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mardi, 22 décembre 2009

L'Est Républicain commente la réunion de Besançon

Christophe-Devillers-Robert-Spieler-Annick-Martin-Gerard-Cretin-et-Yvan-Lajeanne-Photo-Ludovic-LAUDE-300x198.jpgParti de la France, Nouvelle droite populaire et MNR feront une liste « pour la défense de l'identité nationale et la survie de notre peuple ». Dans leur ligne de mire, le FN.

BESANÇON. Ils ont tous été adhérents du Front National et l'ont tous quitté à des époques diverses. Aujourd'hui, ils sont membres du MNR que ne dirige plus Bruno Mégret mais Annick Martin, du Parti de la France (PDF) de Carl Lang ou de la Nouvelle Droite Populaitre (NDP) du régionaliste alsacien Robert Spieler. Sur le FN « qui ne se préoccupe plus du peuple de France », ils ont tiré un trait : « Le FN a failli pour des raisons idéologiques et comportementales. C'est une boutique familiale éjectant tous ceux qui pourraient en être les gérants. Il représentait une espérance, il est une déception ». Résultat, ils ont la volonté « de faire un rassemblement des forces nationales et identitaires ». Ils seront en lice dans le scrutin régional et présenteront leurs têtes de listes à la mi-janvier.

Peintres d'une Europe assiégée et tentés par la pensée décliniste, ils l'annoncent : la défense de l'identité nationale sera le cœur battant de leur campagne électorale. Le débat en la matière initié par Nicolas Sarkozy et Eric Besson, les fait plutôt s'écrier. « C'est de la daube, de la foutaise, de la supercherie, le peuple n'a pas droit à la parole », lance Robert Spieler qui ajoute avec ardeur : « Nous ne voulons pas d'une Franche-Comté turque, d'une France algérienne et d'une Europe africaine ». Ce dernier, Annick Martin, Yvan Lajeanne délégué régional NDP, Christophe Devillers porte-parole régional du PDF, futures têtes de listes dans le Territoire et en Haute-Saône, sont décidés à porter ensemble un projet de défense des identités : « Nous nous battons pour la survie de notre peuple et des peuples européens. Les immigrés ne sont pas responsables de cette situation. Les responsables, c'est ce patronat qui est allé les chercher dans les années 70. Oui, nous sommes favorables à un protectionnisme européen et à un partenariat avec la Russie, il faut contrôler la venue des produits d'Inde et de Chine

Au pot commun 

Reste que si leur point comun est de ne plus du tout se reconnaître dans le FN, ils n'échappent pas à ce vieux syndrome de la droite radicale, l'éparpillement en cercles et chapelles. Ils sont en tout cas très fiers d'être allés manifester ensemble devant le siège « d'Areva après avoir entendu la patronne, Anne Lauvergeon, souligner qu'à compétences égales, on choisira la personne venant de... , enfin autre chose que le mâle blanc ». Leur future liste aux régionales sera construite « dans le respect des uns et des autres ». Ils s'interrogent sur le bilan régional de Sophie Montel (FN) et le cherchent sans parvenir à le trouver. Leur liste sera multiculturelle, si l'on ose dire, et comprendra des nationalistes, des régionalistes identitaires, des catholiques plutôt ultras, des païens et des athées. « On est d'accord sur l'essentiel, la défense intransigeante de nos identités. On veut offrir autre chose qu'un parti fonctionnant sur le führerprinzip cher au FN ».

Yves ANDRIKIAN - L'Est républicain Besançon

 

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vendredi, 18 septembre 2009

Des illusions, désillusions…

images.jpgPetit mémento à l’usage de ceux qui voudraient (à tout prix) être élus ou réélus publié dans le n°13 (mars avril 2009) de la revue Synthèse nationale.

 

 

par Robert Spieler

Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire

  

Mon expérience politique m’a permis d’observer et d’analyser, tel un entomologiste, ceux qui, un jour, furent saisis par la tentation de rejoindre le Système. Certains le faisaient par épuisement, tant il est difficile et éprouvant de combattre dans le camp des réprouvés. D’autres cherchaient à gagner ou à conserver à tout prix un mandat. Etre élu représente en effet pour certains un formidable ascenseur social qui les éblouit. C’est l’histoire du berger qui épouse une princesse. Il est difficile de résister à cette tentation si l’on ne dispose pas d’une armature idéologique de fer et si ses convictions ne sont pas ancrées dans de hautes valeurs spirituelles ou dans la longue mémoire européenne, avec, comme corollaire, un mépris sans faille pour le Système, ses ors et ses créatures. Une pensée intime et récurrente habite presque tous ceux qui sont allés à Canossa : celle qu’eux auraient bien mieux réussi que leur chef, responsable par ses propos trop radicaux, trop provocateurs, par ses dérapages, de leurs échecs électoraux. Ceux qui sont allés jusqu’au bout de cette certitude en se présentant aux élections avec comme seules étiquettes leur ego et un programme censé rassembler 80% des électeurs, ont certes fini par comprendre leur douleur. J’ai souhaité, dans ce texte, évoquer les illusions les plus courantes qui amènent certains à vouloir abandonner le combat national et identitaire pour les chimères du Système.

 

 - Abandonner la thématique nationale. Se concentrer sur les problèmes de proximité. Faire le choix du « localisme ».

