lundi, 30 juin 2008
Robert Spieler en Charente...
Dimanche 29 juin, la Fédération charentaise du MNR organisait, dans une magnifique propriété vinicole située à quelques kilomètres d’Angoulême, sa première fête départementale.
Le thème de cette sympathique journée était l’entente des patriotes. Ainsi, outre Véronique Péan et Philippe Millau qui représentaient la direction nationale du MNR, la fédération charentaise avait invité une représentante du Bloc identitaire qui exposa les méthodes d’actions de son mouvement, notre ami le journaliste Martin Peltier, dont l’analyse politique reste toujours aussi pertinente, Robert Spieler, ancien député du Bas-Rhin et membre de la direction nationale de la Nouvelle Droite Populaire et Roland Hélie qui représentait la revue Synthèse nationale.
Dans son remarquable discours, qui suscita l’enthousiasme des nombreux militants et sympathisants locaux réunis pour l’occasion, Robert Spieler dénonça la désastreuse politique d’immigration menée par les gouvernements, que ceux-ci soient de gauche ou de droite, depuis cinquante ans. Politique qui conduit droit à l’islamisation rampante de notre société et à la destruction programmée de notre civilisation. Il désigna aussi les collabos de cette nouvelle invasion, à savoir la classe politico-médiatique, les syndicats marxistes et le grand patronat.
Au cours de cette fête, la revue Synthèse nationale fut largement diffusée auprès de nos amis charentais. Nous tenons à remercier ici Jean-Pierre Tournier, responsable départemental du MNR, ainsi que toute son équipe, pour leur accueil chaleureux et les féliciter pour le travail efficace qu’ils effectuent dans ce département.
Renseignements MNR 16 : 05 45 84 90 92
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lundi, 23 juin 2008
A propos des langues régionales et de la « démocratie » : VOLTAIRE, AU SECOURS !
Le 22 mai, les députés votaient à une très large majorité, un amendement à la Constitution, précisant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation ». Cet amendement permettrait la ratification de la Charte des langues régionales. Cette charte, ratifiée par 23 états européens, autorise la pratique des langues régionales dans l’enseignement, la justice, les medias, la culture, les services publics, la vie économique, etc...
Rien de plus normal. Sauf que pour les fanatiques jacobins, la pratique de la langue alsacienne, corse, bretonne, ou basque, risque de mettre en péril la République ( pas l’arabe, l’anglais, ou le chinois). Il y a, convenons en, d’autres périls autrement plus importants.
Mais, fanatisme, bêtise et sclérose ont vaincu.
Les gérontes alcooliques du Sénat ont suivi l’avis comminatoire de l’Académie Française. Parmi ces derniers, Hélène Carrère d’Encausse et Max Gallo (Michel Mohrt a sauvé l’honneur de l’Académie, en s’opposant à cette décision).
Parmi les sénateurs, « le réseau franc-maçon, extrêmement influent au Sénat, où il transcende les frontières politiques » (ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 22 juin, dans un remarquable article d’Olivier Picard), qui précise que le socialiste Michel Charasse « pèse de tout son poids et de toute sa verve à la buvette »
Une anecdote : j’avais, il y a dix ans, fait paraître dans le Figaro une annonce de recrutement d’un directeur général maîtrisant parfaitement la langue allemande Afin d’attirer l’attention des germanophones, j’avais eu l’idée de titrer le descriptif (en français), par « Geschäftsführer » (directeur général, en allemand). Au nom de la loi Toubon, qui prétend défendre la langue française, je fus mis en demeure de coller un astérisque renvoyant à la traduction du terme. Soit.
Mais ce n’est pas tout. Une association « de défense de la langue française », liée à l’Académie, m’envoya une lettre furibarde. J’insultais la langue française, et, pire, j’usais d’un terme (Führer), évoquant les pages les plus sombres de notre histoire. Que faire, face à tant de connerie ?
Nous sommes dans une comédie parlementaire qui fonctionne dans le registre du mensonge, de l’apparence, de la manipulation. Un mépris absolu du Peuple.
