre du groupe FN à l’Assemblée nationale, en 1986) et Antoine de Saint-Exupéry. Il s’écarte cependant de tout engagement politique et refuse toute collaboration avec l’occupant. Il écrit, en 1942, ces lignes : « C’est en-dehors des mythes démocratiques et des mythes totalitaires que se trouvent pour la France la seule renaissance, la seule existence possible ».

L’après-guerre

Le11 septembre 1944, Le Figaro, auquel Maulnier avait collaboré, reparaît. Son premier article concerne Les Réprouvés, allusion bien sûr au magnifique livre d’Ernst Von Salomon, et s’adresse aux soldats perdus de l’IIIème Reich. Il suscite la fureur de certains. Mais ses amis résistants se sont porté garants de lui. Il passe entre les mailles du filet. Ces cautions  n’empêchent pas Maulnier de s’en prendre virulemment à la « Révolution rouge de 1944 »: Indignation de la presse résistancialiste …  Il tonne contre une nouvelle « Terreur ». L’arrestation et la condamnation à mort de Robert Brasillach l’indignent. Avec Jacques Isorni, l’avocat de Brasillach, il rédige une pétition de demande de grâce à De Gaulle, et la fait signer par des artistes et des écrivains : entre autres, par François Mauriac, Jean Cocteau, Colette, Paul Valéry, Albert Camus, Roland Dorgelès. Hélas, Brasillach sera fusillé le 6 février 1945. Une ignominie que Maulnier ne pardonnera jamais à De Gaulle. Il continue à s’activer dans la défense des épurés. Il contribuera à obtenir la grâce de Rebatet, condamné à mort, qui l’avait pourtant copieusement invectivé. Rebatet saluera cet « homme de cœur d’une rare noblesse ». Il aidera aussi Maurice Bardèche à vivr, et même à survivre, l’aidant sur le plan professionnel.

Thierry Maulnier, un bourgeois arrivé à la consécration ?

Avec sa nouvelle épouse, Marcelle Tassencourt, avec qui il partage un amour immodéré pour les chats (ils en ont une dizaine),  il s’investit dans la mise en scène et la dramaturgie. Il critique dans ses pièces le système communiste, ce qui ne lui attire pas franchement les sympathies des Sartriens et autres valets du Komintern. En juin 1959, l’Académie française le récompense par son Grand prix de littérature pour l’ensemble de son œuvre. Cinq ans plus tard, il sera élu Académicien, remplaçant Henry Bordeaux. Mais il continue à écrire au Figaro où il fournit un article ou un éditorial quotidien jusqu’en 1987. Au Figaro ou à La Table Ronde, maison d’édition dont il a « inventé » le nom, il combat frontalement le communisme et ses ‘idiots utiles’, lui qui connaît parfaitement l’œuvre de Karl Marx, qu’il a pu approfondir au temps de la Jeune Droite. Il dénonce avec virulence le totalitarisme rouge, lui qui avait écrit un essai au titre ‘signifiant’ : La face de méduse du communisme. Mais, curieusement, il prit fait et cause, comme le Pape et comme de multiples personnalité au niveau mondial pour les époux Rosenberg, condamnés à mort pour espionnage aux Etats-Unis. Ils avaient transmis aux Soviétiques les secrets de la bombe atomique et furent exécutés. Pourquoi le furent-ils, malgré cette mobilisation mondiale ? L’affaire mérite d’être racontée en quelques lignes. Les Américains avaient en fait réussi à décrypter les messages secrets que les Soviétiques envoyaient à leurs taupes américaines, dont les Rosenberg, et disposaient des preuves absolues de leur trahison. Mais pas question que les Soviétiques  sachent que leurs codes  avaient été décryptés. Le ministre de la Défense américain convoqua dans le plus grand secret les juges du tribunal, et leur présenta, sous le sceau de la discrétion la plus absolue, les preuves de la trahison des Rosenberg, qui furent en effet condamnés à mort et exécutés. Le supposé ‘recentrage’ politique de Maulnier suscita évidemment l’ironie et l’ire de Jacques Laurent, dans sa revue La Parisienne, et des maurassiens regroupés autour de Pierre Boutang. Maulnier était, à leurs yeux, coupable d’écrire dans un journal (Le Figaro), « aux opinions timorées ». Que diraient-ils aujourd’hui ? Mais Maulnier continue à s’engager, en faveur de l’Indochine française, en faveur de l’Algérie française. L’incurie politique de la IVème République l’exaspère tant qu’il en vient à soutenir le retour au pouvoir du général De Gaulle. Il en viendra même à condamner le putsch d’Alger. Maulnier, qui avait pourtant collaboré un temps à Défense de l’Occident de son vieil ami Bardèche, se rapprochera des thèses atlantistes tout en acquiesçant la politique étrangère de De Gaulle.

Mais, « fasciste un jour, fasciste toujours »

Les événements de mai 1968 le réveillent d’un (relatif) sommeil. Dominique Venner, qui le rencontra souvent, dira : « Qu’à bientôt soixante ans, l’écrivain fût différent du jeune homme qu’il avait été trente ans plus tôt, qui s’en étonnerait ? Mais je peux témoigner que le Thierry Maulnier de l’âge mûr, celui que j’ai connu, était beaucoup moins apprivoisé qu’on ne l’imagine, beaucoup moins changé qu’on ne l’a dit. » Thierry Maulnier présidera des colloques dont les invités furent Roland gaucher, Giorgio Locchi, Jean Dutourd, Paul Sérant ou Raymond Ruyer. L’académicien assista aussi à des colloques du GRECE et accepta de figurer dans le comité de patronage de Nouvelle Ecole, la remarquable revue de la Nouvelle Droite dirigée par Alain de Benoist et Pierre Vial. Et c’est ainsi que Thierry Maulnier transmit implicitement le flambeau du combat d’idées de la Jeune Droite et des non-conformistes des années trente auu non-conformistes des années 1970, regroupés autour du GRECE et de la « Nouvelle Droite »…

La mort de Thierry Maulnier

Celui que notre ami Rivarolien, Patrick Parment, avait qualifié, dans un numéro d’Eléments en 1988, de « Cioran sans amertume », et à qui  Pierre Vial rendit hommage dans la même revue avec ce titre, « Thierry Maulnier l’insurgé », décède le samedi 9 janvier 1988 à Marne-la-Coquette.

Georges Feltin-Tracol, Thierry Maulnier, un itinéraire singulier, préface de Philippe d'Hugues, 18 euros (plus 3 de frais de port), Editions Auda Isarn, BP 90825 -  31008 Toulouse Cedex 6

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3162 du 6 novembre 2014

 

ON SAIT que Patrick Modiano vient d’obtenir le prix Nobel de littérature et que Fleur Pellerin serait ministre de la Culture. Enfin, façon de parler… Une journaliste de Canal+ lui pose la question qui tue : « Votre livre préféré de Modiano ? » Réponse d’une grande profondeur de notre brillant ministre : “Euuuhhhh…

 

UN MINISTRE DE LA CULTURE PAS TRÈS CULTIVÉ

 

La présentatrice lui tendit une perche : « Son dernier livre ? » Fleur Pellerin, coincée, fut bien obligée de reconnaître qu’elle n’en savait rien et tenta de se justifier : « J’avoue sans aucun problème que je n’ai pas du tout le temps de lire depuis deux ans. […] Je lis beaucoup de notes, beaucoup de textes de loi, les nouvelles, les dépêches AFP mais je lis très peu ». N’est pas Mitterrand ou Pompidou qui veut. Pourtant, quelques minutes auparavant, le ministre avait indiqué avoir déjeuné avec Patrick Modiano. « On a eu un déjeuner formidable, très très sympathique. On a beaucoup rigolé », avait-elle confié. Pathétique...

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LICRA : “POUR L’AMOUR DE LA FRANCE”, PAR ICI LA BONNE SOUPE !

 

Dans une tribune intitulée « Pour l’amour de la France », Alain Jakubowicz, président de la Licra, présente les conclusions des travaux des Universités de la Licra tenues au Havre du 17 au 19 octobre. Il constate évidemment l’épouvantable montée du racisme et de l’antisémitisme. Mais il a la solution. Il constate : « Le gouvernement allemand, confronté aux mêmes constats, vient de débloquer 30 millions d’euros pour un projet de cinq ans visant à lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Qu’attend-on en France? Il n’est plus possible de nous contenter de grandes et belles déclarations. On ne rétablira pas le lien social sans s’en donner les moyens. Si le combat pour l’emploi est une priorité, celui pour le “vivre ensemble” en est l’une des conditions. Tout le monde doit y contribuer, du sommet de l’Etat aux élus locaux, du monde du travail aux associations, de l’école aux terrains de sport. » En d’autres termes : par ici les subventions.

