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vendredi, 19 octobre 2007

Marine Le Pen attaque l'UDC

Il n’est pas dans mes habitudes de pratiquer des attaques personnelles et encore moins les procès d’intention. Mais là, toutes les bornes ont été dépassées par Marine Le Pen.

J’ai eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises mon profond désaccord avec ses prises de position ultra-jacobines, anti-régionalistes et anti-européennes. Marine Le Pen porte une responsabilité majeure dans l’échec de son père à l’élection présidentielle et dans l’échec du Front national aux élections législatives. Je ne m’étendrai sur des causes qui ont été analysées par nombre de responsables politiques du camp identitaire.

Non contente d’avoir dramatiquement desservi les intérêts du camp national et identitaire, en insultant notamment les régionalistes, Marine Le Pen vient de signer son arrêt de mort politique en tant que représentante putative du camp identitaire.

Elle vient en effet de déclarer « dangereuse » la campagne d’affiches de l’UDC suisse car « elle assimile immigration et couleur de peau ». Ainsi, en plus de désespérer le camp identitaire français, voilà qu’elle s’attaque désormais à d’autres mouvements européens.

Elle se joint donc aux protestations du « Monde » et de Rachid Kaci (UMP), qui déclarait deux jours plus tôt que « ce n’est pas Le Pen qui se permettrait les fantaisies de Blocher sur ses affiches ».

Marine Le Pen considère donc que Christophe Blocher, qui pèse plus de 25% de l’électorat en Suisse, qui organise et gagne des référendums, et qui siège au gouvernement, n’est pas un exemple à suivre ? Tant pis pour elle !

Marine Le Pen a aussi ajouté que jamais son parti ne se lancerait dans une telle campagne d’affichage, relevant que c’était de la publicité « au même titre que les affiches Benetton ». A-t-elle déjà oublié sa calamiteuse tentative de racolage des banlieues au travers de l’affiche de la « beurette », qui exprime parfaitement ses chimériques fantasmes « United colors of Le Pen » ?

J’accuse Marine Le Pen de trahir le combat identitaire, régionaliste ou nationaliste.

J’accuse Marine Le Pen de trahir notre peuple et notre idéal.

J’accuse Marine Le Pen de trahir honteusement les milliers de militants qui défendent avec dévouement leur région, leur patrie et leur civilisation européenne.

J’accuse Marine Le Pen de se coucher lamentablement devant les lobbies du politiquement correct.

Marine Le Pen a définitivement démontré qu’elle n’était pas des nôtres, et je la combattrai avec une détermination absolue.

Robert Spieler

Ancien député

Président d’Alsace d’abord

dimanche, 09 septembre 2007

Un grand entretien avec Robert Spieler dans Minute...

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Dans Minute de cette semaine : Un grand entretien politique avec Robert Spieler.

A lire absolument, en vente dans les kiosques (3,00 €)

01:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, robert spieler, mnr, jean-marie le pen, france, alsace, strasbourg | |  Facebook

jeudi, 09 août 2007

Mais à quoi joue Le Pen ? A quoi sert encore le FN ?

9241efbe58d576f7a450d7682bc5c285.jpgLe Pen Sarkozyste ? On pouvait le croire en écoutant ses commentaires sur RTL, mardi 7 août : Sarkozy tient « un certain nombre de ses promesses électorales. Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire ». Le Pen n’hésite pas à lui trouver « un certain charme ».

Quelles promesses électorales Sarkozy à t-il tenues ?

 - Le micro traité européen ? Il n’a pourtant pas osé évoquer, malgré ses précédentes rodomontades, son « opposition » à l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne.

- L’avancée de son projet « d’union méditerranéenne » qui l’a amené à se rendre en Algérie saluer son « ami » Bouteflika et en Lybie vendre des missiles pour des milliards d’euros au dictateur fou Khadafi ?