Comme pour la modification constitutionnelle concernant le référendum quant à l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, votée par les députés, et retoquée par le Sénat. Et ne parlons pas du Traité de Lisbonne, imposé contre l’avis des Français, par les collabos du mondialisme.
Cette « démocratie », qui méprise le Peuple, n’est pas une démocratie. Elle mérite d’être abattue.
Voltaire, pour qui j’ai beaucoup d’admiration, concluait, ses lettres par « ecr. l’inf. « écrasons l’infâme ». Vive Voltaire !
Robert Spieler
00:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, alsace, langues régionales, robert spieler, ndp
vendredi, 13 juin 2008
Vive l’Irlande, vive les Irlandais !
Sylvie Goulard, présidente du Mouvement Européen-France, a déclaré ce vendredi 13/06, lors d’une rencontre Paroles d’Européens, organisée à Marseille par le quai d’Orsay : « J’ai des nouvelles de Dublin et a priori, elles sont très mauvaises ».
Donc très bonnes.
Ils ont tout tenté pour empêcher les peuples européens de s’exprimer. Ils ont même fait intervenir le Pape, in extremis, pour expliquer l’importance de l’enjeu. Ils n’ont pas compris que cette Europe là, les peuples n’en veulent pas, et qu’ils ne veulent pas de ceux qui prétendent la diriger.
Nous savions pouvoir compter sur un peuple fier et rebelle, pour dire non à toutes ces misérables manipulations, où les puissants traitent les gueux avec arrogance et mépris.
Partisan de l’Europe de la Puissance, respectueuse des identités nationales et régionales, je me réjouis de l’échec de cette Europe anti-démocratique et arrogante, pilotée par les nains de Bruxelles.
Merci aux Irlandais !
16:44 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irlande, europe, politique, ndp, robert spieler, alsace
vendredi, 06 juin 2008
La Vendée a été libérée par les armées révolutionnaires.
La très sérieuse (et plutôt de gauche) revue "L'Histoire" a failli en perdre son latin. Elle épingle sévèrement le génie marxisto-planétaire, Jean-Luc Melanchon, sénateur PS de l'Essonne.
Sous le titre "La perle de Clio", la revue fusille Melanchon, en reprenant ses propos humanistes: "Parler 'd'invasion (du Tibet par la Chine) en 1959 pour qualifier un évènement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. Dit-on que la France a 'envahi' la Vendée quand les armées de notre République y sont entrées contre les insurgés royalistes du cru ?"
La Révolution a libéré la Vendée de l'obscurantisme, comme chacun le sait, ou du moins comme Melanchon l'affirme. Certes, avec quelques dommages colatéraux.
L'Histoire est riche de ces "Libérations" qui remplacèrent une tyrannie par une tyrannie pire, avec des conséquences inimaginables.
Ceux qui furent "libérés", en Russie, en Ukraine, en Pologne, en Europe centrale, au Cambodge par les amis de Melanchon peuvent en témoigner, ou plutôt ne sont depuis longtemps plus en situation de le faire...
Sans oublier la "libération" du peuple irakien par les Américains...
Ps : A propos du Tibet, j'ai beaucoup aimé la remarque de Jean-Claude Rolinat, lors de son intervention à la Convention de la Nouvelle Droite Populaire. Il relevait fort justement que les plus grands défenseurs du Tibet, aujourd'hui, sont les maoïstes d'hier.
18:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, robert spieler, nouvelle droite populaire, vendée, mélanchon, ndp, alsace
lundi, 02 juin 2008
LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE S'EST OFFICIELLEMENT CREEE LORS DE SA CONVENTION NATIONALE DU 1er JUIN...
Communiqué de presse :
La Nouvelle Droite Populaire organisait dimanche 1er juin à Paris, dans les salons de l’hôtel Novotel Vaugirard, sa convention nationale constitutive.
