lundi, 30 juin 2008
Robert Spieler en Charente...
Dimanche 29 juin, la Fédération charentaise du MNR organisait, dans une magnifique propriété vinicole située à quelques kilomètres d’Angoulême, sa première fête départementale.
Le thème de cette sympathique journée était l’entente des patriotes. Ainsi, outre Véronique Péan et Philippe Millau qui représentaient la direction nationale du MNR, la fédération charentaise avait invité une représentante du Bloc identitaire qui exposa les méthodes d’actions de son mouvement, notre ami le journaliste Martin Peltier, dont l’analyse politique reste toujours aussi pertinente, Robert Spieler, ancien député du Bas-Rhin et membre de la direction nationale de la Nouvelle Droite Populaire et Roland Hélie qui représentait la revue Synthèse nationale.
Dans son remarquable discours, qui suscita l’enthousiasme des nombreux militants et sympathisants locaux réunis pour l’occasion, Robert Spieler dénonça la désastreuse politique d’immigration menée par les gouvernements, que ceux-ci soient de gauche ou de droite, depuis cinquante ans. Politique qui conduit droit à l’islamisation rampante de notre société et à la destruction programmée de notre civilisation. Il désigna aussi les collabos de cette nouvelle invasion, à savoir la classe politico-médiatique, les syndicats marxistes et le grand patronat.
Au cours de cette fête, la revue Synthèse nationale fut largement diffusée auprès de nos amis charentais. Nous tenons à remercier ici Jean-Pierre Tournier, responsable départemental du MNR, ainsi que toute son équipe, pour leur accueil chaleureux et les féliciter pour le travail efficace qu’ils effectuent dans ce département.
Renseignements MNR 16 : 05 45 84 90 92
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mardi, 24 juin 2008
Les sénateurs votent en faveur de la Turquie : des traitres, des lâches, des gérontes...
Réaction de Robert Spieler, ancien député et membre de la direction nationale de la Nouvelle Droite Populaire :
Les députés, poussés par leurs électeurs, avaient osé, contre l'avis de Sarkozy, voter pour une modification constitutionelle, imposant un référendum pour toute adhésion d'un pays à l'Union Européenne, la Turquie étant la première concernée.
Dans cette misérable comédie parlementaire, le Sénat a massivement rejeté cet amendement, seuls sept sénateurs, tels les sept cavaliers évoqués par Jean Raspail, ayant eu le courage de dire non à l'islamisation de l'Europe.
Rachida Dati, la ministre de Sarkozy, n'a rien fait pour convaincre les sénateurs, s'en référant à "la sagesse" de ces vieillards. Car, fûssent-ils jeunes pour certains, ces gens là sont de vieux barbons, qui pratiquent la trahison de leur Peuple, comme Monsieur Jourdain pratiquait la prose. L'argument avancé est que cet amendement serait perçu comme une insulte par les Turcs... J'en viens à avoir plus d"estime pour les Turcs que pour ces gens-là.
Je lance un appel à toutes les forces nationales, régionalistes, identitaires, françaises et européennes. La Résistance et le rassemblement des énergies sont une ardente nécessité.
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lundi, 23 juin 2008
A propos des langues régionales et de la « démocratie » : VOLTAIRE, AU SECOURS !
Le 22 mai, les députés votaient à une très large majorité, un amendement à la Constitution, précisant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ». Cet amendement permettrait la ratification de la Charte des langues régionales. Cette charte, ratifiée par 23 états européens, autorise la pratique des langues régionales dans l’enseignement, la justice, les medias, la culture, les services publics, la vie économique, etc...
Rien de plus normal. Sauf que pour les fanatiques jacobins, la pratique de la langue alsacienne, corse, bretonne, ou basque, risque de mettre en péril la République ( pas l’arabe, l’anglais, ou le chinois). Il y a, convenons en, d’autres périls autrement plus importants.
Mais, fanatisme, bêtise et sclérose ont vaincu.
Les gérontes alcooliques du Sénat ont suivi l’avis comminatoire de l’Académie Française. Parmi ces derniers, Hélène Carrère d’Encausse et Max Gallo (Michel Mohrt a sauvé l’honneur de l’Académie, en s’opposant à cette décision).