- Quant à ses vacances pour multimilliardaire aux Etats-Unis, on y retrouve là le symbole de ses accointances avec le grand capital mondialiste…

Certes, Sarkozy est en train de tenir ses promesses à l’égard des plus riches, et Le Pen n’y trouve évidemment rien à y redire.

Or, en politique, le principe absolu, si l’on souhaite vaincre, est, comme l’a démontré Julien Freund, de désigner l’ennemi et de le combattre. Lorsque l’on encense l’adversaire, les éloges, fussent-ils même justifiés, le renforcent tout en décourageant et en désespérant nos propres troupes : la défaite est certaine. Relisons à cet égard Sun Tzu (de l’art de la guerre), qui analyse les diverses façons de vaincre, sans même avoir à combattre.

Si une élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, gageons que Le Pen n’atteindrait pas 5%. Tant de combats, de dévouements militants, de sacrifices pour en arriver là… Tout ça pour ça …

Le fait que Le Pen ait été reçu à l’Elysée le 20 juin, jour de son anniversaire, aura t-il suffi pour transformer le lion en agneau ? Espère t-il obtenir un strapontin au gouvernement pour sa fille Marine ? Perspective absurde.

Laissons la cruelle conclusion à Christophe Forcari, de Libération : « Ainsi, après avoir fait main basse sur près d’un million d’électeurs lepénistes, Sarkozy parvient même à ôter à Le Pen sa virulence habituelle, visiblement amadoué après une simple visite à l’Elysée ».

A quoi sert encore le Front National ?

Robert Spieler

12:35 Publié dans France | Lien permanent | Tags : sarkozy, jean-marie le pen, Front National, politique, robert spieler, france | |  Facebook

samedi, 30 juin 2007

VENEZ NOMBREUX !

Dimanche 1er juillet à partir de 11 h. 00

GRANDE FETE D'ALSACE D'ABORD

Etang de Rombach-le-Franc (Haut-Rhin)

Déjeûner sur place, stands, discours...

Avec Robert Spieler, Président d'Alsace d'Abord

Christian Chaton, conseiller général de Ste Marie-aux-Mines

et les responsables d'Alsace d'Abord, de Solidarité alsacienne et de Jeune Alsace

(renseignements complémentaires sur le site d'Alsace d'Abord)

12:22 Publié dans Alsace | Lien permanent | Tags : politique, robert spieler, alsace, jean-marie le pen, droite, strasbourg | |  Facebook

mercredi, 20 juin 2007

Deuxième tour des législatives : de Charybde en Scylla.

ac2c805721775603ebecf4e3bc8ce04c.jpgLe deuxième tour des législatives a certes tempéré la vague bleue,  permettant au PS d’avoir un groupe bien plus important que prévu. L’incroyable couac de la TVA sociale, assumée par certains ministres, désavouée par d’autres, a sans doute joué un rôle important dans ce rééquilibrage. Notons la quasi disparition du parti de François Bayrou qui doit méditer amèrement, lui, le littéraire, sur la permanence de la trahison dans l’histoire, et surtout dans l’histoire politique.
Je ne peux qu’avoir quelque commisération pour lui, qui devrait pourtant savoir que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole.

Le fait que le PC obtienne 18 députés après le résultat calamiteux de Marie-Georges Buffet aux présidentielles, nous interpelle quant au fonctionnement de cette pseudo démocratie.
Aujourd’hui, Sarkozy dirige tout : il est Président de la République, il a une majorité totale à l’Assemblée Nationale et au Sénat, ainsi qu’au Conseil Constitutionnel.
Dirige t-il aussi le Medef  ou est-il piloté par celui-ci ? Ceci est une autre question...
On peut craindre que, sans contre-pouvoir institutionnel, la révolte s’exprime dans la rue dans les prochains mois.

Les branches de l’arbre France prennent racine.