 

Jamais à court d’idées dès lors qu’il s’agit de faire fonctionner le tiroir-caisse, la Licra propose l’organisation d’un Grenelle de la Fraternité. Et quand la Licra propose, on se met au garde-à-vous, et vite. C’est ce qu’a fait illico Jacques Toubon, le Défenseur des droits (c’est quoi encore, ce machin ?) qui, avec des trémolos dans la voix, a dit tout son soutien à ce projet. Conclusion d’Alain Jakubowicz : « Il est temps de poser les vrais problèmes, sans candeur ni langue de bois, et d’arrêter un plan quinquennal avec des objectifs clairs et les moyens nécessaires pour les atteindre ». Les moyens, les moyens, toujours les moyens. Ces gens-là sont décidément obsédés par « les moyens ». Et c’est ainsi que les impôts flambent...

 

SARKOZY EST-IL DÉJÀ MORT ?

 

Sarkozy doit faire face à de redoutables bombes à retardement. Qui risquent de l’amener en enfer. Il y a tout d’abord son ancien conseiller, Patrick Buisson, qui lui voue aujourd’hui une haine féroce et qui vient de déclarer dans les colonnes du Nouvel Obs : « Je me tairai jusqu’au jour où je ne me tairai pas. Et ce sera spectaculaire. » Il prédit la mort politique prochaine de l’ancien président, promettant le lancement d’« une mystérieuse fusée à trois étages » qui pourrait semer le désordre et faire grand bruit à droite. Buisson prédit : « Hollande et Sarkozy vont couler tous les deux, car ils font système ». Il ajoute : « Nicolas Sarkozy sera mort politiquement avant de l’être judiciairement », commentant ainsi la campagne de l’ancien président pour la présidence du parti : « La mayonnaise ne prend pas. Il est seul. Y’a plus de jus. Plus rien ». Mais il n’y a pas que Buisson. Jérôme Lavrilleux, qui sait tout sur l’affaire Bygmalion, a déjà déclaré à L’Express qu’il avait « du mal à imaginer que Nicolas Sarkozy ne connaissait pas le nom de Bygmalion ». Lavrilleux sera probablement mis prochainement en examen. S’il se met à table, les conséquences risquent d’être redoutables pour Sarkozy. Mais il y a aussi Eric Cesari, ce « Corse formé à l’école Pasqua », selon un ancien ministre UMP, et surnommé « l’œil de Sarkozy » dans les couloirs du siège de l’UMP. Il vient d’être mis en examen pour faux et usage de faux et abus de confiance dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Lui aussi, s’il se met à parler… Le commentaire le plus intrigant est venu d’Eric Zemmour, en général bien informé. Il vient de déclarer au sujet de Sarkozy : « Je pense que c’est fini. Il ne récupérera pas les électeurs populaires qui ne lui font plus confiance. » Zemmour dispose-t-il d’informations particulières ? Dernière info, allant dans le sens de l’analyse de Zemmour, livrée le jeudi 30 octobre par BVA, pour Orange : la part des Français qui souhaitent qu’il ait davantage d’influence dans la vie politique a chuté de sept pointspar rapport au mois précédent, en tombant à 26 %. Et c’est parmi les sympathisants de l’UMP et de la droite que le désaveu est le plus fort. Sarkozy chute lourdement (moins 13 %) parmi les sympathisants de l’UMP, pour ce qui concerne leur souhait d’un retour de l’ancien président de la République. Du coup, Nicolas Sarkozy se trouve devancé par Alain Juppé de 29 points parmi les Français et de quinze points parmi les sympathisants de la droite. Juppé plutôt que Sarkozy ? C’est ce qui s’appelle tomber de Charybde en Scylla.

 

PAUVRE STRAUSS-KAHN, LE VOICI AU BORD DE LA RUINE

 

Dominique Strauss-Kahn, pour avoir été le patron du FMI, n’a cependant pas vraiment le sens des affaires. Il vient de perdre quelques millions d’euros dans une aventure parfaitement improbable.

 

En mai dernier, le mariage entre l’homme d’affaires franco-israélien Thierry Leyne (à la réputation sulfureuse) et Dominique Strauss-Kahn était célébré en grandes pompes et faisait les gros titres de la presse helvétique. Leur fonds d’investissement Leyne-Strauss-Kahn & Partners (LSK) annonçait un objectif « très ambitieux », celui d’atteindre une taille de « deux milliards de dollars d’ici un an ». La filiale suisse, Assya Asset Management, qui n’acceptait que les clients lui confiant un minimum de 20 millions d’euros, devait même être dirigée par Vanessa Strauss-Kahn, la fille de l’ancien ministre socialiste. Seuls les mauvais esprits voient un soupçon de Madoff dans cette aventure. Las, Thierry Leyne vient de se suicider en se jetant du balcon de son somptueux appartement de Tel-Aviv. Il avait, il est vrai, emprunté des sommes assez considérables à des « hommes d’affaires » originaires des pays de l’Est. Sommes qu’il était parfaitement incapable de rembourser. Or, nul n’ignore que ces gens-là n’ont un sens de l’humour que très modéré et passent assez vite aux représailles, y compris à l’encontre des familles des audacieux qui ont la prétention de les rouler… Mais que venait faire Strauss-Kahn dans cette galère ? Il avait fait la connaissance il y a deux ans de l’homme d’affaires franco-israélien, qui vivait dans le plus grand luxe, tout en étant très pratiquant (il portait régulièrement les tsitsvis, ces cordelettes rituelles exprimant un haut degré de judaïsme, sous sa chemise ou son tee-shirt). Ayant de parfaits comportements de psychopathe, ce qui a dû plaire à DSK, il passait d’un instant à l’autre d’un comportement policé à un comportement violent, insultant et même ordurier. On apprend que Thierry Leyne a vécu dix ans à Genève. Sa femme s’y est suicidée en se jetant dans le vide il y a trois ans. Or, depuis sa disparition la semaine dernière, aucun financier suisse ne lui a rendu hommage. Plus inquiétant encore, la communauté juive ne s’est pas manifestée non plus. « Ce n’est pas bon signe », constate un banquier genevois. Et pourtant DSK et Leyne avaient tout fait pour se faire bien voir des Suisses. Malgré leurs passeports français et israélien, ils avaient décidé récemment de soutenir… l’équipe suisse de tennis. Ah, cosmopolitisme, quand tu nous tiens ! Pauvre DSK, qui attend de plus, dans quelques jours, le procès de l’Affaire Carlton. Très affecté, on ne sait pas si c’est par la perte de son argent ou la disparition d’un camarade, il s’est rendu à ses obsèques à Tel Aviv, pour réciter le Kaddish, la prière juive des morts. Mais pour l’heure DSK ne s’est pas, lui, suicidé.

 

APRÈS L’ANTISÉMITISME, L’HOMOPHOBIE, VOICI L’ANTIMAÇONNISME QUI MENACERAIT LEUR RÉPUBLIQUE !

 

Vous l’ignoriez peut-être, mais selon Daniel Keller, le Grand Maître du Grand Orient, l’heure est grave car on assiste aujourd’hui en France à « la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme ». Quels sont, d’après l’oiseau, « les trois symptômes de la crise de la République » ? Vous ne devinerez jamais. Il y a tout d’abord l’antisémitisme et puis l’homophobie, et enfin, l’antimaçonnisme, qui constitue, selon le Grand Maître, « une menace pour les fondements de la République ». Ni plus, ni moins… Bref, le Grand Orient lançait, il y a quelques jours, à Lille, une campagne publique contre « la dangereuse résurgence de l’antimaçonnisme » qui se déclinera en conférences tenues dans huit villes françaises. Dont sans doute Tel-Aviv ? Grâce au journaliste Jiri Pragman (dont nous n’avons jamais entendu parler), qui intervint, l’air grave lors de cette conférence, nous savons qui sont les responsables de cette épouvantable résurgence. Il a déclamé : « 2014 n’est certes pas 1934 ou 1940, mais il y a une résurgence de l’antimaçonnisme, venant des milieux catholiques hostiles au mariage pour tous, des évangélistes, des musulmans et plus généralement d’internet et des réseaux sociaux » Fermez le ban, et sortez le carnet de chèque…

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LE DERNIER DÉLIRE DE COLLARD

Mais si, vous connaissez Gilbert Collard, le député mariniste à l’Assemblée nationale. Jean-Marie Le Pen avait déjà suggéré que son nom résonnerait mieux si l’on remplaçait les deux ‘l’ par une autre consonne. Voici sa dernière déclaration : « On peut être membre du FN et se convertir à l’Islam ». Après de telles déclarations il n’y a plus qu’à tirer l’échelle !

