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vendredi, 21 décembre 2007

Strasbourg, capitale européenne de la culture en 2013 ? Raté !

Robert Grossmann, grand cuistre es culture, en avait fait un objectif  majeur : Strasbourg devait être choisie tout naturellement parmi  plusieurs villes, comme capitale européenne de la culture en 2013.

Le tram de Strasbourg portait fièrement sur ses flancs cet objectif et  cette espérance .La presse ratiocinait. Grossmann paradait. Qu'y a-t-il de  plus important que la culture, en effet: le rap, une voiture compressée,  un tableau blanc et noir, signifiant car exprimant l'ouverture à l'"autre",  une paire de sandales sur un tapis de sable où l'on évoque la prière, et pourquoi pas le dur labeur du cordonnier, à moins que cela ne fût une image symbolique de la fuite devant des forces déterminées. Passons...

Il est vrai que les "sculptures" qui agrémentent l'avenue du Général De Gaulle auraient dû convaincre les jurés. Peut-être avez vos noté que certains socles sont vides de sculptures. Le génie cosmoplanétaire de la culture strasbourgeoise considère en effet "qu'il faut laisser respirer les oeuvres"...

Bref, Strasbourg est éliminée dès le premier tour. Restent en lice, Bordeaux, Marseille, Lyon et Toulouse.

Pourquoi cette élimination ? On peut se poser la question.

Strasbourg est devenue une ville provinciale, difficile d'accès pour les Européens et dont le niveau culturel est globalement médiocre et prétentieux, à l'instar d'un marché de Noël made in Taiwan.

Amusante anecdote : Interrogé par le jury, Robert Grossmann, dont on connaît l'antigermanisme forcené évoque comme argument fort les soutiens industriels à cette initiative: Burda, Würth et Beyeler. Réplique pleine d'humour d'un membre du jury : "Heureusement que vous avez l'Allemagne et la Suisse "....


Bref, Strasbourg se retrouve une fois de plus ridiculisée...

Robert Spieler