Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 24 octobre 2006

Clemenceau : mais pourquoi Le Pen va-t-il honorer le géniteur d’Hitler ?

Le Pen vient de se rendre en Vendée où il a honoré la mémoire d’un vendéen célèbre, en tous cas chez les historiens, Georges Clemenceau, que certains ont qualifié de « Père de la Victoire » en 1918.

 

Qui se souvient de Georges Clemenceau ? Et quel rapport avec Hitler et l’effondrement de la puissance européenne ?

Georges Clemenceau a failli terminer très tôt sa carrière politique, puisqu’il fut mêlé en 1892 au scandale financier de Panama. Toute une bande d’escrocs, avec à leur tête le « baron » « de » Reinach que fréquentait et protégeait Clemenceau, pilla la France de quelques centaines de millions de francs de l’époque.

Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer cette phrase de Barrès, extraite de son livre « Leurs figures » : « Brillant fumier de cosmopolites, d’escrocs titrés et de grossiers insolents, cette Côte d’Azur que son public déshonore, voilà bien la patrie élue de ce faux baron de Reinach ».

Mais dans ce régime parlementaire pourri jusqu’à la moelle, il suffit d’une décennie pour que le peuple oublie (rien de changé depuis).

Clemenceau, anticlérical et franc-maçon fanatique, devait rebondir et jouer un rôle majeur dans l’effondrement de la puissance européenne.

Lorsque François-Joseph, Empereur d’Autriche et Roi de Hongrie disparaît en 1916, son successeur, Charles 1er de Habsbourg, conscient du désastre, entreprend des démarches visant une paix séparée qui aurait amené, si elle avait été acceptée, l’arrêt immédiat de la guerre et l’économie de 700.000 morts français et de 1.300.000 blessés.

Pierre de Meuse, dans son excellent article paru dans la revue d’Histoire « NRH » (à lire absolument), l’exprime très clairement : « Le vrai saboteur de la paix était Clemenceau qui mobilisa un acharnement surhumain à détruire la vieille Europe par volontarisme idéologique, par haine jacobine pour le pays qui représentait la quintessence de la tradition à ses yeux : l’Autriche-Hongrie ».

On connaît la suite : la défaite de l’Allemagne et la victoire à la Pyrrhus de la France, la révolution bolchevique. Le démembrement de l’Autriche-Hongrie, le Traité de Versailles : l’humiliation, la rage et la mort de notre vieille Europe.

 

Clemenceau donnait naissance à Hitler et une nouvelle catastrophe s’annonçait…

S’il y avait à organiser un procès de Nuremberg des grands criminels du XXème Siècle, je crois que Clemenceau y aurait sa place.

 

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

PS : un point de détail : si l’anglais est devenu la langue diplomatique dominante, c’est grâce à Clemenceau, qui parlait parfaitement l’anglais (son épouse était américaine), et qui imposa cette langue dans les négociations d’après-guerre dans le seul but d’écarter des débats son rival Poincaré qui ne parlait pas cette langue.

 

PPS : Si j’avais à honorer des personnalités, ce serait Jaurès et Briand. Tous deux auraient pu empêcher cette guerre imbécile s’ils n’étaient pas tombés l’un sous les balles d’un fanatique nationaliste, l’autre sous les balles du fanatisme parlementariste.

04:00 Publié dans France | Lien permanent | Tags : spieler, alsace, clemenceau, france, fn, le pen, front national | |  Facebook