jeudi, 15 mai 2008
Dimanche 1er Juin : PREMIERE CONVENTION NATIONALE DE LA N.D.P.
Plus d'infos : NDP infos
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mardi, 04 mars 2008
Texte du message de soutien de Jean-François Touzé à Robert Spieler :
Voici le texte du magnifique message adressé à Robert Spieler par Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France (FN) et président des clubs Convergences nationales à l'occasion de la réunion publique de Strasbourg d'abord.
Mesdames Messieurs, Chers Amis Alsaciens,
Dans l’impossibilité d’être présent parmi vous ce soir, et croyez bien que je le regrette, je tiens néanmoins à adresser à Robert Spieler et à ses colistiers un message d’amitié et de sympathie militante.
Il y a, dans la vie en générale mais plus encore dans la vie politique, des moments où chacun sent bien que l’essentiel est en jeu. Je crois que nous sommes entrés depuis quelques mois dans l’une de ces périodes qui exigent de tous la conscience des réalités, le détachement des intérêts particuliers ou claniques, la volonté de servir en dépassant les égoïsmes et les enfermements partisans. Cette ascèse politique qui nous est demandée ne se résume évidemment pas aux quelques jours qui nous séparent du premier tour de ces élections municipales qui constituent, certes, un enjeu majeur, mais s’inscrivant dans un tout qui n’est finalement rien d’autre que la défense de notre civilisation, de notre mode de vie, et peut être après tout, de notre vie tout court.
Comme ce fut souvent le cas dans notre histoire, Strasbourg prend désormais valeur de symbole. L’insécurité, les difficultés sociales et économiques, la submersion migratoire, la montée de l’islamisation y sont en effet si emblématiques que votre ville si chère à nos cœurs d’Européens et de Français se retrouve, une fois de plus, en première ligne d’un combat vital.
Et c’est parce que l’essentiel est en jeu, que nous autres, qui avons, ancrés dans nos âmes, dans nos esprits et dans nos corps, la foi en ce que nous sommes tels que l’histoire et le destin nous ont faits avec la fierté de nos racines et l’ambition de notre devenir, nous, Alsaciens, Français et Européens, n’avons pas le droit au doute.
C’est parce que l’essentiel est en jeu que nous ne pouvons accepter les mauvaises actions, les mauvaises pratiques, qui consistent à jouer le jeu mortifère de la politique politicienne et des calculs partisans.
Je le dis tout net et je le dis avec tristesse pour mes camarades militants du Front National dont je sais la sincérité et la droiture de l’engagement : c’est une mauvais action que celle de présenter une liste dont chacun sait qu’elle n’est que de circonstance. Prendre aujourd’hui le risque de la dispersion des voix n’est pas seulement une ânerie politique. C’est une faute, c’est une erreur, c’est un calcul misérable qui sera, je le crois, jugé comme tel à la fois par les électeurs strasbourgeois et par tous ceux, où qu’ils se trouvent, qui se reconnaissant dans cette famille politique à plusieurs visages mais à un seul cœur qui est la droite nationale et identitaire.
Je crois et nous croyons à la France , parce qu’elle a été forgée par l’histoire et qu’elle est bien plus qu’un Etat-Nation de par sa dimension spirituelle unique au monde.
Je crois et nous croyons à nos petites patries charnelles qui sont l’alpha et l’oméga de nos appartenances individuelles et collectives.
Je crois et nous croyons à cette Europe qu’il nous faudra bien construire ou reconstruire dans sa dimension civilisationnelle et sa volonté de puissance.
Je crois et nous croyons en cette civilisation d’équilibres que nous avons hérités du monde hellénique et de nos racines chrétiennes.