 

Il est de bon ton chez certains de prôner le « localisme », terme barbare qui signifie l’action politique de proximité, comme vecteur essentiel d’efficacité. Prenant pour modèle la Lega Nord qui occupe remarquablement le champ politique, culturel et social au plan local, ils en viennent à considérer que le localisme est l’alpha et l’oméga de l’action politique. Ils oublient que cette action locale de la Ligue du Nord va de pair avec une puissante influence nationale. Le contre-modèle qu’ils évoquent est le Front national, qui n’a jamais su, ni pu, ni surtout voulu consacrer son énergie à l’implantation locale, tout obnubilé qu’il était par la « reine des batailles », l’élection présidentielle. Voilà ce que répond Jean-Marie Le Pen, interrogé par l’excellente revue Réfléchir et agir  (n°31, hiver 2009, page 30) : « Un militant qui s’engage dans l’action locale est perdu. Totalement perdu. Et le maire et le conseil municipal aussi. Parce qu’à moins d’être appuyés par un parti politique extrêmement puissant dont ils vont attendre des appuis, des soutiens, des promotions, ils vont se consacrer au bien-être de leurs administrés et ils vont cesser d’agir politiquement. Ils vont essayer d’élargir leur base électorale, donc d’amoindrir leur message politique, pour essayer de gagner des voix à gauche et à droite. Ils assureront ainsi leur réélection en rasant les murs (…) ». Cette analyse me parait tout à fait juste, même si la recherche d’une implantation locale est évidemment souhaitable, dès lors que l’on n’abandonne pas pour autant les « thématiques nationales », tel le combat intransigeant contre l’invasion et pour la défense de nos identités. Toute règle a ses exceptions. C’est, je le crois, le cas de Jacques Bompard, maire d’Orange, qui s’est très solidement enraciné mais n’a jamais, à ma connaissance, trahi ses convictions ni renié ce qu’il fut. Certes, il a rejoint le MPF, mais sans doute davantage pour bénéficier d’un vague label national pour des élections nationales ou régionales que par conviction, et encore moins par admiration pour Villiers qui vient d’amarrer, pour les élections européennes, son parti à celui d’un milliardaire irlandais partisan de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, défenseur du libéralisme le plus débridé et partisan de l’ouverture des frontières européennes. Bompard ne peut être dupe. Son implantation locale est telle qu’il n’a nul besoin, localement du moins, du soutien d’une structure nationale. Empereur à Orange, roi dans son canton, duc parmi d’autres dans sa circonscription, il n’est cependant qu’un des hobereaux locaux au niveau régional. Les limites du localisme…Je ne doute pas que, demain, Jacques Bompard contribuera à nos côtés à la renaissance nationale et européenne.

 

- Chercher à plaire à l’adversaire. Rechercher la respectabilité.

 

J’ai connu certains élus de notre camp qui furent saisis d’une douce euphorie lorsque, sur un thème rassembleur et local, ils s’autorisèrent à voter avec le PS, les Verts ou l’UMP, ou, mieux encore, lorsque présentant une motion concernant par exemple le refus de construire une déchetterie à Trifouillis-les-Oies, ils furent soutenus par des élus de la majorité. Quel bonheur ! Sortir enfin du ghetto de la diabolisation ! S’entendre féliciter par l’adversaire qui, hier, n’avait pas de mots assez durs quand vous abordiez les sujets qui fâchent. Redevenir un être humain respecté ! Voir des adversaires venir vous serrer la main, vous saluer quand ils vous rencontrent... Pouvoir échanger quelques mots, au vu et au su de tout le monde, dans un cocktail… S’entendre dire que l’on a du talent, mais qu’il est bien dommage que l’image d’extrémiste vous colle à la peau… Ce n’est évidemment pas de votre faute, c’est celle de votre direction et de certains de vos amis… Il serait si facile de se défaire de cette image… Mettre de l’eau dans son vin, prendre ses distances avec certains dérapages, ne plus aborder aussi brutalement certains sujets… Approuver l’élu UMP qui vous confie : « De toute façon, ils sont là. On ne peut pas les virer, n’est-ce-pas ? Bien sûr, je suis d’accord avec vous. Il faut qu’ils respectent les lois de la République. Sur ce plan, croyez-moi (je ne peux évidemment pas le dire en public), je suis encore plus à droite que vous »…

 

J’ai connu un collègue député centriste alsacien, Marc Reymann, qui m’expliquait, en privé, qu’il était encore plus à droite que Le Pen sur le thème de l’immigration. Il fut réélu trois fois sur cette imposture. Venant à peine d’abandonner son mandat, il expliqua : « Maintenant que je suis libre de dire ce que je veux, je le dis : je suis favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne ». Même la presse régionale s’en étrangla devant tant de cynisme et de mépris pour les électeurs.

 

La tentation de retrouver son siège de maire, de conseiller général ou de député est telle, au vu des avantages matériels mais aussi de la valorisation sociale qu’ils apportent à ceux, nombreux, qui en sont friands, que certains sont très vite aspirés par la tentation de la respectabilité, gage selon eux de leur réélection. Douce illusion… Les partis du Système souhaitent évidemment offrir en priorité avantages et prébendes aux leurs et ne voient aucun intérêt, dans le système électoral majoritaire qui prévaut aujourd’hui, à laisser fussent des miettes à d’anciens adversaires qui ont trahi leur camp et qui, un jour, sont susceptibles de trahir à nouveau.