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3161 du 30 octobre 2014

LA GENT féminine a visiblement des comptes à régler avec François Hollande. Martine Aubry a beau affirmer qu’elle veut la réussite du président de la République, personne ne la croit. Et pour cause : ses paroles en coulisses, révélées par le Canard Enchaîné, sont meurtrières pour l’improbable pingouin élyséen. Le journal satirique a rendu publics des extraits de conversation entre l’ex-première secrétaire du Parti Socialiste et ses proches.

 

“HOLLANDE ? UNE COUILLE MOLLE !”, DIXIT MARTINE AUBRY

 

« J’avais raison, Hollande est un incapable. Il a tout raté », aurait-elle confié à l’un de ses proches. Selon Martine Aubry, le président de la République enchaînerait les erreurs, ne réussissant ni avec le chômage, ni avec la croissance. « Tout va de travers », se permet-elle ainsi de juger en “off”. Il est vrai que les relations entre Aubry et Hollande n’ont jamais été au beau fixe. Tandis que la première traitait le chef de l’Etat de « couille molle », le second la qualifiait de “perverse”. Martine Aubry est coutumière de considérations fort peu humanistes à l’encontre de ses camarades socialistes. Elle avait déjà qualifié Jean-Marc Ayrault de “nul” et son successeur à la tête des socialistes, Harlem Désir, d’“enc…”. Conclusion : une humaniste qui fonctionne avec une régularité de métronome au whisky Aberlour, douze ans d’âge, devient assez vite misanthrope.

 

C’EST UN MUFLE !” S’EXCLAME GENEVIÈVE “DE FONTENAY”

 

Geneviève de Fontenay, la fondatrice du prix Miss France, qui s’appelle en réalité Mulmann, n’a pas non plus mâché ses mots à la suite de la publication du livre de Valérie Trierweiler. Féministe en diable, complice de toutes les tarées dès lors qu’elles sont femmes, la dame au chapeau s’en est pris violemment à Hollande à qui elle reproche son comportement lors de sa rupture. « Je suis dans une colère », dit-elle, « de la manière dont il traite cette femme, qui est répudiée, considérée comme un objet consommable et jetable ! Enfin quand même ! C’est la première dame de France (mais où est-elle allée chercher cela ?) ! Il pourrait au moins avoir du respect pour elle, de la considération ! » Du coup, Geneviève Mulmann, qui est, comme on le sait, une grande intellectuelle, achève notre oiseau avec cette analyse politique transcendante, que seule une femme, Mulmann de surcroît, pouvait prononcer : « c’est un mufle qui n’a pas le courage de s’affirmer. […] Qu’il aille s’amuser avec ses compagnes, mais il n’est plus digne de diriger la France ». Si c’est elle qui le dit…

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ALAIN SORAL, UN “PRÉDICATEUR DE LA HAINE”, TRAUMATISE CE PAUVRE HAZIZA

 

Trois mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende ont été requis le 17 octobre à l’encontre d’Alain Soral, accusé d’incitation à « la haine, la discrimination ou la violence » à l’égard du journaliste Frédéric Haziza et de la communauté juive. « On est ici dans l’appel à la haine de l’autre. Et l’autre, c’est M. Haziza et c’est le Juif », a affirmé, l’air grave, la procureure (féminisons les titres, égalité “femmes-hommes” oblige). En effet, Haziza, journaliste à LCP et à radio J, s’était vu décerner le glorieux titre de « con du mois » par Soral. « On est là au-delà de la liberté d’expression et personne dans notre République ne devrait pouvoir être l’objet de telles attaques », a déclaré le procureur Annabelle Philippe. Sauf, of course, les militants nationalistes et ceux qui s’autorisent quelques fantaisies politiquement et idéologiquement incorrectes. Toujours est-il que Haziza couine, et quand ces gens-là couinent, ils couinent d’importance. Il s’est déclaré “meurtri”, rien que ça, par « tout ce qui se trouve dans sa littérature et sur son site (celui de Soral) » et se dit victime depuis lors d’« un acharnement des “fans” de Soral qui le poursuivent avec des messages de haine ». Pauvre chéri… il est vrai que Soral n’a pas sa langue dans la poche. Sur son site, il avait dépeint Frédéric Haziza comme « un journaliste issu de la communauté dont on n’a pas le droit de parler qui occupe… oui, c’est le mot, il s’agit d’occupation, à peu près la totalité de la superstructure idéologique de la France » et qui fait « un boulot de censeur tribaliste ». « J’en ai plus que marre que des gens qui représentent moins de 1 % de la population française, qui tiennent à peu près toutes les places de décision crachent à la gueule des Français comme moi », avait-il ajouté en dénonçant « une arrogance, une domination et une malhonnêteté communautaire ». A la barre du tribunal, Alain Soral, blouson de cuir et tee-shirt portant l’inscription “Goy” en lettres gothiques, a, quant à lui, dénoncé les « persécutions d’une communauté organisée ». Frédéric Haziza et plusieurs associations dont l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), SOS-Racisme et la Ligue des droits de l’homme (LDH) se sont constitués parties civiles. « M. Haziza n’est pas visé en tant que journaliste, mais en tant que juif », a martelé son avocate, Me Stéphanie Zaks. « À travers lui, c’est toute la communauté juive qui est ciblée », a ajouté Me Jérémie Boulay pour la Licra. Et Me Stéphane Lilti (avocat de l’Union des organisations juives de France) de conclure : « M. Soral est un prédicateur de la haine qui fait sa propagande sur le dos de M. Haziza ». Jugement le 21 novembre.

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UN BIZUTAGE ANTISÉMITE PAS DRÔLE DU TOUT

 

L’université de Liège vient de vivre les heures les plus sombres de son histoire. Le comité de “baptême” du département de philosophie a en effet trouvé un thème des plus originaux pour le bizutage prévu le 21 octobre. La soirée était intitulée « Le mardi, on rentre à Gaza en famille ». Le carton d’invitation était encore plus explicite : « M. s’en est allée torturer quelques Palestiniens […] Te voilà dans la peau d’un petit Palestinien. Le but de ta soirée est d’éviter le grand méchant Juif et de retrouver tes pénates heureux et entier (si possible). » L’image terrifiante sur l’invitation suscite l’émoi puisqu’elle montre une Juive représentée avec des yeux rouges sataniques. L’Union des Etudiants Juifs de Belgique (UEJB) s’est aussitôt fendu d’un communiqué de presse expliquant que « le folklore estudiantin a pour tradition de dénoncer par la dérision et l’humour. Ici nous sommes dans toute autre chose : une vision manichéenne et antisémite du conflit israélo-palestinien… C’est à la fois un appel aux clichés caricaturaux visant les Juifs et à la stigmatisation des personnalités juives. C’est l’ensemble de la communauté juive qui est ciblée, y compris les étudiants et autres concitoyens juifs. L’UEJB ne peut rester indifférente devant un événement aussi scandaleux et s’inquiète une nouvelle fois de la banalisation de l’expression antisémite. » Efficace, le recteur de l’université a bien évidemment convoqué les étudiants à l’origine de cette farce « aux relents antisémites », après avoir interdit la soirée. On ne badine pas avec l’antisémitisme, non mais !

 

TOVA REICH, FILLE DE RABBIN PARFAITEMENT INDIGNE

 

Fille de rabbin, Tova Reich dénonce l’exploitation commerciale de l’“Holocauste” dans un roman hilarant qui a fait grincer des dents aux Etats-Unis. Dans ce livre, Maurice, cynique, menteur et uniquement obsédé par l’appât du gain, dirige le musée de l’“Holocauste” à Washington. Norman, son fils, préside une société qui attribue, contre forte rémunération, des licences officielles « Holocauste compatible ». Ses clients sont tous des professionnels de l’humanitaire, qui amassent des fortunes en dénonçant la souffrance animale ou humaine, notamment juive, et Dieu sait que cette dernière souffrance est particulièrement éprouvante et juteuse. Mais quelle est la technique des Laurel et Hardy de la Shoah pour s’en mettre plein les fouilles ? Ils organisent tout simplement des voyages privés à Auschwitz, destinés à des milliardaires américains et juifs, ce qui n’est pas forcément incompatible, pour contribuer à l’entretien de la divine Mémoire. Les commentaires sur Internet de ce livre intitulé Mon Holocauste sont dithyrambiques. On lit par exemple : « Mon Holocauste est l’ouvrage impitoyable d’un génie de la satire. Il fait partie des romans sociaux et politiques les plus lucides de ce début de siècle. En comparaison, La Ferme des animaux, qui date du siècle dernier, ressemble à une plainte vague. » Si c’est vrai, ce livre est certainement un chef-d’œuvre mais cette appréciation dithyrambique sur l’ouvrage est peut-être très exagérée. Profitez-en pour lire, amis Rivaroliens, cette formidable dénonciation du stalinisme qu’est La Ferme des animaux de George Orwell. Des cochons qui prennent le contrôle d’une ferme et réduisent les autres animaux en esclavage… C’est plus que jamais d’actualité !

