mardi, 17 novembre 2009

A propos de l'organisation territoriale de la France...

Les projets de Sarkozy suscitent la fureur des maires et des élus.

Les bonnes et mauvaises raisons.

 

Sarkozy a engagé une réforme de la taxe professionnelle, une réforme territoriale et l’introduction pour l’élection de conseillers territoriaux fusionnés (ex régionaux et généraux) un mode de scrutin mixte, uninominal et proportionnel. Fureur des élus locaux de gauche et de droite, pour de bonnes et aussi de mauvaises raisons.

 

De mauvaises raisons pour de bonnes réformes.

 

Cette réforme, qui vise en fait à fusionner à terme les conseils généraux et régionaux, ramenant le nombre de conseillers de 6000 à 3000 est bonne. Je l’avais déjà suggérée il y a dix ans. La coexistence de conseils généraux (structure administrative absurde qui date de la Révolution), et régionaux n’a pas de sens : perte de temps, d’énergie, doublons (sur le plan des subventions à la culture  notamment), frais superflus de fonctionnement (pourquoi deux Palais, quand un suffit ?), frais de personnel inutiles, etc…

 

La réforme prévoit l’obligation pour les communes d’adhérer à une intercommunalité et la création de métropoles pour les villes de plus de 450.000 habitants. Excellent. La France a dix fois plus de communes que l’Allemagne, pour un dynamisme inférieur. Il est vrai que chaque coquelet de village français souhaite conserver son statut de coquelet…

 

De bonnes raisons pour de mauvaises réformes.

 

J’avais proposé en 1998 l’élection d’un Conseil Régional fusionné avec le Conseil général avec un mode de scrutin démocratique, représentant à la fois les territoires et les sensibilités politiques : 50% d’élus au scrutin majoritaire dans des cantons redécoupés, 50% d’élus au scrutin régional, à la proportionnelle, permettant la représentation de toutes les sensibilités politiques. Sarkozy propose misérablement l’élection de 20% de conseillers à la proportionnelle, avec un mode de scrutin tronqué, assurant les sensibilités minoritaires de n’avoir quasiment aucun élu : un évident déni de démocratie, visant à instaurer, au forceps, le bipartisme et à éjecter tous ceux qui ne pensent pas juste.

 

La réforme de la taxe professionnelle, « taxe imbécile » comme la qualifiait très justement Mitterrand, qui ne l’avait pourtant pas abolie, pose un problème majeur. 6 à 8 milliards d’euros disparaitront des caisses des collectivités, remplacées par de hasardeuses dotations de l’Etat. Les collectivités perdront le peu d’autonomie et de liberté dont elles disposent. La taxe professionnelle doit être abolie. Mais il faut que les collectivités disposent d’une fiscalité propre, une partie de la TVA pouvant leur être reversée. La réforme, telle qu’elle est envisagée vide de son sens le concept, pourtant très timide et insuffisant, de « décentralisation » au profit d’un jacobinisme dont la France sera l’ultime dinosaure en Europe.

vendredi, 13 novembre 2009

Intervention de Robert Spieler au Congrès du Parti de la France...


Dimanche 8 novembre, à Villepreux (Yvelines), Robert Spieler était invité par Carl Lang à prendre la parole au 1er congrès national du Parti de la France

mercredi, 04 novembre 2009

De la recherche de la respectabilité...

Par Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

J’ai déjà eu l’occasion d’aborder, dans un texte précédent, cette étrange maladie qui se nomme « recherche de la respectabilité ».

 

La récente réunion du Bloc identitaire, à Orange, en est une illustration éclatante. Voilà un groupe issu des franges les plus radicales de l’extrême-droite, dont les dirigeants ont décidé d’aller à Canossa, dans l’improbable espoir d’être reconnus, estimés, relayés par une presse perçue comme hostile, bref, aimés. Et dès lors que l’on est un peu aimés par le Système, on peut raisonnablement espérer, après moult repentances, en obtenir un petit strapontin.

 

Un des dirigeants du Bloc dénonça virulemment, à la tribune, l’antisémitisme supposé de Le Pen et du Front national, annonçant que le Bloc identitaire prenait définitivement ses distances avec ces idées nauséabondes véhiculées par tous les « ringards d’extrême-droite ».

 

Certes, il y eut un couac. Ce même responsable, qui dirige le CEPE qui fut, à juste titre, très actif dans la défense de Michel Lajoye, vendait sur son stand des photos du Maréchal Pétain et de Robert Brasillach, ce qui ne manqua pas d’être relevé ironiquement par le journaliste du Monde.  Jérome Bourbon, journaliste à Rivarol, publia un excellent texte dénonçant ces donneurs de leçons qui nagent dans les contradictions, ce qui lui valut derechef d’être menacé de « cassage de gueule », ce qui démontre que le naturel a beau être bridé, il revient au triple galop…

 

Et puis, un second couac… Le représentant et élu de l’UDC suisse claqua la porte suite à une traduction des plus hasardeuses par un identitaire du discours d’un intervenant espagnol parlant de « los negros » (les noirs, en espagnol, nullement péjoratif), traduit par « les nègres », suscitant les réactions que l’on devine dans la salle…

 

La boîte de Pandore de la respectabilité

 

La recherche de respectabilité est une boîte de Pandore. Une fois ouverte, elle entraîne des conséquences immaitrisables. Toutes les frustrations, les ambitions, le besoin d’être reconnu, estimé (surtout par ses adversaires), le désir d’être élu ou réélu se libèrent d’un coup, entrainant ceux qui suivent cette voie vers l’abîme du déshonneur et de l’échec programmé.

