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dimanche, 05 juillet 2009

Appel au boycott du Tour de France !

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Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Dopage : des chiffres monstrueux.

 

Le Tour de France est au cyclisme d’il y a 50 ans ce qu’est le catch à la boxe. Une fumisterie, un spectacle totalement bidonné. Le dopage est massif, général, sans exceptions. Tout le monde le sait, mais de puissants intérêts financiers entrent en jeu. Pour ne prendre qu’un seul exemple, France Télévision paye 23 millions d’euros de droits par an, jusqu’en 2013, auxquels s’ajoutent 10 millions pour la production de l’évènement. Inutile de relever que la chasse à l’audience interdit l’expression de l’incroyable réalité. France 2 n’hésite pas à en rajouter, envoyant Michel Drucker interviewer le super tricheur Armstrong.

 

Il est vrai que seule une minorité de tricheurs maladroits ou malchanceux se retrouve sanctionnée. Les nouveaux produits dopants ou les techniques telle l’autotransfusion sont difficiles à détecter et les tricheurs ont souvent un tour d’avance sur ceux qui les prennent - mollement - en chasse. Le niveau de dopage est proprement inouï. Comme le relève Antoine Vayer, directeur d’une cellule de recherche sur la performance, beaucoup « d’ânes » inconnus sont devenus des chevaux de course respectés (Libé du 4/7/09).

 

Quelques chiffres qui donnent le tournis.

 

Chaque lycéen sait que la puissance s’exprime en watts (W). L’âne, animal connu pour sa robustesse et sa puissance, développe 250W en plein effort. Or, les coureurs du Tour de France développent plus de 400W dans la montée d’un col. On considère qu’au-delà de 410W, le dopage est une absolue certitude. Mais cette certitude n’est pas une preuve… Le champion allemand Jan Ullrich a ainsi développé une puissance phénoménale de 480W lors de la montée d’un col pendant le Tour 1997. Cela revient à faire du vélo à 10 km/h dans une pente moyenne à 10% (qui n’existe pas en France) en tirant une remorque qui pèse 100 kg, après cinq heures d’effort soutenu. Surhumain… Le coureur italien Marco Pantani a, lui, développé une puissance de 445W pour grimper jusqu’au sommet du Mont Ventoux en 1994. Cela revient à lever une jambe sur un mètre de hauteur toutes les secondes avec des poids de 45 kg attachés aux pieds, plus de 2 000 (deux mille !) fois sans faiblir, après cinq heures d’efforts intenses. Dément ! Ces chiffres proprement monstrueux laissent pantois.

 

La mort plane sur le Tour.

 

La sanction, à défaut d’être sportive ou pénale, est rude. Le malheureux coureur britannique Tom Simpson fut le premier d’une longue série à mourir jeune. Il s’effondra, le 13 juillet 1967, sur  les pentes du Mont Ventoux. Anquetil, Pantani et tant d’autres devaient mourir dans la fleur de l’âge : cancers, problèmes respiratoires, cardiaques, etc… Laurent Fignon, vainqueur des Tours 83 et 84, vient d’annoncer lui-même, il y a quelques jours, qu’il souffrait d’un cancer avancé, avec métastases du pancréas et des voies digestives.

 

La probabilité d’un lien de cause à effet entre le dopage et la prolifération des cancers est considérable sans encore être scientifiquement prouvée, du fait d’un historique trop limité.

 

Aucun coureur ne peut prétendre terminer le Tour de France dans les délais, sans recourir au dopage. C’est physiologiquement impossible… Tous ont une terrible épée de Damoclès au dessus de leur tête.

 

Boycottons le Tour de France !

 

Ceux qui envoient ainsi les coureurs à l’abattoir, ceux qui savent mais qui se taisent, sont des criminels, mus par l’appât du gain. Plaignons les coureurs, qui n’ont d’autre choix que de tricher.

 

Le cyclisme a besoin d’une purge radicale. Boycottons le Tour de France !

 

10:55 Publié dans France | Lien permanent | Tags : robert spieler, tour de france, sport, dopage, cyclisme, alsace | |  Facebook

jeudi, 24 juillet 2008

Que reste-t-il de l’Olympisme ?

Des Jeux antiques à Pierre de Coubertin, du dopage et de la tricherie, des liens avec la politique

1393097759.jpg« Rebronzer une jeunesse veule et confinée, son corps et son caractère par le sport, ses risques et ses excès ».