 

DES DOSETTES DE CRÈME À L’EFFIGIE D’HITLER ET DE MUSSOLINI

 

Grosse Skandal ! Des restaurants en Suisse alémanique ont servi au début de la semaine dernière des cafés avec des dosettes de crème à l’effigie de Mussolini et d’Hitler, a révélé le journal 20 Minutes. Ces petites dosettes en plastique, servies traditionnellement en Suisse en plus du sucre lorsqu’on commande un café, ont été livrées à une centaine de restaurants par une filiale du groupe Migros qui a présenté mercredi ses « excuses pour cet incident impardonnable ». Impardonnable en effet, d’autant qu’aucune dosette à l’effigie de Staline, de Lénine, de Mao, de Pol Pot, d’Enver Hoxha, de Castro n’a été pour l’instant proposée par la société Karo qui avait conçu les illustrations figurant sur ses petites dosettes de crème. Les couvercles de ces dosettes sont souvent prisés des collectionneurs, et représentent les motifs les plus divers. Du coup le groupe Migros, terrifié par les potentielles conséquences commerciales de cette abomination, a décidé de rompre toute relation commerciale avec la société Karo. Le patron de la société Karo a tenté d’expliquer l’innommable : « Les images font partie de la série Cigar Bands, sur le marché depuis deux ans déjà pour les collectionneurs », a déclaré Peter Wälchli, de la société Karo. Ces images ont été tirées d’un livre sur les bagues de cigares. « Bien entendu que c’est terrible, ce qui s’est passé à l’époque d’Hitler », a-t-il ajouté, « Aujourd’hui aussi des choses terribles se passent, on décapite des gens en Syrie ». Mais est-il fou ? Comparer des Juifs avec des Chrétiens ou des musulmans supposés hérétiques, n’est-ce pas le début de la barbarie ? En tout cas le groupe Migros aura encore plus vite cédé que naguère les banques suisses aux pressions des gardiens de la Mémoire exigeant réparations financières. Le courage est décidément une vertu qui se perd…

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mercredi, 22 octobre 2014

Chronique de la France asservie et résistante

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Robert Spieler - RIVAROL N°3159 du 16 octobre 2014

 

SCANDALE : le député UMP Julien Aubert s’est fait rappeler à l’ordre, le lundi 6 octobre, à l’Assemblée nationale. La raison : il s’est s’obstiné à appeler la présidente de séance « Madame LE président », lors des débats sur le projet de loi concernant la transition énergétique. Ce rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal est passible d’une privation, pendant un mois, du quart de l’indemnité parlementaire pour le député du Vaucluse, selon le règlement de l’Assemblée. Alors que la présidence de séance, la socialiste Sandrine Mazetier, lui demandait de respecter la présidence et le règlement de l’Assemblée en l’appelant « Madame LA présidente », Julien Aubert répondait qu’il ne faisait que suivre « l’Académie française » en disant « Madame le président ». Après ce rappel à l’ordre, le député a cessé de dire « Madame le président » mais a continué en revanche à dire « Madame le ministre » lorsqu’il s’est adressé à Ségolène Royal. Julien Aubert, qui est apparemment un sympathique provocateur, avait déjà appelé en janvier Sandrine Mazetier, « Madame le président » et Cécile Duflot « Madame le ministre », à cinq reprises. Toujours est-il que Sandrine Mazetier, le président du machin, a piqué une rage noire, concluant par ces mots : « Monsieur la députée, vous étiez la dernière oratrice inscrite. La discussion générale est donc close. » Conclusion de cette histoire : Julien Aubert a été rappelé à l’ordre et privé du quart de son indemnité parlementaire pendant un mois. Il lui en coûtera 1 378 euros. En attendant, bien sûr, d’être très logiquement fusillé, après avoir été torturé et écartelé.

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LES SOCIALISTES SONT FORTS, QUESTION SÉMANTIQUE

 

Info livrée par le très intéressant site, le Journal du chaos, de notre ami Patrick Rizzi : à chaque fois que Claude Bartolone annonce la prise de parole du ministre du Travail, François Rebsamen, à l’Assemblée nationale, l’opposition clame aussitôt « et du chômage ! ». Donc, Bartolone clame désormais : Monsieur le ministre. C’est propre, c’est net, c’est socialiste… Autre info diffusé par Rizzi, cette fois-ci ouvertement antisémite : Manuel Valls et son épouse juive, Anne Gravoin, se sont précipités chez Marek et Clara Halter, le 28 septembre dernier, pour célébrer le nouvel an juif en compagnie du tout Paris médiatique. Nous n’étions pas invités…

 

WALLERAND DE SAINT-JUST, MÉCHANT DOBERMAN DE MARINE LE PEN

 

L’amusant, enfin, si l’on peut dire, trésorier du FN, paraît-il avocat et membre du bureau exécutif, son instance suprême, commence à sérieusement taper sur les nerfs du commun des mortels. Témoin ce récent échange sur Facebook, qui débute par ce message sans aucune acrimonie (mais très contestable sur le fond) de Riposte laïque : « Marine Le Pen doit comprendre que la ligne de Chauprade correspond aux attentes populaires. » Réponse de Saint-Just : « Oui c’est ça, Marine Le Pen ne comprend rien. Mêlez-vous de vos oignons. » Lisant cela, un internaute lui écrit : « Pourquoi cette agressivité ? » La réponse fuse : « Parce que vous nous les brisez. Nous n’avons aucun conseil à recevoir de vous ». Mon Dieu, qu’il est petit et méchant !

 

L’ÉLECTION DE JACQUES BOMPARD ANNULÉE ?

 

Les services de la mairie de Jacques Bompard ont fait une incroyable erreur qui pourrait entraîner l’annulation de sa réélection à la mairie d’Orange le 30 mars dernier. Ses comptes de campagne devaient être fournis à la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) le 30 mai 2014 au plus tard. Le 26 mai, ils sont donc postés. En recommandé. Mais le 14 juin, la CNCCFP n’avait toujours rien reçu. Branle-bas de combat à Orange : où sont-ils passés ? Eh bien, le secrétariat chargé de l’envoi a fait une incroyable erreur. Il a envoyé le courrier non pas à la commission, mais à Jacques Bompard ! Le temps de les réexpédier, ils n’arrivèrent à la CNCCFP que le 25 juin, trop tard pour être validés… D’où un sérieux risque d’annulation de l’élection. Et d’inéligibilité pour Bompard. Et dire que l’édile d’Orange a récemment laissé son adjoint procéder à l’union de deux lesbiennes dans sa mairie car il ne voulait pas être démis de ses fonctions et rendu inéligible. Quitte à perdre son mandat, il aurait mieux valu être courageux en résistant au “mariage pour tous” plutôt qu’être rendu inéligible pour un simple cafouillage administratif.

 

BENEDETTI ET GABRIAC INVALIDÉS

 

Le tribunal administratif de Lyon vient de rendre un arrêt invalidant la dernière élection municipale de Vénissieux et frappant Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac d’inéligibilité pour un an. Voici ce que raconte le site proche de Benedetti, La Flamme : suite au dépôt de candidature de la liste « Vénissieux Fait Front » menée par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac lors des dernières municipales, Marine Le Pen, dont le secrétaire départemental, Christophe Boudot, avait été incapable de monter une liste à Vénissieux, criait au scandale et, traitant nos amis de “parasites”, en appelait au préfet du Rhône Carenco, ennemi déclaré de toute politique nationale, pour faire invalider la liste. Le préfet du Rhône alla en effet au-delà des espérances de celle-ci et entreprit une vaste campagne de harcèlement téléphonique des candidats de la liste « Vénissieux Fait Front » que ses services venaient de valider. On imagine la réaction de certains de ces candidats, issus en partie de milieux fort modestes des quartiers populaires de la banlieue lyonnaise, quand la préfecture téléphona chez eux pour leur suggérer qu’il n’était pas possible qu’ils se soient laissés entraîner « à l’insu de leur plein gré » à figurer sur la même liste que des gens d’extrême droite. Méthode stalinienne qui eut son effet puisque certains se dédirent, prétendant, terrorisés, avoir été abusés par Benedetti. Bref, le tribunal administratif de Lyon a rendu un verdict qui va au-delà de la demande du rapporteur public. L’élection de Vénissieux est annulée, les mandats de Benedetti et Gabriac immédiatement suspendus. Ils ne siègeront plus au conseil municipal de Vénissieux. C’est ainsi que cela se passe dans cette insupportable tyrannie.