 

J’observe, tel un entomologiste, ce qui se passe en Alsace. Voilà l’exemple que j’ai déjà cité de deux personnes dont l’une fut conseiller régional, l’autre étant (encore) conseiller général. Elus sous l’étiquette FN, puis migrant vers le MNR, puis Alsace d’Abord, ils furent des radicaux parmi les radicaux, et très proches du Bloc identitaire. Le premier quémanda il y a un an son intégration au Modem, qui lui fut refusée. Tous deux viennent récemment de solliciter leur intégration à l’UMP, qui leur sera tout autant refusée.

 

Lorsque la boîte de Pandore est ouverte, elle libère chez ceux qui suivent les apprentis sorciers des lâchetés incontrôlables.

 

La martingale magique

 

Certains ont cru trouver la martingale magique pour intégrer le Système : dénoncer tapageusement une « extrême-droite » dont ils sont eux-mêmes issus, rompre solennellement avec un supposé antisémitisme, et faire assaut de virulence contre l’adversaire commun des juifs et des goys, l’islam, rien que l’islam… L’obsession antisémite est évidemment une absurdité, mais il est tout aussi absurde de refuser de dénoncer la responsabilité majeure d’organisations juives telles la LICRA et le CRIF, dans l’invasion de notre terre. Anne Kling, auteur de « La France licratisée », a remarquablement analysé cette réalité.

 

Certains dirigeants du Bloc identitaire, usant d’ailleurs d’un raisonnement parfaitement antisémite (les juifs dirigent les médias, donc pour être reconnus par les médias, il faut complaire aux lobbys juifs), se sont engouffrés dans cette impasse. Ils auront ainsi perdu avec certitude l’estime de ceux qui furent leurs amis, sans obtenir pour autant celle de lobbys qui n’oublient rien et qui savent à quoi s’attendre de la part de renégats.

lundi, 02 novembre 2009

Mercredi 11 novembre, de 11 h 00 à 18 h 30 : LE GRAND RENDEZ-VOUS NATIONAL ET IDENTITAIRE DE L'AUTOMNE...

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RASSEMBLER ET RESISTER !

 

LA 3ème JOURNEE DE SYNTHESE NATIONALE


Mercredi 11 novembre 2009, de 11 h 00 à 18 h 30, à Paris (Forum de Grenelle - 5, rue de la Croix Nivert 75015 - métro Cambronne), se déroulera la 3ème journée nationale et identitaire organisée à l'occasion du 3ème anniversaire de la revue Synthèse nationale.

Ont déjà annoncé leur participation à cette journée :

- Franck Abed, écrivain, président de Génération FA8
- Gabriel Adinolfi, écrivain et journaliste (Rome)
- Josep Anglada, Président de Plataforma per Catalunya (Barcelone)
- Francis Bergeron, écrivain
- Olivier Bonnet, Instigateur de La Desouchière
- Duarte Branquinho, Tierra e povo (Lisbonne)
- Pierre Descaves, ancien député, Président de France résistance
- Hilde De Lobel, Vlaams belang (Anvers)
- André Gandillon, rédacteur en chef de Militant
- Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale
- Anne Kling, écrivain
- Carl Lang, Président du Parti de la France
- Jean-Gilles Malliarakis, éditeur
- Annick Martin, secrétaire générale du MNR
- Frédéric Pichon, président d'Europae gentes
- Philippe Randa, écrivain et éditeur
- Enrique Ravello, directeur de Identidad (Madrid)
- Marc Rousset, écrivain
- Jean-Claude Rolinat, écrivain et journaliste
- Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire
- Nicolas Tandler, écrivain et journaliste
- Alberto Torresano, rédacteur à Identidad (Madrid)
- Pierre Vial, président de Terre et Peuple.
- Judith Wolter, Présidente du groupe Pro Köln au conseil municipal de Cologne

Et bien d'autres...

11 h 00 : ouverture des portes, visite des stands.

11 h 30  / 12 h 30 : 1ère table ronde avec des représentants de la presse nationale et du monde associatif.

12 h 30  / 14 h 00 : restauration rapide sur place.

14 h 00 / 15 h 00 : 2ème table ronde sur la nécessaire reconquête culturelle.

15 h 15 / 16 h 15 : interventions des invités européens.

 

16 h 00 : point presse

16 h 30 / 18 h 00 : "RASSEMBLER et RESISTER" avec Annick Martin, Pierre Vial, Carl Lang, Robert Spieler et Roland Hélie.

18 h 00 / 18 h 30 : c'est la tournée de Synthèse nationale, apéritif géant offert aux participants...

Les collaborateurs de la revue, Lionel Baland, François Ferrier, Pieter Kerstens, Patrick Parment, Vincent Valois... seront présents.

De nombreux stands de librairies, revues, associations, mouvements, blogs sont prévus.