Au moment où le Front national est en état de dislocation et qu’une grande partie des électeurs de droite qui s’étaient reportés sur Nicolas Sarkozy se sentent trompés par la politique menée par celui-ci depuis son élection, la Nouvelle Droite Populaire entend redonner à la droite nationale et identitaire vitalité et combativité.
C’est dans cet état d’esprit que près de 200 délégués venus de 30 départements ont porté la NDP sur les fonts baptismaux.
Un bureau politique de 9 membres a été désigné pour conduire la NDP jusqu’à son congrès qui se tiendra au mois de janvier prochain. Ce bureau comprend dans l’ordre alphabétique : Philippe Chapron, responsable de la NDP en Basse Normandie, François Ferrier, conseiller régional de Lorraine, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, Luc Pécharman, responsable de la NDP en Nord Pas de Calais, Jean-Claude Rolinat, journaliste et écrivain, Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, Robert Spieler, ancien député et fondateur d’Alsace d’Abord,.Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile de France, Jean-Philippe Wagner, conseiller régional de Lorraine.
Plusieurs observateurs de mouvement européens ont assisté à la convention, parmi lesquels Hilde De Lobel, député du Vlaams Belang au Parlement flamand, et Alberto Torressano du Frente español. D’autre part, la convention a reçu plusieurs messages d'amitié qui ont été lus, dont ceux de Pierre Vial, président de Terre et Peuple, d’Annick Martin, vice présidente du MNR, de Mario Borghezio, ancien ministre du deuxième gouvernement Berlusconi et député européen de la Ligue du Nord, et de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité.
Au cours de cette convention, les thèmes fondamentaux de la charte de la NDP (*) ont été développés par les différents responsables.
Robert Spieler a insisté sur l’ardente nécessité de défendre nos identités régionales, nationales et européennes pour faire face à la mondialisation débridée qui conduit à l’asservissement de nos peuples. Et de citer Paul Valéry : « Rome n’est pas morte de sa belle mort mais a été assassinée ». Robert Spieler a rappelé "qu'elle a été assassinée de l’intérieur par des collabos qui ont renié les dieux, les valeurs de Rome et ont accordé la citoyenneté romaine aux barbares".
Il revenait à Jean-François Touzé de conclure cette convention : « La Nouvelle Droite Populaire n’est pas une association de déçus de telle ou telle formation politique, mais le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui veulent travailler à la constitution d’une nouvelle force nettement ancrée à droite, capable d’œuvrer utilement à la conquête des électeurs dans une perspective d’accession aux responsabilités du pouvoir ». Pour Jean-François Touzé « il n’y a pas de fatalité de la marginalisation de notre famille politique. Sur le socle qui est le nôtre une majorité de nos compatriotes peuvent se retrouver ».
(*) Les principes fondamentaux de la Nouvelle Droite Populaire sont :
1 – Refus de l’immigration et de l’islamisation.
2 - Défense des identités régionales, nationale et européenne.
3 - Application de la préférence nationale et européenne.
4 - Réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation.
5 - Libération des énergies individuelles, politiques et économiques.
6 - Construction d’une Europe politique indépendante et puissante, fidèle à ses racines helléniques et chrétiennes.
Annexe au communiqué :
Message de Pierre Vial, Président de Terre et Peuple :
Les femmes et les hommes qui sont attachés viscéralement à leur identité, à leur peuple, à leur terre – terre de nos provinces et terre de notre grande patrie européenne- ces femmes et ces hommes, je les appelle « les nôtres ».
Dans l’esprit de beaucoup des nôtres, règne aujourd’hui l’incertitude, le doute, le découragement provoqué par le triste spectacle que donne notre camp depuis que ce qui faisait le sens de notre combat – la lutte contre les envahisseurs – semble abandonné par ceux qui appellent les envahisseurs « les branches de l’arbre France ».
Face au désarroi, il faut rallumer la flamme de l’espérance. Il faut regrouper toutes les bonnes volontés, toutes les énergies pour organiser la résistance et la reconquête. Ce sera une longue marche mais cette journée du 1er juin doit être une étape importante pour que cette longue marche se mette en mouvement.