Il se peut qu’une partie de ce combat immense que nous devons mener se joue ici à Strasbourg car ces élections municipales doivent être l’occasion d’abord de permettre à notre famille politique d’être présente à la municipalité où, nous en avons tous la certitude, Robert et ses amis, feront le travail que vous attendez d’eux avec tout le courage et l’enthousiasme au service de leurs concitoyens dont nous les savons capables, mais aussi parce que Strasbourg peut être l’occasion d’une cristallisation au sein de la droite nationale et identitaire de cette volonté de rassemblement qui nous habite, de cette unité nouvelle, au-delà des structures actuellement établies, qu’il va bien nous falloir organiser pour mener enfin efficacement les combats de demain.
Il nous faut sortir du contingent et entrer dans le nécessaire. Le contingent c’est l’action politique menée pour des intérêts personnels, claniques ou partisans, c'est-à-dire l’action –ou plutôt en l’espèce l’INACTION- de l’ensemble des listes concurrentes.
Le nécessaire c’est le combat que mène Robert Spieler depuis plus de trente ans en Alsace et à Strasbourg, avec constance et courage, incarnant pour nous une légitimité dont nul autre ne peut se prévaloir.
Tu sais, Robert, que tu as, en plus de mon amitié et de mon estime, mon soutien plein et entier dans cette bataille d’importance.
Hauts les cœurs. L’avenir nous appartient.
23:00 Publié dans Elections Municipales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, robert spieler, jean-françois touzé, alsace, municipales 2008, politique, fn
lundi, 03 mars 2008
LETTRE OUVERTE A CEUX QUI RISQUENT D’HESITER DIMANCHE PROCHAIN : VOTER FRONT NATIONAL OU VOTER STRASBOURG D’ABORD ?
Strasbourg, le 2 mars 2008
Chers Amis,
Une fois de plus, les municipales sont là, une fois de plus, elles verront la dite « extrême-droite » aller divisée au combat. Sachez que cette situation ubuesque et débile n’est pas de notre fait, que nous en sommes les premiers atterrés. Sachez également que contrairement aux affirmations mensongères de Christian Cotelle dans les DNA de hier, nous avons fait toutes les avancées nécessaires pour aboutir à une liste d’union.
C’était la voie de la sagesse, celle de l’intelligence politique. Jean-Louis Wehr, que vous connaissez tous, pourra témoigner de ses efforts répétés et opiniâtres en ce sens et de notre volonté d’y parvenir.
Mais nous nous sommes tous heurtés à une fin de non-recevoir totale de la part du Front national, responsables nationaux et locaux parfaitement unis pour refuser la main tendue et même toute discussion préalable : les locaux craignant fort que leur minuscule pouvoir ne s’en trouve menacé, les nationaux poursuivant d’une haine éternelle ceux qui ont un jour refusé de se mettre au garde à vous.
Certains membres du FN ont cependant répondu positivement à notre appel au rassemblement et notamment Marilène Heitz, conseillère régionale, qui figure en 4ème position sur notre liste Strasbourg d’abord.
Le FN porte donc, seul, la responsabilité écrasante de faire le jeu du système au pouvoir – droite/gauche parfaitement interchangeables - trop heureux de ces guerres intestines qui constituent pour lui une véritable assurance-vie. Si les intérêts vitaux de notre pays, son avenir, la défense de son identité, étaient réellement les priorités du Front national, agirait-il ainsi ?
Il nous a condamnés à aller désunis au combat. Nous le déplorons profondément mais n’avons d’autre choix que de lutter de notre côté pour défendre nos convictions qui sont aussi les vôtres. Et en tout premier lieu, pour lutter contre l’islamisation de notre pays, sujet sur lequel le FN se montre plus que discret.
Voilà ce que nous tenions à vous faire savoir à quelques jours du scrutin. Afin que, quel que soit le choix que vous ferez dimanche, il soit effectué en toute connaissance de cause.
Bien cordialement,
Robert SPIELER et Anne KLING
23:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, synthèse nationale, robert spieler, alsace, identitaires, fn, mnr
jeudi, 25 octobre 2007
La polémique concernant l’affiche de l’UDC (suite)
Cette semaine, National Hebdo, l’hebdo du FN, vient de consacrer plus d’une page à l’« affaire Marine ».