PAF : 10,00 euros.

 

Tract journée 11 11 09 à imprimer

dimanche, 18 octobre 2009

Samedi 17 octobre : réunion du Bureau national de la Nouvelle Droite Populaire à Paris...

vague3_modifié-1.jpgElections régionales : l’orientation de la NDP.

 

Le bureau national de la NDP s’est félicité des excellentes relations de partenariat, empreintes d’amitié et de confiance, établies avec le Parti de la France de Carl Lang et le MNR piloté par Annick Martin, et souhaite les poursuivre et les renforcer. La NDP participera activement à la présentation de listes, avec nos partenaires, aux prochaines élections régionales.

 

Elle exclut cependant fermement de soutenir des listes dont l’unique objectif serait de permettre à l’UMP d’emporter une région, au détriment de la gauche, en empêchant le FN d’accéder au second tour. La NDP n’a pas pour vocation de servir de supplétif au Régime et s’oppose tout autant à une pseudo « droite » collaborationniste et lourdement responsable de l’invasion, qu’à une gauche qui, au moins, a le mérite d’avancer à visage découvert.

 

Construire l'alternative au Système.

 

La NDP affirme la nécessité de constituer une alternative au Système. Cette démarche passe par l’élaboration d’un projet politique, économique et social alternatif, en rupture tant avec la doxa libérale et mondialiste de gauche ou de droite qu’avec l’antique discours véhiculé trop souvent par le camp national. Pierre Vial, François Ferrier et Nicolas Tandler sont chargés de l’animation des groupes de travail et de l’élaboration de ce programme.

 

La NDP sera présente le mercredi 11 novembre à la 3ème journée nationale et identitaire organisée à Paris par Synthèse Nationale. Pierre Vial, président de Terre et Peuple, Jean-Claude Rolinat, écrivain et Robert Spieler, délégué général de la NDP, y interviendront, ainsi qu’Annick Martin pour le MNR et Carl Lang pour le PDF, aux côtés de nombreux invités.

samedi, 17 octobre 2009

Sarkozy est-il fou ?

images.jpgPar Robert Spieler

Ancien député

Délégué général de la NDP

 

Je sais, je sais, je prends quelques risques en formulant ainsi la question. En d’autres temps, j’eusse été derechef été expédié aux galères, aux mines de sel ou écartelé sur la place publique.

 

Dieu merci, la démocratie autorise toute discussion historique, politique ou morale (je plaisante, bien sûr). Il est loin le temps de la liberté d’expression dont disposaient Chateaubriand, Proudhon, Rochefort, Georges Sorel, Edouard Drumont, Barrès, Léon Bloy, Bernanos, Léon Daudet, Henri Béraud, Céline, encore que certains dépassèrent les limites de la raison et furent durement persécutés. Je vous recommande à ce sujet « Les polémistes français depuis 1789 », de Pierre Dominique, ancien directeur de Rivarol, éditions La Colombe, 1962).

 

Sarkozy est-il vraiment fou ?

 

La question mérite d’être posée. « Libération » évoque aujourd’hui 16 octobre 2009 la révolte d’une partie de ses amis de l’UMP et du Nouveau Centre. Florilège : « La suppression de la taxe professionnelle, c’est se foutre du monde », dit Juppé ; la taxe carbone, « une histoire de shadoks », pour Gérard Longuet ; le déficit public, « on ne peut pas continuer ainsi », dit Charles de Courson ; lycéens payés, « à un moment, il faut dire stop », affirme Christiane Boutin, etc…, etc… Sans oublier Frédéric Mitterrand, dont Lionel Lucas, député UMP des Alpes-Maritimes, regrette « qu’il soit toujours ministre » et « qu’une partie de l’opinion est traumatisée ».

 

Sur ce dernier point, je pense, pardonnez moi, que Sarkozy a raison, même s’il a tort. Un chef n’abandonne jamais un compagnon, fût-il misérablement coupable, aux acharnements de la meute adversaire et aux lâchetés de son propre camp.

 

Mais l’affaire Jean Sarkozy, fils du ci-devant président de la République est assez extraordinaire, et pour tout dire fascinante et « signifiante »  de l’incroyable dégénérescence du Système.  Le président Sarkozy cherche à placer son fils de 23 ans, bachelier et conseiller général par la grâce de papa, à la tête de l’OPAD qui gère des sommes colossales dans le département des Hauts-de-Seine. Scandale, népotisme ! Même Rama Yade, ministre de Sarkozy évoque « une coupure entre l’élite et les petits ».

 

Comment Sarkozy, qui est tout, sauf un imbécile, a-t-il pu commettre une erreur pareille ? La réponse au prochain chapitre de mon texte…

 

Il aurait pu, habilement évoquer le libre vote (forcément favorable) des élus des Hauts-de-Seine décisionnaires. Cela n’aurait certes trompé personne. Non, il sollicite « au pied levé » (c'est-à-dire qu’il exige) une interview dans les colonnes du Figaro où il défend l’immense talent de son fils et dénonce une « méchanceté qui ne trompera pas les Français ».

 

J’observe, tel un entomologiste, les énervements des blattes du Système et je me demande : jusqu’où ira la chute ?