 

Mais le summum de l’illusion est atteint par ceux qui veulent plaire aux lobbies. C’est l’exercice le plus difficile. Il faut, pour y réussir, être un génie de la trahison. Il y a, certes, beaucoup de traîtres, mais peu de génies parmi eux…

 

- Chercher à plaire aux journalistes. Se défaire à tout prix du qualificatif infamant « d’extrême droite ».

 

Lire un article les concernant qui, pour une fois, ne les agonit pas d’injures suscite une formidable jouissance chez certains. Vouloir plaire à des journalistes qui sont presque tous de gauche exige certes quelques contorsions sémantiques et idéologiques. L’exercice est quelque peu périlleux. A l’incompréhension de ses électeurs, risque de s’ajouter le mépris des journalistes pour ceux qui se couchent. Mais que ne feraient certains pour avoir l’illusion d’intégrer le Système ? Ils vont bien sûr fuir comme la peste les milieux et les groupes qui pourraient ternir leur image. Leur image… Et ils vont tout faire pour se défaire du qualificatif infamant d’« extrême droite ». Ils vont donner de solides gages et les renouveler régulièrement. Ils n’hésiteront pas à dénoncer avec force telle action ou tel propos de leur leader ou d’un camarade. Ils vont hurler encore plus fort que l’adversaire devant certaines provocations. Pas facile pour eux, certes, mais il leur faut y mettre du cœur et de l’enthousiasme. De la sincérité aussi : travailler d’arrache-pied leurs trémolos, mouiller leur voix, émotionner d’importance. Car ils ont un tel passif à combler… Sept générations risquent de ne pas y suffire. Car les lobbies ont la mémoire longue et la haine tenace…

 

- Recruter un adversaire dans son équipe.

 

Pas facile. Mais pouvoir annoncer le ralliement de tel conseiller général, de tel maire UMP ou centriste sous son drapeau peut apparaître comme un coup de maître. J’en parle en connaissance de cause, ayant réussi en 1998 à rallier à Alsace d’abord, dont j’étais le président, deux maires alsaciens, l’un centriste et bras droit du président du Conseil régional, l’autre RPR. Evincé pour l’un de la liste RPR/centristes aux élections régionales, l’autre n’ayant aucune chance d’y figurer, je disposais d’arguments solides pour les convaincre de me rallier, en échange, bien sûr, d’un siège. Je ne devais pas tarder à m’en repentir… La première conséquence de leur ralliement fut un changement de nom du mouvement (Alsace d’abord leur paraissant trop agressif, le nom choisi fut « Mouvement régionaliste alsacien »). Sous leur pression, les thématiques telles l’immigration, l’islamisation furent mises sous le boisseau, au profit d’un discours purement régionaliste, fade et raisonnable. Le résultat des élections régionales fut très décevant. Même si nous progressions légèrement, avec trois élus au lieu de deux, nous reculions partout en Alsace sauf dans leurs « baronnies ». Le discours tiède et le changement de nom avaient déstabilisé notre électorat.  J’ajoute que les deux ralliés s’empressèrent quelques temps après de retourner au bercail du Système.

 

De cette expérience qui fut un échec, je tire cependant les enseignements suivants : d’abord, obtenir des ralliements d’élus du Système en échange de places éligibles est une grave erreur que l’on paye tôt ou tard. Seul un mouvement aux portes du pouvoir peut s’autoriser de tels risques. Ensuite, une seule personne, faible sur le plan idéologique mais que l’on s’illusionne représenter une valeur ajoutée forte, entraîne par une sorte de chantage le groupe et le mouvement vers ses conceptions et lui interdit désormais toute radicalité. La prudence, sœur d’inefficacité et de découragement, devient de mise.

 

Pour conclure…

 

Dans ces moments difficiles que vit le mouvement national et identitaire, à l’heure où les périls mortels menacent l’Europe, la construction d’une nouvelle espérance est une ardente nécessité pour les militants patriotes et identitaires. Celle-ci passe par le rassemblement de toutes les forces nationales, régionalistes, européennes, dans le respect des sensibilités.

 

Mais elle passe aussi par une analyse lucide des erreurs que nous avons tous commises. Le combattant révolutionnaire, celui qui veut radicalement changer la société n’a pas à être un asocial violent et provocateur qui mettra en péril sa communauté. Il a à être comme un poisson dans l’eau. Vivre dans le monde tout en refusant ce monde, en ayant la volonté absolue d’en changer les règles. Il lui faut en connaître les pièges et les fausses séductions.  Il se doit surtout de se former idéologiquement et d’opposer ainsi un bouclier d’airain et une lame d’acier à nos ennemis. Quant à ceux qui seraient tentés de renoncer au combat et de rejoindre le camp de la collaboration, je leur dis, en paraphrasant Churchill : « Vous ne voulez pas la guerre, mais les honneurs. Vous aurez la guerre et le déshonneur ».

 

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dimanche, 05 juillet 2009

Hénin-Beaumont : les marionnettes dans le tiroir

vague3_modifié-1.jpgRéaction de Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Malgré des circonstances incroyablement favorables, le Front national n’a pas réussi à s’emparer de la mairie d’Hénin-Beaumont.