 

LE CRIF HORRIFIÉ…

 

Martine Aubry, maire de Lille, vient de suspendre le jumelage de sa ville avec la ville israélienne de Safed. Ils sont fous de rage. Le Président du CRIF, Roger Cukierman a adressé, le 8 octobre 2014, une lettre à Martine Aubry, exprimant sa profonde indignation : « La communauté juive est choquée par votre décision de rompre le jumelage de Lille avec une ville israélienne. C’est une décision qui correspond à une attitude haineuse à l’égard du peuple israélien, car ni votre ville partenaire, ni le peuple israélien ne sont responsables de la politique du gouvernement israélien. » Sauf que cet hypocrite de Cukierman soutient à fond la caisse la politique israélienne…

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TRIERWEILER, IVRE, TABASSE L’EX-FEMME DE MICHEL SAPIN

 

Ça s’est passé le 28 septembre. Trierweiler, joyeusement éméchée, participait à une grande fête organisée par l’adjoint au maire UMP du XIIe arrondissement de Paris. L’homosexuel, toxicomane et séropositif Jean-Luc Roméro célébrait son premier anniversaire de “mariage” avec un homme, bien sûr, Christophe Michel. L’ambiance était festive et Trierweiler s’amusait sur la piste de danse. Elle repéra d’anciennes amies assises à une table. Parmi elles, Valérie de Senneville, l’ex-femme de Michel Sapin, et Nathalie Mercier, son ex-attachée de presse. Toutes les deux avaient soutenu le rottweiler après la parution des clichés de Closer, étalant sur la place publique la liaison entre Julie Gayet et François Hollande. Elles lui avaient même rendu visite lors de son hospitalisation. Oui mais, elles n’ont pas du tout apprécié la parution du livre de Trierweiler, Merci pour ce moment, et l’avaient fait savoir. Leur présence rendit cette excitée folle de rage. Elle les interpella, la discussion dégénéra. Soudain incontrôlable, elle se jeta sur Valérie de Senneville, journaliste aux Echos, la gifla, la griffa et lui tira les cheveux. Nathalie Mercier eut, elle aussi, droit à une correction puisque la mégère la frappa aussi. On ignore les suites du scandale. Trierweiler a-t-elle été internée ? Pas impossible…

 

FRANÇOIS HOLLANDE ET “SON RÈGNE GLAUQUE”

 

Dans son livre, L’Ere du peuple, Mélenchon écrabouille Hollande, dont il dénonce le « règne glauque ». Il écrit : « Depuis un siècle, en France, aucun reniement à gauche n’égale celui de François Hollande en deux ans et demi. » Personne, affirme-t-il « n’avait trahi ses électeurs aussi vite, aussi grossièrement, aussi totalement ». Il l’accuse d’avoir « dépouillé les gens du commun de tout ce qui compte pour eux » et d’être pire que Sarkozy. Suit une petite séance d’autoflagellation puisque Mélenchon déclare : « La honte en plus pour nous car nous l’avons élu » Eh oui qu’il le veuille ou non Mélenchon, ancien ministre socialiste, fait partie de la majorité présidentielle de Hollande car il a explicitement appelé à voter pour lui le 6 mai 2012. Cette responsabilité politique est très lourde. Qu’il compte sur nous pour la lui rappeler sans cesse ! Et, que je sache, il n’a jamais voté la censure contre le gouvernement Valls non plus que contre le gouvernement Ayrault. Tout cela n’est donc qu’une comédie.

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La 8e Journée de Synthèse nationale : un succès !

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David Charpen, Président de Résistance à l'immigration, au cours de son intervention

C’est près de 800 personnes qui, au cours de la journée de dimanche, sont venues assister à la réunion annuelle de Synthèse nationale qui se tenait à Rungis (94).

Dès 11 h 00, à l’ouverture des portes, nous savions que cette 8e édition des journées nationalistes et identitaires serait un succès. Une fois le guichet passé, les nombreux amis qui étaient venus parfois de très loin purent visiter les stands qui avaient été dressé dans un large couloir et dans un grand hall réservé à cet effet. Le premier d’entre ces stands était bien sûr celui de Synthèse nationale, situé juste après l’accueil, où étaient présentés les livres que nous éditons ainsi que notre nouvelle revue, née au mois d’avril dernier, Les Cahiers d’Histoire du nationalisme. De nombreux abonnements à celle-ci furent enregistrés ce dimanche. Autre attraction sur le stand, la présence du célèbre dessinateur de presse Aramis qui vient de réaliser un recueil de ses meilleurs dessins publiés ces dernières années intitulé « ça calme ! ». Cet album de 310 pages, édité par Les Bouquins de Synthèse nationale, est tout simplement hilarant. Aramis passa sa journée, ou presque, à le dédicacer. Il en fut de même pour Georges Feltin-Tracol avec son dernier livre-choc En liberté surveillée

Après l’étape incontournable au stand de Synthèse nationale, les visiteurs, de plus en plus nombreux au fur et à mesure que la matinée s’achevait, pouvaient rencontrer sur le stand du quotidien Présent, dont la nouvelle formule n’a échappé à personne, Francis Bergeron, Catherine Robinson, Thierry Bouzard ou Philippe Randa. Ils purent aussi visiter, dans le grand hall, celui de Rivarol où se trouvaient nos amis Jérôme Bourbon, Scipion de Salm et Robert Spieler. Il y avait là aussi le dernier numéro des Ecrits de Paris et des livres de collaborateurs de l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne. A côté de Rivarol, la revue et l’association Terre et peuple dont les militants nous furent d’une aide précieuse pour la préparation de la réunion.

Côté mouvements, le stand du Parti de la France attira de nombreux sympathisants. Il jouxtait celui de Northmen impakt, le talentueux groupe musical qui devait se produire, juste après Docteur Merlin, à la fin de notre réunion. Il y avait aussi celui du Réseau identités et de la Ligue francilienne d’Hugues Bouchu qui diffusait le dernier livre de Richard Roudier sur le redécoupage fantaisiste de la France que veulent nous imposer Valls et Hollande. Le Cercle Franco-hispanique, fidèle de nos journées, l’association Fier de l’être avec ses fameuses cartes postales non-conformistes, étaient aussi présents ainsi que bien d’autres...

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Le Cercle Franco-hispanique reçoit ses amis

Côté stands commerciaux, le plus grand était celui de Tribann, le magasin lillois de vêtements qui rencontra un certain succès. Il y avait aussi le sympathique serrurier Pierre Chabot, bien connu des nationaux parisiens, les vins et alcools des terroirs de France et d’ailleurs qui firent un tabac. Il en allait de même pour les éditeurs comme La Diffusion du Lore, Déterna ou les Editions Damase qui présentaient leurs derniers livres parus. Partout régnait la bonne humeur et les exposants tout comme les visiteurs ne regrettaient visiblement pas d’être venus.

De nombreux écrivains et collaborateurs de notre revue, tels Jean-Claude Rolinat, Nicolas Tandler, Patrick Gofman, Philippe Randa, Pieter Kerstens dédicaçaient leurs ouvrages sur les stands.

A 11 h 30, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, prononça un discours d’ouverture dans la salle de réunion (400 places) qui était déjà presque pleine. Il annonça que cette 8e journée était dédiée à Olivier Grimaldi, fondateur du Cercle Franco-hispanique et ami de notre revue, qui nous a quitté au début du mois de mars à la suite d’une longue maladie.

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Dès la première table-ronde, la salle est pleine

Débuta ensuite la table-ronde animée par Robert Spieler. Georges Feltin-Tracol, qui vient de publier un remarquable livre-choc, En liberté surveillée, développa le thème de la journée, « Nations, civilisations… des mots qui pour nous veulent encore dire quelque chose ! ». Son exposé sera prochainement en ligne sur ce site. Puis Arnaud Raffard de Brienne attaqua le nationicide Traité transatlantique. Il rappela que Synthèse nationale fut la première, à droite, à dénoncer ce traité. Thomas Joly, secrétaire général du Parti de la France, évoqua pour sa part l’engagement politique et David Charpen, Président de Résistance à l’immigration, l’engagement associatif. Enfin Richard Roudier, Président du Réseau identités développa les propositions identitaires sur le redécoupage de la France.