C’est le vœu que je forme en vous adressant mon fraternel salut.
Message de Mario Borghezio, ancien ministre et député européen de la Ligue du Nord :
C’est important que les forces nationalistes, populaires et identitaires trouvent en France la possibilité de donner vie à une initiative politique unitaire pour combattre avec plus d’efficacité la mondialisation de l’Europe et le projet technocratique de Bruxelles.
J’ai le plaisir de vous l’annoncer aujourd’hui en avant première : les quatre ministre de la Ligue du Nord ont demandé l’organisation d’un référendum contre le traité de Lisbonne.
Je regrette beaucoup de ne pouvoir être des vôtres à l’occasion de la création de la Nouvelle droite Populaire, mais nous avons cette fin de semaine notre grand rassemblement près de Bergame où nous attendons 100 000 personnes pour commémorer une importante bataille historique, en ce lieu qui est devenu sacré de notre lutte identitaire.
Lors de mon intervention, je transmettrai à tous les participants la bonne nouvelle qu’est la création en France de la Nouvelle Droite Populaire.
Message de Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité :
Chers amis,
Vous m'avez fait l'amitié de m'informer de vos initiatives et de vos projets et si je l'avais pu j'aurais volontiers accepté votre invitation à assister à votre congrès.
Je suis en effet persuadé de ce que le même désir de faire renaître un grand mouvement national nous rassemble. Celui-ci devra se construire certes sur la fidélité aux valeurs fondamentales de la patrie, de la justice sociale et de la culture de vie.
Mais il devra aussi apporter des réponses aux défis de notre temps qu'on ne saurait élaborer à la seule lumière des débats du XIXème et XXème siècle. Je vous souhaite donc un très bon et très imaginatif congrès. Très amicalement. Bernard Antony
09:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ndp, nouvelle droite populaire, synthèse nationale, politique, robert spieler, alsace
lundi, 19 mai 2008
Un entretien avec Robert Spieler sur l’engagement politique dans les années 70…
Propos recueillis par Catherine Robinson et publié dans la dernière livraison (n°8, mai-juin 2008) de la revue Synthèse nationale.
Robert Spieler est né en 1951 à Sarreguemines, en Moselle. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques. Il a été responsable des ressources humaines, puis consultant en recrutement de cadres.
En 1969, il adhère à Ordre nouveau ; en 1974, il s’inscrit au Parti des forces nouvelles ; en 1981, il fonde le Forum d’Alsace, le plus important club d’opposition de la région, qui organise des dîners-débats avec des personnalités aussi diverses que Philippe Malaud, Alain Griotteray, Serge Dassault ou Raymond Barre… En 1984, il crée Alsace Renouveau. En 1985, Alsace Renouveau rejoint le Front national. En 1986, il est élu Député et Conseiller régional Front national. Il démissionne ensuite du FN pour créer le mouvement régionaliste Alsace d’Abord, qu’il préside. De 1989 à 2001, il est conseiller municipal de Strasbourg. En 1992, il est élu Conseiller régional Alsace d’Abord avec 6 % des voix. En 1998, il est réélu Conseiller régional avec un pourcentage de 7,2 %. En 2004, il obtient 9,4 % des suffrages aux Régionales, mais n’est pas élu du fait de la modification du mode de scrutin.
Il vient de démissionner de la présidence d’Alsace d’Abord pour contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces nationalistes, régionalistes et identitaires face aux menaces qui pèsent sur notre civilisation, et il vient de s’engager avec détermination dans l’organisation de la Nouvelle Droite Populaire, qui sera créée dimanche 1er juin à Paris et qui se veut un « rassemblement des énergies ».
Robert Spieler est marié, il a cinq enfants.