 

Les hommes politiques sont ils des psychopathes ?

 

Lisez le remarquable article paru sur François Desouche en date du 13 octobre, et dont je m’inspire totalement dans ce paragraphe.

 

Selon Jim Komi, vice-président de l’Association des commandants de police américains, les politiciens partagent certains traits de caractère avec les psychopathes, selon les résultats publiés par le Bureau d’analyse du Comportement du FBI, information relayée par le Los Angeles Times.

 

La psychopathie (attention à la définition : ne pas confondre avec l’acception courante concernant les grands criminels) est un trouble de la personnalité qui consiste à utiliser le charme, la manipulation, l’intimidation, et parfois la violence, pour contrôler et exploiter autrui à des fins personnelles. D’après l’étude, les traits de caractère sont : La faconde, le charme superficiel, un sens démesuré de sa propre valeur, le mensonge pathologique et la manipulation d’autrui. Les traits affectifs incluent notamment l’absence de remords, l’absence du sentiment de culpabilité, une certaine superficialité, un manque d’empathie et l’impossibilité d’accepter sa propre responsabilité en cas d’échec.

 

Les habitudes de vie incluent la recherche de la stimulation permanente, l’impulsivité, l’irresponsabilité et une ambition démesurée.

 

L’étude note que les délinquants violents sont des psychopathes, mais que tous les psychopathes ne sont pas des délinquants violents, et que ces mêmes traits existent chez les femmes et hommes attirés par les positions les plus médiatisées et les postes de pouvoir.

 

De Raymond Barre à ….

 

La définition du psychopathe politique susmentionnée concerne quelques « oiseaux » de gauche, de droite et d’extrême droite que d’aucuns reconnaitront…

 

Un souvenir m’a marqué. J’avais, comme je l’ai déjà raconté, invité Raymond Barre, ancien premier ministre, à prendre la parole, en 1983, dans le cadre du club d’opposition « Forum d’Alsace » que j’avais fondé, devant une centaine de chefs d’entreprise alsaciens. Raymond Barre, un gros nounours, d’allure plus que sympathique. Un brave chef d’entreprise alsacien, maitrisant médiocrement la langue française, lui posa une question nullement agressive mais que Raymond Barre prit pour telle. « Vous feriez mieux d’apprendre à parler correctement le français », fut sa réponse. Consternation… Daniel Hoeffel, son ex ministre alsacien, qui était présent, me confia que ses comportements en Conseil des ministres et auprès de ses collaborateurs étaient identiques…

 

Conclusion : le pouvoir rend fou, le pouvoir absolu rend absolument fou, et même le lointain souvenir du pouvoir…

 

Sarkozy est-il fou ? Mais non, il est normal…

mercredi, 14 octobre 2009

Ballets roses et ballets bleus en littérature et en République...

par Robert Spieler

Délégué général de la NDP

 

Ballets roses, ballets bleus, ces termes quelque peu désuets fleurent bon la quatrième République. Le premier renvoie au goût pour les jeunes filles, le second, aux garçons.

 

L’affaire Frédéric Mitterrand suscite le scandale. Son livre est-il un roman, une autobiographie ? Un écrivain, a fortiori ministre de la Culture, peut-il tout dire ?

 

Les romans contemporains sont, sauf exceptions, d’une nullité scatologique misérable. Mais on oublie que de grands écrivains, de gauche et de droite, voire d’« extrême-droite » dépassèrent allègrement les frontières de la morale.

 

Du « divin marquis » à Huysmans

 

Le « divin marquis » de Sade passa une bonne partie de sa vie dans les prisons royales, davantage d’ailleurs pour ses écrits subversifs que pour ses romans, d’une violence pornographique incroyable. Il n’en reste pas moins un grand écrivain.

 

Le XIXème siècle et l’école littéraire naturaliste furent riches en romans où les maisons closes et la prostitution étaient mises en scène. Des frères Goncourt (« La fille Elisa ») à Huysmans (« Les soeurs Vatard »), en passant par Maupassant (« La maison Tellier ») et Zola (« Nana »), sans oublier Alphonse Daudet, Jules Vallès et Octave Mirbeau, nombre d’écrivains heurtèrent la morale et certains furent poursuivis en justice et condamnés. Même Flaubert fut persécuté pour avoir évoqué l’adultère dans « Madame Bovary ». Huysmans dépeint dans « Là bas » des cultes satanistes, en vogue dans le Paris décadent de la fin du XIXème siècle. Huysmans se racheta dans ses dernières années en se convertissant au catholicisme, perdant hélas au passage une partie de son talent littéraire. Baudelaire avait dit de lui : « Il avait le choix entre la bouche d’un révolver et les pieds de la croix ». Sans doute, avait-il fait le bon choix.

 

N’oublions pas, dans le registre sulfureux, Baudelaire et son apologie des « Paradis artificiels », Jean Lorrain, décadentissime écrivain, Pierre Loüys et son apologie du triolisme familial, si j’ose dire, dans « Une fille et sa mère », et le merveilleux Oscar Wilde, brisé par les geôles que lui valurent sa liaison avec un adolescent aristocrate anglais. Me Jean-Marc Varaut refit le procès d’Oscar Wilde dans un beau livre, « Les procès d’Oscar Wilde », concluant à sa relaxe.