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L'espace restauration qui ne désemplie pas

A partir de midi, jusqu’au milieu de l’après-midi, l’espace restauration ne désemplie pas un instant.

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Luc Pécharman, Jérôme Bourbon, Serge Ayoub, Roland Hélie, Francis Bergeron, Pierre Vial

A 15 h 30 débuta le meeting très attendu. Luc Pécharman ouvrit la séance avec une brillante intervention sur la « novlangue », fléau des identités. Puis ce fut le tour de Francis Bergeron qui profita de son intervention pour présenter le nouveau Présent. Jérôme Bourbon qui lui succéda fit, avec le talent que nous lui connaissons, une analyse de la situation politique du moment et rappela que Rivarol était à nouveau victime de la répression du Système. Ce fut le tour de Serge Ayoub. Le porte-parole du Courant solidariste français fit un exposé sur la notion du temps. Le temps qu’il a fallu pour créer une nation comme la France ou une civilisation comme la civilisation européenne. Ce qui ne se fait pas avec le temps ne résiste pas à l’épreuve du temps. Pierre Vial pour sa part nous fit, comme d’habitude, un remarquable exposé sur nos identités menacées. Ce fut un délice de l’écouter.

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Roland Hélie lors de la séance d'ouverture

Enfin Roland Hélie conclu le meeting en appelant les participants à continuer et amplifier le combat nationaliste et identitaire : « Nous ne pouvons pas nous résigner à voir notre nation et notre civilisation disparaître. Le combat que nous menons ne s’arrête pas aux échéances électorales, c’est un combat qui doit nous mener à la victoire. Le XXIe siècle sera celui du réveil des peuples et des nations ! »…

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Nothmen impakt, un groupe comme on les aime

La partie politique de la journée étant terminée, ce fut la partie festive qui commença. Docteur Merlin et Northmen Impakt se chargèrent parfaitement de faire passer en chanson les messages qui sont les nôtres. Le concert fut un véritable succès. Terminer une Journée de Synthèse nationale par un concert était une première. Gageons que cela devienne une tradition…

A 18 h 30, comme prévu, les portes se refermèrent et chacun rentra chez soit avec la ferme volonté de se battre pour que vive la France française et que vive l’Europe européenne !

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Sur la biographie de François Brigneau signée Anne Le Pape

I-Moyenne-16917-brigneau-qui-suis-je.net.jpgRobert Spieler

Rivarol du 4 septembre 2014

Anne Le Pape vient d’écrire la première biographie de François Brigneau. Passionnante. Elle a paru aux éditions Pardès. On y découvre ce journaliste de combat, d’une énergie époustouflante et d’un courage sans limite,  qu’un sondage de notoriété de l’IFOP classait en 1965, comme deuxième journaliste de France. Il fut salué par des hommes aussi différents que Frédéric Dard et Jean Madiran, Céline et Roger Hanin, Hubert Beuve-Méry et Jacques Vergès, Robert Brasillach et Jean Gabin, Yvan Audouard et Michel Déon, Pierre Boutang et Albert Simonin, Arletty et Raymond Bourgine, Antoine Blondin, Pierre Lazareff, Jacques Benoist- Méchin, Marcel Pagnol ou Alphonse Boudard.

Sa jeunesse

WellAllot est né le 30 avril 1919 à Concarneau. Ce breton, qui prendra plus tard le pseudonyme de François Brigneaua un père instituteur, vigoureusement républicain (Il adhèrera au Parti communiste)  et une mère ainsi qu’une grand-mère profondément catholiques. Ambroise, son grand père, est patron pêcheur. Un personnage :« Taciturne à jeun, quand il avait bu il aurait cherché querelle à ses sabots », dira de lui son petit-fils. Le petit Well grandit dans une atmosphère de deuil. La Bretagne, qui a sacrifié près de deux cent quarante mille de ses enfants lors de la Grande guerre, a particulièrement souffert. Well en conservera une solide méfiance à l’encontre des va-t-en-guerre de tous bords.Well n’est certes pas un élève modèle. Il se décrit ainsi : « Turbulent, bagarreur, distrait, grand lecteur de romans, j’estimais inutile de travailler en classe et d’apprendre mes leçons, ou de m’appliquer sur mes devoirs à la maison ». Il s’intéresse à l’aventure maritime en solitaire, à la littérature, au football, au vélo et… rêve de devenir journaliste comme Jules Vallès et Henri Béraud. A douze ans il fonde son premier journal, David, référence à David Copperfield, son livre de chevet.

L’ombre de la guerre, puis la guerre

Quand Well a seize ans, commence la grande bataille pour la paix. Il découvre Paris en 1937, ses intellectuels marxistes, antimilitaristes, dénigrant l’ordre et la patrie. Découverte qui le bouleverse. Il se sent dans un premier temps proche du Front populaire mais sera bientôt munichois, par haine de la guerre et crée à Concarneau une section des jeunes du Parti frontiste de Gaston  Bergery. Well vend La Flèche à la criée sur le port avec ce slogan : « Contre la guerre ! Contre les ingérences étrangères ! Contre les oligarchies financières ! » . Il est mobilisé en 1939. Ses souvenirs qui l’ont marqué ? Il répond cinquante ans plus tard : « L’ivrognerie. Le vin chaud du soldat fait des ravages : on boit le matin pour se mettre en train. On boit le soir pour glisser dans le sommeil. On boit dans les chambrées. On boit à la cantine… Quelle image ! Et quelle armée ! » Le seul soldat qui trouve grâce aux yeux du jeune Allot est le maréchal Pétain. Installé à Paris en novembre 1942, il découvre dans Je suis partout les éditoriaux de Robert Brasillach. Il lit Notre avant-guerre. Il aime sonstyle, ce mélange d’humour et de tendresse, de gentillesse et d’intelligence. C’est le début d’une amitié forte. Well découvre en Brasillach le grand frère qu’il n’a jamais eu. Robert lui fait découvrir Maurras et l’encourage à écrire. Et puis, alors que la guerre est d’évidence perdue, il s’engage le 6 juin 1944 dans la Milice. Pourquoi ? Il a beaucoup d’admiration pour le « vieux Joseph » Darnand. Et puis, racontera-t-il : « Par orgueil, par sentiment, pour ne pas avoir l’air d’un ‘dégonflé’, parce que beaucoup de mes copains avaient été tués par le maquis, parce que tout ce que disait Londres me révoltait, parce que je voulais servir le Maréchal ». Les conséquences ? : « Deux mois d’engagement maudit, cinquante ans de galère », dira-t-il. A Fresnes où il sera incarcéré quinze mois, il fréquente du beau monde dont bien sûr Brasillach, Henri Béraud, Benoist-Méchin et même Tino Rossi. Brasillach lui adressera une dernière lettre, le 28 janvier, dans laquelle il écrit : « Je ne veux pas faire de littérature, mais tu sais que je suis très fier de t’avoir connu et de t’avoir inspiré de l’amitié ».Well sera acquitté par la cour de justice de la Seine le 17 décembre 1945 mais frappé de dix ans d’indignité nationale (« d’indignation nationale », dira-t-il).

Well Allot, journaliste et écrivain

Le futur François Brigneau va collaborer sous divers pseudonymes à de nombreux journaux et revues dont plusieurs sont monarchistes : Paroles françaises de Pierre Boutang,  Rire,L’Indépendance française, Ici France, La Dernière Lanterne, etc…  Son pseudonyme est Julien Guirec. En 1948 il organise même un spectacle de chansonniers dans un cabaret-dancing du boulevard Saint-Germain.  Et puis, arrive son entrée dans la « grande presse ». Il rejoint France Dimanche (rien à voir avec  l’hebdomadaire à scandales qu’il est devenu) où il assure le reportage des grands événements sportifs, puis celui des procès, comme celui de Marie Besnard, accusée d’empoisonnement. Julien Guirec va fonder, avec Maurice Gaït et Léon Gaultier, La Fronde, organe des petits contre les puissants. On y retrouve Antoine Blondin et Jean Pleyber. Seuls quatre numéros paraîtront. René Malliavin, directeur d’Ecrits de Paris propose à l’équipe d’élargir la formule et de lancer un hebdomadaire. En 1951 paraît le premier numéro de Rivarol, dont François Brigneau est le rédacteur en chef. On y trouve les plumes d’Antoine Blondin, de Pierre Dominique, d’AlbertParaz et de Ben (l’auteur de Voyage en Absurdie), qui en est aussi l’illustrateur. Robert Hersant lance alors Semaine du Monde et engage Guernec. Celui-ci choisit définitivement le pseudonyme de François Brigneau et devient vite rédacteur en chef. Il rejoindra par la suite Paris-Presse. Brigneau y sera heureux jusqu’au drame de l’Algérie. Ses reportages le mènent aux quatre coins du monde, de Washington (il suit la visite de Khrouchtchev) au Congo (il couvre la révolution de Lumumba) en passant par Berlin, Londres et même Alger en novembre 1960. Il deviendra en septembre 1962, grand reporter à L’Aurore et se rendra notamment à Rome pour le conclave, après la mort de Jean XXIII et rendra compte du procès de Bastien-Thiry. Moment douloureux, car il revivra les heures précédant la mort de Robert Brasillach.