Dans vos jeunes années, vous avez eu un engagement au sein de ce qu’il est convenu, à tort ou à raison, d’appeler la Droite radicale. Quelle a été la nature de cet engagement ? Quelles ont été alors vos activités ? Vos responsabilités ? Dans quel cadre, dans quel mouvement ou organisation avez-vous milité ? A quelle époque ?

J’ai en effet débuté très jeune dans l’action militante. J’ai adhéré à Ordre nouveau en 1969 à sa création, alors que j’étais encore lycéen en terminale. Dès que je fus étudiant, je fus nommé responsable d’O.N. à Strasbourg. Responsable et seul militant à vrai dire. Une anecdote amusante : O.N. m’avait livré un stock d’exemplaires de son journal, intitulé Pour un ordre nouveau. Ne doutant de rien, inconscient du danger, je m’en fus tranquillement les vendre seul devant le Resto-U., où quinze gauchistes de la Ligue communiste vendaient Rouge. J’en fus, à ma stupeur, rapidement expulsé…
Par la suite, j’ai constitué une équipe et nous avons pu démarrer une vraie démarche militante. J’ai connu le local de la rue des Lombards (le siège mythique d’Ordre nouveau à Paris – NDLR) et aussi Hilaire Cholet, militant infatigable que j’aimais bien, qui « tenait la maison » et qui, plus tard, devait prendre d’assaut Saint-Nicolas-du-Chardonnet au cri de « Au nom du Christ-Roi ! ».
Après la dissolution d’O.N. en juin 1973, j’ai rejoint le Front national première mouture, qui avait été créé à l’initiative d’Alain Robert et d’O.N. et qui était allé chercher une personnalité quelque peu oubliée, Jean-Marie Le Pen, pour le présider. Très vite, les relations se tendirent entre l’équipe d’O.N. (Roland Gaucher, François Brigneau, Alain Robert, etc…) et Le Pen. Le FN explosa et nous créâmes, en novembre 1974, le Parti des forces nouvelles (PFN) : époque exaltante, car nous disposions à Strasbourg d’un gigantesque local, un immeuble de 400 m2, avec une imprimerie et un salarié. La folie ! Nous vivions presque en communauté. Nous dînions et, pour certains, dormions sur place. Une formidable ambiance de camaraderie.
Mais le PFN, infiniment plus dynamique que le FN dans les années 70, devait péricliter, du fait d’une dérive « régimiste ». Certains dirigeants du PFN avaient considéré qu’il était pertinent de se rapprocher de la droite du RPR, en l’occurrence de Charles Pasqua. Pour ma part, je suis alors parti vers d’autres aventures.
Avez-vous vécu cette période comme un état de guerre, une expérience, un véritable engagement politique ? Ou était-ce un état d’âme lié aux circonstances ? Au fond, quelles étaient vos motivations ?
C’était avant tout un sentiment de révolte contre le système. Dès mon plus jeune âge, je me suis senti naturellement du côté des « réprouvés ». J’ai suivi avec passion, à l’âge de 10 ans, les événements d’Algérie sur le transistor de mon père. Non pas que je fusse Algérie française, ce qui ne correspondait pas du tout aux convictions de ma famille. Mais je sentais le souffle de l’aventure, de l’épopée et de l’injustice.
Deux épisodes m’ont marqué : l’attentat du Petit-Clamart, que mon oncle annonça avec un air grave à mon père. Je m’en souviens comme si c’était hier. Et un autre épisode qui me choqua profondément : nous, qui n’avions pas la télévision, allions la regarder le dimanche après-midi chez une cousine de ma mère. Je me souviens d’un flash spécial annonçant l’arrestation du Général Salan et la joie, que j’avais ressentie comme indécente, de notre cousine qui avait un fils qui combattait dans un bureau en Algérie… Cela me scandalisa. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai fait mon éducation politique seul, sans mentor. Minute et Rivarol, que je découvris vers l’âge de 16 ans, y contribuèrent cependant puissamment.
J’étais en terminale dans une petite ville de Lorraine lors des événements de Mai 68. Cette chienlit me révulsa. Je rejoignais Ordre nouveau. dès sa création.