 

Et pourtant… Le Système s’était amusé à tout faire pour pousser Marine Le Pen, lui ouvrant très grandes les portes médiatiques. Que d’émissions de radio, de télévision, que de reportages complaisants ou laudateurs dans les quotidiens et magazines, y compris people, y compris de la gauche la plus bobo. Un déferlement destiné à la faire apparaître comme plus moderne, plus modérée, plus fréquentable que Jean-Marie Le Pen. Sa vacuité idéologique devenait, aux yeux du Système, une qualité majeure. Sa vanité faisait sourire le landerneau (cette scène qu’elle a fièrement racontée cinquante fois à ses proches, où le ministre de l’Intérieur Sarkozy la priait, poliment, de le précéder au sortir d’une réunion. Elle en avait déduit que Sarkozy était quelqu’un de très bien…). Sa personnalité arrogante et odieuse faisait fuir in fine les cadres et militants les plus fidèles.

 

Le chat Raminagrobis se marrait, jouant avec la souris éblouie par les paillettes, lui faisant miroiter un avenir radieux et, pourquoi pas, les ors de l’Elysée. Hénin-Beaumont n’était que la première étape. Bien que ce ne fût pas Paris, la perspective d’emporter la ville valait bien quelques reniements et quelques lâchetés. Pour grappiller les 10% de suffrages permettant la victoire au second tour, Steeve Briois, le factotum de Marine Le Pen, nous fit la totale : il n’était ni d’extrême-droite, ni raciste, ni fasciste, ni homophobe, et surtout, surtout, il abhorrait l’antisémitisme. Trémolos, œil mouillé, émotion intense et sincère… Si avec ça, ça ne passait pas…

 

Et bien, même avec ça, ça n’a pas passé.

 

Le chat Raminagrobis, jugeant que l’essentiel du travail était fait, à savoir l’affaiblissement définitif du Front national, a sifflé la fin de la partie. En plus de leurs illusions, on n’allait tout de même pas leur offrir en cadeau une mairie…

 

Un petit coup de Front républicain, et hop, les marionnettes dans le tiroir…

 

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jeudi, 15 mai 2008

Dimanche 1er Juin : PREMIERE CONVENTION NATIONALE DE LA N.D.P.

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Plus d'infos : NDP infos

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mardi, 04 mars 2008

Texte du message de soutien de Jean-François Touzé à Robert Spieler :

2140448465.jpgVoici le texte du magnifique message adressé à Robert Spieler par Jean-François Touzé, conseiller régional d'Ile-de-France (FN) et président des clubs Convergences nationales à l'occasion de la réunion publique de Strasbourg d'abord.

 

 

Mesdames Messieurs, Chers Amis Alsaciens,

 

Dans l’impossibilité d’être présent parmi vous ce soir, et croyez bien que je le regrette, je tiens néanmoins à adresser à Robert Spieler et à ses colistiers un message d’amitié et de sympathie militante.

 

Il y a, dans la vie en générale mais plus encore dans la vie politique, des moments où chacun sent bien que l’essentiel est en jeu.  Je crois que nous sommes entrés depuis quelques mois dans l’une de ces périodes qui exigent de tous la conscience des réalités, le détachement des intérêts particuliers ou claniques, la volonté de servir en dépassant les égoïsmes et les enfermements partisans. Cette ascèse politique qui nous est demandée ne se résume évidemment pas aux quelques jours qui nous séparent du premier tour de ces élections municipales qui constituent, certes, un enjeu majeur, mais s’inscrivant dans un tout qui n’est finalement rien d’autre que la défense de notre civilisation, de notre mode de vie, et peut être après tout, de notre vie tout court.

 

Comme ce fut souvent le cas dans notre histoire, Strasbourg prend désormais valeur de symbole. L’insécurité, les difficultés sociales et économiques, la submersion migratoire, la montée de l’islamisation y sont en effet si emblématiques que votre ville si chère à nos cœurs d’Européens et de Français se retrouve, une fois de plus, en première ligne d’un combat vital.

 

Et c’est parce que l’essentiel est en jeu, que nous autres, qui avons, ancrés dans nos âmes, dans nos esprits et dans nos corps, la foi en ce que nous sommes tels que l’histoire et le destin nous ont faits avec la fierté de nos racines et l’ambition de notre devenir, nous, Alsaciens, Français et Européens, n’avons pas le droit au doute.

 

C’est parce que l’essentiel est en jeu que nous ne pouvons accepter les mauvaises actions, les mauvaises pratiques, qui consistent à jouer le jeu mortifère de la politique politicienne et des calculs partisans.

 

Je le dis tout net et je le dis avec tristesse pour mes camarades militants du Front National dont je sais la sincérité et la droiture de l’engagement : c’est une mauvais action que celle de présenter une liste dont chacun sait qu’elle n’est que de circonstance. Prendre aujourd’hui le risque de la dispersion des voix n’est pas seulement une ânerie politique. C’est une faute, c’est une erreur, c’est un calcul misérable qui sera, je le crois, jugé comme tel à la fois par les électeurs strasbourgeois et par tous ceux, où qu’ils se trouvent, qui se reconnaissant dans cette famille politique à plusieurs visages mais à un seul cœur qui est la droite nationale et identitaire.

 

Je crois et nous croyons à la France , parce qu’elle a été forgée par l’histoire et qu’elle est bien plus qu’un Etat-Nation de par sa dimension spirituelle unique au monde.

 

Je crois et nous croyons à nos petites patries charnelles qui sont l’alpha et l’oméga de nos appartenances individuelles et collectives.

 

Je crois et nous croyons à cette Europe qu’il nous faudra bien construire ou reconstruire dans sa dimension civilisationnelle et sa volonté de puissance.

 

Je crois et nous croyons en cette civilisation d’équilibres que nous avons hérités du monde hellénique et de nos racines chrétiennes.