L’aventure de Minute

Jean-François Devay, fondateur de Minute en 1962, va proposer à Brigneau d’y collaborer sans périodicité régulière. Le directeur de rédaction de L’Aurorele lui interdit et François, renonçant à une confortable carrière, claque la porte en 1964. Il sera nommé très vite rédacteur en chef de Minute et chargé des échos, poste stratégique. Voici comment Jean Mabire décrit le nouveau collaborateur : « Il a des yeux vifs, tour à tour malicieux et impitoyables, une crinière sombre qui se hérisse sous la pluie et descend loin sur les joues à la mode des gentilshommes corsaires de la marine en bois. Sa tête taillée à la hache se dégage difficilement d’une poitrine profonde comme un coffre de pirate ». Les ventes de Minute, dont le premier numéro s’est vendu à 70 000 exemplaires grimperont pour certains à 260 000 ! François Brigneausera, de 1964 à 1987, selon les mots de Jean-François Devay, le « porte-drapeau » de Minute où il assure une chronique régulière. Il est aussi reporter et se rend au Viet-Nam et au Moyen-Orient. Une anecdote savoureuse : Il rencontre Menahem Begin et lui demande, à propos de l’avortement que l’Etat d’Israël autorise si les Israéliens n’ont pas peur d’aggraver le déficit des naissances par rapport aux Palestiniens ; d’autre part ne songent-ils pas que le Messie attendu par les Juifs pourrait se trouver dans le ventre d’une de ces femmes qui veulent avorter ? Fureur de Begin qui cesse de parler français, vitupère en hébreu et lui tourne le dos… Minute sera bien sûr le journal le plus poursuivi de France. Les procès s’échelonnent : La Lica (qui n’est pas encore la Licra), le Mrap et bien sûr De Gaulle s’en donnent à cœur joie. Les condamnations pour offense au chef de l’Etat pleuvent. Commentaire de Brigneau : « Nous collectionnons les condamnations, comme d’autres les timbres ». Quand Brigneau qualifie la série Holocauste de « feuilleton de propagande », le journal est poursuivi dix-huit fois, grâce aux astuces du cabinet Badinter ! L’hebdomadaire va connaître une suite ininterrompue d’attentats. Les voisins surnomment l’immeuble de l’avenue Marceau « Beyrouth-sur-Seine ». En juin 1968, une bombe est posée au domicile de François Brigneau, à Saint-Cloud, blessant gravement l’éboueur d’origine immigrée qui perdra une main et la vue.

Présent, Le  Choc du mois, National-Hebdo

Le 5 janvier 1982, le numéro 1 de Présent paraît. François en est l’un des fondateurs. En 1986, Présent organise un banquet de 1000 couverts pour fêter les 1000 numéros parus. Mais où est, bigre, Mathilde Cruz, qui tient une rubrique de télévision très appréciée ? Les lecteurs demandent à la rencontrer. On leur répond qu’elle vient juste de sortir. En fait Mathilde Cruz est un pseudonyme de François Brigneau ! Au printemps 1987, François, qui a passé vingt-trois ans à Minute, quitte l’hebdomadaire, en difficulté et sujet à des dissensions et rejoint National-Hebdo où il sera accueilli par Roland Gaucher et où le rejoindra bientôt son ami Serge de Beketch. Brigneau ne tardera pas à quitter Présent où il s’était exprimé en faveur de la liberté de recherche historique concernant la thèse d’Henri Roques, ce que Madiran, prudent, n’avait pas apprécié. Du coup, Brigneau claqua la porte, suivi de sept cent abonnés. Le Choc du mois paraît en décembre 1987. Brigneau y est chroniqueur. Mais le mensuel disparaîtra en juillet 1993. François Brigneau / Mathilde Cruz peut désormais se consacrer totalement à National-Hebdo. Il  y accomplira son travail de « vieil écrivain de presse », « dans une grande liberté et avec un certain bonheur. »Il sera chassé de NH en décembre 1998, date où éclate la crise au sein du Front national, qui l’ébranlera profondément. Les divisions restent à ses yeux une maladie grave du mouvement national. Entendre traiter de « félons » les amis d’hier lui est insupportable. Mais il ne baisse pas les bras. Il fait partie de ceux qui soutiennent le lancement du Quotidien de France de Martin Peltier et donne des articles au Libre Journal de Serge de Beketch qui considère François comme le pater familias de sa famille d’esprit, son « roc politique ». Il y collaborera jusqu’au dernier numéro, celui du 22 octobre 2007, consacré à son fondateur qui vient de mourir. Puis il confiera encore quelques articles à Emmanuel Ratier pour Faits et Documents.

François Brigneau, militant politique

On a vu que François Brigneau, très jeune, vendait La Flèche, le journal du Parti frontiste de Gaston Bergery. Après la guerre, il donnera des conférences en faveur de l’amnistie. Le mouvement Poujade ne l’enthousiasme guère. Il rejoindra en 1965 le Comité national Tixier-Vignancour et participera à fond à la campagne présidentielle.  Il contribuera en 1969 à la création d’Ordre Nouveau, dont il est membre du comité national. Lors d’un meeting nationaliste, le 13 mai 1970, il déclare : « Il faut faire un parti révolutionnaire blanc comme notre race, rouge comme notre sang et vert comme notre espérance ».Ordre Nouveau adopte une stratégie de front national et contribue à la fondation du nouveau parti, dont Jean-Marie Le Pen sera le président. Brigneau sera, avec Gérard Longuet, le principal rédacteur du premier programme politique du Front. Après la dissolution d’O.N., il rompra avec le F.N. et participera à l’aventure du  Parti des Forces Nouvelles (PFN), avant de devenir, quelques années plus tard, un compagnon de route du FN qui émerge en tant que force politique. Comme on l’a vu précédemment, partisan d’un « ticket Le Pen / Mégret », la rupture de 1998 l’amènera à s’éloigner définitivement de l’action politique.

WellAllot / François Brigneau meurt le 9 avril 2012 à Saint-Cloud. Entouré de sa famille, de ses amis et de ses fidèles, il est enterré le 13 avril au cimetière de Saint-Cloud.

Pour commander le livre d’Anne Le Pape: François Brigneau, collection Qui suis-je, éditions Pardès, 12 euros,  Pardès, 44 rue Wilson, Grez-sur-Loing  77880

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Chronique de la France asservie et résistante

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Robert SPIELER - RIVAROL N° 3158 du 9 octobre 2014

 

L’EXCELLENT José Meidinger, un Alsacien comme on les aime, ancien grand reporter à France 3, a commis un article légèrement provocateur sur le site Boulevard Voltaire. Ce membre de l’honorable Confrérie des fumeurs de pipe dénonce les nouvelles mesures anti-tabac prises par un gouvernement qui n’a pas plus urgent à faire, et la prohibition totale qui sera, à n’en pas douter, la prochaine étape. Déjà on a enlevé la cigarette à Lucky Luke, la clope au timbre représentant Malraux et la pipe à Jacques Tati… Il rappelle que la première mise à l’index remonte à l’Inquisition mais qu’elle fut réactivée au XXe siècle avec l’arrivée au pouvoir des nationaux-socialistes qui initièrent (peu de gens le savent) la première grande c a m p a g n e anti-tabac de l ’ H i s t o i r e. « Notre Führer Adolf Hitler ne boit ni ne fume. Sans la moindre autre inclination dans ce sens, il se tient dur comme fer dans cette règle de vie autodécidée. Sa puissance de travail est incroyable », pouvait-on lire sur les affiches de l’époque.

 

“NOTRE FÜHRER ADOLF HITLER NE BOIT PAS NI NE FUME !”