J’aimais la volonté de rupture et de révolte de ce mouvement. L’ambiance de combat, de camaraderie et de mépris à l’encontre de « l’esprit bourgeois » : je lisais Wernert Sombart, Nietzsche, Ernst Von Salomon, Céline et Robert Brasillach. Ma voie était définitivement tracée.
Quand vous repensez à cette époque, quel est chez vous le sentiment dominant ? Quel est le meilleur souvenir que vous en avez gardé ? Et quel est le pire ?
J’en garde le souvenir d’une formidable espérance, d’une ambiance chaleureuse, d’une liberté fantastique et d’un esprit de combat fraternel.
Mes meilleurs souvenirs ? Ce sont les soirées de collages d’affiches, suivies de soirées communautaires. La fête, les chants, le rire, l’amitié, la chaleur militante. Certes, nous avions parfois la gueule de bois le lendemain.
Mon pire souvenir ? Un collage d’affiches qui tourna mal. Nous étions dix et nous nous trouvâmes nez à nez avec une vingtaine de gauchistes armés de barres de fer. Ce fut la panique. Nous allâmes nous réfugier honteusement près du Commissariat.
Je me suis juré que plus jamais je ne reculerai et nous n’avons plus jamais reculé. Nos adversaires le savent…
Quel jugement portez-vous aujourd’hui sur le jeune homme que vous étiez alors ? Avez-vous le sentiment d’avoir surtout perdu votre temps ou d’avoir acquis une expérience qui vous a profité par la suite ? Quelles leçons en tirez-vous ?
J’ai plutôt de la sympathie pour le jeune homme que j’ai été et je lui pardonne les erreurs qu’il a pu commettre… L’expérience que j’ai acquise jeune m’a bien sûr considérablement servi dans mon action ultérieure : coller des affiches, créer un tract, le diffuser, organiser et animer des réunions, faire des communiqués de presse, organiser des conférences de presse, etc… La meilleure université du militant est celle du terrain. Il n’en existe au demeurant pas d’autre. Quand je vois des jeunes UMP qui, à 17 ans, se promènent déguisés en futurs ministres, je rigole…
Par rapport à ce qu’a été cet engagement de jeunesse, diriez-vous que vous poursuivez toujours aujourd’hui le même combat, ou bien vos activités (et vos idées) actuelles ont-elles pris une autre direction ? Entre hier et aujourd’hui, y a-t-il continuité ou discontinuité ?
Je vous répondrai par ce verset : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ».
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dimanche, 18 mai 2008
Décès de Ferdinand Moschenross.
Salut Ferdinand !
Avec la disparition de Ferdinand Moschenross, c’est un personnage haut en couleur, une figure majeure de l’autonomisme alsacien qui nous quitte. Je l’ai bien connu dans les années 70, où, étudiant, je fréquentais assidûment sa librairie, située sur les quais, à Strasbourg, en face du Palais des Rohans. J’ai collé quelques affiches avec lui, au Neudorf, quand il fut candidat à l’élection cantonale, contre sa bête noire, qui était André Bord.
Il fit partie du mouvement fondé par le Docteur Iffrig (qui mettait à la porte les visiteurs médicaux s’exprimant en français), autour de la revue Elsa, très radicale dans son autonomisme. Il était à la tribune du Palais des Fêtes, en 1971, lors d’une grande réunion autonomiste, qui fut perturbée par quelques membres de l’Action Française, qui entonnèrent « La Marseillaise » (des royalistes, qui chantent « La Marseillaise », ça m’a toujours étonné), et par des membres du SAC, la milice gaulliste, qui eux diffusèrent le « Horst Wessel Lied » avec un magnétophone.