 

Il se peut qu’une partie de ce combat immense que nous devons mener se joue ici à Strasbourg car ces élections municipales doivent être l’occasion d’abord de permettre à notre famille politique d’être présente à la municipalité où, nous en avons tous la certitude, Robert et ses amis, feront le travail que vous attendez d’eux avec tout le courage et l’enthousiasme au service de leurs concitoyens dont nous les savons capables, mais aussi parce que Strasbourg peut être l’occasion d’une cristallisation au sein de la droite nationale et identitaire de cette volonté de rassemblement qui nous habite, de cette unité nouvelle, au-delà des structures actuellement établies, qu’il va bien nous falloir organiser pour mener enfin efficacement les combats de demain.

 

Il nous faut sortir du contingent et entrer dans le nécessaire. Le contingent c’est l’action politique menée pour des intérêts personnels, claniques ou partisans, c'est-à-dire l’action –ou plutôt en l’espèce l’INACTION- de l’ensemble des listes concurrentes.

 

Le nécessaire c’est le combat que mène Robert Spieler depuis plus de trente ans en Alsace et à Strasbourg, avec constance et courage, incarnant pour nous une légitimité dont nul autre ne peut se prévaloir.

 

Tu sais, Robert, que tu as, en plus de mon amitié et de mon estime, mon soutien plein et entier dans cette bataille d’importance.

 

Hauts les cœurs. L’avenir nous appartient.

lundi, 03 mars 2008

LETTRE OUVERTE A CEUX QUI RISQUENT D’HESITER DIMANCHE PROCHAIN : VOTER FRONT NATIONAL OU VOTER STRASBOURG D’ABORD ?

Strasbourg, le 2 mars 2008

 

 

Chers Amis,

 

Une fois de plus, les municipales sont là, une fois de plus, elles verront la dite « extrême-droite » aller divisée au combat. Sachez que cette situation ubuesque et débile n’est pas de notre fait, que nous en sommes les premiers atterrés. Sachez également que contrairement aux affirmations mensongères de Christian Cotelle dans les DNA de hier, nous avons fait toutes les avancées nécessaires pour aboutir à une liste d’union.

 

C’était la voie de la sagesse, celle de l’intelligence politique. Jean-Louis Wehr, que vous connaissez tous, pourra témoigner de ses efforts répétés et opiniâtres en ce sens et de notre volonté d’y parvenir.

 

Mais nous nous sommes tous heurtés à une fin de non-recevoir totale de la part du Front national, responsables nationaux et locaux parfaitement unis pour refuser la main tendue et même toute discussion préalable : les locaux craignant fort que leur minuscule pouvoir ne s’en trouve menacé, les nationaux poursuivant d’une haine éternelle ceux qui ont un jour refusé de se mettre au garde à vous.

 

Certains membres du FN ont cependant répondu positivement à notre appel au rassemblement et notamment Marilène Heitz, conseillère régionale, qui figure en 4ème position sur notre liste Strasbourg d’abord.

 

Le FN porte donc, seul, la responsabilité écrasante de faire le jeu du système au pouvoir – droite/gauche parfaitement interchangeables -  trop heureux de ces guerres intestines qui constituent pour lui une véritable assurance-vie. Si les intérêts vitaux de notre pays, son avenir, la défense de son identité, étaient réellement les priorités du Front national, agirait-il ainsi ?

 

Il nous a condamnés à aller désunis au combat. Nous le déplorons profondément mais n’avons d’autre choix que de lutter de notre côté pour défendre nos convictions qui sont aussi les vôtres. Et en tout premier lieu, pour lutter contre l’islamisation de notre pays, sujet sur lequel le FN se montre plus que discret.

 

Voilà ce que nous tenions à vous faire savoir à quelques jours du scrutin. Afin que, quel que soit le choix que vous ferez dimanche, il soit effectué en toute connaissance de cause.

 

Bien cordialement,

 

Robert SPIELER et  Anne KLING

23:04 | Lien permanent | Tags : strasbourg, synthèse nationale, robert spieler, alsace, identitaires, fn, mnr | |  Facebook

jeudi, 25 octobre 2007

La polémique concernant l’affiche de l’UDC (suite)

Cette semaine, National Hebdo, l’hebdo du FN, vient de consacrer plus d’une page à l’« affaire Marine ».

Je vous conseille de lire cet article, dont le titre est : « La coalition des crétins, des faillis et des hypocrites », dans lequel je suis violemment mis en cause.

De nombreuses informations contenues dans cet article sont fausses : « Robert Spieler a voté OUI à la Constitution européenne  ». Eh bien non, j’ai voté NON, ainsi que la grande majorité des adhérents d’Alsace d’abord. Quant à Bayrou, je n’ai jamais cessé de le considérer comme un homme du système.

Il y a deux points qui figurent dans les articles de Wallerand de Saint-Just et de Béatrice Pereire qui me paraissent très intéressants quant à l’évolution de la ligne politique du FN.

Je cite Wallerand de Saint-Just, pour lequel j’ai au demeurant beaucoup de considération : « Sur le fond de l’attaque de Spieler, il est clair que l’affiche de l’UDC suisse est très choquante pour les gens responsables et aussi pour tous ceux qui se disent chrétiens ».