Parmi les sénateurs, « le réseau franc-maçon, extrêmement influent au Sénat, où il transcende les frontières politiques » (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 22 juin, dans un remarquable article d’Olivier Picard), qui précise que le socialiste Michel Charasse « pèse de tout son poids et de toute sa verve à la buvette »
Une anecdote : j’avais, il y a dix ans, fait paraître dans le Figaro une annonce de recrutement d’un directeur général maîtrisant parfaitement la langue allemande Afin d’attirer l’attention des germanophones, j’avais eu l’idée de titrer le descriptif (en français), par « Geschäftsführer » (directeur général, en allemand). Au nom de la loi Toubon, qui prétend défendre la langue française, je fus mis en demeure de coller un astérisque renvoyant à la traduction du terme. Soit.
Mais ce n’est pas tout. Une association « de défense de la langue française », liée à l’Académie, m’envoya une lettre furibarde. J’insultais la langue française, et, pire, j’usais d’un terme (Führer), évoquant les pages les plus sombres de notre histoire. Que faire, face à tant de connerie ?
Nous sommes dans une comédie parlementaire qui fonctionne dans le registre du mensonge, de l’apparence, de la manipulation. Un mépris absolu du Peuple.
Comme pour la modification constitutionnelle concernant le référendum quant à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, votée par les députés, et retoquée par le Sénat. Et ne parlons pas du Traité de Lisbonne, imposé contre l’avis des Français, par les collabos du mondialisme.
Cette « démocratie », qui méprise le Peuple, n’est pas une démocratie. Elle mérite d’être abattue.
Voltaire, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, concluait, ses lettres par « ecr. l’inf. « écrasons l’infâme ». Vive Voltaire !
Robert Spieler
00:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, langues régionales, robert spieler, ndp
vendredi, 13 juin 2008
Lettre à des lepénistes tentés de rallier le CNI...
Consternation : je lis l’article paru aujourd’hui dans « Minute », sous le titre « Des lepénistes tentés de rallier le CNI ».
Le « Centre national des indépendants », qui connut son heure de gloire, il y a 50 ans, avec Pinay, est devenu un petit précipité, pour reprendre un terme chimique, de tout ce que cette droite prudente, un tout, tout petit peu rebelle cependant, concentre. Certains ont tenté d’en faire un sas de décontamination entre l’« extrême-droite » et le système. Inutile de relever que tous ont échoué… A défaut de pouvoir exister par elle-même, cette formation a tenté de survivre en s’appuyant sur « un grand frère » qui a pratiqué l’aumône à son égard, comme les marquises du XIXème la pratiquaient auprès des pauvres
Le CNI reprend, dixit son conseil national de samedi, son « entière indépendance d’action vis-à-vis de l’UMP ». Motif : « l’absence de dialogue avec la direction ». Traduire : l’UMP ne leur a accordé ni les places, ni les sièges, ni les prébendes espérés. Alors qu’ils s’étaient associés à l’UMP dans ce but… La vie politique est d’une terrible injustice…
On apprend incidemment que l’UMP a coupé les vivres au CNI. Comme le relève l’auteur de l’article, « la manne financière était finalement la seule chose qui pouvait les retenir auprès de ce parti ». Ben, voyons…
Des lepénistes ou des identitaires ex-lepénistes seraient tentés de rallier le CNI. On parle d’élus du Nord-Pas-de-Calais, du Sud et de Bourgogne. Je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, quoique je considère que tout ce qui est national et européen, est mien.
J’ai beaucoup d’estime et d’amitié pour les personnes citées dans l’article, et je veux leur dire ceci : Il n’est pas possible que vous ayez la bassesse de vous plier aux ukases d’Annick de Roscoät, présidente du CNI, qui ne veut pas de « l’étiquette d’extrême-droite », et qui exige que ceux qui voudraient rejoindre le CNI se désolidarisent -par écrit- « des déclarations inacceptables de J.M. Le Pen ».
Je n’écris pas cela pour défendre Le Pen, ni pour donner des leçons, détestable travers que je fuis.
Je dis simplement, aux amis que je connais, et aussi à ceux que je ne connais pas : Retournez au Front National, adhérez à la Nouvelle Droite Populaire, rejoignez le MNR, ou la secte des adorateurs de la banane rose, ou encore, envisagez un voyage vers Sirius aux côtés de Seigneur Raël, mais, par pitié…
Pas vous, pas ça !
16:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cni, ump, ndp, politique, robert spieler
lundi, 09 juin 2008
En ouverture de la convention de la Nouvelle Droite Populaire :
Diaporama présenté en ouverture de la convention nationale de la Nouvelle droite populaire dimanche 1er juin à Paris.
01:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ndp, synthèse nationale, robert spieler, nouvelle droite populaire, strasbourg
mardi, 03 juin 2008
Référendum d’initiative populaire ? SARKOZY ? UN ESCROC !
par Robert Spieler
Sarkozy l’avait promis lors de la campagne électorale. Il l’a fait.
Le référendum d’initiative populaire figure dans le projet de modification constitutionnelle. Désormais les Français pourront, à l’instar de Suisses, remettre en cause des lois scélérates ou imposer leur volonté dans des débats essentiels.
Y avez- vous cru ? Et bien, vous aviez tort !
Nous nous retrouvons dans une de ces forgeries, dont la pseudo démocratie dans laquelle nous vivons, a le secret.
Car les conditions édictées par le système sont (forcément) insurmontables :
-10% du corps électoral, soit 4 millions d’électeurs doivent signer la pétition.
-120 députés doivent s’associer à la demande de référendum.
Mais ce n’est pas tout : il faut qu’une proposition de loi soit votée en ce sens par l’Assemblée Nationale. Une proposition de loi, pas un projet de loi. La proposition de loi est d’initiative parlementaire (proposée par un ou plusieurs députés), le projet de loi, d’initiative gouvernementale. Le projet de loi est évidemment présenté par le gouvernement et proposé au vote des députés.
Pas la proposition de loi, si elle n’est pas mise à l’ordre du jour par… le gouvernement (car c’est lui qui décide). C’est ainsi que 95% des propositions de loi n’arrivent jamais en discussion.
Et c’est ainsi que le référendum d’initiative populaire, proposé par le système est une façon de plus de prendre, avec la complicité des media, les Français pour des imbéciles.
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lundi, 02 juin 2008
LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE S'EST OFFICIELLEMENT CREEE LORS DE SA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN...
Communiqué de presse :
La Nouvelle Droite Populaire organisait dimanche 1er juin à Paris, dans les salons de l’hôtel Novotel Vaugirard, sa convention nationale constitutive.
Au moment où le Front national est en état de dislocation et qu’une grande partie des électeurs de droite qui s’étaient reportés sur Nicolas Sarkozy se sentent trompés par la politique menée par celui-ci depuis son élection, la Nouvelle Droite Populaire entend redonner à la droite nationale et identitaire vitalité et combativité.
C’est dans cet état d’esprit que près de 200 délégués venus de 30 départements ont porté la NDP sur les fonts baptismaux.
Un bureau politique de 9 membres a été désigné pour conduire la NDP jusqu’à son congrès qui se tiendra au mois de janvier prochain. Ce bureau comprend dans l’ordre alphabétique : Philippe Chapron, responsable de la NDP en Basse Normandie, François Ferrier, conseiller régional de Lorraine, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Luc Pécharman, responsable de la NDP en Nord Pas de Calais, Jean-Claude Rolinat, journaliste et écrivain, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, Robert Spieler, ancien député et fondateur d’Alsace d’Abord,.Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine.
Plusieurs observateurs de mouvement européens ont assisté à la convention, parmi lesquels Hilde De Lobel, député du Vlaams Belang au Parlement flamand, et Alberto Torressano du Frente español. D’autre part, la convention a reçu plusieurs messages d'amitié qui ont été lus, dont ceux de Pierre Vial, président de Terre et Peuple, d’Annick Martin, vice présidente du MNR, de Mario Borghezio, ancien ministre du deuxième gouvernement Berlusconi et député européen de la Ligue du Nord, et de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité.
Au cours de cette convention, les thèmes fondamentaux de la charte de la NDP (*) ont été développés par les différents responsables.
Robert Spieler a insisté sur l’ardente nécessité de défendre nos identités régionales, nationales et européennes pour faire face à la mondialisation débridée qui conduit à l’asservissement de nos peuples. Et de citer Paul Valéry : « Rome n’est pas morte de sa belle mort mais a été assassinée ». Robert Spieler a rappelé "qu'elle a été assassinée de l’intérieur par des collabos qui ont renié les dieux, les valeurs de Rome et ont accordé la citoyenneté romaine aux barbares".