La constitution du nouveau gouvernement est un modèle de melting-pot : les centristes repentis, l’UMP, les ex-socialistes (ah, le traître ex-socialiste Besson... Même la très sérieuse revue « l ‘Histoire » l’a placé parmi les traîtres majeurs en titrant sa dernière livraison par « de Judas à Besson »). Sans oublier Jean-Marie Bockel, maire socialiste de Mulhouse qui obtient le secrétariat d’Etat de la Francophonie et de la Coopération.

Reconnaissons cependant que Sarkozy a lancé un signal positif à Jean-Marie Le Pen : Le Pen affirmait, sur la dalle d’Argenteuil, que « les immigrés sont une branche de l’arbre France ».
A défaut d’avoir des ministres FN, Le Pen pourra se satisfaire d’avoir été entendu :

- Fadéla Améra (Présidente de « Ni putes ni soumises ») est secrétaitre d’Etat à la Ville.
- Rachida Dati est Garde des Sceaux.
- Rama Yadé est secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et aux droits de l’Homme.

Un Léon Daudet ferait un livre de toutes ces aventures improbables. J’entends son énorme rire pour dénoncer les nains qui nous gouvernent. Un Céline éructerait d’importance pour dénoncer tous ces clowns. Mais, il nous faudrait surtout un Rebatet pour écrire à nouveau « les décombres ». Hélas nous n’en sommes pas là...
Mais comme le disait Maurras : « Le désespoir en politique est une sottise absolue »


Robert Spieler

00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, politique, france, legislatives, sarkozy, 2007, jean-marie le pen | |  Facebook

dimanche, 10 juin 2007

Tsunami bleu et marginalisation du FN...

Comme je l’avais prévu, ces élections législatives donnent, en Alsace et partout en France, une victoire écrasante, au premier tour, à l’UMP et ses alliés. Tous les pouvoirs seront demain entre leurs mains.

Pour quoi faire ? Sarkozy a déjà commencé à reculer sur le problème de la Turquie. Commençons à lister dès aujourd’hui ses reculades par rapport à ses promesses électorales qui, après tout, n’ont engagé que ceux qui y croyaient.

Il n’existe pas ou peu de contre-pouvoirs en France, qui à bien des égards est, par son système électoral, un des pays les moins démocratiques d’Europe.

Demain, il est à craindre que ce soit la rue qui fasse office de contre-pouvoir et que la chienlit s’installe lentement mais sûrement.

L’abstention particulièrement important traduit, elle, au-delà des effets mécaniques liés aux résultats de la présidentielle, un manque de confiance envers la classe politique et une attente non-satisfaite qui ouvre un champ d’action à des initiatives nouvelles.

Quant au Front National, ces élections signent sa mort programmée. Il est tout de même incroyable qu’un parti doté d’une assise électorale solide, notamment en Alsace, s’effondre aussi brutalement.

Les causes résident tout d’abord dans le départ, au fil des années, des meilleurs cadres et militants, écœurés par le despotisme et le népotisme régnant dans ce mouvement.

Comment gagner (ou ne pas perdre) quand, au lieu de rassembler, Marine Le Pen et le Secrétaire Général Louis Aliot insultent à longueur d’émissions les idées et les dirigeants régionalistes ou identitaires, les « groupuscules », les « cathos-tradis de Bernard Anthony », et humilient publiquement Bruno Mégret et tant d’autres qui avaient cru en la sincérité de l’appel au rassemblement patriotique ?

Sans compter les annonces de purges à venir au sein du mouvement.

Les « cathos-tradis » forment une communauté soudée, nombreuse, courageuse et engagée, qui s’est depuis toujours montré d’une fidélité sans faille à l’égard de Le Pen. Ils l’ont brutalement et définitivement abandonné.

Le FN ne se remettra pas d’un désastre humain, électoral mais surtout financier (il perdra près de 60% de son financement public). Les règlements de compte vont se poursuivre jusqu’à ce qu’il se retrouve vidé de sa substance.

L’hypermarché va se transformer en petite épicerie familiale.