De même, cette phrase stupéfiante de Béatrice Pereire : « Si Robert Spieler avait plus d’un livre dans sa bibliothèque, il saurait que toute l’histoire du mouvement national français, de Charles Maurras à Edouard Drumont, de Maurice Barrès à Gustave Le Bon, de Maurice Bardèche à Jacques Benoist-Méchin, a toujours été à la fois arabophile et islamophile et que le racisme lui a quasiment toujours été étranger ».

Voilà des considérations qui laissent perplexe. Faut-il comprendre que le FN est aujourd’hui officiellement arabophile et islamophile ? Quant au non-racisme de Drumont, auteur de La France juive, laissez moi sourire…

Décidément, on aura tout lu et tout vu.

Robert Spieler

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vendredi, 19 octobre 2007

Marine Le Pen attaque l'UDC

Il n’est pas dans mes habitudes de pratiquer des attaques personnelles et encore moins les procès d’intention. Mais là, toutes les bornes ont été dépassées par Marine Le Pen.

J’ai eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises mon profond désaccord avec ses prises de position ultra-jacobines, anti-régionalistes et anti-européennes. Marine Le Pen porte une responsabilité majeure dans l’échec de son père à l’élection présidentielle et dans l’échec du Front national aux élections législatives. Je ne m’étendrai sur des causes qui ont été analysées par nombre de responsables politiques du camp identitaire.

Non contente d’avoir dramatiquement desservi les intérêts du camp national et identitaire, en insultant notamment les régionalistes, Marine Le Pen vient de signer son arrêt de mort politique en tant que représentante putative du camp identitaire.

Elle vient en effet de déclarer « dangereuse » la campagne d’affiches de l’UDC suisse car « elle assimile immigration et couleur de peau ». Ainsi, en plus de désespérer le camp identitaire français, voilà qu’elle s’attaque désormais à d’autres mouvements européens.

Elle se joint donc aux protestations du « Monde » et de Rachid Kaci (UMP), qui déclarait deux jours plus tôt que « ce n’est pas Le Pen qui se permettrait les fantaisies de Blocher sur ses affiches ».

Marine Le Pen considère donc que Christophe Blocher, qui pèse plus de 25% de l’électorat en Suisse, qui organise et gagne des référendums, et qui siège au gouvernement, n’est pas un exemple à suivre ? Tant pis pour elle !

Marine Le Pen a aussi ajouté que jamais son parti ne se lancerait dans une telle campagne d’affichage, relevant que c’était de la publicité « au même titre que les affiches Benetton ». A-t-elle déjà oublié sa calamiteuse tentative de racolage des banlieues au travers de l’affiche de la « beurette », qui exprime parfaitement ses chimériques fantasmes « United colors of Le Pen » ?

J’accuse Marine Le Pen de trahir le combat identitaire, régionaliste ou nationaliste.

J’accuse Marine Le Pen de trahir notre peuple et notre idéal.

J’accuse Marine Le Pen de trahir honteusement les milliers de militants qui défendent avec dévouement leur région, leur patrie et leur civilisation européenne.

J’accuse Marine Le Pen de se coucher lamentablement devant les lobbies du politiquement correct.

Marine Le Pen a définitivement démontré qu’elle n’était pas des nôtres, et je la combattrai avec une détermination absolue.

Robert Spieler

Ancien député

Président d’Alsace d’abord

mercredi, 25 juillet 2007

Entretien avec Robert Spieler, paru dans Rivarol n°2820 du 20/07/2007

7698e771fe4d2d11ac210eedc8aec0fa.jpgRIVAROL : Robert Spieler, vous êtes fondateur et président d’Alsace d’Abord créée en 1989 après avoir été député du Front National de 1986 à 1988. La droite nationale a connu des résultats très décevants lors de la présidentielle et des législatives. Quelles en sont à votre avis les raisons ?

Robert SPIELER : Les raisons de cet échec ne datent pas d'aujourd'hui et s'expliquent de deux façons.

- La première tire son essence du mode même de fonctionnement et d'organisation de ce mouvement : centralisme non démocratique, principe du chef absolu n'autorisant aucun débat, ambiance de courtisanerie, exclusions de ceux qui démontrent un esprit un tant soit peu critique ou rebelle. Je garde toute mon estime pour Le Pen, avec ses immenses talents, mais regrette ses considérables défauts qui ont empêché le Mouvement National de prétendre au pouvoir. Des centaines de femmes et d'hommes de qualité ont été amenés à quitter le FN. Le départ de Mégret, quels que soient les reproches qu’on peut lui faire, et de celui des meilleurs cadres, a été un désastre. J'ajouterai le manque quasi total d'implantation locale du FN, conséquence logique de son mode de fonctionnement. Est-il normal qu'un mouvement qui rassemblait des millions d'électeurs n'ait aucun maire et très peu de conseillers municipaux? Il ne faut pas chercher plus loin les raisons des difficultés de réunir 500 parrainages et celles de relayer le message sur le terrain.

         -  La seconde raison de l'échec du FN réside dans son absurde repositionnement politique en 2007. Aller honorer Clemenceau, que j'ai qualifié de "géniteur d'Hitler" (1) pour son refus de signer la paix dès 1916 avec l'Autriche-Hongrie, ce qui aurait pu empêcher la mort de millions d'européens ; rendre hommage à la Révolution à Valmy ; expliquer, sur la dalle d'Argenteuil, que les immigrés non européens sont des "branches de l'arbre France" (tout en attaquant les origines hongroises de Sarkozy, ce que les fils et petits-fils des immigrés polonais, italiens ou espagnols électeurs du FN auront apprécié...). Les insultes de Marine Le Pen et de Louis Aliot à l'encontre des régionalistes (le communautarisme musulman comparé au "communautarisme" alsacien!). Et enfin ces agressions à l'encontre des "groupuscules" "cathos-tradis", qui étaient pourtant des fidèles d'entre les fidèles.