Il revenait à Jean-François Touzé de conclure cette convention : « La Nouvelle Droite Populaire n’est pas une association de déçus de telle ou telle formation politique, mais le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler à la constitution d’une nouvelle force nettement ancrée à droite, capable d’œuvrer utilement à la conquête des électeurs dans une perspective d’accession aux responsabilités du pouvoir ». Pour Jean-François Touzé « il n’y a pas de fatalité de la marginalisation de notre famille politique. Sur le socle qui est le nôtre une majorité de nos compatriotes peuvent se retrouver ».
(*) Les principes fondamentaux de la Nouvelle Droite Populaire sont :
1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.
2 - Défense des identités régionales, nationale et européenne.
3 - Application de la préférence nationale et européenne.
4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.
5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.
6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.
Annexe au communiqué :
Message de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple :
Les femmes et les hommes qui sont attachés viscéralement à leur identité, à leur peuple, à leur terre – terre de nos provinces et terre de notre grande patrie européenne- ces femmes et ces hommes, je les appelle « les nôtres ».
Dans l’esprit de beaucoup des nôtres, règne aujourd’hui l’incertitude, le doute, le découragement provoqué par le triste spectacle que donne notre camp depuis que ce qui faisait le sens de notre combat – la lutte contre les envahisseurs – semble abandonné par ceux qui appellent les envahisseurs « les branches de l’arbre France ».
Face au désarroi, il faut rallumer la flamme de l’espérance. Il faut regrouper toutes les bonnes volontés, toutes les énergies pour organiser la résistance et la reconquête. Ce sera une longue marche mais cette journée du 1er juin doit être une étape importante pour que cette longue marche se mette en mouvement.
C’est le vœu que je forme en vous adressant mon fraternel salut.
Message de Mario Borghezio, ancien ministre et député européen de la Ligue du Nord :
C’est important que les forces nationalistes, populaires et identitaires trouvent en France la possibilité de donner vie à une initiative politique unitaire pour combattre avec plus d’efficacité la mondialisation de l’Europe et le projet technocratique de Bruxelles.
J’ai le plaisir de vous l’annoncer aujourd’hui en avant première : les quatre ministre de la Ligue du Nord ont demandé l’organisation d’un référendum contre le traité de Lisbonne.
Je regrette beaucoup de ne pouvoir être des vôtres à l’occasion de la création de la Nouvelle droite Populaire, mais nous avons cette fin de semaine notre grand rassemblement près de Bergame où nous attendons 100 000 personnes pour commémorer une importante bataille historique, en ce lieu qui est devenu sacré de notre lutte identitaire.
Lors de mon intervention, je transmettrai à tous les participants la bonne nouvelle qu’est la création en France de la Nouvelle Droite Populaire.
Message de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité :
Chers amis,
Vous m'avez fait l'amitié de m'informer de vos initiatives et de vos projets et si je l'avais pu j'aurais volontiers accepté votre invitation à assister à votre congrès.
Je suis en effet persuadé de ce que le même désir de faire renaître un grand mouvement national nous rassemble. Celui-ci devra se construire certes sur la fidélité aux valeurs fondamentales de la patrie, de la justice sociale et de la culture de vie.
Mais il devra aussi apporter des réponses aux défis de notre temps qu'on ne saurait élaborer à la seule lumière des débats du XIXème et XXème siècle. Je vous souhaite donc un très bon et très imaginatif congrès. Très amicalement. Bernard Antony
09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ndp, nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, robert spieler, alsace
jeudi, 29 mai 2008
La Nouvelle Droite Populaire pour le réveil du peuple
Les déroutes électorales qui accablent notre famille politique depuis 2007 ont suscité des réactions qui, bien qu’étant très diverses, sont révélatrices d’un coup de blues général.
Au sein de mouvements constitués comme dans les milieux associatifs ou intellectuels, l’ambiance est plutôt morose. La fibre militante de nombreux d’entre nous qui ont toujours voulu contribuer à la défense de nos idées, s’est ratatinée au gré des querelles, des disgrâces et des anathèmes qu’on se balance copieusement à coups de communiqués fratricides.
Dommage !