Le combat politique pour la défense de nos identités continue. J’annoncerai dans les tous prochains jours, avec d’autres responsables du combat identitaire, une initiative destinée à redonner de l’espérance à tous ceux qui en France veulent poursuivre l’action.

 

Robert Spieler

Président d'Alsace d'Abord

 

23:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : robert spieler, politique, alsace, france, législatives, jean-marie le pen, ump | |  Facebook

vendredi, 04 mai 2007

Ne faites pas comme Villiers !

Ne vous couchez pas ! Abstention !

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J’ai toujours considéré que sa posture était une imposture. Ses quelques députés, dont lui-même, ne sont élus que par la grâce de l’UMP qui a d’ailleurs « réservé » quelques circonscriptions en Vendée, bien avant le premier tour de la présidentielle, en ne désignant pas de candidats contre ceux du MPF.

Sarkozy est tout, sauf un imbécile, et il avait compris, comme beaucoup d’autres dans notre camp, la vraie nature de Villiers. Le Conseil Général de Vendée lui échapperait immanquablement si l’UMP cessait de le soutenir.

Philippe de Villiers annonça, tout feu tout flamme, au soir du premier tour, qu’il était « sarko-incompatible ». Un héroïsme qui dura… deux jours, aux termes desquels il se coucha et lança sagement un appel à voter… Sarkozy. Il y avait eu entre-temps, vous l'avez compris, quelques coups de fils un tout petit peu menaçants de Sarkozy et de ses amis à Villiers et ses élus qui s’empressèrent de retourner leur veste.

CQFD

Une seule attitude digne et utile, car seule prise en compte et commentée par les media : L’ABSTENTION !

Robert Spieler

22:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, ump, villiers, présidentielle, Jean-Marie Le Pen, alsace, france | |  Facebook

lundi, 30 avril 2007

Le cimetière catholique et protestant de Bischwiller profané. Un détail...

medium_images.9.jpg30 stèles profanées dans le cimetière chrétien de Bischwiller (Bas Rhin). La réaction des autorités et des journaux est à la mesure de l'"insignifiance" de l'évènement. "La piste du vandalisme est privilégiée" déclare la presse sur un ton laconique.

Que n'aurait-on dit si le cimetière juif tout proche qui n'a subi aucun dégat ou un cimetière musulman avaient été visés ?

On aurait bien évidemment assisté à l'habituel cortège des pleureuses, la mobilisation massive des autorités morales, l'inévitable cérémonie expiatoire rassemblant élus, prêtres, pasteurs, rabbins et imams.

Mais un cimetière chrétien... Un détail !...

Robert Spieler

23:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, alsace, france, Strasbourg, droite, Jean-Marie Le Pen | |  Facebook

mercredi, 25 avril 2007

Election présidentielle : les raisons de l’échec programmé de Le Pen...

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Député du Front National de 1986 à 1988, j’avais décidé de quitter ce parti en 1989 pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord. Je l’ai quitté car j’étais en désaccord avec une dérive (déjà) jacobine et aussi parce que je n’acceptais pas le mode de fonctionnement de ce mouvement.

J’ai bien connu Jean-Marie Le Pen. Formidable orateur, courageux et doué souvent d’intuitions fulgurantes, doté d’un charisme exceptionnel, il sut rassembler, avec à ses côtés Jean-Pierre Stirbois, en 1984, toutes les forces nationales et identitaires. Ses défauts sont à la hauteur de ses qualités : Jugeant les hommes à l’aune de leur servilité à son égard, écartant ceux qui ont l’audace d’exprimer des désaccords, pratiquant le népotisme et le clanisme, incapable de prendre de la hauteur quand les circonstances l’exigeaient, il refusa de construire un parti structuré et rassembleur, doté d’un vrai centre de formation de cadres, organisé sur le terrain, condition sine qua non d’une implantation durable.