Tel fut l’objectif du baron de Coubertin lorsque, devant 2 000 invités et 79 délégations de pays étrangers, se pressant au « Congrès pour le rétablissement des Jeux Olympiques », il relança, le 23 juin 1894, à la Sorbonne, entouré de choristes soutenus par des harpes entonnant l’hymne d’Apollon découvert l’année précédente à Delphes, et mis en musique par Gabriel Fauré, les Jeux Olympiques qui devaient se tenir deux ans plus tard à Athènes.

Coubertin, un étonnant personnage  

Cet aristocrate normand, né en 1863, fréquentait le Paris mondain et monarchiste, ce qui ne l’empêchait pas de mépriser « les crétins » de la haute bourgeoisie et « la petite noblesse parisienne remarquablement futile et étroite d’esprit ». Anglophile, adepte d’un libéral-pacifisme qui donna notamment naissance à la Croix-Rouge en 1863, et fasciné par Le Play et son catholicisme  social, il vomit « la lèpre ploutocratique » et défend le concept de chevalerie vivante quand il décrit les objectifs de l’Olympisme.

Les aristocrates qui l’entourent se flattent d’être des « rebelles » qui n’acceptent pas la dictature moderne des masses et pas davantage l’esprit bourgeois. « En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, en faisant de même l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau… », dira Coubertin.

Ami de Lyautey, pourfendeur du nationalisme gesticulateur antigermanique de Boulanger et Déroulède, Coubertin se définit comme « colonial fanatique » qui tient l’égalité des races comme inepte.  « La race supérieure a parfaitement raison de refuser à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée ». Pour éviter tout anachronisme, notons que Léon Blum disait lui-même, à la tribune de l’Assemblée Nationale, en 1932 : « Le devoir des races supérieures est de civiliser les races inférieures ».

Coubertin exprima dans les années 30 sa fascination pour Hitler, dont il dit : « J’admire intensément Hitler. Il est en train de devenir le chef de la nouvelle Europe et, bientôt peut-être, le chef du nouveau monde qui se lève ».  

Les Jeux Olympiques, invention de la Grèce  

L’histoire des J.O. s’étend sur plus d’un millénaire, de 776 avant notre ère à 393 après notre ère, où ils furent interdits par l’empereur chrétien Théodose 1er.

Les épreuves, en dehors des courses hippiques, comportaient trois groupes : les courses à pied (les plus prestigieuses), les sports de combat (boxe, pancrace) et le pentathlon (course de 200 m, lutte, saut en longueur, disque et javelot). D’autres épreuves se rajoutèrent dont une course armée de 400 mètres, avec bouclier, armure et javelot.

L’objectif était d’arriver le premier. A l’origine, les prix étaient purement symboliques, mais dès le IVème siècle avant JC, les vainqueurs ramassent des fortunes et sont honorés dans leurs villes d’origine jusqu’à être l’objet de véritables cultes, avec érection de statues. Les champions devenaient des héros, des notables, des évergètes ayant l’obligation morale de « faire le bien », de faire profiter la collectivité de leur richesse.

Quiconque n’est pas grec, ne peut participer à cette compétition ni en comprendre les enjeux.

Lucien de Samosate, au IIème siècle après JC, fait ainsi dialoguer deux sages, l’un barbare, l’autre grec. Le premier ne comprend pas pourquoi des jeunes gens, apparemment sains d’esprit et amis, se violentent lors d ‘entraînements où ils roulent dans la boue « comme des porcs ». « C’est que tu n’es pas grec », lui répond Solon.

Quant à la trêve olympique de deux mois au moins, elle ne correspondait en rien, contrairement à la légende, à un souci pacifiste. Elle avait pour unique objectif de permettre aux athlètes des cités grecques de rejoindre sans problèmes Olympie.  

Tricherie et dopage  

Nul besoin de se référer à l’époque contemporaine pour évoquer la tricherie et le dopage qui font depuis toujours partie inhérente de la compétition. Souvent avec des conséquences dramatiques, parfois amusantes.

On parle beaucoup, aujourd’hui, du dopage qui perturbe le Tour de France. La première victime connue fut le malheureux coureur anglais Simpson, qui décéda dans les années 65, sur les pentes du Mont Ventoux.

Mais qui se souvient de ce coureur nord-africain qui, dans les années 30, prit une avance considérable de deux heures lors d’une étape du Tour et qui, légitimement assoiffé, s’arrêta  dans une ferme pour étancher sa soif. La barrique de vin éclusée, il repartit avec détermination et courage… en sens inverse !