 

Le parti national-socialiste imposa l’interdiction de fumer dans de nombreux espaces publics, notamment les bureaux du parti et les salles d’attente. La propagande hygiéniste du IIIe Reich insista également sur le rôle néfaste que pouvait avoir la nicotine sur la race aryenne, le génome allemand : « Die deutsche Frau raucht nicht ! » (« La femme allemande ne fume pas ! »), relevant que Roosevelt, Churchill et De Gaulle fumaient, eux, alors que ni Hitler, ni Mussolini, ni Franco ne s’adonnaient à ce vice abominable. José Meidinger raconte cette anecdote : une dame, dans une file d’attente au marché, lui fait remarquer que les volutes de sa bouffarde la dérangent. Il réplique excellemment : « Madame, l’odeur de votre parfum me dérange », et il conclut par ces propos : « Et si l’on interdisait, demain, les parfums dans les ascenseurs ou les lieux publics ? S’il était de mode de dire qu’ils nous dérangent ? Ou bien, pourquoi ne pas mettre en prison ceux qui ne se lavent pas si l’odeur de leur sueur nous dérange ? Et si les laids nous dérangeaient ? » Bon, pour ma part, je ne prends pas parti. Je fais une pause pour réfléchir sérieusement au sujet, en allumant une cigarette et en buvant un whisky, douze ans d’âge, of course

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LE SÉNAT, MACHIN COMPLÈTEMENT INUTILE

 

Florilège de mots doux qu’ont exprimés diverses personnalités politiques au sujet du Sénat : Charles De Gaulle : « S’il y a eu une erreur dans la Constitution de 1958, c’est bien celle-là (avoir maintenu le Sénat) » ; Ségolène Royal : « Il faudrait supprimer le Sénat. C’est un anachronisme démocratique insupportable. C’est vrai que dans notre République, le Sénat fait un peu figure de cimetière des éléphants » ; Daniel Cohn-Bendit, ancien député européen EELV évoque « cette chambre [qui] ne sert pas à grand-chose (et qui est devenue) un club de has been ». Arnaud Montebourg : « Le Sénat est la plaie du régime » ; Jack Lang déclarait en 2004: « Ma conviction, est que le système né en 1958 est en fin de course, avec un Parlement croupion et un Sénat qui est une pièce d’archéologie. » ; Noël Mamère, député Vert : « Le Sénat n’est qu’une maison de retraite pour privilégiés de la politique ». Et enfin, pour la bonne bouche, ce propos d’Edouard Herriot, ancien chef du gouvernement, sénateur radical de 1912 à 1919 : « Le Sénat est une Assemblée de notables réactionnaires dont les méfaits sont heureusement compensés par une forte mortalité. »

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LE VATICAN OFFRE 100 000 EUROS POUR AUSCHWITZ

 

Le Vatican a offert 100 000 euros à un fonds international destiné à financer la sauvegarde du site de l’ancien camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau (sud de la Pologne) a annoncé la direction du musée. « Compte tenu de nos possibilités limitées, cette somme n’est pas très importante (flagellation dans le registre “nous sommes de misérables vermisseaux”, pardon d’être si pingres…). Néanmoins, c’est l’expression d’un soutien entier au projet de la Fondation Auschwitz-Birkenau (on est soulagés) » qui gère le fonds, a indiqué le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, cité dans le communiqué du musée. On voit une nouvelle fois à quel point les occupants du Vatican sont soumis au judaïsme international et à la contre-religion de l’“Holocauste”.

 

QUAND DES JUIFS ORTHODOXES PRENNENT L’AVION...

 

Des passagers juifs ultra-orthodoxes d’un vol New York-Tel-Aviv refusant de prendre place à côté de femmes ont transformé le voyage en cauchemar pour le reste des passagers, a rapporté, il y a dix jours, la presse israélienne. Les passagers du vol de la compagnie israélienne El Al en provenance de New York, qui se rendaient en Israël pour passer le Nouvel An juif ont atterri mercredi à l’aéroport Ben Gourion après « onze heures de cauchemar », a témoigné l’une des passagères citées par le site internet d’information israélien Ynet. Avant le décollage, voyant qu’ils devaient s’asseoir à côté de femmes, plusieurs passagers ultra-orthodoxes ont demandé à leurs voisines de changer de place, allant même jusqu’à proposer de l’argent à celles qui étaient réfractaires à l’idée. Sans arrangement possible, ces hommes strictement religieux ont donc refusé de s’asseoir et sont restés debout dans l’allée centrale, causant un important retard, puisque le commandant de bord a refusé de décoller tant que les passagers n’étaient pas assis, rapporte Ynet. Mais ce n’est pas fini. Finalement, les passagers ultra-orthodoxes ont accepté de s’asseoir à côté de femmes le temps du décollage, bondissant ensuite comme des cabris de leurs sièges pour prendre place dans l’allée centrale toute la durée du vol, prier à voix haute et empêchant de facto quiconque de passer. Du coup les passagers ont été dans l’obligation de faire leurs besoins sous eux…

 

TOUT UN SYMBOLE : LE DOBERMAN NAZI DE JEAN-MARIE TUE LA CHATTE DE MARINE !

 

On sait que les animaux, qui ont une vive sensibilité, traduisent souvent les pensées et les arrière-pensées de leurs maîtres. On n’ignorait évidemment rien des tensions très fortes entre Marine Le Pen et son père. Toujours est-il que leurs animaux préférés sont entrés dans la danse. Le doberman de Jean-Marie Le Pen a proprement dévoré la chatte bengalaise de Marine, incident qui, selon le site de L’Express, a “affecté” la présidente, qui du coup, a décidé de quitter son domicile de Montretout où continuent de vivre les chiens dévoreurs de Jean-Marie. Mais pas de panique, Marine n’est pas à la rue. En plus de la superbe et immense villa avec piscine qu’elle possède avec son concubin Louis Aliot dans la région de Perpignan, elle vient d’acheter une magnifique propriété avec parc à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines) où elle pourra organiser des réceptions grandioses derrière de vastes murs clos et où ses chattes ne seront plus menacées d’être occises par les dobermans nazis de Jean-Marie Le Pen… Et comme la nature a horreur du vide, c’est Marion Maréchal-Le Pen qui s’installe à sa place à Montretout avec son compagnon Matthieu Decosse, un chef d’entreprise œuvrant dans l’événementiel qu’elle a épousé civilement le 29 juillet. Le couple a eu une petite fille, Olympe, le 3 septembre. La famille Le Pen, c’est à la fois Dallas et Dynastie ! Son univers est impitoyable ! Reconnaissons-le, si on avait voulu inventer l’histoire du doberman nazi lepéniste égorgeant la chatte mariniste, on n’aurait pas pu faute d’imagination ! Chez les Le Pen, la réalité dépasse la fiction. Mon Dieu, qu’ils sont drôles !

 

OÙ EST LE PERMIS DE CONDUIRE DE MARINE LE PEN ?

 

Eh bien, Marine Le Pen n’a plus de permis de conduire. Selon le Canard enchaîné paru le 1er octobre, la présidente du Front national aurait perdu son permis de conduire suite à de nombreuses contraventions pour excès de vitesse et feux rouges grillés. Mais à force de multiplier les infractions, il n’y a plus de points sur le papier rose. Ainsi, selon l’hebdomadaire satirique, elle aurait perdu le précieux sésame en 2012, après un ultime feu rouge grillé. Oui mais, elle n’entendait pas se laisser faire. Du coup, elle a mandaté un cabinet d’avocats parisiens Dufour & associés, spécialisé dans le droit automobile et le contentieux du permis à points, afin d’engager des procédures contre l’Etat. Mais, zut, elle aurait “oublié”, tel un vulgaire Thévenoud, de régler les frais d’honoraires de 3 000 euros, au prétexte que celui qui s’occupait du dossier avait quitté le cabinet. Du coup, toujours selon Le Canard, elle considérait ne pas être tenue de s’acquitter des honoraires. Du coup le bâtonnier s’est légèrement énervé et a exigé que la présidente du Front national paie ses arriérés. Sans commentaire...

 

JEAN-MARIE LE PEN ÉCARTÉ DES INSTANCES DU FRONT NATIONAL ?

 

D’après le Canard enchaîné, Marine Le Pen envisagerait d’écarter son père des instances du parti. Le poste de président d’honneur du FN serait supprimé, au prétexte qu’il n’existait pas avant 2011. On imagine, dans cette hypothèse, la rage du Menhir qui n’a nulle envie de faire partie de la fournée des indésirables dans un parti qu’il a porté il y a 42 ans sur les fonts baptismaux et qu’il a dirigé d’une main de fer pendant près de quatre décennies. Mais, on le sait, les enfants gâtés sont ingrats...

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