Je vous conseille de lire cet article, dont le titre est : « La coalition des crétins, des faillis et des hypocrites », dans lequel je suis violemment mis en cause.
De nombreuses informations contenues dans cet article sont fausses : « Robert Spieler a voté OUI à la Constitution européenne ». Eh bien non, j’ai voté NON, ainsi que la grande majorité des adhérents d’Alsace d’abord. Quant à Bayrou, je n’ai jamais cessé de le considérer comme un homme du système.
Il y a deux points qui figurent dans les articles de Wallerand de Saint-Just et de Béatrice Pereire qui me paraissent très intéressants quant à l’évolution de la ligne politique du FN.
Je cite Wallerand de Saint-Just, pour lequel j’ai au demeurant beaucoup de considération : « Sur le fond de l’attaque de Spieler, il est clair que l’affiche de l’UDC suisse est très choquante pour les gens responsables et aussi pour tous ceux qui se disent chrétiens ».
De même, cette phrase stupéfiante de Béatrice Pereire : « Si Robert Spieler avait plus d’un livre dans sa bibliothèque, il saurait que toute l’histoire du mouvement national français, de Charles Maurras à Edouard Drumont, de Maurice Barrès à Gustave Le Bon, de Maurice Bardèche à Jacques Benoist-Méchin, a toujours été à la fois arabophile et islamophile et que le racisme lui a quasiment toujours été étranger ».
Voilà des considérations qui laissent perplexe. Faut-il comprendre que le FN est aujourd’hui officiellement arabophile et islamophile ? Quant au non-racisme de Drumont, auteur de La France juive, laissez moi sourire…
Décidément, on aura tout lu et tout vu.
22:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert spieler, udc, suisse, politique, france, fn, marine le pen
vendredi, 19 octobre 2007
Marine Le Pen attaque l'UDC
Il n’est pas dans mes habitudes de pratiquer des attaques personnelles et encore moins les procès d’intention. Mais là, toutes les bornes ont été dépassées par Marine Le Pen.
J’ai eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises mon profond désaccord avec ses prises de position ultra-jacobines, anti-régionalistes et anti-européennes. Marine Le Pen porte une responsabilité majeure dans l’échec de son père à l’élection présidentielle et dans l’échec du Front national aux élections législatives. Je ne m’étendrai sur des causes qui ont été analysées par nombre de responsables politiques du camp identitaire.
Non contente d’avoir dramatiquement desservi les intérêts du camp national et identitaire, en insultant notamment les régionalistes, Marine Le Pen vient de signer son arrêt de mort politique en tant que représentante putative du camp identitaire.
Elle vient en effet de déclarer « dangereuse » la campagne d’affiches de l’UDC suisse car « elle assimile immigration et couleur de peau ». Ainsi, en plus de désespérer le camp identitaire français, voilà qu’elle s’attaque désormais à d’autres mouvements européens.
Elle se joint donc aux protestations du « Monde » et de Rachid Kaci (UMP), qui déclarait deux jours plus tôt que « ce n’est pas Le Pen qui se permettrait les fantaisies de Blocher sur ses affiches ».
Marine Le Pen considère donc que Christophe Blocher, qui pèse plus de 25% de l’électorat en Suisse, qui organise et gagne des référendums, et qui siège au gouvernement, n’est pas un exemple à suivre ? Tant pis pour elle !
Marine Le Pen a aussi ajouté que jamais son parti ne se lancerait dans une telle campagne d’affichage, relevant que c’était de la publicité « au même titre que les affiches Benetton ». A-t-elle déjà oublié sa calamiteuse tentative de racolage des banlieues au travers de l’affiche de la « beurette », qui exprime parfaitement ses chimériques fantasmes « United colors of Le Pen » ?
