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mercredi, 29 novembre 2006

Le pape en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne

Le pape en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne : une volte-face et un coup de poignard dans le dos de l’Europe

 

medium_images.8.jpg« Le Saint-Siège voit positivement et encourage la voie du dialogue, du rapprochement et de l’intégration européenne [de la Turquie] sur la base de valeurs et de principes communs ».

Le pape désavoue ainsi le cardinal Ratzinger qui considérait il y a deux ans que l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne serait « une erreur » puisque « par  son histoire et sa culture, elle n’appartient pas à l’Europe ».

 

Des « valeurs et des principes communs » : on croit rêver… Le pape est pourtant plus que quiconque informé de la réalité de ce qu’est l’islam. Il rappelait récemment, suscitant le scandale, que la violence était intrinsèque à cette religion. Il sait évidemment que le Coran, apporté sur terre par l’archange Gabriel, est la parole d’Allah, non interprétable, et que les sourates les plus modérées y figurant au début sont dites abrogées par les sourates « abrogeantes » qui suivent, caractérisées par leur violence à l’encontre des juifs, des chrétiens et des athées. Il sait que le Coran réduit la femme à une sous-humanité et que la conversion est interdite sous peine de mort. Charles de Foucault, dont Fabienne Keller et Robert Grossmann viennent d’inaugurer une statue à Strasbourg, à l’initiative de Catholiques proches de la Tradition , raconte lui-même peu de temps avant d’être assassiné dans son ermitage dans le Sahara qu’il n’a jamais pu convertir le moindre musulman. Le pape n’ignore pas davantage les spoliations dont les chrétiens sont victimes aujourd’hui en Turquie. Même Libération, journal de gauche peu soupçonnable de complaisance à l’égard du christianisme, rappelait dans son édition de lundi que jour après jour, des séminaires, des églises, des biens chrétiens sont spoliés par le gouvernement turc en vertu d’une loi ad hoc et que les chrétiens sont de facto considérés comme des citoyens de seconde zone.

 

Le premier ministre turc Erdogan, chef d’un gouvernement que les naïfs occidentaux présentent comme « islamique modéré » (aimable plaisanterie : il n’existe pas d’islam « modéré ») vient de déclarer après avoir accueilli Benoît XVI : « Le message le plus important que le pape a délivré est à l’adresse de l’islam : il a réitéré qu’il considérait l’islam comme pacifique et affectueux ».

 

J’invite le pape à solliciter l’avis des chrétiens en Indonésie, en Arabie saoudite, en Irak, au Soudan, en Algérie, en Egypte, etc, quant à la dimension « pacifique et affectueuse » de l’islam.

 

Je rappelle aussi que l’infaillibilité du pape ne concerne que les questions théologiques. Et que si « Paris vaut bien une messe », une visite à Istanbul ne vaut pas un reniement.

 

medium_images2.jpgA quoi Lépante (en 1571) aurait-il servi, à quoi aurait servi le sacrifice de dizaines de milliers d’Européens sous les murs de Vienne en 1683, si le pape ouvre aujourd’hui toutes grandes les portes de l’Europe à la Turquie et à l’islam ?

Pour notre part : « non possumus ». Jamais nous n’accepterons que l’Europe ne soit plus européenne.

 

Robert Spieler

20:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Tags : turquie, strasbourg, alsace, benoit, pape, entrée, europée | |  Facebook