Tous les ingrédients menant au désastre étaient réunis. La redoutable habileté de Nicolas Sarkozy a suffi pour faire s'écrouler le château de cartes.

 

R. : Face à la situation très difficile où se trouve actuellement notre mouvance, que peut-on faire d'utile actuellement ? Sur quels fondements, avec quel projet et avec quel mode d'organisation et de direction peut-on reconstruire ?

R.S. : Certainement pas sur les modes d'organisation que la mouvance nationale a subi depuis plus de 20 ans (centralisme, manque de concertation avec les fédérations...). Nous devons aussi nous débarrasser de la fascination pour l'autoritarisme et la recherche de l'homme providentiel. Comme le disait fort justement Bernard Anthony dans une récente interview à Rivarol, "un peuple n'a certes qu'une fois dans son histoire une Jeanne d'Arc ou un saint Louis".

Nous devons absolument sortir de ces comportements typiques d'une certaine "extrême droite" : arrogance et mépris envers ceux qui ne pensent pas rigoureusement comme vous, misérables guerres de chapelle, tendances groupusculaires, provocations imbéciles qui renforcent l'ennemi.

Sans tomber dans les dérives de la démocratie dévoyée qu'illustrent les querelles incessantes chez les Verts, nous devons nous orienter vers un fonctionnement démocratique "athénien" où des "égaux" cooptés ou élus prendraient les décisions. Une coordination de toutes les forces régionalistes, nationalistes et européennes, pratiquant l'absolu respect des convictions de chacun, basée sur un socle qui est le plus grand dénominateur commun : la défense intransigeante de nos identités.

Quand je dis coordination, je veux aussi parler du rôle essentiel de la presse nationale et identitaire et de tous ceux qui, chacun à leur niveau, défendent notre idéal. Sans exclure quiconque, si ce ne sont les provocateurs et ceux pour qui le chêne français peut supporter des branches de palmier...

 

R. : Parmi les initiatives récentes, il y a eu fin juin l'annonce officielle de la création d'une Fédération identitaire. D'aucuns ont été surpris de ne pas vous voir apparaître dans cette entreprise où sont présents plusieurs personnalités d'Alsace d'Abord. Pouvez-vous nous dire pourquoi et, plus largement, que pensez-vous de cette première tentative de regroupement ?

J'encourage cette initiative qui a pour objectif de vouloir rassembler les mouvements régionalistes. Mes amis Fabrice Robert, Président du Bloc Identitaire, Christian Chaton, Conseiller Général d'Alsace, et Jacques Cordonnier, Secrétaire Général d'Alsace d'Abord, participent à cette initiative.

Je crois cependant en l'ardente nécessité d'aller plus loin et de rassembler à terme, en une coordination au fonctionnement souple, toutes les forces, réseaux, mouvements, revues, et individus autour du plus grand dénominateur commun : le combat intransigeant pour notre identité, la lutte contre le mondialisme libéral qui détruit nos emplois et nos peuples, et résistance contre la décadence.

Dans mon esprit, cela signifie le rassemblement sans exclusives des régionalistes, comme des nationalistes et de ceux pour qui l'Europe de la puissance est la grande espérance.

Il ne s'agit pas aujourd'hui de construire un parti, mais de fédérer des énergies dans le respect absolu des différentes sensibilités, dans le but de mener des réflexions et des actions communes. Notre milieu a besoin d'une véritable révolution culturelle. Le temps des invectives, des groupuscules détenteurs de la Vérite ou des provocateurs qui mettent en danger toute notre communauté doit être clos.

Des modèles dans la presse nationale nous montrent la voie : Rivarol, dont je n'oublierai jamais qu'à l'âge de 16 ans il a profondément contribué à ma formation idéologique, le Choc du Mois de Jean-Marie Molitor et Bruno Larebière, excellent d'ouverture et de talent, et enfin la revue Synthèse Nationale (2), dirigée par mon ami Roland Hélie, qui donne la parole à toutes les composantes de notre mouvance.

 

R. : S'agissant plus précisément de votre mouvement Alsace d'abord, pouvez-nous nous en rappeler brièvement l'historique, les grands axes de combat et quels sont vos projets dans l'avenir immédiat, tant sur le plan électoral que celui du domaine des idées et de la formation des cadres ?

J'ai été élu député FN en 1986. Je garde d'excellents souvenirs de cette époque, dont l'exaltante campagne présidentielle de 1988 pilotée par l'équipe de Bruno Mégret dont je faisais partie.

J'ai quitté le FN en 1989, avec la quasi-totalité des cadres alsaciens, ne pouvant plus supporter les humiliations que notre fédération, une des plus dynamiques de France, avait eu à subir depuis la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois. J'étais aussi en profond désaccord avec la dérive de plus en plus jacobine (déjà) de Le Pen.

Avec Jacques Cordonnier, nous avons crée Alsace d'Abord. Nous avons obtenu 2 élus et près de 6% des voix aux élections régionales de 1992. J'ai été réelu conseiller municipal de Strasbourg en 1995. Nous avons progressé en 1998 avec près de 7% et 3 élus au Conseil Régional. En 2001, la liste que je menais à Strasbourg atteignait 9,2% face à une liste FN à 7,5%.