J’accuse Marine Le Pen de trahir le combat identitaire, régionaliste ou nationaliste.
J’accuse Marine Le Pen de trahir notre peuple et notre idéal.
J’accuse Marine Le Pen de trahir honteusement les milliers de militants qui défendent avec dévouement leur région, leur patrie et leur civilisation européenne.
J’accuse Marine Le Pen de se coucher lamentablement devant les lobbies du politiquement correct.
Marine Le Pen a définitivement démontré qu’elle n’était pas des nôtres, et je la combattrai avec une détermination absolue.
Ancien député
Président d’Alsace d’abord
13:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : robert spieler, marine le pen, jean-marie le pen, fn, front national, politique, alsace d'abord
mercredi, 25 juillet 2007
Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007
RIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ?
Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.
- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.
- La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.
Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.
R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?
R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis".
Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi.
Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités.
Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...
R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?
J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative.
Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence.
Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance.
Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos.
Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.
R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?
J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie.
J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen.
Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%.
En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin.
Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3).
Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux.
Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires.
La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace (4), dirigée par Fabrice Lauffenburger, mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.
R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?
Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre.
Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.»
Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.
R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?
R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple.
Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".
Projet conçu et propos recueillis par Jérôme BOURBON
(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/c...
(3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30...
Robert Spieler
20:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, sarkozy, le pen, fn, robert spieler, alsace
jeudi, 19 juillet 2007
Interview de Robert Spieler dans Rivarol
Retrouvez mes réponses à l’interview de Jérôme Bourbon dans le Rivarol de cette semaine, dans le cadre de leur enquête entreprise depuis un mois sur l’avenir de la droite nationale.
Pour trouver Rivarol près de chez vous, cliquez ici
23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, robert spieler, strasbourg, alsace, régionalisme, fn
mardi, 15 mai 2007
A propos de Marine Le Pen et Louis Aliot : La déloyauté, le mépris et l’arrogance
Malgré les divergences concernant l’Europe et les pouvoirs des régions, j’avais lancé un appel aux maires alsaciens, au nom de la démocratie la plus élémentaire, afin que Jean-Marie Le Pen puisse obtenir ses 500 signatures lui permettant d’être candidat.
Christian Chaton, Conseiller Général d’Alsace d’Abord, lui avait apporté sa signature.
En remerciements, nous eûmes droit aux insultes de Marine Le Pen, qui s’en prit violemment à l’enseignement des langues régionales et au régionalisme, « des menaces pour la République ».
Louis Aliot, quant à lui, compara le « communautarisme musulman » au « communautarisme » alsacien.
Quelle élégance…
Mais le summum de l’arrogance fut atteint quand Marine Le Pen et Louis Aliot décidèrent (lorsqu’ils furent certains que Le Pen avait ses 500 signatures) de rejeter le parrainage de Christian Chaton et de ne pas le déposer au Conseil Constitutionnel (vérification faite directement auprès du Conseil Constitutionnel).
On m’a confirmé que certaines signatures apportées par Mégret furent elles aussi « évacuées » afin de minorer l’apport de celui-ci à la campagne de Le Pen.
La preuve est faite que l’ « Union Patriotique », qui aurait pu susciter un élan et une dynamique, était une imposture.
J’ai de la peine pour les militants et sympathisants sincères du Front National qui sont représentés par des dirigeants indignes d’eux et de cet enjeu majeur qu’est la survie de notre peuple.
J’exprimerai prochainement sur mon blog et dans la presse ma position pour les élections législatives.
Président d'Alsace d'Abord
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LE MEPRIS DU FN POUR LES ALSACIENS
En 2007 comme en 2002, le recueil des 500 parrainages d’élus permettant à un candidat de concourir à l’élection présidentielle a une nouvelle fois révélé la difficulté, pour les « petits » candidats qui ne disposent pas de réseaux ni d’implantation locale, à les recueillir.