Je lui conserve, malgré tout, mon respect. Mais j’exprime aussi mes regrets quant au rôle historique qu’il aurait pu jouer et qu’il n’a pas su jouer. J’ai, depuis 1989, observé un devoir de réserve. Par respect pour des amis qui sont restés au FN, et aussi parce que je ne fais pas partie de ceux qui « crachent dans la soupe » et qui croient se faire pardonner par l’adversaire en insultant ceux qu’ils ont soutenu hier.

 Les cinq raisons de l’échec de Le Pen :

Je vous propose mon analyse de la chute programmée du Front National et de Le Pen.

Marine Le Pen, Louis Aliot (Secrétaire général) et un petit clan, dont Alain Soral qui se définit comme marxiste, avait pris le contrôle de la campagne présidentielle de Le Pen. Ils portent une responsabilité majeure dans cet effondrement. Certes, Sarkozy a mené une excellente campagne, certes il a su faire un hold-up sur certains thèmes du Front National que Le Pen abandonnait au même moment... Certes…

 1- L’absurde positionnement « républicain »…

Je n’évoque évidemment pas la République comme mode d’organisation institutionnelle, que peu de citoyens contestent, mais la République issue de la Révolution et qui fut responsable notamment du génocide vendéen. Lancer sa campagne présidentielle à Valmy, c’était pour le moins rendre hommage à une Révolution massacreuse qui fut à l’origine des Etats-Nations et de toutes les guerres civiles européennes qsui ensanglantèrent les XIXème et XXème siècle, entraînant des dizaines de millions de morts et l’affaiblissement peut-être définitif de l’Europe.

Rendre hommage à Clemenceau, que j’ai qualifié dans un récent article sur mon blog, de « géniteur d’Hitler », était une faute. Clemenceau, en refusant en 1916, les offres de paix de l’Autriche-Hongrie, mena au massacre plusieurs centaines de milliers d’Européens avec les conséquences désastreuses que l’on connaît. Le Pen, prenant à son compte ces symboles, tant de la gauche que de la droite dite « républicaine », il ne fallait pas s’étonner que les électeurs appliquent l’adage qu’il affectionne et préfèrent l’original à la copie.

Quitte à voter « républicain », un quart des électeurs du FN ont voté Sarkozy.

 2 - Chercher les voix chez les immigrés : une stratégie suicidaire…

L’erreur majeure de le Pen fut de tenter d’aller chercher ses voix dans les banlieues. Pas auprès des « petits blancs » qui lui ont toujours apporté massivement leurs suffrages. Non ! Il préféra s’adresser aux « jeunes » et aux personnes « issues de l’immigration » auxquelles il lança un appel sur la dalle d’Argenteuil, les qualifiant de « branche de l’arbre France ».

Quant à l’affiche avec la beurette, voilà encore un bel exemple d’erreur de communication. Croire que les jeunes issus de l’immigration se précipiteraient dans les bras de Le Pen procédait  d’une suicidaire illusion. Les électeurs du FN et les identitaires veulent une Alsace alsacienne, une France française et une Europe européenne. Ils ne veulent pas d’une Alsace turque, d’une France algérienne ni d’une Europe africaine. C’est même le fondement de leur combat et de leur engagement, le plus grand dénominateur commun de toutes les sensibilités identitaires, fussent-elles nationalistes, régionalistes, européennes, chrétiennes, royalistes, etc…

Il était suicidaire de prendre ainsi son électorat à contre-pied, et de nombreux électeurs ont préféré voter Sarkozy, interdit de séjour à Argenteuil pour cause de propos « kärchérisateurs » que Le Pen qui recueillait sans sourciller les youyous des femmes maghrébines.