Il avait développé une parano certaine. C’est ainsi, qu’un jour où je discutais avec lui dans sa librairie, je vis y entrer un client à l’allure parfaitement banale. « Que voulez vous ? » demanda Ferdinand d’un ton fort peu amène. Le client, surpris par cet accueil désagréable, bafouilla : « Euh, je cherche… tel livre ». « Y’a pas », fut la réplique qui amena le client à repartir, stupéfait, aussi vite qu’il était entré. Et Ferdinand, de me dire : « S’esch a Spitzel (un espion) ». Sur le coup, j’en rigolai, mais devais reconnaître, plus tard, qu’il avait quelques raisons de réagir ainsi. Sa vitrine était régulièrement brisée par le SAC, qui lui vouait une haine féroce.
Mais Ferdinand, provocateur né, était aussi un homme très courageux. L’UDR, le parti gaulliste avait organisé, en 1972, son Congrès national à Strasbourg, en présence de Michel Debré, Maurice Couve de Murville, etc… J’étais présent, au Wacken, à l’invitation d’un de mes amis, membre de l’UJP, le mouvement des jeunes gaullistes. Lors du discours de Debré, un brouhaha dans la salle… Ferdinand, qui avait réussi, Dieu sait comment à y pénétrer, jetait à la volée des tracts représentant une Alsacienne expulsant à coups de pieds dans le derrière Michel Debré de l’Alsace. Scène filmée par l’unique caméra présente et prise en photo. La violence du SAC se déchaîna : le caméraman et le photographe se virent retirer leurs films, et Ferdinand emmené dans une voiture banalisée au siège du SAC, à Brumath. Là, il fut attaché à une chaise, et bourré de coups de poing et de pied. « Et ils visaient les c… », me raconta-t-il.
Au milieu des années 70, alors que j’étais membre du PFN (Parti des Forces Nouvelles), je fus invité, avec un ami, à me rendre chez le responsable du SAC, à Brumath. Celui-ci s’absenta quelques instants, de la pièce où nous discutions, pour revenir avec un paquet qui s’avéra contenir… une dizaine de bâtons de dynamite ! Et de nous proposer de faire exploser la librairie de Ferdinand ! Nous refusâmes bien sûr ce cadeau empoisonné, mais cela m’a donné à réfléchir sur ces têtes brûlées ou tout simplement, sur des gamins immatures qui se laissent entraîner vers l’irréparable par des provocateurs.
Ferdinand ne reculait devant aucune provocation. C’est ainsi que Marcel Rudloff candidat aux élections cantonales dans les années 80 eut la stupeur de voir Ferdinand, assis , seul, à la tribune de la salle que Rudloff avait réservée pour sa réunion électorale. Ferdinand avait entre temps annulé la salle au nom de Rudloff, pour la réserver à son nom. Marcel Rudloff en fut quitte de transférer sa réunion. Voilà quelques souvenirs en hommage à un homme courageux, ne reculant devant rien, convaincu de la justesse de ses idées, et militant acharné de l’identité et de la langue alsacienne.
Salut, Ferdinand !
Robert Spieler
15:24 Publié dans Alsace | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, politique, robert spieler, ferdinand moschenross
LANCEMENT DE LA NOUVELLE DROITE POPULAIRE EN ALSACE...
Vendredi 16 mai, en soirée, s'est tenue la première réunion alsacienne de la Nouvelle Droite Populaire. Devant une soixantaine de militants et de cadres locaux, Gabriel Bastian et Christian Fischer, responsables alsaciens du Mouvement national républicain, Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, Robert Spieler, ancien député du Bas-Rhin, et Jean-François Touzé, coordinateur national de la NDP, présentèrent le nouveau mouvement.
Un intéressant débat suivi ces exposés et la soirée se termina, comme il se doit, par un sympathique dîner à base de viande de cochon.
L'aprés-midi, les responsables de la NDP avaient tenu, dans un célèbre restaurant strasbourgeois, une conférence de presse (photo).
Nous publions ci-dessous la dépêche que l'agence Reuters a consacré à cette réunion :
STRASBOURG, 16 mai (Reuters) - Plusieurs anciens cadres du Front national entendent mettre à profit le déclin électoral du parti de Jean-Marie Le Pen et la déception supposée des électeurs de Nicolas Sarkozy pour fédérer l'extrême droite au sein d'un nouveau parti.