A Olympie, on trichait sans vergogne. On achetait ses adversaires. Des statues de bronze de Zeus furent érigées dès le IVème siècle avant JC à Delphes, financées par les amendes infligées à des athlètes convaincus de corruption ou de fraude.. Sans parler des juges arbitres qui furent parfois accusés de favoriser certains concurrents.

Néron, quant à lui, gagna et fut couronné nonobstant le fait qu’il fut précipité de son char avant la fin de l’épreuve. Thomas Hicks, vainqueur du marathon de 1904, s’était préparé à grands coups de cognac et de sulfate de strychnine. C’est le premier cas contemporain, connu, de dopage. Le premier cas de tricherie avérée remonte aux JO de Paris, en 1900, où un coureur de marathon prit… un raccourci dans le Bois de Boulogne. En 1960, c’est le cycliste Knud Jensen, danois, qui meurt au cours de l’épreuve, pour les mêmes raisons que Simpson.

Et, depuis, les cas de dopage se sont multipliés, le plus célèbre étant celui de Ben Johnson, recordman du monde du 100 m en 1988. Sans parler des athlètes est-allemands, élevés comme des poulets en batterie. Malgré, ou grâce aux techniques de détection, jamais la tricherie n’est apparue aussi importante. Il ne se passe pas de mois sans que l’on n’annonce le retrait de telle équipe d’haltérophilie.

Et lorsque l’on apprend que le favori éthiopien du marathon se retire des Jeux de 2008, au prétexte que, sujet à l’asthme, il redoute la pollution présente à Pékin, ceux qui savent décrypter comprennent. L’asthme est une des conséquences collatérales du dopage…  

Olympisme et politique  

Olympisme et politique furent, dès 1896, liés. Loin de l’esprit olympique européen voulu par Coubertin, le nationalisme se déchaîna. Dès 1896, la Grèce renaissante en profite pour s’affirmer en Europe. En 1900, on faillit interdire le match de rugby France-Allemagne car on craignait que les Français veuillent « venger Sedan ». En 1908, ce sont les concurrents américains d’origine irlandaise qui brandissent, face aux Britanniques, les couleurs de leur province opprimée.

En 1920, les vaincus, Allemands et Autrichiens, sont exclus des Jeux, contre l’avis de Coubertin. En 1924, exit l’Allemagne et la Russie bolchevique. En 1936, aux Jeux de Berlin, les Britanniques et les Américains refusent de défiler en faisant le salut olympique institué en 1920 aux Jeux d’Anvers (le bras tendu et levé sur le côté), car trop semblable au salut fasciste (le salut olympique fut supprimé en 1946). Après 1945, c’est au tour du fils de l’amiral Horthy (présenté abusivement comme un dictateur hongrois pro nazi) d’être exclu des Jeux, ainsi que Giorgio Vaccaro, un général proche de Mussolini.

En 1968, à Mexico, les sprinters noirs américains vainqueurs de l’épreuve dénoncent, le poing ganté levé, les injustices faites aux noirs.En 1972, c’est un commando palestinien qui séquestre, à Munich, l’équipe de lutte israélienne, dont neuf athlètes perdront la vie.

En 1980, 58 pays, dont les USA, boycottent les Jeux de Moscou pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan et, quatre ans plus tard, c’est au tour de l’URSS de boycotter les Jeux de Los Angeles.

Et aujourd’hui ?

Certains appellent au boycottage des Jeux de Pékin, au prétexte que la Chine occupe et colonise le Tibet. Comme le relevait fort justement Jean-Claude Rolinat lors de son intervention à la récente réunion de la Nouvelle Droite Populaire, « les plus fanatiques défenseurs du Tibet, aujourd’hui, sont les plus fanatiques maoïstes d’hier ».

Dans les années 70/80, l’Afrique du Sud fut mise au ban des nations olympiques au prétexte de l’apartheid, sous la pression intense de l’URSS et de ses colonies, ainsi que des Etats africains. Au nom de la démocratie et des Droits de l’Homme… Cherchez l’erreur…    

Conclusion :  

Charles Maurras, envoyé spécial à Athènes, aux premiers Jeux de 1896, s’ était félicité de voir se manifester dans l’âme des peuples la passion de la terre et des glorieux ancêtres.

Mais, que reste-t-il de notre terre ?

Que reste-t-il de nos peuples ?

Que reste-t-il de l’esprit olympique voulu par Coubertin ?      

Robert Spieler

18:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : jo, coubertin, dopage, olympisme, robert spieler, grèce | |  Facebook