Le candidat du FN en particulier a dû attendre les quinze derniers jours pour franchir la barre fatidique des 500 précieux paraphes.
Estimant qu’il ne serait ni juste, ni démocratique qu’un candidat recueillant régulièrement les suffrages de plusieurs millions de Français soit empêché de se présenter par manque de signatures, Christian Chaton, Conseiller général du Haut-Rhin (Alsace d’Abord), a ainsi accordé son parrainage à Jean-Marie Le Pen après avoir été sollicité par le représentant régional du FN.
Ce parrainage n’a pas été du goût de Mme Marine Le Pen, vice-présidente du FN, et de Mr Louis Aliot son secrétaire général, qui l’ont rejeté avec dédain au motif qu’il émanait d’un élu régionaliste et ne l’ont pas présenté au Conseil Constitutionnel.
Ce geste de mépris à l’égard d’un élu local n’est pas à vrai dire une surprise de la part d’un parti qui a toujours manifesté sa condescendance envers ceux que son président appelle dédaigneusement « les petits élus », tout juste bons à ses yeux à s’occuper des problèmes de chiens écrasés et de tri des ordures.
Il n’est pas non plus à vrai dire une surprise de la part de Marine Le Pen et de Louis Aliot qui durant la campagne présidentielle ont mis sur un même pied l’attachement aux identités régionales et les divers communautarismes immigrés, et déclamé leur hostilité au bilinguisme.
Cette hostilité à l’identité régionale alsacienne a été, à n’en pas douter, un des facteurs qui ont contribué à rétrograder en Alsace Jean-Marie Le Pen de la première à la quatrième place, avec une perte de plus de 10 points entre 2002 et 2007.
L’épisode, certes symbolique, du rejet du parrainage de l’élu régionaliste Christian Chaton devrait également inciter les Alsaciens le plus attachés à leur identité à se détourner les 10 et 17 juin prochains du vote FN.
Christian Chaton
Conseiller Général du Val d’Argent
Conseiller Municipal de Sainte Marie aux Mines
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jeudi, 26 avril 2007
Robert Spieler : quel vote pour le second tour ?
Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal ?
Sarkozy, dont les gesticulations « droitières » ne me font pas oublier qu’il est à l’origine de la suppression de la double peine, permettant à des délinquants, violeurs ou meurtriers étrangers de ne pas être expulsés de France une fois leur peine accomplie.
Sarkozy, qui fut à l’origine du Conseil Français du Culte Musulman, donnant ainsi une tribune aux extrémistes islamistes de l’UOIF.
Sarkozy, qui s’exprima il y a quelques mois en faveur du vote des étrangers non européens aux élections locales, position qu’il s’abstint soigneusement d’évoquer durant la campagne électorale.
Sarkozy, qui fut comme Tony Blair surnommé « le petit caniche de Bush » lors de son récent voyage aux Etats-Unis, et qui souhaite mettre la politique étrangère de la France et de l’Europe à la remorque de celle des Etats-Unis.
Sarkozy, qui nage comme un poisson dans l’eau du grand capital et qui n’a de cesse de complaire au MEDEF où son frère occupe au demeurant d’importantes responsabilités.
Sarkozy est-il de près ou de loin proche de nos idées identitaires ? Non, définitivement non.
Quant à Ségolène Royal, il est inutile, je crois, que je développe auprès des lecteurs de mon blog les raisons de ne pas voter pour elle, même si je comprends la position de certains cyniques qui, dans notre camp, préfèrent le choléra à la peste.
Je n’ai jamais considéré que, dans un système truqué, le vote était un devoir civique. Je ferai partie des millions d’abstentionnistes qui exprimeront par là leur refus de collaborer à l’affaiblissement de notre peuple.
Allez absolument lire sur le site d'Anne Kling les excellents articles de Jacques Marlaud et de Konk. Ils disent tout. A ne pas rater !
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