 

D’Apollinaire à Montherlant

 

Le XXème siècle fut riche en écrivains de toutes tendances politiques, qui pratiquèrent allègrement la transgression : d’Apollinaire (« Les 11 000 verges », inutile de faire un dessin…) à Catherine Millet (journaliste très connue, qui raconte  dans « La vie sexuelle de Catherine M. » la mise en pratique de ses fantasmes de prostitution, d’exhibition et de partouzes… 2,5 millions d’exemplaires vendus), en passant par Jean Genet (la beauté du soldat allemand l’amena à flirter dangereusement avec les limites…), et par Gabriel Matzneff, qui ne cache rien dans son « Journal » de son goût pour les très jeunes filles, la liste est longue.

 

Parmi les très grands écrivains, Montherlant et Gide pratiquèrent avec assiduité ce que l’on ne qualifiait pas encore de « tourisme sexuel » et affichèrent leur goût pour les jeunes garçons arabes. L’immense Nabokov, prix Nobel de littérature, mit en scène dans son roman « Lolita » la passion d’un homme mûr pour une très jeune fille, enrichissant au passage les dictionnaires de toutes langues d’un nouveau mot.

 

Quant à Roger Peyrefitte, diplomate, auteur du magnifique roman « Les amitiés particulières », son goût pour les jeunes garçons inonde une œuvre assez scandaleuse où il n’hésite pas à dévoiler les pratiques soigneusement cachées de certaines personnalités (à lire absolument : « Les Juifs », « Les Fils de la Lumière », « Les Ambassades », que l’on trouvait en livres de poche, il y a trente ans, et aujourd’hui probablement impubliables). Un grand écrivain, catholique de surcroît, qui, m’a-t-on raconté, aurait aimé aller à la messe à Saint-Nicolas-du-Chardonnet mais n’osait pas, de crainte d’être quelque peu maltraité par des paroissiens peu amateurs de scandales.

 

Les ballets roses de la République putassière :

Marthe Richard et André Le Troquer

 

La République putassière porte un nom : Marthe Richard. Ancienne prostituée, elle se fit passer pour une héroïne de la Résistance et chercha à obtenir, après guerre, du Milieu des sommes considérables pour ne pas exiger l’abolition des maisons closes. Elle ne les obtint pas et, sans doute émotionnée dans sa virginité tout à fait fictive, elle obtint en 1946, ointe de sa Légion d’Honneur qui lui fut, avant guerre, accordée par Edouard Herriot, un de ses multiples amants, la suppression des maisons closes. On la surnomma « La veuve qui Clot ».

 

Mais le grandiose de cette République fut l’affaire Le Troquer.

 

Elle éclata en 1959. André Le Troquer, 74 ans, mutilé de la guerre de 14/18 où il avait perdu un bras, député SFIO de 1936 à 1942, puis de 1946 à 1958, avocat courageux de Léon Blum lors du procès de Riom, résistant proche de De Gaulle, dont il fut ministre en 1946, et dernier président de l’Assemblée Nationale de la quatrième République, Le Troquer pratiquait dans les palais de la République des fantaisies peu convenables.

 

Avec la complicité de policiers, des jeunes filles de 12 à 20 ans avaient été piégées et entraînées dans des parties « fines » et des spectacles érotiques dont profitaient Le Troquer et ses compagnons, tous très riches, dont un coiffeur de l’Avenue Matignon (j’adore ce détail). On évoqua même des orgies sadomasochistes organisées dans le Palais Bourbon, en compagnie de membres du « Tout pourri » (C’était le Canard Enchainé qui avait inventé cette formule. Autres temps, autres mœurs…).

 

Compte tenu d’un « long passé » de services (pas de sévices !) rendus et ne voulant pas « accabler un vieil homme », le tribunal, dans sa sagesse, ne lui infligea qu’un an de prison avec sursis…

 

Frédéric Mitterrand n’est pas seul

 

Pourrait-on imaginer un ministre de la Culture cocaïnomane et condamné pour vol d’œuvres d’art ? Oui, André Malraux, ministre gaulliste.

 

Pourrait-on imaginer un ministre de l’Education nationale d’extrême-droite, pédéraste et pro nazi ? Oui, Abel Bonnard, écrivain et ministre du maréchal Pétain, que ses adversaires surnommaient élégamment « la gestapette ».

 

Et puis, Benoist-Mechin, magnifique écrivain, qui fut lui aussi ministre du Maréchal et qui, sans descendance bien sûr, adopta son amant arabe, auquel il donna son nom.

 

Décidément, littérature, politique et morale ne font pas bon ménage…

 

vendredi, 09 octobre 2009

Barack Obama, noir, Américain, favorable à un pseudo islam « modéré », donc prix Nobel de la Paix

Un communiqué de Robert Spieler,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

P990983D926452G_apx_470__w_ouestfrance_.jpgNon, précise le comité Nobel, pour son « œuvre » mais pour « l’espoir » qu’elle suscite. Quel espoir ? Sa main tendue au monde musulman… Salam aleikoum fut l’entrée en matière de son discours au Caire où il exprimait récemment son respect pour l’islam.