Et surtout contre productif, alors qu’il est plus que jamais nécessaire de resserrer les rangs, d’admettre des remises en question, de rattraper le temps perdu pour ceux qui peuvent ainsi se retrouver après de longues années d’éloignement, de réfléchir sur l’ardente nécessité de concentrer nos efforts sur les valeurs fondatrices et tangibles que nous voulons donner en héritage aux générations futures.
La Nouvelle Droite Populaire nous donne l’occasion de participer à un rassemblement fédérateur. Il doit offrir à des personnalités dont les sensibilités peuvent différer dans certains domaines, comme l’idée de Nation et d’Europe (des axes de réflexion qui doivent justement nous permettre d’avancer) d’agir pour entreprendre l’indispensable refondation de notre famille politique.
Une page s’est tournée. La pérennité d’un parti autocratique et héréditaire est une vue de l’esprit. Nombreux sont ceux qui aujourd’hui l’ont compris.
Si Nicolas Bay, Secrétaire Général du MNR, a choisi d’aller se prosterner sur le perron de Saint-Cloud pour faire allégeance à Marine, c’est son affaire. Et c’est au MNR de se dépatouiller avec ça. Rien ne nous empêche d’être simple adhérent ou responsable d’un mouvement et de mettre nos compétences au service de la NDP, avec l’idée qu’il s’agit pour l’instant d’un socle destiné à préparer et à réinventer un mode de fonctionnement plus propice à la défense de nos idées, dans le respect des uns et des autres et dans la collégialité.
J’ai décidé de participer à l’aventure, une belle aventure où la camaraderie et l’amitié sauront servir nos idées. La mienne étant de voir notre peuple se réconcilier avec son histoire, retrouver la fierté de ses racines, renouer avec l’âme chrétienne qui a porté notre civilisation, pour se tourner vers l’avenir avec espérance.
23:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelle droite populaire, chantal spieler, politique, front national, mnr
dimanche, 25 mai 2008
Nouvelle Droite Populaire ! Mobilisation des énergies ! Rassemblement ! Unité !
La Nouvelle Droite Populaire, qui sera portée sur les fonts baptismaux, dimanche 1er juin, est issue d’un constat : l’échec programmé du Mouvement National, qui s’est transformé en petite boutique familiale, a entraîné une sorte de « nervous breackdown », pour reprendre le titre d’une chanson des Rolling Stones des années 70. Un effondrement nerveux de l’électorat, où l’habileté du bonimenteur Sarkozy n’a fait que surfer sur une triste réalité : un corpus idéologique vidé de ses fondamentaux, des comportements médiocres et arrogants, des provocations (que je ne condamne pas, car la liberté de parole doit être totale), qui vont de pair avec des appels aux « branches de l’arbre France ». Comprenne qui pourra…
Ceux qui, comme moi, côtoient de près le Vlaams Belang, sont stupéfaits par les différences comportementales. Au Vlaams Belang, il existe une chaleur, une sincérité, un vrai respect des militants. Les dirigeants, qui sont « Primum inter Pares » (les premiers au sein d’égaux), sont comme des poissons dans l’eau parmi leurs militants. Pas garde du corps, pas de culte du chef, une modestie comportementale, un esprit d’amitié et une chaleur combattante…
Nous devons nous en inspirer et jeter à la poubelle de l’histoire les modes de fonctionnement périmés.
Ce qui signifie : respect absolu des différentes sensibilités, nationalistes, identitaires, régionalistes, catholiques, ou non, autour d’un tronc commun qui a pour nom : défense intransigeante ne nos identités régionales, nationale et européenne.
Et une règle intangible : le respect des militants et des électeurs. Les cadres et dirigeants sont à leur service, et non l’inverse.
Le retrait de la vie politique de Bruno Mégret confirme la nécessité de constituer ce grand rassemblement des énergies. Je l’ai bien connu et apprécié. Il fut, en même temps que moi, député à l’Assemblée nationale, et le directeur de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 1988. Je faisais alors partie de l’équipe d’organisation : c’était un remarquable organisateur doué d’une capacité conceptuelle exceptionnelle et d’une vive intelligence.
Je sais que beaucoup l’ont critiqué, lui reprochant de les avoir menés dans une aventure sans issue. Mais avait-il le choix ? Je crois que non. Et, après tout, personne n’était obligé de le suivre… J’espère qu’il reviendra de son exil, il a sa place parmi nous.
