Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 23 avril 2007

Les raisons de l’effondrement du Front National et les raisons d’espérer pour l’Alsace

medium_fn67.jpgLes raisons de l’effondrement du Front National et les raisons d’espérer pour l’Alsace :
Les résultats de l'élections présidentielle n’étonnent pas le mouvement régionaliste Alsace d’Abord.

L’Alsace, réitérant son particularisme électoral des dernières élections régionales s’ancre clairement à droite. L’effondrement du score du Front National, plus qu’ailleurs en France, sanctionne, par contre, une ligne politique anti-régionaliste, anti-européenne et jacobine.

Les Alsaciens n’ont pas apprécié les propos de Marine Le Pen disant que le bilinguisme constituait un danger pour l’unité de la République, alors que dans le même temps Jean-Marie Le Pen courtisait les voix des « jeunes » des banlieues sur la dalle d’Argenteuil.

Au sortir de cette élection, la nécessité de bâtir une alternative politique au système parisien est plus que jamais une évidence. Cette alternative doit se cristalliser autour de l’enracinement de cadres locaux, de candidats de terrain et d’un programme identitaire et régionaliste que seul le mouvement Alsace d’Abord peut incarner.

Les élections locales réserveront donc bien d’autres surprises. Il est temps que les Alsaciens comprennent que leurs intérêts ne seront défendus que par eux-mêmes.

Robert Spieler

samedi, 19 août 2006

Entretien avec Robert Spieler (Monde et Vie - Juillet 2006°

Paru en juillet dans Monde et Vie www.monde-vie.com

Question à Robert Spieler sur l’union des patriotes (et autres choses)

 M&V R.Spieler pouvez-vous indiquer à nos lecteurs votre parcours politique tout d’abord et comment vous situez vous dans la droite de conviction ?

 Militant du PFN dans les années 73/77, membre d’associations culturelles proches de la Nouvelle Droite, j’ai créé en 1981 Forum d’Alsace, club d’opposition qui allait être le plus important et le plus dynamique d’Alsace. Parmi nos invités : Griotteray, Malaud, Julien Freund, Debray-Ritzen, Annie Kriegel, et même Raymond Barre qui se singularisa par une épouvantable morgue. En 84, je décidais de retourner à l’action politique en créant Alsace  Renouveau (8% aux cantonales face à un FN émergeant). Soucieux d’efficacité, je rallie le FN en 85 et suis élu député et conseiller régional en 86, puis conseiller municipal de Strasbourg en 89. Exaspéré par certains comportements, et rebelle par tempérament, je quitte le FN pour créer Alsace d’Abord, mouvement identitaire à sensibilité régionaliste et européenne. Nous obtenons 2 élus aux régionales de 92, puis 3 en 98 (6,5% des voix), mais aucun en 2004, du fait de la barre des 10% érigée par le système, et ceci malgré une forte progression (9,5%). Aux municipales de Strasbourg en 2002, une liste FN (7,5%) empêche ma liste de rassemblement (Alsace d’Abord, MPF, MNR) de franchir la barre des 10% malgré un excellent résultat (9,4%). Je décide de démissionner de la présidence d’Alsace d’Abord en janvier 2006, afin de recouvrer une totale liberté d’action et d’initiative que la logique partisane ne permet pas.