En 2004, aux élections régionales, nous avons enregistré la plus forte progression de tous les partis politiques alsaciens en frôlant la barre des 10%, tandis qu'aux cantonales Christian Chaton devenait notre premier conseiller général dans le Haut-Rhin.

Alsace d'Abord veut plus de pouvoirs et de moyens pour la Région : Paris n'a pas à s'occuper de l'ouverture ou de la fermeture d'une maternité en Alsace ; l'enseignement des langues et de l'histoire locale doit être une compétence régionale, l'environnement et le développement économique tout autant. Nous voulons aussi la fusion des départements, héritages absurdes de la Révolution , et de la Région , gage d'économies et d'efficacité. Enfin, nous considérons que le bilinguisme doit être défendu car il représente une formidable richesse pour notre région tant sur le plan culturel qu'économique (3).

Nous voulons qu'une partie des taxes et impôts alsaciens restent en Alsace afin de financer nos projets. Tous les TGV ont été intégralement payés par l'Etat alors que la ligne Paris-Strasbourg a été financée avec une lourde contribution de l'Alsace (300 millions d'euros)... le tout pour que la ligne grande vitesse s'arrête en Lorraine et que le "TGV" rejoigne Strasbourg au rythme d'un tortillard. Vous comprendrez pourquoi les Alsaciens ont quelque part l'impression qu'on se moque d'eux.

Quant à nos projets, nous croyons en la nécessité de l'enracinement. Nous avons un conseiller général, une demi-douzaine de maires, des conseillers municipaux, mais il est évident qu'il nous faut encore progresser. Nous présenterons un maximum de listes aux prochaines municipales en Alsace. Je mènerai une liste Strasbourg d'Abord dont je souhaite qu’elle rassemble toutes les composantes identitaires.

La formation joue aussi un rôle particulièrement important. A ce titre, Jeune Alsace mène un effort incessant pour offrir à nos jeunes militants les fondamentaux sans lesquels aucune action ne peut s'inscrire dans l'efficacité et dans la durée.

 

R. : Est-il selon vous possible d'éviter, ou en tout cas de dépasser, les querelles qui agitent nos milieux autour de la place, du rôle et de la nécessité de la nation, de la région, de l'Europe, bref de la question de la souveraineté et de l'identité ? Autrement dit peut-il y avoir union ou travail en commun entre les identitaires eurorégionalistes et les nationalistes français purs et durs ?

Il peut et il doit y avoir union de travail entre les régionalistes, les identitaires et les nationalistes. Nous avons les mêmes adversaires qui, eux, savent s'unir pour nous combattre.

Je crois qu'il n'y a pas contradiction entre le sentiment d'appartenance à sa "petite Patrie", la Région , le sentiment national et l'idée européenne. Je récuse absolument le concept d'Etat Nation, invention de la Révolution Française. Je respecte la Nation en tant qu'"idée", comme la définissait Barrès : « La nation, c’est la possession d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis.»

Je crois au principe de subsidiarité. Que l'Etat, la Région , l'Europe s'occupent en priorité de leurs domaines de compétence et d'excellence. L'Europe n'a par ailleurs pas vocation à être un Etat Nation reproduisant toutes les tares du système jacobin français. L'Europe de la puissance que j'appelle de mes voeux n'est certainement pas celle des nains de Bruxelles. L'euro-régionalisme bruxellois, qui n'est ni européen ni régionaliste, ne correspond pas non plus à mon espérance.

 

R. : Comment doit selon vous se positionner la droite nationale et radicale face à Nicolas Sarkozy et à sa très large majorité UMP ? Faut-il s'en rapprocher voire l'intégrer comme le fait Ph. de Villiers, continuer à distinguer entre la droite et la gauche comme le tente B. Mégret (qui avait appelé implicitement au vote Sarkozy le 6 mai dernier) ou au contraire être dans une opposition frontale et sans concessions ? Et comment s'opposer intelligemment et avec efficacité vu l'habileté du personnage et les moyens considérables dont il dispose ?

R.S. : Collaboration signifie soumission. Intégration signifie désintégration. Quant aux termes de gauche et de droite, je les récuse l'un comme l'autre : nous devons représenter une nouvelle voie entre un capitalisme mondialiste et un socialisme de bourgeois et de dames patronnesses qui ont tous deux oublié de défendre notre peuple.

Nous devons résister et dénoncer une imposture qui, demain, ne manquera pas d'apparaître en plein jour. Ceux qui se laisseraient tenter par la collaboration donneraient raison à Churchill qui disait : "Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre".

 

Projet conçu et propos recueillis par Jérôme BOURBON

(1) http://robert-spieler.hautetfort.com/archive/2006/10/24/clemenceau-mais-pourquoi-le-pen-va-t-il-honorer-le-geniteur.html

(2) www.synthesenationale.com

(3) http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/06/30/la-politique-des-langues-vivantes-dans-le-systeme-educatif-e.html

(4) www.jeune-alsace.com

Robert Spieler

www.robert-spieler.net

www.alsacedabord.org

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jeudi, 19 juillet 2007

Interview de Robert Spieler dans Rivarol

Retrouvez mes réponses à l’interview de Jérôme Bourbon dans le Rivarol de cette semaine, dans le cadre de leur enquête entreprise depuis un mois sur l’avenir de la droite nationale.

 

Pour trouver Rivarol près de chez vous, cliquez ici

 

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