J’appelle les militants, les cadres, les intellectuels de la mouvance nationale, régionaliste et identitaire, à se rassembler autour de la Nouvelle Droite Populaire.
Constituons ensemble le mouvement de résistance et d’espérance, ancré dans la tradition et projeté dans la modernité.
Robert Spieler
18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, robert spieler, synthèse nationale, nouvelle droite populaire, alevis, turquie
lundi, 19 mai 2008
Un entretien avec Robert Spieler sur l’engagement politique dans les années 70…
Propos recueillis par Catherine Robinson et publié dans la dernière livraison (n°8, mai-juin 2008) de la revue Synthèse nationale.
Robert Spieler est né en 1951 à Sarreguemines, en Moselle. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques. Il a été responsable des ressources humaines, puis consultant en recrutement de cadres.
En 1969, il adhère à Ordre nouveau ; en 1974, il s’inscrit au Parti des forces nouvelles ; en 1981, il fonde le Forum d’Alsace, le plus important club d’opposition de la région, qui organise des dîners-débats avec des personnalités aussi diverses que Philippe Malaud, Alain Griotteray, Serge Dassault ou Raymond Barre… En 1984, il crée Alsace Renouveau. En 1985, Alsace Renouveau rejoint le Front national. En 1986, il est élu Député et Conseiller régional Front national. Il démissionne ensuite du FN pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord, qu’il préside. De 1989 à 2001, il est conseiller municipal de Strasbourg. En 1992, il est élu Conseiller régional Alsace d’Abord avec 6 % des voix. En 1998, il est réélu Conseiller régional avec un pourcentage de 7,2 %. En 2004, il obtient 9,4 % des suffrages aux Régionales, mais n’est pas élu du fait de la modification du mode de scrutin.
Il vient de démissionner de la présidence d’Alsace d’Abord pour contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces nationalistes, régionalistes et identitaires face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, et il vient de s’engager avec détermination dans l’organisation de la Nouvelle Droite Populaire, qui sera créée dimanche 1er juin à Paris et qui se veut un « rassemblement des énergies ».
Robert Spieler est marié, il a cinq enfants.
Dans vos jeunes années, vous avez eu un engagement au sein de ce qu’il est convenu, à tort ou à raison, d’appeler la Droite radicale. Quelle a été la nature de cet engagement ? Quelles ont été alors vos activités ? Vos responsabilités ? Dans quel cadre, dans quel mouvement ou organisation avez-vous milité ? A quelle époque ?

J’ai en effet débuté très jeune dans l’action militante. J’ai adhéré à Ordre nouveau en 1969 à sa création, alors que j’étais encore lycéen en terminale. Dès que je fus étudiant, je fus nommé responsable d’O.N. à Strasbourg. Responsable et seul militant à vrai dire. Une anecdote amusante : O.N. m’avait livré un stock d’exemplaires de son journal, intitulé Pour un ordre nouveau. Ne doutant de rien, inconscient du danger, je m’en fus tranquillement les vendre seul devant le Resto-U., où quinze gauchistes de la Ligue communiste vendaient Rouge. J’en fus, à ma stupeur, rapidement expulsé…
Par la suite, j’ai constitué une équipe et nous avons pu démarrer une vraie démarche militante. J’ai connu le local de la rue des Lombards (le siège mythique d’Ordre nouveau à Paris – NDLR) et aussi Hilaire Cholet, militant infatigable que j’aimais bien, qui « tenait la maison » et qui, plus tard, devait prendre d’assaut Saint-Nicolas-du-Chardonnet au cri de « Au nom du Christ-Roi ! ».
Après la dissolution d’O.N. en juin 1973, j’ai rejoint le Front national première mouture, qui avait été créé à l’initiative d’Alain Robert et d’O.N. et qui était allé chercher une personnalité quelque peu oubliée, Jean-Marie Le Pen, pour le présider. Très vite, les relations se tendirent entre l’équipe d’O.N. (Roland Gaucher, François Brigneau, Alain Robert, etc…) et Le Pen. Le FN explosa et nous créâmes, en novembre 1974, le Parti des forces nouvelles (PFN) : époque exaltante, car nous disposions à Strasbourg d’un gigantesque local, un immeuble de 400 m2, avec une imprimerie et un salarié. La folie ! Nous vivions presque en communauté. Nous dînions et, pour certains, dormions sur place. Une formidable ambiance de camaraderie.