"Jamais les idées que nous défendons, c'est-à-dire les idées de la droite nationale et de la droite identitaire n'ont été mieux partagées par nos compatriotes", assure Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France et ancien membre du bureau politique du FN.
Or, "il n'y a plus aujourd'hui d'offre politique crédible pour défendre les idées qui sont les nôtres", a ajouté lors d'une conférence de presse, vendredi à Strasbourg, celui qui est coordinateur national de la "Nouvelle droite populaire" (NDP), nom du futur mouvement.
Une convention de 200 cadres doit jeter les bases de cette structure fédérative le 1er juin à Paris, avant un congrès fondateur en décembre. On pourra y adhérer tout en restant membre d'un autre parti,
Y participeront des personnalités représentatives de différentes mouvances d'extrême droite comme Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, Bruno Megret, président du Mouvement national républicain ou Robert Spieler, fondateur du mouvement régionaliste Alsace d'abord dont il vient de quitter la présidence. Tous trois ont été un moment ou l'autre membres du FN.
La Nouvelle droite populaire sera "ouverte à la réalité régionale et à la réalité européenne". Pour autant, "il ne s'agit pas de renoncer à ce que nous sommes", affirme Jean-François Touzé.
Les fondamentaux du futur mouvement restent ceux, classiques de l'extrême droite tels que "refus de l'immigration et de l'islamisation", application de la "préférence nationale et européenne" ou "réhabilitation des valeurs familiales et des principes fondamentaux de notre civilisation".
Au plan économique, la NDP prônera la "libération des énergies".
Dépêche reprise entre autres dans Le Figaro et dans le Journal du Dimanche
Source : Synthèse nationale
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, robert spieler, nouvelle droite populaire, politique, colmar
Revue de presse : Robert Spieler / Oui à la Nouvelle droite populaire
L'ancien président d'Alsace d'abord, Robert Spieler, participe à la création de la Nouvelle droite populaire (NDP) qui réunira une convention constitutive le 1er juin à Paris et tiendra son premier congrès en décembre. Hier soir une réunion d'organisation se tenait à Strasbourg en présence de Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France, coordinateur national de la NDP, ancien membre du bureau politique du FN. « Le FN, dit-il aujourd'hui, est dans une spirale d'échec, mais jamais les idées que défend la droite nationale identitaire n'ont été autant partagées ». A savoir, refus de l'immigration et de l'islamisation, défense des identités nationale et régionales, préférence nationale et européenne, construction d'une Europe politique fidèle à ses racines helléniques et chrétienne. « C'est sur ces idées que Nicolas Sarkozy a été élu. La marginalisation de la droite nationale n'est donc pas une fatalité, alors que les mouvements nationaux se développent partout en Europe, au Danemark, en Suisse, en Autriche, en Italie », dit Jean-François Touzé. La NDP est une « nouvelle offre politique » qui se distingue des partis nationalistes et d'extrême droite traditionnels par une « grande tolérance à l'idée européenne. Il y a quelques années, c'était impensable. Cette évolution est une victoire des régionalistes », dit Robert Spieler. Le MNR de Bruno Mégret soutient la création de la NDP qui n'est pas un parti mais une fédération.
Les Dernières Nouvelles d'Alsace, édition du 17 mai 2008
02:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, robert spieler, nouvelle droite populaire, politique, colmar
vendredi, 09 mai 2008
Sur vos agendas :
Vendredi 16 mai, à 18 h 00,
à Strasbourg
Réunion de présentation
de la
Nouvelle Droite Populaire
Avec :
Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale
Robert Spieler, ancien député
Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile-de-France et coordinateur national de la NDP
Renseignements, réservations : robert.spieler@club-internet.fr
Un dîner amical suivra cette réunion...
10:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alsace, strasbourg, robert spieler, nouvelle droite populaire, politique, colmar