Quant à mon positionnement dans la « droite de conviction », je suis un partisan d’une Europe identitaire (rien à voir avec l’Europe de Bruxelles bien entendu ; mais que pèse la France seule sur les plans militaires, diplomatiques et économiques face à l’impérialisme américain et la puissance de l’Asie ?). Je suis aussi un régionaliste de raison, favorable aux transferts de compétences de l’Etat vers les régions dans les domaines où celles-ci pourront gérer mieux et plus efficacement que l’Etat. Je reste respectueux de l’idée de Nation, que je ne confonds pas avec celle d’Etat-Nation, invention de la Révolution Française et responsable des guerres civiles européennes et de leurs épouvantables conséquences. Quant au qualificatif de « droite », je préfère celui d’identitaire. Me retrouver, fût-ce sémantiquement dans le même camp que des adversaires destructeurs de nos identités au même titre que la gauche, mais avec davantage de responsabilités, m’irrite. M&V Vous venez de vous mettre à l’écart de votre association Alsace d’abord pour mieux œuvrer dans la perspective des municipales à Strasbourg, est-ce à dire que vous voulez rassembler plus large ? J’ai quitté la présidence d’Alsace d’Abord pour recouvrer une totale liberté d’initiative et d’action. Je reste membre d’Alsace d’Abord, mais cette liberté me permettra d’oeuvrer, sans tenir compte des logiques partisanes, au rassemblement des énergies autour de projets de combat. L’initiative de mon épouse Chantal, la soupe au lard autour de Solidarité Alsacienne est à cet égard exemplaire. Elle réunit dans une formidable fraternité de nombreux militants du FNJ, de Jeune Alsace, d’Alsace d’Abord autour d’un projet commun dépassant les misérables querelles d’intérêts partisans. Nous n’avons de toute façon pas le choix. Nous sommes le dos au mur. La France et l’Europe sont menacées bien davantage qu’elles ne le furent dans le passé. Mais l’espérance demeure : Comme à Poitiers, où Charles Martel réunit pour la première fois des combattants venus de toute l’Europe pour sauver la France, comme devant Vienne, où les Polonais, les combattants de l’Empire soutenus par des Français sauvèrent l’Europe de l’invasion turque. Dès lors, le rassemblement de défense et de combat devient une ardente nécessité, à condition que ce rassemblement se fasse dans le respect des différences et des sensibilités et en excluant toute tentation de domination d’un seul groupe. M&V Ne pensez vous pas que l’union des patriotes, dans cette logique, est fondée au moins au niveau municipal ?  L’exemple des municipales de Strasbourg où deux listes, la mienne (9,4%) et celle du FN (7,5%) totalisent près de 17% des voix, mais où aucune ne franchit la barre des 10% donne la réponse.

M&V Avez vous rencontré des difficultés et des oppositions de part et d’autre dans la mise en œuvre ce projet ? Bien entendu. Il y a ceux qui craignent pour leurs petits pouvoirs, il y a ceux qui sont attachés à une image de respectabilité, mais tout ceci n’a pas beaucoup d’importance au vu des enjeux. L’immense majorité des militants et des électeurs attend le rassemblement autour d’initiatives communes de résistance. M&V Que pensez vous de la proposition au niveau national telle que Monde et Vie la développe tout au long de ses colonnes ? Relisons le roman prophétique de Jean Raspail, « le Camp des Saints », et méditons le. Relisons sa conclusion où des avions à cocarde tricolore bombardent le dernier réduit de résistants rassemblant toutes les composantes de la France identitaire. Unis, nous sommes forts, désunis nous sommes morts. M&V Pouvez vous nous décrire la situation politique à Strasbourg dans la perspective municipale ? Strasbourg est dirigée par un tandem UMP, Fabienne Keller et Robert Grossmann . Ce sont des adversaires acharnés de nos identités et des initiatives identitaires. Ils ont, comme la socialiste Trautmann, dénoncé notre soupe au lard. C’est blanc bonnet et bonnet blanc, sauf que les premiers trompent des électeurs de « droite » naïfs et manipulés. M&V Sur le plan économique social (immigration) sécurité comment se présente la situation de votre ville ? Strasbourg est une ville qui porte le maillot jaune des voitures brûlées (1800 l’an dernier), où la présence immigrée est massive, pas seulement dans les quartiers périphériques, et où les bobos occupent les quartiers protégés et votent à gauche. J’ajoute que le Préfet a autorisé les manifestations du Parti des Musulmans de France et persécute les soupes au lard. M&V Comment vous situez vous tant par rapport à la défense de l’identité régionale, très forte en alsace, mais aussi l’affaiblissement de l’Etat et de la nation et les projets européens de régionalisation ? L’identité de l’Alsace est alsacienne, française et européenne. Il n’y a pas contradiction entre le sentiment d’appartenance à la Nation française, la petite Patrie alsacienne, et l’espérance d’une Europe identitaire. Je respecte la Nation, au nom de son long passé, et de la dimension affective que cela implique. Je ne respecte pas l’Etat-Nation, invention de la Révolution et origine de tous les totalitarismes. Oui à la Nation, non à l’Etat totalitaire soumis aux lobbies. Pour ce qui est de la régionalisation, j’invite l’Etat et l’Europe à s’occuper de ce qui les concerne et à laisser aux régions la liberté de gérer les domaines qui les concernent prioritairement.

Robert Spieler www.robert-spieler.net

09:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Tags : politique, fn, mnr, fnj, identitaires, alsace, régionalisme | |  Facebook