A ceux qui, au bureau politique du FN réuni au lendemain du premier tour, formulaient quelques critiques quant à la stratégie menée, Farid Smahi, proche de Marine Le Pen,  rétorqua « Vous êtes des fascistes, vous êtes des racistes »… Cherchez l’erreur…

 3 - Marine, l’adversaire du régionalisme…

La troisième erreur majeure de Le Pen fut de tolérer que sa fille Marine tienne des propos insultants à l’encontre de ceux qui défendent des identités régionales. « Le bilinguisme, un danger pour l’unité de la République ! » et son secrétaire général, Louis Alliot, qui n’hésita pas à comparer le « communautarisme musulman » au « communautarisme » alsacien. Les alsaciens ont apprécié : le FN s’effondre de 10 points.

On n’insulte pas impunément une identité enracinée, d’autant que, comme je l’ai démontré dans un article paru dans la revue Synthèse Nationale « Europe, Etats, Nations, quel avenir ? » (N°3, printemps 2007) à consulter sur mon blog, il n’y a pas contradiction entre l’attachement à sa Petite Patrie, à la nation France et à l’espérance d’une Europe de la puissance.

 4 - L’insincérité de l’Union Patriotique…

La quatrième raison de cet échec réside dans le bluff que fut l’appel à l’Union Patriotique. L’idée était au demeurant excellente : rassembler toutes les forces nationales et identitaires en pratiquant le pardon des offenses, même si les offenses étaient partagées. Ce qui n’était, dans l’esprit de ses auteurs, qu’un piège destiné à Philippe de Villiers, recueillit un vrai écho.

Bruno Mégret, entre autres, y répondit favorablement. Etait-il sincère, était-il cynique et voyait-il là un moyen de revenir dans le « jeu politique », peu importe. Des associations, des responsables et des militants s’enthousiasmèrent pour une démarche qui aurait pu donner une vraie dynamique à Le Pen. Celle-ci fut torpillée par Marine Le Pen et Louis Alliot. Mégret fut une nouvelle fois humilié et interdit d’assister à la convention présidentielle de Lille.

Diviser pour mieux régner et mieux perdre…

 5 - Le FN paye des années d’incurie.

La cinquième raison de cet échec réside dans l’état lamentable du FN. Une partie des meilleurs cadres et des meilleurs militants a quitté le mouvement au fil des années, écoeurée par le népotisme, le fonctionnement non démocratique du mouvement, poussée vers la sortie à force de vexations. Le FN ressemble aujourd’hui davantage à une boutique familiale qu’à un parti organisé : une boutique où règne Marine Le Pen et un petit clan qui ne tolère pas la moindre contestation. J’ai déjà eu l’occasion de l’exprimer. Il est impossible pour une femme ou un homme de qualité et de caractère, refusant la soumission, d’accepter sur la durée ce type de fonctionnement qui ressemble plus à celui d’une cour orientale qu’à celui d’un parti moderne, démocratique et conquérant.

 Ils ont tout cassé. Et bien, il nous faudra tout reconstruire. Partisans de l’idée nationale, régionalistes, militants de l’Europe de la puissance, nous devons faire front ensemble pour la victoire de nos idées et que vive notre civilisation.

Espérance et Résistance.

Robert Spieler

Président d’Alsace d’abord

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samedi, 14 avril 2007

UN ARTICLE DE ROBERT SPIELER DANS LA REVUE "SYNTHESE NATIONALE"...

medium_Synthese_nationale_-_logo.JPGDans la dernière livraison de SYNTHESE NATIONALE, la revue politique et culturelle nationale et identitaire, est publié un article de Robert Spieler consacré aux notions d'Etats, de Nations et d'Europe.

Vous pourrez prendre connaissance de cet article en cliquant sur le lien suivant :

SN_Supplement_au_n_3_Robert_Spieler_Etats_Nations_Europe.pdf 

Pour en savoir plus, nous ne pouvons que vous conseiller de lire ce numéro que vous pouvez vous procurer au Pacha (10, avenue de la Marseillaise à Strasbourg  - En face la Poste centrale) ou en le commandant directement sur le site de Synthèse nationale :

www.synthesenationale.com

03:05 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : politique, insécurité, Jean-Marie Le Pen, paris, france, alsace, présidentielle | |  Facebook