 

Quand on sait, comme nous le savons, les persécutions que subissent les chrétiens en terre d’islam, et notamment en Egypte, il y a de quoi être indigné.

 

Noir, Américain, favorable à un fantaisiste islam « modéré », ce sont des raisons suffisantes pour que le prix Nobel de la Paix lui fût attribué.

 

En attendant, les troupes américaines sont toujours en Irak, en Afghanistan et, que je sache, Barack Obama ne s’était pas privé de soutenir les bombardements américains sur Belgrade.  

QUELLE EUROPE ? Robert Spieler répond à Terre et Peuple...

images.jpgDans sa dernière livraison, le magazine Terre et Peuple (n°40, solstice d’été 2009), dirigé par Pierre Vial, publie un dossier sur l’Europe. Voici la contribution, sous la forme d’un entretien, que Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle Droite Populaire, a apporté à ce dossier.

 

 

Tu es un défenseur de l’Europe de la Puissance. Quelles sont, d’après toi les raisons de la décadence ?

 

Les racines de l’Europe sont grecques, romaines, celtes, germaniques et chrétiennes. Très jeune, j’ai été fasciné par la décadence de l’Empire romain, et j’ai essayé d’en comprendre les raisons. Beaucoup pensent que « Rome n’est pas morte de sa belle mort, mais a été assassinée », et que le christianisme, présenté comme une religion d’esclaves en porte la responsabilité majeure. Mais, est-ce vrai ? Les Dieux vieillissaient, l’observation des rituels masquait la vacuité de la foi. Le Grand Dieu Pan était déjà agonisant quand triompha la nouvelle religion. Certains historiens pensent qu’il existait, de façon diffuse, une sorte d’attente, d’ambiance favorable à l’émergence d’une nouvelle religion, porteuse de valeurs de compassion. Le terreau était sans doute déjà favorable. Si le christianisme ne l’avait pas emporté, c’est le culte de Mithra, autre religion d’origine orientale, qui se serait sans doute imposé. Que serait devenue l’Europe si Mithra l’avait emporté sur le Christ ? Impossible à imaginer si ce n’est que le mithraïsme se serait lui aussi européanisé et que le symbole du taureau aurait remplacé celui de la croix.

 

Le christianisme s’est européanisé, a rompu avec ses origines orientales. Le christianisme conquérant des croisades ou celui d’Isabelle la Catholique n’avaient rien de commun avec la religion des origines vilipendée par Celse. Les défenseurs de la Tradition perpétuent aujourd’hui ce christianisme européen. Les messes de Saint-Nicolas-du-Chardonnet ne sont en rien comparables aux niaiseries que véhiculent les messes progressistes. La religion « moderniste » qui, elle, opère son retour aux origines, contribue puissamment à la destruction de nos identités et de nos valeurs.

 

Quelles sont les causes de la décadence contemporaine ?

 

L’Europe est entrée dans une phase de décadence accélérée. Les causes premières sont à rechercher dans la Révolution française qui remplaça le concept de Nation, incarné par le Roi, par celui d’Etat-Nation désincarné, au fanatisme ombrageux. Proudhon l’avait prédit : « Malheur à l’Allemagne, malheur à l’Italie lorsque celles-ci trouveront leur unité ». Le nationalisme des Etats-Nations est responsable des guerres civiles européennes qui vidèrent l’Europe de sa substance, faisant d’elle aujourd’hui, une vassale des Etats-Unis.

 

J’avoue avoir une admiration pour le talent littéraire de Barrès, mais pas pour son chauvinisme va-t-en-guerre (« Le rossignol qui chante dans les cimetières »). Et, j’ai une profonde aversion pour Clémenceau, qui par haine pour l’Empire austro-hongrois, rejeta les propositions de paix séparée qui eussent mis fin à la guerre dès 1916, évité des millions de morts, et surtout évité les conséquences épouvantables du honteux Traité de Versailles. Je considère que Clémenceau est le géniteur d’Hitler. Voir aujourd’hui un mouvement tel le Front National se revendiquer de Clémenceau démontre l’état de confusion idéologique dans lequel ce parti a sombré.

 

Une décadence accélérée ?

 

Trente ans ont suffi pour modifier profondément le visage de nos peuples. Le libéralisme mondialiste, forcément mondialiste et déraciné a ouvert grandes les portes de nos patries à une immigration allogène massive. Un patronat rapace, obnubilé par la recherche du profit, quel que soit le prix à payer par notre communauté, a bénéficié de la complicité active de lobbys par nature anti-européens et d’une classe politique collaborationniste. Je n’oublie pas la responsabilité de l’illusion coloniale dans cette situation. Le colonialisme fut à l’origine un projet défendu par la gauche. Au prétexte de « civiliser les races inférieures » (Jules Ferry), les affairistes coloniaux de la Troisième République engagèrent la France dans une aventure qui se révéla largement déficitaire et désastreuse dans ses conséquences, tant pour les peuples concernés que pour l’homogénéité ethnique de notre pays.