Mais le PFN, infiniment plus dynamique que le FN dans les années 70, devait péricliter, du fait d’une dérive « régimiste ». Certains dirigeants du PFN avaient considéré qu’il était pertinent de se rapprocher de la droite du RPR, en l’occurrence de Charles Pasqua. Pour ma part, je suis alors parti vers d’autres aventures.
Avez-vous vécu cette période comme un état de guerre, une expérience, un véritable engagement politique ? Ou était-ce un état d’âme lié aux circonstances ? Au fond, quelles étaient vos motivations ?
C’était avant tout un sentiment de révolte contre le système. Dès mon plus jeune âge, je me suis senti naturellement du côté des « réprouvés ». J’ai suivi avec passion, à l’âge de 10 ans, les événements d’Algérie sur le transistor de mon père. Non pas que je fusse Algérie française, ce qui ne correspondait pas du tout aux convictions de ma famille. Mais je sentais le souffle de l’aventure, de l’épopée et de l’injustice.
Deux épisodes m’ont marqué : l’attentat du Petit-Clamart, que mon oncle annonça avec un air grave à mon père. Je m’en souviens comme si c’était hier. Et un autre épisode qui me choqua profondément : nous, qui n’avions pas la télévision, allions la regarder le dimanche après-midi chez une cousine de ma mère. Je me souviens d’un flash spécial annonçant l’arrestation du Général Salan et la joie, que j’avais ressentie comme indécente, de notre cousine qui avait un fils qui combattait dans un bureau en Algérie… Cela me scandalisa. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai fait mon éducation politique seul, sans mentor. Minute et Rivarol, que je découvris vers l’âge de 16 ans, y contribuèrent cependant puissamment.
J’étais en terminale dans une petite ville de Lorraine lors des événements de Mai 68. Cette chienlit me révulsa. Je rejoignais Ordre nouveau. dès sa création.
J’aimais la volonté de rupture et de révolte de ce mouvement. L’ambiance de combat, de camaraderie et de mépris à l’encontre de « l’esprit bourgeois » : je lisais Wernert Sombart, Nietzsche, Ernst Von Salomon, Céline et Robert Brasillach. Ma voie était définitivement tracée.
Quand vous repensez à cette époque, quel est chez vous le sentiment dominant ? Quel est le meilleur souvenir que vous en avez gardé ? Et quel est le pire ?
J’en garde le souvenir d’une formidable espérance, d’une ambiance chaleureuse, d’une liberté fantastique et d’un esprit de combat fraternel.
Mes meilleurs souvenirs ? Ce sont les soirées de collages d’affiches, suivies de soirées communautaires. La fête, les chants, le rire, l’amitié, la chaleur militante. Certes, nous avions parfois la gueule de bois le lendemain.
Mon pire souvenir ? Un collage d’affiches qui tourna mal. Nous étions dix et nous nous trouvâmes nez à nez avec une vingtaine de gauchistes armés de barres de fer. Ce fut la panique. Nous allâmes nous réfugier honteusement près du Commissariat.
Je me suis juré que plus jamais je ne reculerai et nous n’avons plus jamais reculé. Nos adversaires le savent…
Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur le jeune homme que vous étiez alors ? Avez-vous le sentiment d’avoir surtout perdu votre temps ou d’avoir acquis une expérience qui vous a profité par la suite ? Quelles leçons en tirez-vous ?
J’ai plutôt de la sympathie pour le jeune homme que j’ai été et je lui pardonne les erreurs qu’il a pu commettre… L’expérience que j’ai acquise jeune m’a bien sûr considérablement servi dans mon action ultérieure : coller des affiches, créer un tract, le diffuser, organiser et animer des réunions, faire des communiqués de presse, organiser des conférences de presse, etc… La meilleure université du militant est celle du terrain. Il n’en existe au demeurant pas d’autre. Quand je vois des jeunes UMP qui, à 17 ans, se promènent déguisés en futurs ministres, je rigole…
Par rapport à ce qu’a été cet engagement de jeunesse, diriez-vous que vous poursuivez toujours aujourd’hui le même combat, ou bien vos activités (et vos idées) actuelles ont-elles pris une autre direction ? Entre hier et aujourd’hui, y a-t-il continuité ou discontinuité ?
Je vous répondrai par ce verset : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».
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