 

La menace que fait peser l’islam sur l’Europe n’est qu’une conséquence de l’immigration. Le péril est ethnique et/ou religieux. L’islam n’est pas une religion européenne. Les millions de musulmans présents sur notre terre ne seront jamais européens. Les Albanais ou les Kosovars ont beau être des indo-européens islamisés par les Turcs, ils n’en deviendront pas européens pour autant, parce que musulmans. Quant aux Africains, fussent-ils chrétiens, qui s’installent sur notre sol, ils n’en deviendront pas pour autant des Européens, parce qu’Africains. L’argument géographique utilisé par certains pour refuser l’intégration de la Turquie dans l’U.E. est absurde. La Turquie n’est pas européenne car musulmane et parce que les Turcs ne sont pas un rameau du chêne européen. Mais si la Grèce avait conservé les terres dont elle fut expulsée en 1922 par les armées du général Atatürk, celles-ci feraient partie intégrante de l’Europe.

 

Quelle Europe ?

 

Je prône une Europe de la Puissance, seule capable de peser face à l’impérialisme culturel, militaire et monétaire des Etats-Unis, à la puissance émergente de l’Asie et à la menace de conquête musulmane. Une Europe partenaire de la Russie afin que nous puissions atteindre la masse critique qui nous permettra de rompre avec le modèle économique et marchand du libéralisme mondialiste. Une Europe aux frontières économiques protégées. Les Chinois menaceront de ne plus nous acheter d’Airbus, au prétexte que nous leur achèterons moins d’électronique ? Et alors, dès lors que les Européens et les Russes achèteront européen !

 

Chaque étudiant de Sciences-po sait que l’expérience protectionniste menée en France par Méline, au XIXème siècle, a échoué. Le protectionnisme ne peut en effet réussir qu’à l’échelle d’un continent.

 

L’Europe de la Puissance doit aussi être une Europe militaire, monétaire et diplomatique. Que pèse la France seule sur le plan militaire ? La construction de notre Europe ne peut s’envisager que dans un cadre identitaire, dans le respect des identités des Nations et Provinces qui la composent. Il ne s’agit évidemment pas de créer un Etat-Nation européen, sur le modèle jacobin français. Le principe de subsidiarité doit être la règle. Oui, les Etats-Nations doivent abandonner une part de souveraineté, sur le plan militaire notamment, au profit de l’Europe identitaire. Non, l’Europe n’a pas à se mêler de la fabrication des fromages de nos terroirs. L’Europe de Bruxelles est l’antithèse de notre Europe. Leur Europe est un vague machin piloté par des nains bruxellois. Des fonctionnaires nains, vétilleux, tatillons, ratiocineurs, imbus de leurs petits pouvoirs avec, comme l’a tout esprit étriqué, une forte propension à en abuser et à se mêler de ce qui ne les regarde pas.

 

Concrètement, comment cette Europe peut-elle se construire ?

 

Elle se construira avec et autour des mouvements identitaires des nations et provinces européennes. J’étais récemment à Cologne avec mes camarades français et européens pour manifester contre l’islamisation de nos villes. J’y étais avec Annick Martin, Secrétaire générale du M.N.R. et des représentants du Parti de la France de Carl Lang. Les régionalistes catalans dialoguaient amicalement avec les nationalistes espagnols de la Phalange, les nationalistes français avec le Vlaams Belang, les Autrichiens du FPÖ avec les régionalistes de la Ligue du Nord et les Allemands avec les identitaires tchèques.

 

L’Europe identitaire est en marche. Rassemblons-nous pour la libération de notre Europe !

 

Rassemblement, Résistance, Renouveau !

Couv_SN_15.jpgPar Robert Spieler

Ancien député,

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

 

 

Article publié dans le n°15

de la revue Synthèse nationale (*)

 

 

Le renouveau du camp national et identitaire exige une analyse sans complaisance des causes de son affaiblissement. Sa vacuité idéologique explique maintes dérives comportementales.

 

Dieu que la guerre était jolie quand les victoires étaient aisées !

 

L’obtention de mandats électoraux ou de postes rémunérés par le Parti a donné à certains un doux sentiment d’éternité dans le confort et la certitude d’être porteurs d’un talent, qu’ils découvraient, émerveillés. Etre conseiller régional, municipal, quel bonheur ! A ceux qui disaient : « Tu dois tout au Parti, le Parti ne te doit rien » (slogan du Parti Populaire Français de Jacques Doriot), ils répliquaient (silencieusement, prudence oblige) : « Après tout, ce mandat, je l’ai obtenu grâce à ma propre valeur, j’ai tout de même collé 200 affiches et distribué 1000 tracts, et je suis très connu dans mon immeuble. Et puis, comme me l’a confié un collègue UMP, j’aurais fait beaucoup plus de voix, seul, s’il n’y avait pas eu ces dérapages de la direction du Mouvement ». La vanité est la chose la mieux partagée au monde, mais la vanité doublée d’une grande vacuité idéologique a mené plus d’un sur les chemins de la collaboration et des illusions perdues. Car réussir dans la trahison exige un grand talent dont la plupart sont dépourvus. N’est pas Edgar Faure, connu pour ses multiples voltes-faces, qui veut. Edgar Faure qui déclarait avec un extraordinaire cynisme : « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Mais peut-on vraiment reprocher leurs dérives à des personnes qui, dépourvues de tout bouclier idéologique, étaient soumises aux tentations de la respectabilité ?

 

Le reproche majeur que l’on peut formuler à l’encontre de Le Pen et du Front National est de n’avoir pas profité de la formidable dynamique qu’il surent mettre en œuvre et des moyens importants dont ils disposaient, pour mettre en place une véritable école de formation de cadres, sur le modèle de ce que le PC sut réaliser, destinée à donner aux cadres et militants l’ossature idéologique leur permettant de résister à toutes les épreuves et tentations. Encore fallait-il une pensée idéologique claire, ce qui n’était certes pas le cas.

 

Les errements idéologiques du FN

 

Le fonds de commerce du FN fut le combat contre l’immigration, sans que les causes de celle-ci ne soient analysées et sans que les vraies responsables ne soient désignés. Quand l’inondation ravage votre appartement, quels en sont les responsables ? Est-ce l’eau qui dévale les étages, est-ce celui qui a ouvert les robinets, ou est-ce celui qui a donné l’ordre de les ouvrir et interdit de les refermer ?

 

Il est vrai que Le Pen se trouvait face à des contradictions insurmontables dues à ses convictions profondes d’homme de la IVème République, nostalgique de l’Empire colonial. Chacun se souvient de son discours à la tribune de l’Assemblée Nationale en 1958 : « Il ne faut pas dire que l’Algérie a besoin de la France, il faut dire que la France a besoin de l’Algérie. Nous avons besoin d’une jeunesse vigoureuse, etc… ». La colonisation fut une grave erreur suscitée par Jules Ferry et la gauche affairiste des années 1880, qui voyaient là, au prétexte d’apporter la civilisation aux « races inférieures » (Jules Ferry), le moyen pour quelques puissances financières de s’enrichir éhontément. La droite s’y opposa vigoureusement, arguant que les moyens considérables investis dans cette aventure manqueraient à l’entreprise de consolidation militaire de la France, en vue de la Revanche. Bismarck, quant à lui, fut un adversaire résolu de l’aventure coloniale, préférant investir dans le développement industriel et militaire de l’Allemagne.

 

Toutes les analyses contemporaines démontrent que la colonisation a coûté bien plus cher à la France qu’elle ne lui a rapporté. Elle a surtout ouvert grandes les portes de l’acceptation d’une société multiraciale et à l’invasion que nous subissons aujourd’hui. L’incohérence idéologique de Le Pen sur ce sujet allait l’amener logiquement à défendre les vertus de l’assimilation des populations non européennes au sein de la « République ». La « République », mot magique, concentré pur des valeurs de la Révolution française et de la gauche… Reprendre le vocabulaire de l’adversaire menait inexorablement à la confusion et à l’impuissance, et annonçait le discours de la dalle d’Argenteuil à l’élection présidentielle et les références à Clémenceau et Salengro aux européennes.

 

Entre l’ultra libéralisme et la confusion sur l’Europe

 

Dans les années 1990, Le Pen glorifiait l’ultra libéralisme de Reagan et Thatcher, oubliant que ce même libéralisme, forcément mondialiste, et la recherche effrénée du profit étaient responsables de l’afflux massif de populations allogènes que l’on était allé déraciner dans les douars algériens ou marocains ou dans la brousse africaine. L’influence de puissants lobbies cosmopolites et de leurs relais politiques allait ouvrir grandes les vannes de l’invasion. Le paradoxe est que ces lobbies et leurs vassaux politiques arguaient des « valeurs de la République » pour imposer leur doxa, persécuter les Français et combattre le FN dont les dirigeants se référaient aussi aux valeurs de la « République ». Cherchez l’erreur…

 

Marine Le Pen, dans la continuité de son père, allait même exprimer son respect pour l’islam, dès lors que celui-ci  serait respectueux des valeurs de la « République ». Que Marine Le Pen croie en de telles sornettes, soit. Mais Jean-Marie Le Pen ?

 

La confusion a aussi touché le camp national quant à l’idée européenne. Confondre l’Europe des nains de Bruxelles et l’espérance d’une Europe de la puissance, respectueuse de ses identités régionales et nationales, était absurde. Prétendre, comme l’a fait Marine Le Pen, que les plaques bilingues à l’entrée des villages bretons ou alsaciens constituaient une menace pour l’unité nationale, était grotesque. Ce discours daté, digne des révolutionnaires fanatiques de 1792, ce refus des réalités géopolitiques, cette vision complètement irréaliste d’une France puissante qui avait cessé d’exister depuis plus d’un siècle, étaient consternants.

 

Quand le combat ne se résumait plus qu’à quelques slogans éculés, quand ceux qui réfléchissaient et exprimaient des visions différentes étaient considérés comme des traîtres et se retrouvaient épurés, quand la servilité devenait le modèle comportemental obligé au sein du mouvement, il était temps de mettre fin à cette aventure et de construire une nouvelle espérance.

 

Cette nouvelle espérance passe par le rassemblement de toutes les forces nationales et identitaires sur des bases nouvelles, tant idéologiques que comportementales et par le refus absolu de toute collaboration avec le Système. Rassemblement, Résistance, Renouveau !

 

 

(*) A Strasbourg, Synthèse nationale est en vente au Pacha, avenue de La Marseillaise, devant la Poste centrale.

 

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